{"id":4239,"date":"2017-04-18T17:55:03","date_gmt":"2017-04-18T16:55:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4239"},"modified":"2017-04-18T18:02:12","modified_gmt":"2017-04-18T17:02:12","slug":"sansom-c-j-lamentation-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4239","title":{"rendered":"Sansom, C.J.   \u00abLamentation\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur\u00a0<\/strong>: N\u00e9 en 1952 \u00e0 \u00c9dimbourg, Sansom a suivi ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Birmingham, o\u00f9 il a obtenu un Bachelor of Arts (Licence) et un Ph.D. (Doctorat) en Histoire. Apr\u00e8s de multiples emplois, il a d\u00e9cid\u00e9 de se \u00ab\u00a0recycler\u00a0\u00bb en tant qu&rsquo;avocat-conseil. Il a quitt\u00e9 son travail afin de devenir \u00e9crivain \u00e0 temps plein.<\/p>\n<p>Les Larmes du diable a gagn\u00e9 le prix Ellis Peters du roman historique d\u00e9cern\u00e9 par la Crime Writers&rsquo; Association en 2005 et il fut finaliste du m\u00eame prix pour ses romans Dissolution et Proph\u00e9tie.<\/p>\n<p>La plupart de ses livres se d\u00e9roulent au XVIe\u00a0si\u00e8cle et son personnage principal est l&rsquo;avocat Matthew Shardlake, qui travaille pour lord Thomas Cromwell dans les deux premiers romans de la s\u00e9rie, puis pour l&rsquo;Archev\u00e8que Thomas Cranmer dans les deux suivants et enfin pour la reine Catherine Parr dans le dernier. Il a \u00e9galement \u00e9crit \u00ab\u00a0Un hiver \u00e0 Madrid\u00a0\u00bb qui est un thriller d&rsquo;espionnage qui se d\u00e9roule en Espagne en 1940 et \u00ab\u00a0Dominion\u00a0\u00bb <em>( Et si les nazis avait conquis l&rsquo;Angleterre ? Et si la Seconde Guerre mondiale avait pris fin en 1940 ? Soudain, l&rsquo;Histoire prend un tout autre tournant&#8230;) <\/em><\/p>\n<p><strong>S\u00e9rie \u00ab\u00a0Matthew Shardlake\u00a0\u00bb <\/strong><\/p>\n<p><strong>Tome 5 \u00ab\u00a0Lamentation\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>M\u00ealant histoire et suspense, une nouvelle enqu\u00eate de Matthew Shardlake, l\u2019avocat bossu, humaniste et brillant, charg\u00e9 de sauver la reine d\u2019une terrifiante chasse aux h\u00e9r\u00e9tiques. Mais quand les amis Protestants sont plus dangereux que les ennemis Catholiques, \u00e0 qui peut-on se fier ? Et si par sa loyaut\u00e9, Shardlake s\u2019\u00e9tait fray\u00e9 une voie royale vers le b\u00fbcher ? Un sixi\u00e8me tome qui cl\u00f4t le r\u00e8gne d\u2019Henri VIII, sur fond de tensions religieuses, de machinations et de passions.<\/p>\n<p>Sombres machinations, passions d\u00e9vastatrices et tensions religieuses au c\u0153ur de l\u2019Angleterre tourment\u00e9e des Tudor ; une nouvelle enqu\u00eate de Matthew Shardlake, le talentueux avocat bossu, confront\u00e9 au plus grand des d\u00e9fis : sauver la reine.<\/p>\n<p>Rien ne va plus au royaume des Tudor : alors qu\u2019il s\u2019appr\u00eate \u00e0 pousser son dernier soupir, le tyrannique Henri VIII tente un ultime rapprochement avec le catholicisme dans l\u2019espoir de recommander son \u00e2me \u00e0 Dieu. La chasse aux h\u00e9r\u00e9tiques protestants est de nouveau ouverte, les b\u00fbchers ne d\u00e9semplissent plus.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce contexte explosif que Matthew Shardlake est contact\u00e9 par Catherine Parr, sixi\u00e8me \u00e9pouse du souverain. Celle-ci est terrifi\u00e9e : fervente protestante, elle a couch\u00e9 ses pens\u00e9es dans un journal intime qui a disparu, et dont quelques feuillets ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s chez un imprimeur\u2026 fra\u00eechement assassin\u00e9. Et si les conseillers catholiques du roi avaient en leur possession la preuve de l\u2019h\u00e9r\u00e9sie de la reine ? Que risque-t-elle si l\u2019affaire arrive aux oreilles d\u2019Henri VIII ?<\/p>\n<p>Pr\u00eat \u00e0 tout pour aider sa fid\u00e8le protectrice, Shardlake se lance dans une enqu\u00eate particuli\u00e8rement dangereuse. \u00c0 qui se fier ? Les amis protestants seraient-ils plus dangereux que les ennemis catholiques ? Comment infiltrer le milieu des fanatiques sans risquer d\u2019\u00eatre soi-m\u00eame accus\u00e9 d\u2019h\u00e9r\u00e9sie et de finir au b\u00fbcher ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Contexte (note de l\u2019auteur)<\/strong><\/p>\n<p>En 1532-1533, Henri\u00a0VIII avait rejet\u00e9 la supr\u00e9matie du pape sur l&rsquo;\u00c9glise d&rsquo;Angleterre, mais durant le restant de son r\u00e8gne il oscilla entre deux tendances\u00a0: le maintien des rituels catholiques traditionnels, d&rsquo;une part, et l&rsquo;\u00e9volution vers des pratiques protestantes, d&rsquo;autre part. Ceux qui souhaitaient garder les rituels traditionnels \u2013\u00a0certains d&rsquo;entre eux auraient m\u00eame souhait\u00e9 faire de nouveau all\u00e9geance \u00e0 Rome\u00a0\u2013 \u00e9taient appel\u00e9s conservateurs, traditionalistes, voire papistes. Ceux qui voulaient adopter les pratiques luth\u00e9riennes, et plus tard les pratiques calvinistes, \u00e9taient appel\u00e9s radicaux ou protestants. Les termes \u00ab\u00a0conservateur\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0radical\u00a0\u00bb n&rsquo;avaient alors aucune connotation politique.<\/p>\n<p>En 1546, la pierre de touche de la croyance acceptable \u00e9tait l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 la doctrine catholique traditionnelle de la \u00ab\u00a0transsubtantiation\u00a0\u00bb, selon laquelle le pain et le vin consacr\u00e9s au cours de la c\u00e9l\u00e9bration par le pr\u00eatre de l&rsquo;Eucharistie deviennent v\u00e9ritablement le corps et le sang de J\u00e9sus-Christ. Henri\u00a0VIII ne s&rsquo;\u00e9carta jamais de cette croyance traditionnelle. Selon l&rsquo;\u00ab\u00a0Acte des six articles\u00a0\u00bb, de 1539, nier ce dogme constituait une trahison, le coupable \u00e9tant passible du b\u00fbcher. L&rsquo;autre article de foi fondamental selon Henri\u00a0VIII \u00e9tait la \u00ab\u00a0supr\u00e9matie royale\u00a0\u00bb, \u00e0 savoir que Dieu avait d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;en mati\u00e8re de doctrine les monarques, et non pas le pape, \u00e9taient les arbitres supr\u00eames dans leur pays.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>: C\u2019est toujours un plaisir de retrouver Matthew Shardlake et Barak\u2026 L\u2019Histoire et l\u2019histoire sont une fois de plus au rendez-vous. Un gros pav\u00e9, certes, mais fascinant de bout en bout. Extr\u00eamement bien document\u00e9 une fois encore, nous vivons les derniers mois du Roi et les magouilles pour acc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9gence\u2026 Notre brave avocat va au-devant des pires dangers, il navigue en eaux troubles, ne sait pas trop \u00e0 qui se fier\u2026 Son entourage est bien peu fiable\u2026 les ennemis sont partout. Au p\u00e9ril de sa vie et de ses deux employ\u00e9s, Barak et Nicholas, il va tenter de mener l\u2019enqu\u00eate pour voler une fois encore au secours de la Reine Catherine. Il va en parall\u00e8le travailler sur une sombre histoire d\u2019h\u00e9ritage qui va opposer un fr\u00e8re et une s\u0153ur\u2026 Esp\u00e9rons qu\u2019il va arriver vivant \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9pisode et que nous allons le retrouver pour la suite&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Ils avaient tous les trois fait leur ascension sous Thomas Cromwell, avant de virer vers la faction conservatrice du Conseil priv\u00e9 apr\u00e8s la chute de Cromwell, pliant et se contorsionnant selon le sens du\u00a0vent, hommes toujours \u00e0 deux visages sous un seul bonnet.<\/p>\n<p>Comme vous vous en \u00eates sans doute d\u00e9j\u00e0 rendu compte, soupira-t-il, la cour est un endroit o\u00f9 r\u00e8gnent la peur et la haine. La v\u00e9ritable amiti\u00e9 en est totalement absente. M\u00eame au sein d&rsquo;une famille. Les Seymour se querellent et se donnent des coups de griffes comme des chats.<\/p>\n<p>Vous connaissez la devise de la reine\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0\u201cFaire \u0153uvre utile\u201d.<\/p>\n<p>On ne sait jamais, conclut-il d&rsquo;un air sombre, si les fous sont toujours aussi idiots qu&rsquo;ils le paraissent.<\/p>\n<p>Vous savez, repris-je apr\u00e8s quelques secondes, j&rsquo;ai toujours consid\u00e9r\u00e9 que les gens qui ont une fois in\u00e9branlable, qu&rsquo;ils soient d&rsquo;un bord ou de l&rsquo;autre, sont les hommes les plus dangereux. Mais, tout r\u00e9cemment, je\u00a0me suis demand\u00e9 si je ne me trompais pas et si les pires n&rsquo;\u00e9taient pas ceux qui, comme\u00a0certains personnages tr\u00e8s haut plac\u00e9s \u00e0 la cour \u2013\u00a0Wriothesley ou Rich\u00a0\u2013, passent d&rsquo;un bord \u00e0 l&rsquo;autre pour satisfaire leur ambition.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les questions de foi, r\u00e9pondit-il d&rsquo;un ton chagrin, il vaut mieux parler avec la sagesse du serpent qu&rsquo;avec l&rsquo;innocence de la colombe, selon les propres paroles de J\u00e9sus-Christ.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Lien vers\u00a0: S\u00e9rie \u00ab\u00a0Matthew Shardlake\u00a0\u00bb<\/strong>\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1139\">http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1139<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Image\u00a0<\/strong>: Catherine Parr, sixi\u00e8me \u00e9pouse du souverain<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: N\u00e9 en 1952 \u00e0 \u00c9dimbourg, Sansom a suivi ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Birmingham, o\u00f9 il a obtenu un Bachelor of Arts (Licence) et un Ph.D. (Doctorat) en Histoire. Apr\u00e8s de multiples emplois, il a d\u00e9cid\u00e9 de se \u00ab\u00a0recycler\u00a0\u00bb en tant qu&rsquo;avocat-conseil. Il a quitt\u00e9 son travail afin de devenir \u00e9crivain \u00e0 temps plein. &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4239\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4240,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[140,46,43,33,323,125],"tags":[151],"class_list":["post-4239","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-angleterre","category-polhist","category-histoire","category-ecosse","category-tudor","category-xvieme-siecle","tag-religion"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4239","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4239"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4239\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4241,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4239\/revisions\/4241"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4240"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4239"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4239"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4239"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}