{"id":4187,"date":"2017-04-07T07:20:26","date_gmt":"2017-04-07T06:20:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4187"},"modified":"2017-04-07T07:23:52","modified_gmt":"2017-04-07T06:23:52","slug":"philippe-besson-arrete-avec-tes-mensonges-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4187","title":{"rendered":"Besson, Philippe \u00abArr\u00eate avec tes mensonges\u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Philippe Besson a publi\u00e9\u00a0: En l&rsquo;absence des hommes, Son fr\u00e8re (adapt\u00e9 par le r\u00e9alisateur Patrice Ch\u00e9reau), L&rsquo;Arri\u00e8re-saison, Un gar\u00e7on d\u2019Italie, les jours fragiles, Un instant d\u2019abandon, L\u2019enfant d\u2019octobre, Se r\u00e9soudre aux adieux, Un homme accidentel, La Trahison de Thomas Spencer, Retour parmi les hommes , Une bonne raison de se tuer, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1651\">De l\u00e0, on voit la mer<\/a> , <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=39\">La Maison atlantique<\/a>, Un tango en bord de mer , Vivre vite, Les Passants de Lisbonne et \u00ab <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4187\">Arr\u00eate avec tes mensonges<\/a> \u00bb et est devenu un des auteurs incontournables de sa g\u00e9n\u00e9ration.<br \/>\nS&rsquo;affirmant aussi comme un sc\u00e9nariste original et tr\u00e8s personnel, il a sign\u00e9 le sc\u00e9nario de Mourir d&rsquo;aimer (2009), interpr\u00e9t\u00e9 par Muriel Robin, de La Mauvaise Rencontre (2010) avec Jeanne Moreau, du Raspoutine de Jos\u00e9e Dayan interpr\u00e9t\u00e9 par G\u00e9rard Depardieu, et de Nos retrouvailles (2012) avec Fanny Ardant et Charles Berling. Un homme accidentel sera prochainement adapt\u00e9 au cin\u00e9ma. Un tango en bord de mer, sa premi\u00e8re pi\u00e8ce en tant que dramaturge, a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e \u00e0 Paris \u00e0 l&rsquo;automne 2014 et publi\u00e9e parall\u00e8lement chez Julliard puis reprise \u00e0 l&rsquo;automne 2015 au Th\u00e9\u00e2tre du Petit Montparnasse.<\/p>\n<p>Paru chez Julliard \u2013 janvier 2017 \u2013 198 pages \/ Prix Psychologies\u00a0Magazine &#8211; \u00a0le prix du roman inspirant 2017<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Quand j&rsquo;\u00e9tais enfant, ma m\u00e8re ne cessait de me r\u00e9p\u00e9ter : \u00ab Arr\u00eate avec tes mensonges. \u00bb J&rsquo;inventais si bien les histoires, para\u00eet-il, qu&rsquo;elle ne savait plus d\u00e9m\u00ealer le vrai du faux. J&rsquo;ai fini par en faire un m\u00e9tier, je suis devenu romancier.<br \/>\nAujourd&rsquo;hui, voil\u00e0 que j&rsquo;ob\u00e9is enfin \u00e0 ma m\u00e8re : je dis la v\u00e9rit\u00e9. Pour la premi\u00e8re fois. Dans ce livre.<br \/>\nAutant pr\u00e9venir d&#8217;embl\u00e9e : pas de r\u00e8glement de comptes, pas de violence, pas de n\u00e9vrose familiale.<br \/>\nMais un amour, quand m\u00eame.<br \/>\nUn amour immense et tenu secret.<br \/>\nQui a fini par me rattraper.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Roman\u2026 si vous le dites. De fait c\u2019est une autofiction qui se lit comme un roman. Magnifique, puissant, sensible, \u00e9mouvant, \u00e9difiant\u2026 et malheureusement toujours d\u2019actualit\u00e9 \u00e0 notre \u00e9poque. Et une fois encore cet \u00e9crit de Philippe Besson me bouleverse. Quelle justesse dans ses mots, quelle sensibilit\u00e9, quelle pudeur aussi.<br \/>\nC\u2019est l\u2019histoire d\u2019un refoulement d\u00fb \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e0 l\u2019urgence, \u00e0 l\u2019endroit (un petit village de la France profonde) qui engendre tristesse, col\u00e8re, \u00e9motion\u2026 Un livre plein de tendresse dans lequel l\u2019auteur rend hommage \u00e0 son premier amour. Rattrap\u00e9 par le r\u00e9el, toutes les images de son adolescence remontent \u00e0 la surface et Philippe Besson va les ext\u00e9rioriser. Dans ce livre c\u2019est davantage (et m\u00eame exclusivement) la m\u00e9moire qui parle et non l\u2019imaginaire ancr\u00e9 dans ses souvenirs comme c\u2019est le cas dans ces pr\u00e9c\u00e9dents r\u00e9cits. Il avoue par ailleurs qu\u2019il aime \u00e0 noyer la v\u00e9rit\u00e9 pour se prot\u00e9ger des autres et sa cacher derri\u00e8re un masque.<br \/>\nDans la vie, le choix n\u2019est pas toujours possible\u2026 La direction que va prendre notre existence est fonction du regard des autres, de l\u2019histoire familiale, du contexte familial, social, \u00e9conomique, religieux. La singularit\u00e9 non assum\u00e9e, quelle qu\u2019elle soit, est source de d\u00e9sespoir, de mal-\u00eatre, de solitude, de repli sur soi, voire de suicide\u2026 Comme le dit l\u2019auteur en citant les paroles de la chanson \u00ab\u00a0Veiller tard\u00a0\u00bb de Goldman de l\u2019\u00e9poque \u00ab\u00a0<em>Ces paroles enferm\u00e9es que l&rsquo;on n&rsquo;a pas su dire\u00a0<\/em>\u00bb<br \/>\nCe livre explique l\u2019auteur et son \u0153uvre. C\u2019est une exp\u00e9rience qui se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre l\u2019exp\u00e9rience fondatrice de sa personnalit\u00e9. Il explique l\u2019homme qu\u2019il est devenu, depuis sa jeunesse. Il nous pr\u00e9sente le personnage qui l\u2019a fait tel qu\u2019il est, qui a sa place dans ses romans pr\u00e9c\u00e9dents\u00a0; c\u2019est son premier amour, c\u2019est l\u2019interdit, le cach\u00e9. C\u2019est l\u2019interdit dont on ne peut pas parler, le secret\u00a0; c\u2019est aussi le vivre dans l\u2019urgence en sachant (mais en ne voulant pas le voir) que le temps est compt\u00e9. En effet Thomas sait parfaitement (il le dit) que lui, paysan dans un petit village au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 restera dans sa ferme et que l\u2019auteur, Philippe, quittera ce bled paum\u00e9 et r\u00e9trograde. Un amour \u00e0 jours compt\u00e9s, v\u00e9cu dans l\u2019urgence, qui lui donne d\u2019autant plus d\u2019importance.<br \/>\nCe livre explique les th\u00e8mes r\u00e9currents de la prose de l\u2019auteur\u00a0: la brulure amoureuse, l\u2019incandescence, le deuil, la solitude, le manque, l\u2019importance de l\u2019enfance et de la jeunesse, la difficult\u00e9 d\u2019\u00eatre soi-m\u00eame, le rapport au p\u00e8re (dans ce livre il explique en une phrase que la duret\u00e9 et l\u2019intransigeance du p\u00e8re va vraisemblablement expliquer sa sensibilit\u00e9). Le titre du livre est quant \u00e0 lui expliqu\u00e9 dans les premi\u00e8res phrases, c\u2019est une r\u00e9flexion de sa Maman quand il \u00e9tait petit\u2026 Comme il le dit dans le livre, \u00ab\u00a0<em>Et pour ne pas oublier les disparus<\/em>\u00a0\u00bb ce livre il l\u2019a \u00e9crit pour lutter contre l\u2019oubli, faire revivre les absents.<br \/>\nEn fin de livre, quelques questions restent ouvertes\u00a0: Le non-dit existe-t-il\u00a0? Est-ce-que chacun \u00e0 sa place, ou qu\u2019elle soit\u00a0? Une seconde chance\u00a0? est-ce possible\u00a0? la peur de la d\u00e9sillusion est-elle trop forte pour la tenter\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>j&rsquo;invente des vies \u00e0 ces gens qui s&rsquo;en vont, qui s&rsquo;en viennent, je t\u00e2che d&rsquo;imaginer d&rsquo;o\u00f9 ils arrivent, o\u00f9 ils repartent, j&rsquo;ai toujours aim\u00e9 faire \u00e7a, inventer des vies \u00e0 des inconnus \u00e0 peine crois\u00e9s, m&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 des silhouettes, c&rsquo;est presque une manie, il me semble que \u00e7a a commenc\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;enfance, oui c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 dans le plus jeune \u00e2ge, maintenant je me souviens, cela inqui\u00e9tait ma m\u00e8re, elle disait\u00a0: arr\u00eate avec tes mensonges, elle disait mensonges \u00e0 la place d&rsquo;histoires, \u00e7a m&rsquo;est rest\u00e9,<\/p>\n<p>Je ne sais pas que je n&rsquo;aurai plus jamais dix-sept ans, je ne sais pas que la jeunesse, \u00e7a ne dure pas, que \u00e7a n&rsquo;est qu&rsquo;un\u00a0instant, que \u00e7a dispara\u00eet et quand on s&rsquo;en rend compte il est trop tard, c&rsquo;est fini, elle s&rsquo;est volatilis\u00e9e, on l&rsquo;a perdue, certains autour de moi le pressentent et le disent pourtant, les adultes le r\u00e9p\u00e8tent, mais je ne les \u00e9coute pas, leurs paroles roulent sur moi, ne s&rsquo;accrochent pas, de l&rsquo;eau sur les plumes d&rsquo;un canard, je suis un idiot, un idiot insouciant<\/p>\n<p>Donc je suis d&rsquo;une \u00e9poque r\u00e9volue, d&rsquo;une ville qui meurt, d&rsquo;un pass\u00e9 sans gloire.<\/p>\n<p>Il allumait la radio, il \u00e9coutait \u00ab\u00a0Radioscopie\u00a0\u00bb de Jacques Chancel. Je n&rsquo;ai pas oubli\u00e9. Je viens de cette enfance.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;imaginait pas que je puisse venir de cela, ce monde si rural, si min\u00e9ral, ce monde lent, presque immobile, fossilis\u00e9. Il m&rsquo;a dit\u00a0: il a d\u00fb t&rsquo;en falloir, de la volont\u00e9, pour t&rsquo;\u00e9lever.<\/p>\n<p>Laisser dire, c&rsquo;est confirmer.<\/p>\n<p>D&rsquo;instinct, je d\u00e9teste les meutes. Cela ne m&rsquo;a pas quitt\u00e9.<\/p>\n<p>Bref, je peux tout imaginer. Et je ne m&rsquo;en prive pas<\/p>\n<p>La difficult\u00e9, on peut s&rsquo;en accommoder\u00a0; on d\u00e9ploie des efforts, des ruses, on tente de s\u00e9duire, on se fait beau, dans l&rsquo;espoir de la vaincre. Mais l&rsquo;impossibilit\u00e9, par essence, porte en soi notre d\u00e9faite.<\/p>\n<p>Je t\u00e2che de mesurer la part de hasard, la part de chance, d&rsquo;\u00e9valuer la nature de l&rsquo;al\u00e9a qui conduit \u00e0 la rencontre et je n&rsquo;y r\u00e9ussis pas. On est dans l&rsquo;impond\u00e9rable.<\/p>\n<p>J&rsquo;\u00e9crirai souvent, des ann\u00e9es apr\u00e8s, sur l&rsquo;impond\u00e9rable, sur l&rsquo;impr\u00e9visible qui d\u00e9termine les \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<p>J&rsquo;\u00e9crirai \u00e9galement sur les rencontres qui changent la donne, sur les conjonctions inattendues qui modifient le cours d&rsquo;une existence, les croisements involontaires qui font d\u00e9vier les trajectoires.<\/p>\n<p>en r\u00e9alit\u00e9 rien ne me touche davantage que le craqu\u00e8lement des armures et la personne qui s&rsquo;y r\u00e9v\u00e8le.<\/p>\n<p>Il ajoute cette phrase, pour moi inoubliable\u00a0:\u00a0parce que tu partiras et que nous resterons.<\/p>\n<p>je n&rsquo;aurai plus rien \u00e0 voir avec ce monde de mon enfance, que ce sera comme un bloc de glace d\u00e9tach\u00e9 d&rsquo;un continent.<\/p>\n<p>Plus tard, j&rsquo;\u00e9crirai sur le manque. Sur la privation insupportable de l&rsquo;autre. Sur le d\u00e9nuement provoqu\u00e9 par cette privation\u00a0; une pauvret\u00e9 qui s&rsquo;abat. J&rsquo;\u00e9crirai sur la tristesse qui ronge, la folie qui menace. Cela deviendra la matrice de mes livres, presque malgr\u00e9 moi. Je me demande quelquefois si j&rsquo;ai m\u00eame jamais \u00e9crit sur autre chose.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;absence, c&rsquo;est d&rsquo;abord, \u00e9videmment, le silence, ce silence enveloppant, qui appuie sur les \u00e9paules, dans lequel on sursaute d\u00e8s que se fait entendre un bruit impr\u00e9vu, non identifiable, ou la rumeur du dehors.<\/p>\n<p>Je sais, d&rsquo;un savoir intuitif, que je ne devrai jamais lui poser la moindre question, jamais lui demander de s&rsquo;expliquer. Je suis \u00e9cras\u00e9 par ce savoir.<\/p>\n<p>En fin de compte, l&rsquo;amour n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 possible que parce qu&rsquo;il m&rsquo;a vu non pas tel que j&rsquo;\u00e9tais, mais tel que j&rsquo;allais devenir.<\/p>\n<p>Ce qui lui pla\u00eet chez moi est ce qui m&rsquo;\u00e9loigne de lui.<\/p>\n<p>Et ce sentiment, qui sait, de ne pas \u00eatre tout \u00e0 fait \u00e0 sa place, ici, d&rsquo;\u00eatre une sorte de d\u00e9racin\u00e9, comme si on pouvait avoir le d\u00e9racinement en h\u00e9ritage.<\/p>\n<p>Je me demande si la froideur des p\u00e8res fait l&rsquo;extr\u00eame sensibilit\u00e9 des fils.<\/p>\n<p>Il y a cette br\u00fblure de ne rien \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 dire, de devoir tout taire, et cette question terrible, cet ab\u00eeme sous les pieds\u00a0: si on n&rsquo;en parle pas, comment prouver que \u00e7a existe\u00a0?<\/p>\n<p>On ne se d\u00e9fait jamais de son enfance. Surtout quand elle a \u00e9t\u00e9 heureuse.<\/p>\n<p>Je per\u00e7ois l&rsquo;app\u00e9tit et la d\u00e9sinvolture de ceux qui ont grandi sur une plan\u00e8te r\u00e9tr\u00e9cie, pour qui le voyage n&rsquo;est pas une exp\u00e9dition mais une aventure ordinaire, pour qui\u00a0la s\u00e9dentarit\u00e9 est une mort d\u00e9guis\u00e9e.<\/p>\n<p>cette abn\u00e9gation est probablement une fa\u00e7on de s&rsquo;oublier, de se diluer, une fa\u00e7on aussi de se mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve, de se faire du mal\u00a0?<\/p>\n<p>Je sais aussi tout ce qu&rsquo;on doit quitter de soi pour ressembler \u00e0 tout le monde.<\/p>\n<p>Et puis le d\u00e9sir ne s&rsquo;\u00e9teint pas comme une allumette sur laquelle on souffle, il se consume.<\/p>\n<p>Il me rend \u00e0 la solitude. La plus profonde, celle qu&rsquo;on ressent au c\u0153ur d&rsquo;une foule.<\/p>\n<p>Nous ne sommes plus ceux que nous avons \u00e9t\u00e9. Le temps a pass\u00e9, la vie nous a roul\u00e9 dessus, elle nous a modifi\u00e9s, transform\u00e9s.<\/p>\n<p>Il dit\u00a0: je pourrais regretter\u00a0si j&rsquo;avais eu le choix.\u00a0Mais je n&rsquo;ai pas eu le choix.<\/p>\n<p>Ceux qui n&rsquo;ont pas franchi le pas, qui ne se sont pas mis en accord avec leur nature profonde, ne sont pas forc\u00e9ment des effray\u00e9s, ils sont peut-\u00eatre des d\u00e9sempar\u00e9s, des d\u00e9sorient\u00e9s\u00a0; perdus comme on l&rsquo;est au milieu d&rsquo;une for\u00eat trop vaste ou trop dense ou trop sombre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Philippe Besson a publi\u00e9\u00a0: En l&rsquo;absence des hommes, Son fr\u00e8re (adapt\u00e9 par le r\u00e9alisateur Patrice Ch\u00e9reau), L&rsquo;Arri\u00e8re-saison, Un gar\u00e7on d\u2019Italie, les jours fragiles, Un instant d\u2019abandon, L\u2019enfant d\u2019octobre, Se r\u00e9soudre aux adieux, Un homme accidentel, La Trahison de Thomas Spencer, Retour parmi les hommes , Une bonne raison de se tuer, De l\u00e0, on &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4187\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4188,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,193,12,105],"tags":[197,175,199,309,110,111],"class_list":["post-4187","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-etude-de-societe","category-litterature-france","category-roman","tag-amour","tag-deuil","tag-famille","tag-homosexualite","tag-psychologique","tag-solitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4187","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4187"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4187\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4192,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4187\/revisions\/4192"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4188"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4187"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4187"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4187"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}