{"id":427,"date":"2014-04-12T13:24:26","date_gmt":"2014-04-12T12:24:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=427"},"modified":"2021-01-15T18:29:47","modified_gmt":"2021-01-15T16:29:47","slug":"salem-carlos-nager-sans-se-mouiller-10-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=427","title":{"rendered":"Salem Carlos : \u00ab\u00a0Nager sans se mouiller\u00a0\u00bb (10.2010)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Carlos Salem, n\u00e9 en 1959 \u00e0 Buenos Aires, a multipli\u00e9 les petits boulots apr\u00e8s ses \u00e9tudes de journalisme. Install\u00e9 en Espagne depuis 1988, il vit aujourd\u2019hui \u00e0 Madrid. Son \u0153uvre est disponible en France chez Actes Sud.<br \/>\n<strong>Ses romans<\/strong>\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=749\">Aller simple<\/a>\u00a0\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=427\">Nager sans se mouiller\u00a0<\/a>\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=744\">Je reste roi d\u2019Espagne<\/a>\u00a0\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=246\">Un jambon calibre 45\u00a0<\/a>\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1775\">Japonais grill\u00e9s\u00a0<\/a>(Recueil de cinq nouvelles )\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10307\">Le Plus Jeune Fils de Dieu<\/a>\u00a0\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4291\">Attends-moi au ciel<\/a>\u00a0\u2013<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sume de l\u2019\u00e9diteur<\/strong> : Juanito P\u00e9rez P\u00e9rez, bient\u00f4t quadrag\u00e9naire, timide et divorc\u00e9, est cadre sup\u00e9rieur dans une multinationale. Mais il est aussi Num\u00e9ro Trois, un redoutable tueur \u00e0 gages qui ne s\u2019est jamais pos\u00e9 de questions sur son m\u00e9tier. Jusqu\u2019\u00e0 ce jour. Au cours des premi\u00e8res vacances qu\u2019il passe seul avec ses enfants, il devra remplir un contrat de derni\u00e8re minute : surveiller une future victime dans un camping de nudistes sur la c\u00f4te sud de l\u2019Espagne. L\u00e0, Juanito\/Num\u00e9ro Trois va d\u00e9couvrir que rien n\u2019est ce que l\u2019on croit. Nu face \u00e0 la vie et nu face \u00e0 la mort, il rencontrera son ex-femme et son nouvel amoureux, un ami d\u2019enfance \u00e0 qui il a vol\u00e9 un \u0153il et une jambe, un policier atypique qui a plusieurs fois crois\u00e9 sa route, un rival au sein de sa propre Entreprise qui est peut-\u00eatre l\u00e0 pour l\u2019ex\u00e9cuter ainsi que sa famille, et une myst\u00e9rieuse jeune fille qui va le pousser \u00e0 affronter les dangers de l\u2019amour. Entre l\u2019urgence de sauver les siens et le besoin de comprendre, le protagoniste sent que l\u2019heure est arriv\u00e9e de choisir qui il veut \u00eatre, s\u2019il survit. Et que, comme disait toujours son vieux ma\u00eetre, \u201cil est impossible de nager sans se mouiller\u201d.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Nettement moins d\u00e9jant\u00e9 que \u00ab\u00a0Je reste roi d&rsquo;Espagne\u00a0\u00bb ( son troisi\u00e8me) mais tr\u00e8s sympa. Moins po\u00e9tique que son premier (Aller simple) Permet de comprendre les liens qui unissent les personnages et nous accompagnent de livres en livres.. Mais toujours plein d&rsquo;humour, de \u00ab\u00a0p\u00e9tillance\u00a0\u00bb, d&rsquo;ironie. On est dans le d\u00e9lire&#8230; mais moins que d&rsquo;habitude. On est aussi davantage dans le polar.. et comme toujours dans des situations bien \u00e0 lui&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00ab Nous faisions tout ensemble et ensemble nous serions pirates. La vie, \u00e0 quatorze ans, consistait encore \u00e0 se demander si on serait pirate ou astronaute. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Leti, je ne sais pas, je la surprends \u00e0 regarder furtivement, elle hoche doucement la t\u00eate comme si elle \u00e9tait en train d\u2019enregistrer une connaissance th\u00e9orique dans le casier correspondant de la r\u00e9alit\u00e9. Comme sa m\u00e8re, ma fille sera une femme \u00e0 casiers. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je g\u00e9mis ou c\u2019est elle ou nous deux, ensemble. J\u2019entre en Yolanda comme dans une maison nouvelle, pleine de surprises, j\u2019en explore chaque recoin, une fois puis une autre, parce que les chambres de son plaisir sont illumin\u00e9es ou s\u2019\u00e9clairent chaque fois que j\u2019y p\u00e9n\u00e8tre. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Une pause, nous reprenons notre souffle, les vagues nous l\u00e8chent comme nous le faisions un instant auparavant, et la lune me dit que la nuit ne fait que commencer. Et qu\u2019elle nous appartient. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Elle ouvre les yeux et son regard est une caresse. \u2014 Je veux plus, murmure-t-elle. Je veux une nuit encore, je veux d\u2019autres nuits et, s\u2019il t\u2019en reste, je veux un jour aussi. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je la prends dans mes bras. Nous flottons dans des nuages de champagne, nous respirons des bulles, nous aspirons des liqueurs, dans une langueur tendue d\u2019\u00e9nergie. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Nous flottons dans des nuages de champagne, nous respirons des bulles, nous aspirons des liqueurs, dans une langueur tendue d\u2019\u00e9nergie. Je sais que dehors il fait jour. Mais, dans une chanson dont je ne me souviens pas, il \u00e9tait dit qu\u2019il faut \u00eatre deux pour que le matin soit toujours hier soir. Il suffit de fermer les volets. Nous n\u2019en avons pas ici, mais il y a cette couverture l\u00e9g\u00e8re qui ne nous a pas servis et dans l\u2019ombre de laquelle nous plongeons. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab La nuit est partie avec elle et d\u2019un seul coup le jour redevient le ma\u00eetre du monde. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Le moment o\u00f9 j\u2019aurais pu me lancer s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 et je l\u2019ai laiss\u00e9 filer. Quand on passe sa vie \u00e0 lire, on finit par croire que la vie est un livre, qu\u2019on peut revenir en arri\u00e8re si l\u2019on perd le fil de l\u2019histoire. Mais ce n\u2019est pas comme \u00e7a. La vie, notre propre vie, on ne peut la lire qu\u2019une fois, tout en avan\u00e7ant. Et connaissez-vous quelque chose de plus difficile que de lire en marchant ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je lui tourne le dos et me dirige vers la piscine. Je ne suis pas fier, mais ce n\u2019est pas d\u00e9sagr\u00e9able de voir quelqu\u2019un se montrer ridicule. Quelqu\u2019un d\u2019autre que moi. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab \u2014 Souviens-toi de ce que je vais te dire, mon gars. C\u2019est la le\u00e7on num\u00e9ro z\u00e9ro, la premi\u00e8re et la derni\u00e8re : la nature est sage, mais elle a ses limites. Une chenille peut se transformer en papillon, mais un fils de pute sera toujours un fils de pute. J\u2019ai eu envie de lui demander s\u2019il faisait allusion \u00e0 Num\u00e9ro Treize ou s\u2019il voulait parler de nous. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Que puis-je lui dire, comment lui raconter ce que je ne me raconte pas \u00e0 moi-m\u00eame ? Le mieux c\u2019est de ne rien dire, de regarder les nuages et la mer au loin. Attendre que le silence r\u00e9ponde. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Les souvenirs perdent leur pr\u00e9cieuse imperfection, m\u00eame s\u2019ils acqui\u00e8rent la gloire des mots. Quand on n\u2019a plus rien, il reste les paroles, pauvres compagnes de lit. Les livres sont un harem surpeupl\u00e9, dans les couloirs duquel il est ais\u00e9 d\u2019\u00e9garer le d\u00e9sir ou d\u2019entrer dans le mauvais lit. Et puis, cher Juan, ne vous faites pas d\u2019illusions : il est des occasions o\u00f9 les livres ne servent \u00e0 rien. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019exige que, \u00e0 la fin du roman, je puisse vivre sans mensonges, savoir si je suis Juanito ou Num\u00e9ro Trois. Savoir. Vivre. Aimer. M\u00eame si \u00e7a doit me faire souffrir. M\u00eame si je dois mourir en conjuguant ces verbes. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cette ardeur lui appartient et je dois la garder jusqu\u2019\u00e0 son retour. Tout le reste peut attendre, pas son souvenir. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Et quoique dise Camilleri, il n\u2019y a pas de mots qui puissent rendre plus beau ce que je garde d\u2019elle sur le bout de mes doigts. Triste joie, bonheur peint \u00e0 l\u2019aquarelle et s\u00e9ch\u00e9 par des soupirs, tout \u00e7a est si nouveau et si ancien que, comme un adolescent amoureux, je m\u2019endors paisiblement, mon sexe accusant le ciel de ne pas me permettre de la poss\u00e9der ici et maintenant. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Quelque chose en relation avec mon travail, je pourrais le jurer. Ce que nous savons, nous ne le tenons pas enti\u00e8rement de notre formation. Les exp\u00e9riences s\u2019additionnent, par couches. Des couches minces. Des signes. Des pistes. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Mais avant je ne savais pas le distinguer, comme la plupart des gens. Le silence de ce que l\u2019on n\u2019attend pas, de la mauvaise nouvelle qui ne nous concerne pas mais qui est pass\u00e9e si pr\u00e8s qu\u2019elle nous glace le sang. Le silence des murmures quand on n\u2019a pas encore de bras assez solides pour s\u2019accrocher \u00e0 quelqu\u2019un, pas de jambes pour courir comme le vent. Le silence d\u00e9chir\u00e9 par les sp\u00e9culations avort\u00e9es, des bribes de questions. Le bruit d\u2019une terreur informe. Mais pr\u00e9cise. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Comme si j\u2019allais au cin\u00e9ma. Je fais \u00e7a de temps en temps. Regarder les gens comme s\u2019ils \u00e9taient les personnages d\u2019un film. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Le vieux Trois disait qu\u2019il existe un instant, un seul, pas une heure ni une minute ni m\u00eame une foutue seconde, un instant au cours duquel les choses changent. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je regrette, mais je ne vois pas de solution. Chacun construit son personnage, et puis vient un moment o\u00f9 ce n\u2019est plus un personnage, c\u2019est devenu toi. Et si tu ne quittes pas tr\u00e8s vite ce masque, tu te rendras compte que ce que tu essaies d\u2019enlever c\u2019est ton propre visage. C\u2019est douloureux, juge. C\u2019est tr\u00e8s douloureux. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je crois que je demandais au vieux Num\u00e9ro Trois qui \u00e9taient les personnes assises aux autres tables, il haussait les \u00e9paules et r\u00e9pondait que les gens ne disparaissent jamais compl\u00e8tement, ils sont toujours avec toi mais, si tu apprends \u00e0 les porter sur tes \u00e9paules, ils ne te d\u00e9rangent pas trop. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je crois que je demandais au vieux Num\u00e9ro Trois qui \u00e9taient les personnes assises aux autres tables, il haussait les \u00e9paules et r\u00e9pondait que les gens ne disparaissent jamais compl\u00e8tement, ils sont toujours avec toi mais, si tu apprends \u00e0 les porter sur tes \u00e9paules, ils ne te d\u00e9rangent pas trop. Je comptais ces personnes sans visages et souriantes, elles \u00e9taient quatorze, c\u2019\u00e9taient mes morts. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Il pleut. Comme si le ciel voulait laver quelque chose. Quelque chose de si sale que seul un d\u00e9luge d\u2019\u00e9t\u00e9 pourrait d\u00e9barrasser de sa crasse. Il pleut et je crois que \u00e7a vaut mieux. La visibilit\u00e9 r\u00e9duite \u00e9quilibre les forces. Si tant est qu\u2019il m\u2019en reste. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Peut-\u00eatre n\u2019\u00e9taient-ce pas des larmes mais les gouttes de cette pluie qui mart\u00e8le l\u2019asphalte comme Arregui mart\u00e8le maintenant mon bras de son poing puissant. C\u2019est s\u00fbr qu\u2019utiliser ma t\u00eate n\u2019est pas mon truc ce soir, avec tous les verres et tous les doutes qui la remplissent. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Nous r\u00e9cup\u00e9rons notre souffle, enlac\u00e9s comme deux arbres ayant surv\u00e9cu \u00e0 un ouragan, mais qui craignent de s\u2019effondrer \u00e0 la prochaine brise. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je retourne sur le lit et je profite du temps qu\u2019il met \u00e0 revenir pour r\u00e9fl\u00e9chir. Je n\u2019arrive \u00e0 aucune conclusion, mais je m\u2019attarde sur les franges des r\u00eaves que j\u2019ai faits avant de me r\u00e9veiller. Ce n\u2019\u00e9taient pas des r\u00eaves, plut\u00f4t des souvenirs dont j\u2019ignorais l\u2019existence, des \u00e9bauches de r\u00e9v\u00e9lations imminentes. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Carlos Salem, n\u00e9 en 1959 \u00e0 Buenos Aires, a multipli\u00e9 les petits boulots apr\u00e8s ses \u00e9tudes de journalisme. Install\u00e9 en Espagne depuis 1988, il vit aujourd\u2019hui \u00e0 Madrid. Son \u0153uvre est disponible en France chez Actes Sud. Ses romans\u00a0:\u00a0Aller simple\u00a0\u2013\u00a0Nager sans se mouiller\u00a0\u2013\u00a0Je reste roi d\u2019Espagne\u00a0\u2013\u00a0Un jambon calibre 45\u00a0\u2013\u00a0Japonais grill\u00e9s\u00a0(Recueil de cinq nouvelles )\u00a0Le &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=427\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":435,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,30],"tags":[],"class_list":["post-427","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-latino"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/427","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=427"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/427\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12629,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/427\/revisions\/12629"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/435"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}