{"id":3774,"date":"2016-12-24T17:38:31","date_gmt":"2016-12-24T16:38:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3774"},"modified":"2024-10-09T10:29:52","modified_gmt":"2024-10-09T08:29:52","slug":"redondo-dolores-une-offrande-a-la-tempete-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3774","title":{"rendered":"Redondo, Dolor\u00e8s \u00abUne offrande \u00e0 la temp\u00eate\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0:\u00a0 Dolores Redondo Meira, n\u00e9e le 1 fevrier 1969 \u00e0 Saint-S\u00e9bastien, dans la province de Guipuscoa, au Pays basque, est une romanci\u00e8re espagnole, auteur de romans historiques et policiers.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un roman historique, Los privilegios del angel (2009), elle signe avec Le Gardien invisible son premier roman policier qui inaugure \u00ab la trilogie du Batzan \u00bb ( \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1803\">Le gardien invisible<\/a><\/span>\u00bb,\u00a0 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2416\">De chair et d\u2019os<\/a><\/span>\u00bb ,\u00a0\u00a0\u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3774\">Une offrande \u00e0 la temp\u00eate<\/a><\/span>\u00bb ). Elle re\u00e7oit en 2016 le prix Planeta pour son nouveau roman, \u00ab\u00a0Tout cela je te le donnerai\u00a0\u00bb (<i>Todo esto te dar\u00e9<\/i>).\u00a0 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14086\">La face nord du c\u0153ur<\/a><\/span><i>\u00bb(La cara norte del coraz\u00f3n<\/i>\u00a0 \u2013 2019) parait en 2021 et obtient le Grand Prix\u00a0<i>des lectrices de ELLE<\/i>\u00a0policier. En 2024 elle publie \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Redondo, Dolores \u00ab\u00a0En attendant le d\u00e9luge\u00a0\u00bb (RLE2024) 560 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20936\">En attendant le d\u00e9luge<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (<i>Esperando al diluvio<\/i>)<\/p>\n<p>Apr\u00e8s \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1803\">Le gardien invisible<\/a><\/span>\u00bb et \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2416\">De chair et d\u2019os<\/a><\/span>\u00bb voici \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3774\">Une offrande \u00e0 la temp\u00eate<\/a><\/span>\u00bb le 3<sup>\u00e8me<\/sup> et dernier volet de la trilogie du Bazt\u00e1n<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: La mort subite d&rsquo;une petite fille devient suspecte lorsque le m\u00e9decin l\u00e9giste d\u00e9couvre qu&rsquo;une pression a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e sur le visage du b\u00e9b\u00e9. Tr\u00e8s vite, les soup\u00e7ons se portent sur le p\u00e8re au comportement \u00e9trange, qui tente m\u00eame de d\u00e9rober le cadavre du nourrisson afin de \u00ab\u00a0terminer ce qui a \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9\u00a0\u00bb. La grand-m\u00e8re, elle, est persuad\u00e9e que ce meurtre est l&rsquo;acte d&rsquo;Inguma, cr\u00e9ature mal\u00e9fique issue de la mythologie basque.<\/p>\n<p>Aux yeux de l&rsquo;inspectrice Amaia Salazar, cette histoire est une \u00e9ni\u00e8me l\u00e9gende. Mais lorsqu&rsquo;elle d\u00e9cide de s&rsquo;int\u00e9resser de plus pr\u00e8s aux morts subites de nourrisson d\u00e9clar\u00e9es dans la vall\u00e9e de Baztan ces derni\u00e8res ann\u00e9es, Amaia observe pourtant des similitudes troublantes et l&rsquo;enqu\u00eate prend une tournure inattendue. Fuyant son r\u00f4le d&rsquo;\u00e9pouse et de m\u00e8re, Amaia se consacre enti\u00e8rement \u00e0 cette nouvelle affaire qui la m\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;origine m\u00eame des \u00e9v\u00e9nements qui ont frapp\u00e9 la vall\u00e9e et la confronte bient\u00f4t \u00e0 son pass\u00e9 et \u00e0 ses propres d\u00e9mons.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Alors je confirme que j\u2019ai ador\u00e9 cette trilogie. Le troisi\u00e8me tome monte en puissance et le suspense est pr\u00e9sent jusqu\u2019au bout. Il n\u2019y a pas que l\u2019enqu\u00eate dans cette trilogie, il y a le parcours de vie personnel de l\u2019enqu\u00eatrice, ses doutes et ses souffrances, ses rapports humains avec les habitants de la r\u00e9gion, avec son \u00e9quipe, il y a sa loyaut\u00e9, ses espoirs, ses qualit\u00e9s et ses d\u00e9fauts\u2026 Il est certes possible de lire les trois livres independamment car chaque livre est une<\/p>\n<p>J\u2019ai ador\u00e9 les personnages et ressenti de l\u2019empathie aussi pour les \u00ab\u00a0m\u00e9chants\u00a0\u00bb. J\u2019ai retrouv\u00e9 le Pays basque, j\u2019ai aim\u00e9 d\u00e9couvrir les traditions et les l\u00e9gendes. Je connaissais peu la mythologie basque et je suis contente d\u2019en avoir appris davantage. Il faut dire que la mythologie en g\u00e9n\u00e9ral me passionne et dans le cas de cette trilogie paysage et croyances sont li\u00e9es de telle mani\u00e8re qu\u2019il serait impossible que les enqu\u00eates de l\u2019inspectrice se d\u00e9roulent ailleurs. M\u00eame si la trilogie est termin\u00e9e, j\u2019esp\u00e8re retrouver Amaia et sa famille dans de nouvelles enqu\u00eates\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Mais elle l\u2019avait toujours su\u00a0: la peur ne s\u2019en va pas, elle ne dispara\u00eet pas, elle se retire simplement dans un lieu sombre et humide et reste tapie l\u00e0, \u00e0 attendre, aussi faible qu\u2019un petit voyant rouge que l\u2019on aper\u00e7oit malgr\u00e9 soi, malgr\u00e9 le d\u00e9ni, parce que autrement on ne peut pas vivre.<\/p>\n<p>L\u2019utilisation de restes humains, en particulier d\u2019enfants, est habituelle dans ce type de pratiques, mais assassiner des nourrissons en sacrifice est la plus grande offrande que l\u2019on puisse faire au mal.<\/p>\n<p>On parle de la vall\u00e9e de la Bazt\u00e1n qui a, historiquement, une tradition de sorcellerie exceptionnellement riche et dans laquelle on convoque en effet le d\u00e9mon Aker.<\/p>\n<p>Chaque matin, au lever du jour, on c\u00e9l\u00e8bre \u00e0 Rome une messe d\u2019exorcisme. Plusieurs pr\u00eatres officient pour demander la lib\u00e9ration des \u00e2mes poss\u00e9d\u00e9es, puis re\u00e7oivent les demandeurs en consultation.<\/p>\n<p>de tous les droits qu\u2019a un homme, le plus important est celui de se tromper, de le savoir, de le revendiquer et de ne pas le payer toute sa vie.<\/p>\n<p>Elle l\u2019observa en silence. Il n\u2019y avait de toute fa\u00e7on pas grand-chose \u00e0 dire face \u00e0 quelqu\u2019un qui ramassait les morceaux \u00e9pars de sa dignit\u00e9.<\/p>\n<p>Elle sourit, parce que c\u2019\u00e9tait bon de savoir que certaines choses demeuraient si pr\u00e9visibles, si merveilleusement pr\u00e9visibles.<\/p>\n<p>Les anges de la mort se caract\u00e9risaient par leur conviction d\u2019accomplir une mission sociale et humanitaire essentielle en assassinant leurs semblables. Ils faisaient g\u00e9n\u00e9ralement partie du personnel m\u00e9dical ou travaillaient comme auxiliaires de vie aupr\u00e8s de personnes \u00e2g\u00e9es psychiquement ou physiquement diminu\u00e9es, et c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s souvent des femmes.<\/p>\n<p>Si l\u2019on doit se battre aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019une personne, que l\u2019on soit d\u2019accord ou non avec ses principes, il est rassurant de savoir qu\u2019elle a un code d\u2019honneur qu\u2019elle ne trahira pas.<\/p>\n<p>Toucher quelqu\u2019un revient \u00e0 ouvrir un chemin qui n\u2019existait pas jusque-l\u00e0, et les chemins peuvent \u00eatre parcourus dans les deux sens<\/p>\n<p>Tu pars du principe que derri\u00e8re les portes ferm\u00e9es se trouvent la lumi\u00e8re et la v\u00e9rit\u00e9. Que se passera-t-il si la porte que tu ouvres est celle du chaos et des t\u00e9n\u00e8bres\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Alors je prendrai le chaos, j\u2019en ferai un gros tas auquel je mettrai le feu pour \u00e9clairer les t\u00e9n\u00e8bres, plaisanta-t-elle.<\/p>\n<p>Quand un \u00eatre cher dispara\u00eet, le monde ne s\u2019arr\u00eate pas de tourner mais il se reconfigure autour de nous, comme si l\u2019axe de la Terre se tordait l\u00e9g\u00e8rement, d\u2019une mani\u00e8re imperceptible pour les autres mais en nous dotant d\u2019une clairvoyance qui nous laisse percevoir des aspects du r\u00e9el que nous n\u2019aurions jamais imagin\u00e9s. De spectateurs, nous devenons machinistes\u00a0; nous gagnons le douteux honneur d\u2019assister au spectacle depuis les coulisses, o\u00f9 sont rel\u00e9gu\u00e9s ceux qui n\u2019y participent pas.<\/p>\n<p>Les chasse-neige et les \u00e9pandeuses avaient r\u00e9pandu sur la chauss\u00e9e le m\u00e9lange sal\u00e9 qui cr\u00e9pitait sous les roues de l\u2019auto comme une pluie venue du sol. La neige ne tombait plus mais le froid de la nuit pr\u00e9servait les cong\u00e8res au bord de la route et la montagne, habituellement plong\u00e9e dans les t\u00e9n\u00e8bres, resplendissait de la lumi\u00e8re orang\u00e9e de la lune qui se refl\u00e9tait sur le givre et conf\u00e9rait au paysage un halo d\u2019irr\u00e9alit\u00e9 \u00e9voquant la surface d\u2019une plan\u00e8te inconnue.<\/p>\n<p>vous n\u2019\u00eates aveugle que parce que vous ne voulez pas voir. Prenez du champ. Red\u00e9marrez.\u00a0<em>Reset<\/em>,<\/p>\n<p>Je n\u2019aime pas \u00e7a mais j\u2019aime l\u2019effet que \u00e7a me fait, je crois que je comprends les Irlandais et que j\u2019associerai toujours le go\u00fbt du\u00a0whisky \u00e0 la mort. Chaque gorg\u00e9e am\u00e8re est comme une communion qui te nettoie et te gu\u00e9rit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>L\u2019alcool bienfaisant avait tapiss\u00e9 ses blessures d\u2019un voile doux et chaud sous lequel elle sentait que les b\u00eates furieuses qui lui d\u00e9voraient l\u2019\u00e2me dormaient tranquillement gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019effet magique de dix-huit ann\u00e9es de vieillissement en f\u00fbt de ch\u00eane. Elle savait que le soulagement serait passager et que, lorsque les b\u00eates se r\u00e9veilleraient, la douleur redeviendrait insoutenable.<\/p>\n<p>La noix porte la mal\u00e9diction de la sorci\u00e8re ou du sorcier \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de son petit cerveau<\/p>\n<p>Inguma est le d\u00e9mon qui boit l\u2019\u00e2me des enfants pendant qu\u2019ils dorment. Inguma est entr\u00e9 par les fissures de la maison, il s\u2019est assis sur la poitrine de la petite et a bu son \u00e2me<\/p>\n<p>Quand elle rentrait particuli\u00e8rement fatigu\u00e9e, comme c\u2019\u00e9tait le cas ce jour-l\u00e0, elle sentait la maison l\u2019envelopper telle une m\u00e8re, avec cette douce odeur d\u2019encaustique\u00a0que son cerveau interpr\u00e9tait comme la plus chaleureuse des marques de bienvenue.<\/p>\n<p>la contemplation de la lumi\u00e8re dor\u00e9e qui illuminait les fen\u00eatres depuis l\u2019int\u00e9rieur, comme si un petit soleil ou un feu \u00e9ternel br\u00fblait au c\u0153ur de la maison. Elle regarda le ciel entre les nuages\u00a0; la nuit commen\u00e7ait \u00e0 tomber. Il avait fallu laisser les lumi\u00e8res allum\u00e9es toute la journ\u00e9e mais c\u2019\u00e9tait seulement maintenant que l\u2019obscurit\u00e9 du dehors se faisait \u00e9vidente, qu\u2019elle apparaissait dans toute sa splendeur.<\/p>\n<p>Le monde s\u2019obscurcit et s\u2019\u00e9tr\u00e9cit, ses extr\u00e9mit\u00e9s se recourb\u00e8rent pour transformer le d\u00e9cor de son r\u00eave en un tube dans lequel elle devait avancer<\/p>\n<p>L\u2019hospitalit\u00e9 de Bazt\u00e1n. Cette femme ne voulait pas lui parler, ne voulait pas d\u2019elle dans sa maison, ne reprendrait son souffle que quand elle la verrait sortir de chez elle, mais offrir un caf\u00e9 ou quelque chose \u00e0 manger \u00e0 un visiteur \u00e9tait une r\u00e8gle sacr\u00e9e \u00e0 laquelle elle ne d\u00e9rogerait pas.<\/p>\n<p>Il aime plus l\u2019argent qu\u2019un cochon les pommes.<\/p>\n<p>Dans la vall\u00e9e de Bazt\u00e1n, quand quelqu\u2019un mourait, la ma\u00eetresse de maison allait au champ jusqu\u2019\u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 se trouvaient les ruches et, par cette formule magique, apprenait la triste nouvelle aux abeilles et leur demandait de produire plus de cire pour les cierges qu\u2019on br\u00fblerait en l\u2019honneur du d\u00e9funt pendant la veill\u00e9e fun\u00e8bre et les obs\u00e8ques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Photo<\/strong>\u00a0: site\u00a0: valledebaztan.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0:\u00a0 Dolores Redondo Meira, n\u00e9e le 1 fevrier 1969 \u00e0 Saint-S\u00e9bastien, dans la province de Guipuscoa, au Pays basque, est une romanci\u00e8re espagnole, auteur de romans historiques et policiers. Apr\u00e8s un roman historique, Los privilegios del angel (2009), elle signe avec Le Gardien invisible son premier roman policier qui inaugure \u00ab la trilogie du Batzan &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3774\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3775,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,5,8,73],"tags":[84,138],"class_list":["post-3774","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-lecture-polar","category-espagnol","category-basque","tag-legende","tag-mythes"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3774","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3774"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3774\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20945,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3774\/revisions\/20945"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3775"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3774"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3774"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3774"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}