{"id":4254,"date":"2017-04-26T09:56:51","date_gmt":"2017-04-26T08:56:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4254"},"modified":"2020-02-03T17:36:44","modified_gmt":"2020-02-03T16:36:44","slug":"del-arbol-victor-el-peso-de-los-muertosle-poids-des-morts-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4254","title":{"rendered":"Del Arbol, Victor \u201cLe poids des morts\u201d(El peso de los muertos) 2020"},"content":{"rendered":"<p>R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2016 (288 pages) &#8211; Prix Tiflos 2006 &#8211; (Lu en espagnol)<\/p>\n<p>Claude Bleton (Traduction) Parution chez Actes Sud le 5 f\u00e9vrier 2020 Roman (broch\u00e9)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Nous aimons croire qu\u2019il est possible d\u2019enterrer le pass\u00e9 mais la m\u00e9moire r\u00e9side dans notre inconscient et notre histoire est souvent le fruit de notre imagination. Raison pour laquelle quand, en septembre 1975, Lucie re\u00e7oit chez elle, \u00e0 Vienne, un appel en provenance d\u2019Espagne elle d\u00e9cide que c\u2019est le moment de rentrer \u00e0 Barcelone et d\u2019affronter les fant\u00f4mes qui l\u2019asservissent. Elle sent que son monde n\u2019est pas tel qu\u2019elle l\u2019a imagin\u00e9. Fatigu\u00e9e de fuir et de se mentir \u00e0 elle-m\u00eame, elle d\u00e9cide d\u2019affronter sa propre r\u00e9alit\u00e9. Mais, comme elle le craignait, ses morts ressurgissent vingt ans apr\u00e8s, quand elle parcourt les rues de Barcelone et la douleur, les angoisses et la peur l\u2019assaillent \u00e0 nouveau. Franco est \u00e0 l\u2019agonie, mais le r\u00e9gime est encore en place et des personnages comme Ulysse et ses sbires sont toujours l\u00e0, dans une Espagne d\u00e9cadente qui se d\u00e9bat entre en syst\u00e8me qui part en d\u00e9confiture et les premiers vents du changement. Pendant ce temps, un certain Liviano est incarc\u00e9r\u00e9 depuis trente ans \u00e0 la prison Modelo\u00a0; c\u2019est peut-\u00eatre la seule personne capable de reconstruire lav\u00e9ritable histoire du General Quiroga et de sa femme Amelia au d\u00e9but de la dictature, celle de Nah\u00fam M\u00e1rquez, celle du p\u00e8re de Lucia et celle de Lucia elle-m\u00eame. \u201cLe poids des morts\u201d nous confronte au plus profond de notre m\u00e9moire et \u00e0 nos angoisses les plus profondes.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Je ressors un peu troubl\u00e9e de cette lecture\u00a0: un des personnages se pr\u00e9nomme Gilda (comme ma Maman) et que l\u2019auteur \u00e9voque les cygnes (qui \u00e9taient les animaux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de ma maman) et que maman adorait se faire tremper par la pluie pour se sentir vivante. Vous y ajoutez la dictature franquiste et les r\u00e9cits de maman reviennent en masse (fin de la parenth\u00e8se familiale)<\/p>\n<p>Donc\u2026 Premier roman de l\u2019un de mes auteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Et \u00e7a commence fort ! On est tout de suite dans le vif du sujet ! Lucia (l\u2019h\u00e9ro\u00efne) a enfoui bien profond\u00e9ment dans sa m\u00e9moire des souvenirs qu\u2019elle a occult\u00e9 pour pouvoir continuer \u00e0 vivre. Les ann\u00e9es ont pass\u00e9 et les libert\u00e9s qu\u2019elle avait prises pour arranger le pass\u00e9 \u00e0 sa sauce l\u2019emp\u00eachent de vivre : on a beau vouloir oublier, la v\u00e9rit\u00e9 finit par trouver le chemin de la sortie\u2026 On ne peut pas vivre avec le poids du secret et de la dissimulation ; il faut apprendre \u00e0 vivre avec le pass\u00e9 pour pouvoir continuer \u00e0 vivre. Et pour vivre avec le pass\u00e9, il faut le connaitre et donc aller \u00e0 sa rencontre, le faire ressurgir, avec les souffrances qui vont avec. D\u2019ailleurs il n\u2019y a pas que les personnages qui souffrent ; une fois de plus Victor a r\u00e9ussi \u00e0 me faire souffrir avec eux ! Un roman qui se d\u00e9roule dans les derni\u00e8res semaines du Franquisme \u2013 c\u2019est le dernier moment pour certains pour finir ce qu\u2019ils veulent achever avant le passage \u00e0 une autre politique &#8211; et l\u2019ambiance pesante et inqui\u00e9tante de l\u2019Espagne est un personnage suppl\u00e9mentaire, qui rode et r\u00e9pand terreur et suspicion. Les personnages du pass\u00e9 ont chang\u00e9 mais ils sont toujours l\u00e0\u2026 surtout les pires\u2026<\/p>\n<p>Les personnages, comme dans ses autres romans, ne sont jamais tout bons ou tout mauvais (m\u00eame les pires) mais sont fractur\u00e9s dans leur \u00e2me et dans leur chair. Ils ont tous leurs faiblesses, leur part de fragilit\u00e9, m\u00eame les plus noirs, ce qui fait qu\u2019au final ils sont finalement tous attachants par un bout ou un autre\u2026 Rien n\u2019est jamais blanc ou noir\u2026 Au final tout le monde a toujours une part de culpabilit\u00e9, m\u00eame si ce n\u2019est pas celle qu\u2019on imagine\u2026 Mis \u00e0 part Andr\u00e9s, le mari de Luc\u00eda, il faut dire que la galerie des hommes que nous propose l\u2019auteur est particuli\u00e8rement gratin\u00e9e et d\u00e9testable\u2026<\/p>\n<p>Comme dans tous les romans de Victor del Arbol, pass\u00e9 et pr\u00e9sent se compl\u00e8tent et se r\u00e9pondent. Et les personnages sont si bien analys\u00e9s et d\u00e9cortiqu\u00e9s qu\u2019on a l\u2019impression de faire leur connaissance et de les c\u00f4toyer. Et ils sont tous cr\u00e9dibles et repr\u00e9sentatifs de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 un moment ou un autre.<\/p>\n<p>Et toujours l\u2019eau\u2026 la mer, l\u2019oc\u00e9an, la pluie qui lave et rend vivant\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Lo mejor era cargar con lo que la vida le daba y seguir adelante<\/p>\n<p>Trae la lluvia consigo, es su traje. Ha mudado de cuerpo, pero sigue llevando el mismo vestido. Igual que yo. Llevo una nube encima, y a donde voy me sigue como la sombra de mi tristeza. Igual que a usted. Llenar\u00edamos un oc\u00e9ano si nos junt\u00e1semos.<\/p>\n<p>Llevo toda la vida pensando en el antes. No estoy acostumbrada a pensar en el despu\u00e9s.<\/p>\n<p>Lo probable y lo incre\u00edble son cabos de la misma cuerda. Si los juntas, resulta lo inevitable.<\/p>\n<p>No puedo dormir. Solo tengo ganas de asesinar a la luna.<br \/>\n&#8211;\u00a0? Asesinar a la luna\u00a0?<br \/>\n&#8211; S\u00ed, porque se mete en su cuarto y la esp\u00eda desnuda.<\/p>\n<p>Quer\u00edan decirse tantas cosas que lo \u00fanico que les quedaba era callar, callar y dejar que sus cuerpos se despidiesen el uno del otro con calma, como una barca que se despide del muelle y se aleja mar adentro empujada por una marea suave pero inevitable<\/p>\n<p>Rosas sin espinas. Rosas de mentira<\/p>\n<p>\u00abAs\u00ed era la vida, pens\u00f3, un c\u00edrculo que termina donde empieza. Uno anda de chico a viejo sin darse cuenta de que, en realidad, no avanza, solo desanda lo andado\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quien no sabe de d\u00f3nde viene, no sabe ad\u00f3nde va\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Informations\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le <strong>Kapokier<\/strong> appel\u00e9 \u00e9galement fromager (<em>Ceiba pentandra<\/em> (L.) Gaertn. De la famille des Bombacac\u00e9es) est un grand arbre tropical. Il est remarquable par son fruit qui contient des fibres cotonneuses appel\u00e9es \u00ab\u00a0Kapok\u00a0\u00bb et par son tronc qui d\u00e9veloppe \u00e0 sa base des contreforts tr\u00e8s importants. Il accepte comme synonyme <em>Eriodendron anfractuosum<\/em>.<\/p>\n<p><strong>La gota malaya<\/strong>\u00a0: La bota malaya era solo una modalidad de un antiguo m\u00e9todo de tortura que dio otros frutos, como la bota espa\u00f1ola, que por aqu\u00ed empleamos con fines p\u00edos y que exportamos con \u00e9xito a otros pa\u00edses europeos. Compet\u00eda con los brodequins (borcegu\u00edes) franceses.<br \/>\nDe la bota malaya se pas\u00f3 a la gota malaya por confusi\u00f3n con la gota china. Esta es otro m\u00e9todo de tortura. El reo es colocado boca arriba e inmovilizado. Sobre su frente cae cada pocos segundos una gota de agua. Al cabo del tiempo, el sufrimiento f\u00edsico y el psicol\u00f3gico corren parejos.<br \/>\nUn l\u00edder pol\u00edtico se revel\u00f3 un aut\u00e9ntico creador de lenguaje cuando emple\u00f3 la\u00a0 expresi\u00f3n gota malaya, que qued\u00f3 inmortalizada. Fue Felipe Gonz\u00e1lez, que dijo de Pasqual Maragall que era una aut\u00e9ntica gota malaya, en referencia a las permanentes demandas de recursos del entonces alcalde de Barcelona, donde iban a celebrarse los juegos ol\u00edmpicos. Del \u00e9xito del invento dan prueba las cifras de Internet mencionadas al principio. As\u00ed evoluciona el espa\u00f1ol.\u00a0 ( http:\/\/blogs.lavozdegalicia.es\/lamiradaenlalengua\/2013\/03\/23\/la-gota-malaya\/)<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong> : Tronc du Kapokier<\/p>\n<p><strong>Auteur coup de c\u0153ur<\/strong> : (<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1004\">voir article<\/a>)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2016 (288 pages) &#8211; Prix Tiflos 2006 &#8211; (Lu en espagnol) Claude Bleton (Traduction) Parution chez Actes Sud le 5 f\u00e9vrier 2020 Roman (broch\u00e9) R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Nous aimons croire qu\u2019il est possible d\u2019enterrer le pass\u00e9 mais la m\u00e9moire r\u00e9side dans notre inconscient et notre histoire est souvent le fruit de notre imagination. 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