{"id":3762,"date":"2016-12-23T18:14:09","date_gmt":"2016-12-23T17:14:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3762"},"modified":"2020-02-18T17:13:03","modified_gmt":"2020-02-18T16:13:03","slug":"la-collection-essences-dactes-sud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3762","title":{"rendered":"La Collection \u00abEssences\u00bb d\u2019Actes Sud"},"content":{"rendered":"<p><strong>La Collection \u00ab\u00a0Essences\u00a0\u00bb d\u2019Actes Sud<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9sentation de la collection\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>\u201cEssences\u201d est une collection Actes Sud \u00e0 travers laquelle se d\u00e9voilent de multiples imaginaires. Du r\u00e9cit au po\u00e8me, de l\u2019essai \u00e0 la fiction, elle deviendra miroir du temps, partition de l\u2019effroi, de l\u2019absence, du bonheur ou de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, celle des lointains ou des voyages perdus.<\/p>\n<p>Le parfum \u00e9veille la pens\u00e9e, il \u00e9voque, il convoque les images de nos vies, il stimule le d\u00e9sir et d\u00e9lie la m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Il n\u2019est de parfum, d\u2019odeur, d\u2019essence qui ne soient espace, chemin vers l\u2019intime, voie vers l\u2019oubli, voix de l\u2019oubli : celle de l\u2019exil toujours, celle de l\u2019errance souvent.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas de voyage sans parfum, d\u2019amour ou de haine sans odeur.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas de beaut\u00e9 sans essences et d\u2019essences sans ombre et lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Le parfum, l\u2019odeur d\u2019un jardin, celle de l\u2019\u00e9t\u00e9, du soir ou de la nuit sont d\u2019embl\u00e9e territoires de fiction, ceux du po\u00e8me. Il n\u2019est pas de parfum sans musique, fl\u00e2neries, vagabondages et aucun sens ne r\u00e9siste \u00e0 la pr\u00e9sence obs\u00e9dante du parfum.<\/p>\n<p>Tout instant de nos vies a son odeur. De la naissance \u00e0 la mort. Du solaire au silence.<\/p>\n<p><strong>Les livres publi\u00e9s<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p><strong>V\u00e9ronique Bizot &#8211; \u00ab\u00a0<\/strong>Une ile<strong>\u00a0\u00bb (Octobre 2014 \u2013 88 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Les psychanalystes sont excessifs et calmes, du moins ceux qui sont ici, ils portent de grands chapeaux de paille souple et des pantalons flottants, leurs bagages ont d\u00e9vers\u00e9 quantit\u00e9 de livres annot\u00e9s partout dans la maison et ils font \u00e0 tout propos, d\u2019un ton pond\u00e9r\u00e9, de subtiles plaisanteries. C\u2019est un \u00e9t\u00e9 incroyablement chaud au point que l\u2019eau de la mer ne rafra\u00eechit personne, ni la nuit. Mais rien ne semble impossible.<\/p>\n<p>Une \u00eele o\u00f9 se sont install\u00e9s pour l\u2019\u00e9t\u00e9 quelques amis. Une maison o\u00f9 s\u2019\u00e9ploient le d\u00e9sordre et la nonchalance, des nuits courtes et festives, d\u00e9licieuses. Des \u00eatres aim\u00e9s ou crois\u00e9s, \u00e9quilibristes insolents mais fragiles, peuplent ce livre solaire \u00e0 l\u2019humour d\u00e9capant. Virtuose de l\u2019histoire courte, d\u2019une \u00e9l\u00e9gance et d\u2019une singularit\u00e9 toujours plus subtiles, V\u00e9ronique Bizot excelle ici plus que jamais.<\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3767\">(voir article) <\/a><\/p>\n<p><strong>C\u00e9line Curiol &#8211; \u00ab\u00a0<\/strong>\u00c0 vue de nez\u00a0\u00bb <strong>(Novembre 2013 \u2013 144 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Que r\u00e9v\u00e8le une odeur, son imm\u00e9diat pouvoir sur la m\u00e9moire de l&rsquo;\u00e9crivain, quel est cet indicible qui convoque les images&#8230; Au fil de cinq histoires entre fiction et non-fiction, C\u00e9line Curiol explore avec malice le cheminement de son imaginaire soumis \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;un motif olfactif.<\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4061\">voir article <\/a><\/p>\n<p><strong>Helene Frappat \u00ab\u00a0<\/strong>N&rsquo;oublie pas de respirer\u00a0\u00bb (<strong>Octobre 2014 \u2013 96 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019elle traverse les buissons odorants\u00a0du maquis, en passant par les\u00a0cuves du lavoir install\u00e9 sous les arbres,\u00a0l\u2019odeur verte perd ses pouvoirs. Elle\u00a0s\u2019affaiblit au contact d\u2019un plus puissant enchantement : la rumeur, toujours\u00a0\u00e9gale, toujours renouvel\u00e9e, des eaux\u00a0claires et fra\u00eeches du fleuve, que l\u2019on\u00a0\u00e9coute, des heures enti\u00e8res, en somnolant,\u00a0en r\u00eavant, sur les pierres br\u00fblantes\u00a0et douces, les yeux mi-clos. <em>Aupr\u00e8s d\u2019une m\u00e8re inaccessible, visage d\u2019Anna\u00a0Magnani dissimul\u00e9 derri\u00e8re la fum\u00e9e bleue\u00a0d\u2019une Gitanes, un souvenir est soudain convoqu\u00e9\u00a0puis diffract\u00e9 par celui, lumineux, violent\u00a0et \u00e2pre, granit et ombres bruissantes, de l\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0corse.\u00a0Dans une langue habit\u00e9e, puissante de trag\u00e9die\u00a0et de modernit\u00e9 m\u00eal\u00e9es, H\u00e9l\u00e8ne Frappat\u00a0retrouve ici la g\u00e9ographie des origines, l\u2019h\u00e9ritage\u00a0choisi par les enfants de l\u2019exil.<\/em><\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4491\">voir article <\/a><\/p>\n<p><strong>Anne-Marie Garat &#8211; \u00ab\u00a0<\/strong>La Premi\u00e8re Fois\u00a0\u00bb<strong> (Novembre 2013 \u2013 56 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Romanci\u00e8re singuli\u00e8re, amoureuse de l&rsquo;image, chez qui la m\u00e9moire passe par le cadrage, l&rsquo;ombre et la lumi\u00e8re, Anne-Marie Garat se pr\u00eate au jeu de la collection <em>Essences.<\/em>\u00a0Les champs s&rsquo;ouvrent,\u00a0les r\u00e9miniscences olfactives\u00a0pr\u00e9c\u00e8dent le d\u00e9veloppement de son imaginaire comme autant de solvants et autres sels d&rsquo;argent au parfum ent\u00eatant qui soudain r\u00e9v\u00e8lent un lieu, une histoire rel\u00e9gu\u00e9s aux confins d&rsquo;une m\u00e9moire oublieuse.<\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3802\">voir article <\/a><\/p>\n<p><strong>Valentine Goby \u00ab\u00a0Baumes\u00a0\u00bb<\/strong> <strong>(Octobre 2014 \u2013 72 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Je me demande si le p\u00e8re de mon p\u00e8re, que je n&rsquo;ai pas connu, portait l&rsquo;odeur d&rsquo;usine dans toute sa peau et tout son v\u00eatement. S&rsquo;il rentrait lui aussi impr\u00e9gn\u00e9 d&rsquo;essences pures, si sa pr\u00e9sence provoquait de semblables, silencieuses apocalypses, pouvait d\u00e9faire le monde dans lequel il surgissait, en imposer un autre, avec ses propres protocoles, que sa disparition renversait aussit\u00f4t et les souris dansaient. S&rsquo;ils se sont transmis \u00e7a, en m\u00eame temps que le patronyme, le patriarcat, la maison magnifique parmi les oliviers : cette capacit\u00e9 \u00e0 occuper l&rsquo;espace, le saturer. Le confisquer.<\/p>\n<p>Valentine Goby aborde ici ouvertement le r\u00e9cit autobiographique. Pour la collection\u00a0<em>Essences<\/em>, elle revisite son enfance \u00e0 Grasse, pays des parfumeurs et territoire du p\u00e8re, \u00e0 travers les odeurs qui ont fa\u00e7onn\u00e9 les premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, de s\u00e9duction en crises d&rsquo;asthmes&#8230;<\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3779\">voir article<\/a><\/p>\n<p><strong>Cecile Ladjali &#8211; \u00ab\u00a0<\/strong>Corps et \u00c2me<strong>\u00a0\u00bb (Mars 2013 \u2013\u00a088 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Pour la collection \u201cEssences\u201d, C\u00e9cile Ladjali a accept\u00e9 de se pr\u00eater au jeu des r\u00e9miniscences olfactives. Pour elle, celui-ci part d\u2019un tableau de George de La Tour : La Madeleine \u00e0 la veilleuse. Puis se d\u00e9voile au fil des trois autres tableaux repr\u00e9sentant cette courtisane si singuli\u00e8re. Corps et \u00e2me est le voyage dans l\u2019imaginaire d\u2019une femme qui a parfum\u00e9 le corps du Christ.<\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3923\">voir article<\/a><\/p>\n<p><strong>Lyonel Trouillot &#8211; \u00ab\u00a0<\/strong>Le doux parfum des temps \u00e0 venir<strong>\u00ab\u00a0<\/strong> <strong>(Mars 2013 \u2013 64 pages)<\/strong><\/p>\n<p>Pour la collection \u201cEssences\u201d, Lyonel Trouillot s\u2019est pr\u00eat\u00e9 au jeu des r\u00e9miniscences olfactives. Sans pr\u00e9cision de lieu ni d\u2019\u00e9poque, une m\u00e8re parle \u00e0 sa fille. Fugitive marqu\u00e9e au fer d\u2019une fleur de honte, elle revisite les parfums violents de ses haltes et de ses errances. Un voyage dans le souvenir de cit\u00e9s d\u00e9labr\u00e9es, de paysages d\u00e9sertiques, de musiques barbares, de corps d\u00e9faits et de r\u00eaves interdits qui fait na\u00eetre en elle, comme apr\u00e8s chaque \u00e9preuve, dans la promesse de l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre \u00e0 qui elle raconte aujourd\u2019hui son histoire, <em>le doux parfum des temps \u00e0 venir<\/em>.<\/p>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4991\">voir article<\/a><\/p>\n<div><strong>Nimrod<\/strong> \u00ab\u00a0Gens de brume\u00bb (10.2017)<\/div>\n<div>Je suis seul avec la montagne, avec la vigne, avec le chemin, avec ce bleu, l\u00e0-bas, qui ne demande qu\u2019\u00e0 \u00eatre surpris. Je sais que les oliviers sont dans la m\u00eame disposition. Les champs, les animaux, la Provence.<br \/>\nMa maison se situe sur une petite colline au-dessus de Sauve. Sa pente est douce. La vigne la couvre enti\u00e8rement. Sur sa face ouest, une for\u00eat de ch\u00eanes court \u00e0 l\u2019infini. C\u2019est l\u00e0 que le cr\u00e9puscule m\u2019a surpris.<\/div>\n<p>Ce livre conte les \u00e2ges de la vie, quand tout n\u2019est finalement devenu qu\u2019histoires d\u2019amour. Des rivages d\u2019un fleuve africain o\u00f9 vivent les gens de brume jusqu\u2019aux berges bleues du Gard, la beaut\u00e9 a fa\u00e7onn\u00e9 la prose de Nimrod, peupl\u00e9 sa po\u00e9sie d\u2019exils des sens et de m\u00e9moires fragiles. Po\u00e8te, essayiste, romancier, Nimrod est n\u00e9 au Tchad. Sa prose est publi\u00e9e aux \u00e9ditions Actes Sud, sa po\u00e9sie aux \u00e9ditions Obsidiane et Bruno Doucey. Sa tr\u00e8s belle anthologie personnelle vient de para\u00eetre dans la collection Po\u00e9sie\/Gallimard.<\/p>\n<div>\n<p><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5327\">voir article<\/a><\/p>\n<p><strong>Huston, Nancy<\/strong>\u00a0\u00ab\u00a0Sensations fortes\u00bb (10.2017)<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019amour \u00e9tant capable d\u2019accomplir certains miracles, le jeune couple arrive sain et sauf \u00e0 la cabane, la bonne cabane, au bord du bon lac, et, quand ils sortent une clef, c\u2019est la bonne clef. Encombr\u00e9s de b\u00fbches, de sacs de couchage et de couvertures, ils s\u2019engouffrent dans la petite maison en bois (c\u2019est-\u00e0-dire, soyons clairs, en planches nues), et referment vite vite la porte pour que la neige ne s\u2019y engouffre pas \u00e0 son tour.<br \/>\nIls se regardent.<br \/>\nIls ne voient rien.<\/p>\n<p>Neuf nouvelles \u00e9crites entre 1975 et 1997 \u00e0 travers lesquelles Nancy Huston s\u2019attache aux sensations fortes tant par la mise en sc\u00e8ne du corps que par la qu\u00eate du sens dans sa langue nouvelle, non maternelle.<br \/>\nN\u00e9e \u00e0 Calgary, au Canada, Nancy Huston vit aujourd\u2019hui \u00e0 Paris. Elle est l\u2019auteur de nombreux romans et essais publi\u00e9s chez Actes Sud et chez Lem\u00e9ac.<\/p>\n<div><em>Mon avis<\/em> : <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7357\">voir article<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Collection \u00ab\u00a0Essences\u00a0\u00bb d\u2019Actes Sud Pr\u00e9sentation de la collection\u00a0: \u201cEssences\u201d est une collection Actes Sud \u00e0 travers laquelle se d\u00e9voilent de multiples imaginaires. Du r\u00e9cit au po\u00e8me, de l\u2019essai \u00e0 la fiction, elle deviendra miroir du temps, partition de l\u2019effroi, de l\u2019absence, du bonheur ou de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, celle des lointains ou des voyages perdus. 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