{"id":373,"date":"2014-03-31T08:01:13","date_gmt":"2014-03-31T07:01:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=373"},"modified":"2016-11-29T15:44:03","modified_gmt":"2016-11-29T14:44:03","slug":"legardinier-gilles-et-soudain-tout-change-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=373","title":{"rendered":"Legardinier Gilles \u00ab\u00a0Et soudain tout change\u00a0\u00bb (2013)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : N\u00e9 en 1965, Gilles Legardinier travaille sur les plateaux de cin\u00e9ma am\u00e9ricains et anglais, notamment comme pyrotechnicien. Il r\u00e9alise \u00e9galement des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters. Il se consacre aujourd\u2019hui \u00e0 la communication pour le cin\u00e9ma pour de grandes soci\u00e9t\u00e9s de production, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9criture de sc\u00e9narios de bandes dessin\u00e9es et de romans. Alternant des genres tr\u00e8s vari\u00e9s, il s\u2019illustre en livres pour les enfants et la jeunesse avec, notamment, Le Sceau des Ma\u00eetres (2002), mais aussi dans le thriller avec L\u2019Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous \u00e9tions les hommes (2011), et, plus r\u00e9cemment, dans le roman humoristique, ce qui lui vaut un succ\u00e8s international avec Demain j\u2019arr\u00eate\u00a0! (2011), Compl\u00e8tement cram\u00e9\u00a0! (2012), <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=373\">Et soudain tout change (2013) <\/a>, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1333\">Ca peut pas rater! (2014)<\/a> , Quelqu&rsquo;un pour qui trembler (2015). <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3654\">Le Premier miracle (2016)<\/a> est un thriller.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019editeur<\/strong> : Pour sa derni\u00e8re ann\u00e9e de lyc\u00e9e, Camille a enfin la chance d&rsquo;avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, L\u00e9a, avec Axel, L\u00e9o, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille d\u00e9couvre ce qui fait la vie.<\/p>\n<p>\u00c0 quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu&rsquo;avant l&rsquo;\u00e9t\u00e9, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie&#8230; Du meilleur au pire, avec l&rsquo;\u00e9nergie d\u00e9lirante et l&rsquo;intensit\u00e9 de leur \u00e2ge, entre espoirs d\u00e9mesur\u00e9s, convictions et doutes, ils vont exp\u00e9rimenter, partager et se battre. Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur&#8230;<\/p>\n<p>Avec cette nouvelle aventure, Gilles signe un roman comme il en a le secret et qui, entre \u00e9clats de rire et \u00e9motions, nous ram\u00e8ne l\u00e0 ou tout commence vraiment. Cette histoire est aussi la n\u00f4tre. Bienvenue dans ce que nous partageons de plus beau et qui ne meurt jamais.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : tr\u00e8s joli livre sur l&rsquo;adolescence et la d\u00e9couverte de la vie, de l&rsquo;amiti\u00e9 et de la mort. Alors oui on peut se dire que j\u2019ai pass\u00e9 l\u2019\u00e2ge de lire des histoires d\u2019ados, mais c\u2019est charmant, sans pr\u00e9tention mais aussi dr\u00f4le et piquant. Alors \u00e0 moi les ann\u00e9es de lyc\u00e9e\u2026 Une \u00e9chapp\u00e9e vers la jeunesse, en tendresse et sourires. Un ton l\u00e9ger pour un sujet pas si l\u00e9ger que \u00e7a !<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong> :<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, j\u2019ai appris une chose essentielle : dans un combat, ce n\u2019est pas le plus fort qui l\u2019emporte, mais le plus convaincu.<\/p>\n<p>Vous savez, j\u2019ai toujours cru qu\u2019il existait un \u00e2ge pour conjuguer les verbes : marcher, grandir, aimer, perdre, souffrir, mentir, baisser les yeux, apprendre, se battre, avouer, esp\u00e9rer, partir ou laisser partir. Maintenant, je sais que c\u2019est faux. Il n\u2019y a pas d\u2019\u00e2ge pour conjuguer les verbes, il faut juste les circonstances<\/p>\n<p>Si les doutes et les angoisses se vendaient, je serais milliardaire<\/p>\n<p>Tout n\u2019est quand m\u00eame pas si noir, parce que je dois bien admettre que si les espoirs et les envies se vendaient eux aussi, alors je serais l\u00e0 encore super riche<\/p>\n<p>Je ne suis pas de celles qui savent, mais je pense \u00eatre de celles qui sont pr\u00eates \u00e0 apprendre.<\/p>\n<p>Ce matin, je pense qu\u2019elle s\u2019est en plus maquill\u00e9e dans un train qui d\u00e9raillait. Pour venir, elle est pass\u00e9e par la Cordill\u00e8re des Andes, et la voie s\u2019est effondr\u00e9e<\/p>\n<p>\u00c0 toujours vouloir ressembler aux autres pour se sentir int\u00e9gr\u00e9, on finit par sacrifier beaucoup trop de soi.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qu\u2019on a gagn\u00e9 en grandissant ? Qu\u2019avons-nous perdu ? De plus en plus de choses \u00e0 faire, d\u2019obligations, pour une libert\u00e9 souvent illusoire. Pourquoi change-t-on autant en si peu d\u2019ann\u00e9es ? Quelle est la diff\u00e9rence entre grandir et vieillir ?<\/p>\n<p>Elle est capable de d\u00e9primer un clown shoot\u00e9 au gaz hilarant<\/p>\n<p>Les rares fois o\u00f9 l\u2019on arrive \u00e0 tout oublier, \u00e0 se laisser aller dans l\u2019instant, personne ne devrait avoir le droit de vous agresser<\/p>\n<p>Exister, c\u2019est savoir ce que l\u2019on donne et ce que l\u2019on prend<\/p>\n<p>Quand on a une mission, on est pay\u00e9 pour, objecte Th\u00e9o. \u2014 Faux. Tes parents ne sont pas pay\u00e9s pour t\u2019\u00e9lever, et c\u2019est pourtant une vraie mission. Celui qui t\u2019aide \u00e0 trouver ton chemin dans la rue, l\u2019ami qui te console, la femme qui te supporte, tout ce qu\u2019il y a de plus important dans la vie n\u2019est jamais r\u00e9mun\u00e9r\u00e9. Elle est triste, cette logique de contrepartie. Vous n\u2019avez rien pay\u00e9 pour \u00eatre vivants, et vous l\u2019\u00eates pourtant<\/p>\n<p>Il y a quelque chose de magique \u00e0 voir ces gens normaux devenir plus qu\u2019eux-m\u00eames \u00e0 travers la musique<\/p>\n<p>Les oiseaux doivent savoir quelque chose que nous ignorons. Ce matin, avant m\u00eame l\u2019apparition des tout premiers rayons du soleil, ils chantaient d\u00e9j\u00e0 comme des malades en voletant partout. Ils sentent probablement le printemps arriver<\/p>\n<p>Je ne veux pas voir ses yeux, sinon je vais me mettre \u00e0 pleurer avec lui et on finira tous les deux dans un roman de Dickens<\/p>\n<p>\u00c0 force de trop r\u00e9fl\u00e9chir, \u00e0 force de ne pas oser, d\u2019autres me passent toujours devant et je vais finir toute seule. Un jour, je serai comme le petit monsieur de ce matin, avec mes souvenirs, mes regrets, et ma vie tombera en poussi\u00e8re comme son immeuble<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re dit que \u00ab probl\u00e9matique \u00bb est un mot invent\u00e9 assez r\u00e9cemment pour donner des airs ronflants \u00e0 de faux probl\u00e8mes qui, de toute fa\u00e7on, ne seront pas r\u00e9solus<\/p>\n<p>Parfois, on va tellement mal qu\u2019on refuse m\u00eame de voir les gens qu\u2019on aime le plus au monde.<\/p>\n<p>Besoin d\u2019\u00eatre seule et de remettre un semblant d\u2019ordre dans ma t\u00eate, si possible. Mon esprit ressemble \u00e0 une caisse de p\u00e9tards qui aurait pris la foudre.<\/p>\n<p>Il existe vraiment plusieurs mondes sur cette terre. Tous dans le m\u00eame d\u00e9cor, mais chacun son sc\u00e9nario. Personne ne conna\u00eet l\u2019histoire des autres avant d\u2019\u00eatre \u00e0 son tour concern\u00e9<\/p>\n<p>Faut-il attendre que la mort arrive pour se rendre compte de la place qu\u2019occupent les gens ?<\/p>\n<p>J\u2019ai toujours aim\u00e9 d\u00e9couvrir d\u2019autres lieux. C\u2019est comme d\u00e9baller un cadeau.<\/p>\n<p>Pour moi, la mort n\u2019est qu\u2019un concept assez flou. En fait, je la ressens plus comme une fronti\u00e8re. Avant, tout est possible. Apr\u00e8s, \u00e7a va devenir nettement plus compliqu\u00e9\u2026<\/p>\n<p>On vit, on meurt, les gens pleurent, et apr\u00e8s ils se demandent ce qu\u2019ils vont manger.<\/p>\n<p>Il a miaul\u00e9. J\u2019ai ouvert la fen\u00eatre. Il m\u2019a regard\u00e9e, surpris que je lui c\u00e8de, et il a vite saut\u00e9 au cas o\u00f9 je changerais d\u2019avis. Une fois arriv\u00e9 sur sa branche, il s\u2019est retourn\u00e9. Je vous jure que m\u00eame si ce n\u2019est qu\u2019un chat, ses yeux m\u2019ont dit merci.<\/p>\n<p>Vous ne savez pas qu\u2019on soigne encore mieux par le moral que par les piq\u00fbres ? C\u2019est un p\u00e9nitencier ou un h\u00f4pital<\/p>\n<p>Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce qui se passe en moi. Si j\u2019\u00e9tais un oc\u00e9an, ce serait la temp\u00eate du si\u00e8cle suite \u00e0 un s\u00e9isme de magnitude 10. Si j\u2019\u00e9tais une exp\u00e9rience, je serais une explosion nucl\u00e9aire souterraine. Si j\u2019\u00e9tais la plus belle des fleurs, j\u2019aurais fl\u00e9tri en moins d\u2019une fraction de seconde.<\/p>\n<p>Si j\u2019\u00e9tais une horloge, je me mettrais \u00e0 tourner en sens inverse. Si j\u2019\u00e9tais la pluie, je remonterais dans les nuages. Si j\u2019\u00e9tais une fleur fan\u00e9e, je refleurirais comme jamais.<\/p>\n<p>Je me fais l\u2019impression d\u2019\u00eatre une substance chimique hyper r\u00e9active. La moindre mol\u00e9cule d\u2019\u00e9motion que l\u2019on m\u2019envoie peut me d\u00e9truire, me ranimer, me changer, me consumer ou me faire briller pour toujours<\/p>\n<p>on couche parce qu\u2019on a envie. On aime parce qu\u2019on n\u2019a pas le choix<\/p>\n<p>Les drames sans responsable sont les pires de tous. Personne \u00e0 qui en vouloir. La chance et la justice sont en dehors du coup<\/p>\n<p>ce sont les probl\u00e8mes qui nous forgent et les peurs qui nous rapprochent. On fait sa vie avec ceux qui comprennent nos soucis.<\/p>\n<p>celui qui meurt emporte un bout de ceux qui l\u2019aiment avec lui, et c\u2019est \u00e0 ceux qui restent d\u2019emp\u00eacher que tout ne parte avec.<\/p>\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre le secret d\u2019un vrai couple : chacun doit r\u00e9v\u00e9ler ou r\u00e9veiller quelque chose chez l\u2019autre<\/p>\n<p>Une \u00e9claircie se glisse entre deux nuages. C\u2019est fou comme le soleil peut para\u00eetre ind\u00e9cent lorsque l\u2019on est bris\u00e9 de chagrin<\/p>\n<p>Vous n\u2019avez jamais pens\u00e9 \u00e0 refaire votre vie ? \u2014 Il n\u2019y a rien \u00e0 refaire. On ne peut rien effacer, il faut juste essayer de continuer.<\/p>\n<p>Le plus grand malheur, la pire des solitudes, c\u2019est de n\u2019\u00eatre utile \u00e0 personne<\/p>\n<p>quand elle s\u2019\u00e9nerve, ses yeux tirent des missiles que m\u00eame l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine n\u2019a pas les moyens de se payer<\/p>\n<p>Ne cherche pas \u00e0 \u00eatre quelqu\u2019un d\u2019autre que toi-m\u00eame. Et n\u2019attends pas que l\u2019on d\u00e9cide pour toi. Donne ton avis, toujours sinc\u00e8rement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : N\u00e9 en 1965, Gilles Legardinier travaille sur les plateaux de cin\u00e9ma am\u00e9ricains et anglais, notamment comme pyrotechnicien. 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