{"id":3953,"date":"2017-02-10T15:37:09","date_gmt":"2017-02-10T14:37:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3953"},"modified":"2021-04-24T11:50:48","modified_gmt":"2021-04-24T09:50:48","slug":"vann-david-dernier-jour-sur-terre-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3953","title":{"rendered":"Vann, David \u00abDernier jour sur terre\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: David Vann est n\u00e9 en 1966 sur l\u2019\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s\u2019installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. Il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019un premier roman pendant dix ans avant de r\u00e9diger en dix-sept jours, lors d\u2019un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succ\u00e8s \u00e0 se faire publier aux \u00c9tats-Unis\u00a0: aucun agent n\u2019accepte de soumettre le manuscrit, jug\u00e9 trop noir, \u00e0 un \u00e9diteur. Ses difficult\u00e9s \u00e0 faire publier son livre le conduisent vers la mer\u00a0: il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs ann\u00e9es dans les Cara\u00efbes et en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les \u00c9tats-Unis en char \u00e0 voile et parcouru plus de 40\u00a0000 milles sur les oc\u00e9ans, il \u00e9choue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu\u2019il a dessin\u00e9 et construit lui-m\u00eame. En 2005, il publie A mile down, r\u00e9cit de son propre naufrage dans les Cara\u00efbes lors de son voyage de noces quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succ\u00e8s lui permet de gagner partiellement sa vie gr\u00e2ce \u00e0 sa plume et il commence \u00e0 enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island \u00e0 un concours de nouvelles qu\u2019il remporte et, en guise de prix, voit son livre publi\u00e9 en 2008 aux Presses de l\u2019Universit\u00e9 du Massachusetts. L\u2019ouvrage est tir\u00e9 \u00e0 800 exemplaires puis r\u00e9imprim\u00e9 \u00e0 la suite de la parution d\u2019une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3\u00a0000 exemplaires de cette \u00e9dition qui seront distribu\u00e9s sur le march\u00e9 am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Publi\u00e9 en France en janvier\u00a02010, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\"><span style=\"color: #8a6119;\">Sukkwan Island <\/span><\/a>remporte imm\u00e9diatement un immense succ\u00e8s. Il remporte le prix M\u00e9dicis \u00e9tranger et s\u2019est vendu \u00e0 plus de 300\u00a0000 exemplaires. Port\u00e9 par son succ\u00e8s fran\u00e7ais, David Vann est aujourd\u2019hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cin\u00e9matographique par une soci\u00e9t\u00e9 de production fran\u00e7aise est en cours.<\/p>\n<p>David Vann est l\u2019auteur de\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\"><em>Sukkwan Island<\/em><\/a>\u00a0<\/span>, D\u00e9solations<em>,\u00a0<\/em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8020\"><em>Impurs<\/em><\/a><\/span>,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8241\"><em>Goat Mountain<\/em><\/a><\/span>,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3953\"><em>Dernier jour sur terre<\/em><\/a>,<\/span>\u00a0\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3579\"><em>Aquarium<\/em><\/a><\/span>, L\u2019Obscure clart\u00e9 de l\u2019air (2017), Un poisson sur la lune (2019), Le Bleu au-del\u00e0 (Nouvelles 2020),<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13389\">Komodo<\/a>\u00a0<\/span>(2021). Il partage aujourd\u2019hui son temps entre la Nouvelle-Z\u00e9lande o\u00f9 il vit et l\u2019Angleterre o\u00f9 il enseigne, tous les automnes, la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><strong>\u00c9ditions Gallmeister, 2014, 256 p.<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: 14 f\u00e9vrier 2008. Steve Kazmierczak, 27 ans, se rend arm\u00e9 \u00e0 son universit\u00e9. Entre 15 h 04 et 15 h 07, il tue cinq personnes et en blesse dix-huit avant de se donner la mort. \u00c0 13 ans, David Vann re\u00e7oit en h\u00e9ritage les armes de son p\u00e8re, qui vient de mettre fin \u00e0 ses jours. Quel itin\u00e9raire a suivi le premier avant de se faire l\u2019auteur de ce massacre ? Quel parcours le second devra-t-il emprunter pour se lib\u00e9rer de cet h\u00e9ritage ? L\u2019\u00e9crivain retrace ici l\u2019histoire de Kazmierczak, paria solitaire, comme tant d\u2019autres. Comme lui, par exemple, qui, enfant, se consolait en imaginant supprimer ses voisins au Magnum.<\/p>\n<p>Dans une mise en regard fascinante, l\u2019auteur plonge dans la vie d\u2019un tueur pour \u00e9clairer son propre pass\u00e9, illuminant les coins obscurs de cette Am\u00e9rique o\u00f9 l\u2019on pallie ses faiblesses une arme \u00e0 la main.<\/p>\n<p><strong>Dans le presse\u00a0<\/strong>: Entre fiction et non-fiction, ce diptyque sonde une violence intime comme collective. Refuse la barri\u00e8re confortable du tueur consid\u00e9r\u00e9 comme un monstre, un autre que soi. David Vann nous oblige \u00e0 plonger en nous, \u00e0 interroger cette pulsion de violence en chacun, il montre comment une culture, des h\u00e9ritages et traditions produisent des tueurs. Christine Marcandier, M\u00c9DIAPART<\/p>\n<p>On n&rsquo;avait pas lu une enqu\u00eate litt\u00e9raire aussi gla\u00e7ante et fascinante depuis le pionnier De sang-froid (1965), de Truman Capote. [\u2026] David Vann plonge dans le cerveau d\u00e9rang\u00e9 d&rsquo;un paria, tout en analysant les n\u00e9vroses collectives d&rsquo;une Am\u00e9rique qui refuse d&rsquo;admettre sa d\u00e9pendance aux armes. Thomas Malher, LE POINT<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Cet auteur et un auteur que j\u2019estime de plus en plus. C\u2019est le troisi\u00e8me livre que je lis de lui apr\u00e8s \u00ab\u00a0Sukkwan Island\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Aquarium\u00a0\u00bb et il me fascine dans son approche des personnages. J\u2019ai \u00e9galement fait plus ample connaissance avec l\u2019auteur dans son interview publi\u00e9e dans le livre\u00a0de Thiltges et Bertini : \u00ab\u00a0Am\u00e9rique des \u00e9crivains en libert\u00e9\u00a0\u00bb (paru chez Albin Michel)<\/p>\n<p>Encore une fois l\u2019auteur qui a eu une enfance et une adolescence tr\u00e8s perturb\u00e9e et difficile \u00e9crit un roman avec de larges parties qui int\u00e8grent sa propre exp\u00e9rience de vie. Dans ce livre il cherche \u00e0 comprendre s\u2019il aurait pu lui-m\u00eame suivre le m\u00eame chemin que le tueur du roman \/ du campus (Le tireur \u00e9tait un ancien \u00e9tudiant en sociologie de La Northern Illinois University, o\u00f9 s&rsquo;est produit le drame, situ\u00e9e \u00e0 DeKalb, \u00e0 une centaine de kilom\u00e8tres \u00e0 l&rsquo;ouest de Chicago. Bilan\u00a0: six \u00e9tudiants tu\u00e9s et une vingtaine de bless\u00e9s, avant de retourner son arme contre lui.)<\/p>\n<p>En se penchant sur la trajectoire de Steven, David Vann d\u00e9crit en fait sa propre adolescence, et ce qui aurait bien pu se produire plus tard\u2026 Il est n\u00e9 dans un monde de violence et son p\u00e8re lui a laiss\u00e9 des armes en h\u00e9ritage apr\u00e8s s\u2019\u00eatre suicid\u00e9, lui laissant porter une partie du fardeau de la culpabilit\u00e9 de ce geste ( la ressemblance s\u2019arr\u00eate l\u00e0 semble-t-il) Il d\u00e9nonce la facilit\u00e9 de se procurer des armes, la violence latente qui existe dans certains adolescents qui se renferment sur eux-m\u00eames et parle de l\u2019interaction entre les jeux vid\u00e9o violents, la prise de m\u00e9dicaments, les tendances suicidaires, la fascination des meurtres et des massacres, le choix de visionner des films violents, de lire certains auteurs en particulier (Orwell et Nietzsche) le racisme et le passage \u00e0 l\u2019acte en tant que tueur de masse qui d\u00e9bouche sur un suicide r\u00e9ussi. Il insiste aussi sur les particularit\u00e9s de comportement\u00a0: effac\u00e9, extr\u00eamement timide, peu sur de soi, \u00e0 se d\u00e9valoriser, manque de confiance en soi, probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la sexualit\u00e9 et difficult\u00e9s de communication, troubles obsessionnels et compulsifs (Toujours v\u00e9rifier \u2013 troubles bipolaires des l\u2019enfance). Et enfin l\u2019importance de n\u2019avoir rien \u00e0 perdre et de ne pas se sentir \u00e0 la hauteur, d\u2019avoir l\u2019impression de ne pas \u00ab\u00a0m\u00e9riter\u00a0\u00bb un bel avenir. Ce livre est une d\u00e9nonciation de l\u2019\u00e9tat de fait qui permet \u00e0 tous les am\u00e9ricains, normaux ou d\u00e9rang\u00e9s psychologiquement, d\u2019acqu\u00e9rir des armes pour ensuite en faire ce que bon leur semble, sans justification et surveillance). Il d\u00e9crit brillamment le parcours de personnes qui sont particuli\u00e8rement intelligentes et tr\u00e8s mal dans leur peau, leurs caract\u00e9ristiques et tout ce qui devrait attirer l\u2019attention et faire r\u00e9sonner le signal \u00ab\u00a0Attention danger potentiel\u00a0\u00bb. Enfin c\u2019est un livre qui ne descend pas en fl\u00e8che mais cherche \u00e0 comprendre et ne cloue pas au pilori ceux qui n\u2019ont jamais vu en ce tueur un \u00eatre dangereux et qui, le consid\u00e9rant comme un ami, ont souhait\u00e9 faire leur deuil de cette personne qui est \u00e0 la fois victime et bourreau.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Le monde s\u2019\u00e9tait vid\u00e9, mais l\u2019arme conservait une pr\u00e9sence, une puissance ind\u00e9niables.<\/p>\n<p>parfois, le pire de nous-m\u00eames finit par l\u2019emporter.<\/p>\n<p>un gar\u00e7on cherchant \u00e0 atteindre le R\u00eave am\u00e9ricain, qui ne se r\u00e9sume pas \u00e0 l\u2019argent, mais qui consiste \u00e0 se reconstruire.<\/p>\n<p>Je crois que j\u2019\u00e9tais juste un solitaire, un paria menant une existence si vide que j\u2019avais simplement besoin de regarder ce qui peuplait la vie des autres, de voir et de ressentir de quoi ils \u00e9taient faits.<\/p>\n<p>J\u2019adore l\u2019\u00e9cole parce que j\u2019adore \u00e9tudier. Mais je d\u00e9teste l\u2019\u00e9cole \u00e0 cause de tous ceux qui sont avec moi en cours. Je d\u00e9teste tout le monde.<\/p>\n<p>Je voulais des amis et je voulais \u00e9prouver un sentiment d\u2019appartenance.<\/p>\n<p>la classe sociale n\u2019est pas qu\u2019une affaire d\u2019argent. C\u2019est aussi une question d\u2019instruction.<\/p>\n<p>Plus d\u2019inqui\u00e9tude quant \u00e0 ce\u00a0que les autres pourront penser de lui. Personne ne pense rien de lui. Pas besoin de lire dans les pens\u00e9es, car les pens\u00e9es sont r\u00e9duites \u00e0 n\u00e9ant.<\/p>\n<p>Mais il a juste dit que l\u2019arm\u00e9e d\u00e9sensibilisait. Genre, il disait\u00a0: \u2018On m\u2019a appris \u00e0 tuer quelqu\u2019un sans \u00e9prouver de contrecoup psychologique. On ne les per\u00e7oit pas comme des \u00eatres humains.\u2019<\/p>\n<p>La sociologie est un havre de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Acheter un Glock\u00a019, quelques chargeurs suppl\u00e9mentaires, entrer dans une salle de classe et tirer sur les gens. Nous n\u2019avons encore rien mis en place pour emp\u00eacher quelqu\u2019un de commettre un tel acte. C\u2019est un droit am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Il est comme un poing serr\u00e9, en boule.<\/p>\n<p>l\u2019intelligence acquise dans les livres ne se transforme pas automatiquement en bon sens quotidien.<\/p>\n<p>il y a eu des \u00e9tudes men\u00e9es sur la violence dans les jeux vid\u00e9o, et peut-\u00eatre que les gens atteints de maladies mentales finissent par se d\u00e9tacher sur le plan \u00e9motionnel\u00a0?<\/p>\n<p>le timing et un contr\u00f4le pr\u00e9cis de ses gestes permettront \u00e0 Steve d\u2019instiller de l\u2019ordre dans cet acte de folie.<\/p>\n<p>Parler avec toi, c\u2019est comme traverser un champ de mines, je marche toujours sur des \u0153ufs quand je suis avec toi, de peur de d\u00e9clencher une r\u00e9action n\u00e9gative de ta part.<\/p>\n<p>Les tueurs de masse s\u2019observent mutuellement, ils s\u2019enseignent des astuces et des trucs, ils contribuent chacun \u00e0 repousser les limites des autres.<\/p>\n<p>Il a contr\u00f4l\u00e9 la dur\u00e9e de son action, il a contr\u00f4l\u00e9 la salle enti\u00e8re, pour la plupart, hein, il a contr\u00f4l\u00e9 tout le monde dans la salle, et puis il a contr\u00f4l\u00e9 son ultime destin\u00e9e, sa destin\u00e9e \u00e0 lui. Si on regarde \u00e7a d\u2019un point de vue philosophique, il s\u2019agit d\u2019exercer un contr\u00f4le sur soi, sur son destin, parce que vous n\u2019\u00eates pas heureux.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, le suicide semble \u00eatre l\u2019acte le plus \u00e9go\u00efste qui soit, j\u2019\u00e9prouvais de la rage et de la honte. \u00c0 pr\u00e9sent, je n\u2019en suis plus aussi certain.<\/p>\n<p>Je lui ai r\u00e9p\u00e9t\u00e9 un million de fois que son pass\u00e9 \u00e9tait derri\u00e8re lui, que je ne lui en voudrais jamais pour rien, mais il pensait que \u00e7a le hanterait \u00e0 jamais. Il avait le sentiment d\u2019\u00eatre un fardeau pour moi, il pensait que je pouvais faire mieux, il ne comprenait pas pourquoi je l\u2019aimais apr\u00e8s tout ce qu\u2019on avait travers\u00e9.<\/p>\n<p>puis il doit revenir une fois encore et v\u00e9rifier, juste pour \u00eatre s\u00fbr. Toujours v\u00e9rifier.<\/p>\n<p>Les m\u00e9dias partent du principe que \u201cC\u2019est la v\u00e9rit\u00e9 pour l\u2019instant, et demain la v\u00e9rit\u00e9 sera peut-\u00eatre diff\u00e9rente\u201d.<\/p>\n<p>Je disais toujours en plaisantant qu\u2019il \u00e9tait un tueur de masse en devenir, il \u00e9tait si coinc\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: David Vann est n\u00e9 en 1966 sur l\u2019\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s\u2019installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. 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