{"id":3889,"date":"2017-01-23T20:29:56","date_gmt":"2017-01-23T19:29:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3889"},"modified":"2017-01-23T20:31:29","modified_gmt":"2017-01-23T19:31:29","slug":"de-giovanni-maurizio-lete-du-commissaire-ricciardi2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3889","title":{"rendered":"De Giovanni, Maurizio \u00abL&rsquo;\u00e9t\u00e9 du commissaire Ricciardi\u00bb(2011)"},"content":{"rendered":"<p><strong>S\u00e9rie\u00a0: \u00a0Commissaire Ricciardi\u00a0 (Naples 1931)<\/strong><\/p>\n<p>3\u00e8me <sup>\u00a0<\/sup>enqu\u00eate<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: En ce mois d\u2019ao\u00fbt 1931 \u00e0 Naples, les f\u00eates populaires o\u00f9 se c\u00f4toient danses endiabl\u00e9es et d\u00e9votions \u00e0 la Vierge battent leur plein. Mais il n\u2019y a pas de tr\u00eave estivale pour le crime. Pour le commissaire Ricciardi et son adjoint le brigadier Maione non plus. Ils travaillent m\u00eame le dimanche, et on ne tarde pas \u00e0 les pr\u00e9venir que la duchesse de Camparino a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte sans vie dans sa somptueuse demeure. Une balle tir\u00e9e \u00e0 travers un coussin a suffi \u00e0 la tuer. Si, pour le m\u00e9decin l\u00e9giste et la police, l\u2019acte criminel ne fait aucun doute, il est en revanche plus difficile d\u2019isoler un suspect. Le commissaire Ricciardi poss\u00e8de le don peu commun de voir, comme en un flash, les derniers instants des morts. Et ce qu\u2019il per\u00e7oit le laisse perplexe : la duchesse parle d\u2019un anneau qu\u2019on lui aurait vol\u00e9\u2026<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Ah ce Commissaire aux yeux verts\u00a0! Il est de plus en plus cher \u00e0 mon coeur\u2026 En plus de l\u2019amour et de la faim, il d\u00e9couvre un troisi\u00e8me motif pour tuer\u00a0: la jalousie. De fait il d\u00e9couvre la jalousie. Cette fois c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 Naples. Mais ce n\u2019est pas ce qui rend la ville plus agr\u00e9able\u00a0: la chaleur cr\u00e9e une atmosph\u00e8re encore plus oppressante que les pluies et le brouillard hivernal. Nous retrouvons les personnages des pr\u00e9c\u00e9dents romans, de plus en plus pr\u00e9sents et indispensables. Et l\u2019\u00e9motion se renforce au fur et \u00e0 mesure des romans. On suffoque\u2026 et pas seulement \u00e0 cause de la chaleur\u2026 le carcan de la vie italienne de cette \u00e9poque, la jalousie, la haine, les amours impossibles, la peur de s\u2019aimer et la crainte de se monter au grand jour\u2026<\/p>\n<p>Lisez les enqu\u00eates napolitaines du Commissaire Ricciardi, un \u00eatre humain, qui comprend et excuse, qui se met \u00e0 la place des grands comme des petits\u2026 Commencez par le premier car l\u2019\u00e9volution des personnages est importante. Et laissez-vous guider par l\u2019humanit\u00e9\u2026 mais ne vous y m\u00e9prenez pas\u00a0; il y a les personnages mais il y a aussi un Commissaire extr\u00eamement intelligent et une dissertation sur la difficult\u00e9 d\u2019aimer, sur la souffrance, la solitude, l\u2019abandon\u2026 Encore une merveille que ce roman\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>une ville qui tenait la superstition enracin\u00e9e dans son \u00e2me<\/p>\n<p>Il inspirait la m\u00e9fiance qu\u2019inspire toujours celui qui ne semble pas avoir de vices, donc pas de vertus non plus.<\/p>\n<p>Il s\u2019\u00e9tait scrupuleusement tenu \u00e9loign\u00e9 des passions. Il avait \u00e9cart\u00e9 tout sentiment de sa vie, conscient que l\u2019amour peut d\u00e9truire et corrompre<\/p>\n<p>M\u00eame t\u00f4t ce matin, pas moyen de respirer, en plus j\u2019ai pass\u00e9 une nuit formidable, \u00e0 me retourner dans le lit comme sur un gril.<\/p>\n<p>La chaleur rend fou, elle rend intol\u00e9rant\u00a0; des choses que tu supporterais l\u2019hiver, ou au printemps, t\u2019agacent l\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Il aimait la mani\u00e8re dont Ricciardi faisait sienne la douleur des victimes et de leurs parents, et aussi sa capacit\u00e9 \u00e0 comprendre, voire justifier, les motifs de certains crimes, en partageant avec les coupables le drame de leur vie g\u00e2ch\u00e9e.<\/p>\n<p>Apparemment, rien n\u2019a chang\u00e9. Tu as vu l\u2019aube, depuis ton lit, comme chaque jour\u00a0; comme chaque jour, l\u2019oreiller \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de toi ne portait aucune marque.<\/p>\n<p>Ton visage entre mes mains. L\u2019odeur de ta peau. Tu m\u2019as\u00a0appris qu\u2019on pouvait s\u2019enivrer sans vin, comme disent les chansons. Le temps que je passais loin de toi me semblait du temps perdu.<\/p>\n<p>elle est popote et b\u00e9nitier<\/p>\n<p>C\u2019est la pire heure du jour. Celle o\u00f9 le soleil n\u2019a aucun respect pour les faibles, il ne pardonne pas.<\/p>\n<p><em>Mamma<\/em><em>,<\/em><em>\u00a0<\/em><em>mamma<\/em><em>\u00a0?<\/em>\u00a0Quel mot magique, que je ne prononce plus avec ma bouche, mais avec mon c\u0153ur, cent fois par jour.<\/p>\n<p>c\u2019\u00e9taient les passions qui g\u00e9n\u00e9raient les morts violentes, pas la douleur<\/p>\n<p>[\u2026] \u00e9tait une de ces femmes d\u2019un autre temps qui manifestaient leur affection en pr\u00e9parant \u00e0 manger. Et comme elle \u00e9tait n\u00e9e tr\u00e8s pauvre, amour rimait pour elle avec abondance de nourriture et de condiments<\/p>\n<p>Pour les v\u00eatements, on peut se faire conseiller par une amie ou un couturier, mais le choix du parfum reste affaire d\u2019\u00e9ducation.<\/p>\n<p>La voix ressemblait au raclement d\u2019une lime sur un morceau de papier de verre. Elle faisait frissonner.<\/p>\n<p>Un homme meurt au moment m\u00eame o\u00f9 il ne repr\u00e9sente plus rien pour personne.<\/p>\n<p>Un mort ne m\u00e9rite ni attention ni amour. Il suffit de pouvoir en recueillir la substance, les richesses. De temps en temps on peut lui offrir une fleur.<\/p>\n<p>L\u2019amour est une illusion. Seul l\u2019int\u00e9r\u00eat existe, chacun veut avoir ce que poss\u00e8de son voisin. Si vous pensez que l\u2019amour, c\u2019est aimer, vous vous mentez \u00e0 vous-m\u00eame.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Elle a pris notre nom et s\u2019en est rev\u00eatue comme d\u2019un habit, se moquant de tous ceux qui, pendant des si\u00e8cles, l\u2019avaient port\u00e9 avant elle. Voil\u00e0 pourquoi je ne veux plus le porter.<\/p>\n<p>elle s\u2019amusait \u00e0 jouer au chat et \u00e0 la souris, en se servant de sa beaut\u00e9 comme d\u2019une griffe<\/p>\n<p>une femme libre qui se laissait emporter par la vie et la suivait comme une feuille tomb\u00e9e dans un torrent.<\/p>\n<p>il comparait l\u2019amour \u00e0 un liquide. Comme de l\u2019eau, mais plus dense, de la fluidit\u00e9 de l\u2019huile, qui envahit chaque espace en prenant la forme du contenant, se faufilant dans les interstices et laissant sa trace sur son parcours.<\/p>\n<p>toutes les deux minutes, il regardait sa montre\u00a0de gousset pour constater que le temps passait avec une lenteur exasp\u00e9rante\u00a0; lui aussi devait \u00eatre ralenti par la chaleur, pensa-t-il.<\/p>\n<p>Il r\u00e9fl\u00e9chit\u00a0: le vol de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence n\u2019est pas encore un d\u00e9lit. Mais il devrait l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre parfait, un tel bonheur doit rester dans l\u2019ombre\u00a0; parce que le quotidien tue le bonheur.<\/p>\n<p>Nous avons trouv\u00e9 l\u2019assassin, voil\u00e0 tout. Et comme d\u2019habitude, au lieu de me faire plaisir, cette fin d\u2019enqu\u00eate me laisse une sorte de vide \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Mais je vais vous dire une chose\u00a0: il n\u2019y a pas de d\u00e9livrance sans douleur. Et on ne cherche pas \u00e0 se lib\u00e9rer si on ne se sait pas prisonnier. Prendre conscience de cet \u00e9tat de fait est la premi\u00e8re \u00e9tape \u00e0 franchir.<\/p>\n<p>\u00e0 force de les tenir comprim\u00e9es, ces \u00e9motions finissent par se r\u00e9pandre et par infecter le sang.<\/p>\n<p>il faut cueillir l\u2019amour, comme on cueille une de ces fleurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Sur le blog\u00a0<\/strong>: <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3848\">article sur la s\u00e9rie des enqu\u00eates du Commissaire Ricciardi<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9rie\u00a0: \u00a0Commissaire Ricciardi\u00a0 (Naples 1931) 3\u00e8me \u00a0enqu\u00eate R\u00e9sum\u00e9\u00a0: En ce mois d\u2019ao\u00fbt 1931 \u00e0 Naples, les f\u00eates populaires o\u00f9 se c\u00f4toient danses endiabl\u00e9es et d\u00e9votions \u00e0 la Vierge battent leur plein. Mais il n\u2019y a pas de tr\u00eave estivale pour le crime. Pour le commissaire Ricciardi et son adjoint le brigadier Maione non plus. Ils &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3889\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3890,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[222,2,5,101,9,83,78],"tags":[],"class_list":["post-3889","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-annees-30","category-lectures","category-lecture-polar","category-italie-2","category-italie","category-naples","category-xxeme"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3889","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3889"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3889\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3891,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3889\/revisions\/3891"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3890"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3889"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3889"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3889"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}