{"id":39,"date":"2014-02-23T12:29:40","date_gmt":"2014-02-23T11:29:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=39"},"modified":"2017-04-07T07:25:00","modified_gmt":"2017-04-07T06:25:00","slug":"besson-philippe-la-maison-atlantique-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=39","title":{"rendered":"Besson, Philippe \u201cLa maison atlantique\u201d (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Philippe Besson a publi\u00e9\u00a0: En l&rsquo;absence des hommes, Son fr\u00e8re (adapt\u00e9 par le r\u00e9alisateur Patrice Ch\u00e9reau), L&rsquo;Arri\u00e8re-saison, Un gar\u00e7on d\u2019Italie, les jours fragiles, Un instant d\u2019abandon, L\u2019enfant d\u2019octobre, Se r\u00e9soudre aux adieux, Un homme accidentel, La Trahison de Thomas Spencer, Retour parmi les hommes , Une bonne raison de se tuer, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1651\">De l\u00e0, on voit la mer<\/a> , <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=39\">La Maison atlantique<\/a>, Un tango en bord de mer , Vivre vite, Les Passants de Lisbonne et \u00ab <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4187\">Arr\u00eate avec tes mensonges<\/a> \u00bb et est devenu un des auteurs incontournables de sa g\u00e9n\u00e9ration.<br \/>\nS&rsquo;affirmant aussi comme un sc\u00e9nariste original et tr\u00e8s personnel, il a sign\u00e9 le sc\u00e9nario de Mourir d&rsquo;aimer (2009), interpr\u00e9t\u00e9 par Muriel Robin, de La Mauvaise Rencontre (2010) avec Jeanne Moreau, du Raspoutine de Jos\u00e9e Dayan interpr\u00e9t\u00e9 par G\u00e9rard Depardieu, et de Nos retrouvailles (2012) avec Fanny Ardant et Charles Berling. Un homme accidentel sera prochainement adapt\u00e9 au cin\u00e9ma. Un tango en bord de mer, sa premi\u00e8re pi\u00e8ce en tant que dramaturge, a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e \u00e0 Paris \u00e0 l&rsquo;automne 2014 et publi\u00e9e parall\u00e8lement chez Julliard puis reprise \u00e0 l&rsquo;automne 2015 au Th\u00e9\u00e2tre du Petit Montparnasse.<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/b>: Un p\u00e8re et son fils, que tout s\u00e9pare, s\u00e9journent dans leur maison familiale au bord de l\u2019Atlantique. Un huis clos \u00e9touffant dans la torpeur d\u2019un \u00e9t\u00e9 durant lequel les contentieux oubli\u00e9s et les chagrins inconsol\u00e9s refont surface. Le jeune homme passe d\u2019une hostilit\u00e9 sourde \u00e0 une haine pure et dangereuse envers son p\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai souvent repens\u00e9 \u00e0 la mise en place du pi\u00e8ge qui allait se refermer sur nous. \u00c0 cet \u00e9trange ballet \u00e0 quatre, dans lequel parfois s\u2019immis\u00e7ait un \u00e9tranger. \u00c0 ces va-et-vient d\u2019une maison \u00e0 l\u2019autre, du jardin \u00e0 la chambre, de la fra\u00eecheur de la v\u00e9randa \u00e0 la chaleur de la plage ; ces d\u00e9placements infimes que nous accomplissions et qui tissaient \u00e0 leur mani\u00e8re une toile o\u00f9 nous allions nous emp\u00eatrer. \u00c0 cette langueur de juillet, lorsqu\u2019on succombe \u00e0 la paresse et que le d\u00e9sir s\u2019insinue. \u00c0 ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun. Nous aurions pu facilement tout emp\u00eacher mais aucun d\u2019entre nous n\u2019a pris la d\u00e9cision d\u2019arr\u00eater la machine folle. Aucun d\u2019entre nous n\u2019y a song\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>\u00a0: D\u00e8s le d\u00e9part, nous savons qu\u2019un drame va se produire. L\u00e0 n\u2019est pas la vraie probl\u00e9matique du livre. C\u2019est un livre sur un adolescent qui se cherche. Il a perdu sa m\u00e8re qui a succomb\u00e9 \u00e0 une over dose de m\u00e9dicaments. Pour lui, le responsable c\u2019est son p\u00e8re, homme d\u2019affaire coureur, charismatique, pr\u00e9dateur de femmes et qui a abandonn\u00e9 femme et enfant. Il se retrouve en vacances avec son p\u00e8re, cet homme qu\u2019il d\u00e9teste sur le lieu du d\u00e9c\u00e8s (suicide\u00a0??) de sa m\u00e8re. Ce jeune, qui n\u2019a jamais os\u00e9 dire ce qu\u2019il avait sur le c\u0153ur, qui se fait horreur quand il voit en lui des ressemblances avec son p\u00e8re va \u00eatre le narrateur sans nom de trois semaines de vacances \u00e0 la plage. Un jeune couple loue la maison voisine. Une idylle va naitre entre la jeune femme et son p\u00e8re\u2026 Amour d\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0? Plus\u00a0? La jeune femme est solaire, l\u2019antith\u00e8se totale de sa m\u00e8re, elle est le double f\u00e9minin de son p\u00e8re (sensuelle, libre \u2013 ne veut pas d\u2019enfants \u2013 )\u00a0; son mari ressemble \u00e0 sa maman ( doux, innocent, ne voyant le mal nulle part). Un autre personnage, une jeune fille avec laquelle il a une amourette (elle le domine , lui qui fait tout pour ne pas ressembler \u00e0 son p\u00e8re) et un jeune gar\u00e7on avec lequel il aura une aventure ( est-ce pour se d\u00e9marquer de son p\u00e8re\u00a0? ) qui provoquera un clash p\u00e8re \u2013 fils ou tout ce que le gar\u00e7on gardait au fond de lui ressortira.<\/p>\n<p>Un style fluide, une belle analyse des rapports ambigus entre deux g\u00e9n\u00e9rations, un drame aui se noue sous nos yeux\u2026 et un narrateur anti h\u00e9ros qui n\u2019a m\u00eame pas de nom\u2026 pour montrer \u00e0 quel point il est en retrait bien que partie prenante\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>\u00a0:<\/p>\n<p>\u201cJ\u2019ai soulev\u00e9 le couvercle du vieux coffre install\u00e9 dans ma chambre. Le d\u00e9sordre des souvenirs entass\u00e9s m\u2019a d\u00e9contenanc\u00e9. Je croyais que le pass\u00e9 \u00e9tait mieux rang\u00e9 que \u00e7a.\u201d<\/p>\n<p>\u201cParfois, j\u2019ai l\u2019impression de n\u2019avoir jamais \u00e9t\u00e9 rien d\u2019autre que cela\u00a0: un gosse agenouill\u00e9 devant un coffre ouvert, devant les photos de sa m\u00e8re, et qui ne r\u00e9ussit pas \u00e0 se relever.\u201d<\/p>\n<p>\u201cCe qui est certain, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a pas vu la lumi\u00e8re s\u2019approcher, l\u2019obscurit\u00e9 se dissiper peu \u00e0 peu, le glauque devenir moins glauque, une p\u00e2leur se dessiner. Les fonds sont rest\u00e9s sombres jusqu\u2019au dernier moment (avait-il gard\u00e9 les yeux ferm\u00e9s\u00a0?). En tout cas, quand le jour lui est apparu, quand l\u2019horizon a surgi, il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 aveugl\u00e9, il n\u2019a pas eu besoin d\u2019accommoder le regard, tout a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clair.\u201d<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Philippe Besson a publi\u00e9\u00a0: En l&rsquo;absence des hommes, Son fr\u00e8re (adapt\u00e9 par le r\u00e9alisateur Patrice Ch\u00e9reau), L&rsquo;Arri\u00e8re-saison, Un gar\u00e7on d\u2019Italie, les jours fragiles, Un instant d\u2019abandon, L\u2019enfant d\u2019octobre, Se r\u00e9soudre aux adieux, Un homme accidentel, La Trahison de Thomas Spencer, Retour parmi les hommes , Une bonne raison de se tuer, De l\u00e0, on &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=39\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":104,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,12],"tags":[],"class_list":["post-39","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/39","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=39"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/39\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4194,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/39\/revisions\/4194"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/104"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=39"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=39"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=39"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}