{"id":4271,"date":"2017-05-02T17:43:58","date_gmt":"2017-05-02T16:43:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4271"},"modified":"2020-04-26T11:39:16","modified_gmt":"2020-04-26T10:39:16","slug":"bilal-parker-les-ombres-du-desert-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4271","title":{"rendered":"Bilal, Parker \u00abLes ombres du d\u00e9sert\u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, Anglo-Soudanais \u00e9galement auteur de six romans non policiers. N\u00e9 \u00e0 Londres et dipl\u00f4m\u00e9 en g\u00e9ologie de l\u2019universit\u00e9 de Sheffield, il a v\u00e9cu au Caire, au Soudan et au Danemark et \u00e0 Barcelone avant de s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Amsterdam.<\/p>\n<p>Dans un article du journal suisse \u00ab\u00a0Le Temps\u00a0\u00bb on nous le pr\u00e9sente ainsi\u00a0: Les polars de Parker Bilal ont le\u00a0Caire pour d\u00e9cor et l\u2019Egypte pour th\u00e9\u00e2tre. Une raret\u00e9. Port\u00e9s par un souffle lyrique et une \u00e9criture baroque, ses livres nous emm\u00e8nent dans un tourbillon de sensations, de rebondissements rocambolesques et d\u2019\u00e9motions. Ils nous font sentir la ville, son sol, sa poussi\u00e8re, son brouhaha, son histoire et ses trag\u00e9dies. A travers le sympathique et assez myst\u00e9rieux d\u00e9tective Makana \u2013 un ex-officier de la police soudanaise en exil dans la capitale \u00e9gyptienne et qui vit sur une awama, une sorte de p\u00e9niche d\u00e9glingu\u00e9e amarr\u00e9e au bord du Nil \u2013 ils nous font sauter de toit en toit \u00e0 la poursuite d\u2019un coupable ou nous invitent dans une incroyable gargote pour d\u00e9guster rognons frits, saucisses grill\u00e9es, kebab et c\u00f4tes d\u2019agneaux.\u00a0\u00a0 (voir l\u2019article complet\u00a0: https:\/\/www.letemps.ch\/culture\/2016\/04\/08\/parker-bilal-homme-caire-un-polar )<\/p>\n<p><strong>Les enqu\u00eates de Makana<\/strong>\u00a0\u2013 Les ombres du d\u00e9sert (la troisi\u00e8me enqu\u00eate de Makana, d\u00e9tective priv\u00e9 pas comme les autres)<\/p>\n<p>Les enqu\u00eates de Makana : ( il pr\u00e9voit une dizaine de tomes, entre 2001 (le 11 septembre) et 2011, ann\u00e9e des printemps arabes et de la chute de Moubarak) :\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4262\">Les \u00e9cailles d\u2019or<\/a> \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3533\">Meurtres rituels \u00e0 Imbaba<\/a> \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4271\">Les ombres du d\u00e9sert<\/a> \u2013 <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10739\">Le Caire, toile de fond<\/a> &#8211; La cit\u00e9 des chacals &#8211;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: D\u00e9but 2002, peu apr\u00e8s le 11 Septembre. Alors que les Isra\u00e9liens assi\u00e8gent Ramallah, une forte tension agite les rues du Caire, o\u00f9 Makana file tant bien que mal la Bentley de Me Ragab, que sa femme pressent d\u2019adult\u00e8re. En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019avocat va voir sa prot\u00e9g\u00e9e, Karima, une jeune fille gravement br\u00fbl\u00e9e dans l\u2019incendie de son domicile. La police croit \u00e0 un accident, il soup\u00e7onne un crime d\u2019honneur commis par le p\u00e8re de la victime, un djihadiste en cavale. Makana se rend \u00e0 Siwa, oasis \u00e0 la lisi\u00e8re du d\u00e9sert libyen, pour se renseigner sur la famille de Karima, mais il s\u2019y heurte \u00e0 l\u2019hostilit\u00e9 des autorit\u00e9s, qui appliquent la loi \u00e0 leur mani\u00e8re et se m\u00e9fient des \u00e9trangers. Pire, il est accus\u00e9 de deux meurtres barbares qui l\u2019\u00e9clairent sur une donn\u00e9e majeure de l\u2019\u00e9quilibre local : la pr\u00e9sence de gisements de gaz\u2026<\/p>\n<p>\u00c0 travers le personnage d\u2019une femme membre de l\u2019Association pour la protection des droits des \u00c9gyptiennes, la s\u00e9rie \u00ab Makana \u00bb s\u2019enrichit d\u2019une nouvelle perspective : la condition des femmes et l\u2019islam.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Entre le Caire et l\u2019Oasis de Siwa, proche de la fronti\u00e8re avec la Lybie. Ce que j\u2019aime tout particuli\u00e8rement dans les aventures de Makana, c\u2019est l\u2019atmosph\u00e8re du Caire (en proie \u00e0 des manifestations pro-palestiniennes et anti-Isra\u00ebl) et du d\u00e9sert. Une fois de plus on est en train de baigner dans l\u2019histoire actuelle de l\u2019Egypte. On est au d\u00e9but de la lutte anti-terroriste, au c\u0153ur des probl\u00e8mes de soci\u00e9t\u00e9, la condition de la femme en Egypte par exemple. Historie, traditions, aventure, politique, romanesque sont une fois de plus au programme. Makana, le policier soudanais devenu d\u00e9tective suite \u00e0 sa fuite et son exil au Caire est de plus en plus attachant. Quand Makana apparait, il relie les fant\u00f4mes du pass\u00e9 au cadavres du pr\u00e9sent, remue la boue, exhume les secrets de famille\u2026 Au fil des ann\u00e9es et des enqu\u00eates, on retrouve ses ennemis de toujours\u00a0; toujours poursuivi par la haine f\u00e9roce de ses anciens coll\u00e8gues du Soudan, \u00e9tranger partout o\u00f9 il est (au Caire ou \u00e0 Siwa) il cristallise les angoisses et la d\u00e9fiance. Un nouvel opus qui allie la connaissance de l\u2019Egypte et la maitrise de l\u2019intrigue. Ses personnages sont bien d\u00e9crits et les temps morts inexistants. On est loin de la civilisation, dans une ville o\u00f9 l\u2019on vit dans le pass\u00e9, une oasis perdue loin de la civilisation. C\u2019est le conflit entre la modernit\u00e9 et la tradition\u00a0; ici il traite les \u00ab\u00a0crimes d\u2019honneur\u00a0\u00bb (qui ne sont pas punis par l\u2019Islam) et la condition f\u00e9minine au c\u0153ur du monde musulman. Zahra est \u00e0 la fois moderne (active dans les droits de la femme) et traditionnelle (port du voile). Orient et Occident se confrontent dans cette s\u00e9rie de romans. On approche le monde arabe par le biais du roman et il nous l\u2019explique par l\u2019exemple, dans toute sa complexit\u00e9. Cette s\u00e9rie a pour objectif de nous familiariser avec la vie en Egypte.<\/p>\n<p>L\u2019Oasis de Siwa ne nous est pas d\u00e9crite comme un paradis touristique, loin de l\u00e0. C\u2019est l\u2019enfer au c\u0153ur du d\u00e9sert\u00a0; un seul docteur, qui est rong\u00e9 par la vie et l\u2019alcool, des policiers corrompus, des bandits, des dangers \u00e0 chaque coin de rue\u2026 Entre chape de soleil de plomb et chape de lourds secrets, l\u2019ambiance est lourde et pesante.<\/p>\n<p>Mais prenez la route de l\u2019Egypte actuelle avec Makana et vous n\u2019allez pas le regretter.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>On aurait dit que le 11\u00a0Septembre avait lib\u00e9r\u00e9 une haine qui, depuis toujours, couvait sous la surface.<\/p>\n<p>Ils n\u2019avaient aucune notion de ce qu\u2019\u00e9tait le monde r\u00e9el, au-del\u00e0 de leur territoire de conte de f\u00e9es.<\/p>\n<p>Parfois, la solitude lui pesait tellement qu\u2019il se demandait si la mort ne serait pas une meilleure solution.<\/p>\n<p>une banque de donn\u00e9es aussi obscures qu\u2019h\u00e9t\u00e9roclites s\u2019\u00e9tait constitu\u00e9e dans sa m\u00e9moire, tel un banc de sable form\u00e9 dans le Nil au fil des si\u00e8cles<\/p>\n<p>tenter de convaincre Makana de voir le monde de la m\u00eame mani\u00e8re que la plupart des gens revenait \u00e0 essayer d\u2019inverser le cours du Nil.<\/p>\n<p>Il avait un visage qu\u2019on pouvait seulement d\u00e9crire comme marqu\u00e9 par l\u2019exp\u00e9rience\u00a0: toutes les nuits blanches, tous les soucis y \u00e9taient grav\u00e9s.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la croyance populaire, l\u2019argent n\u2019ach\u00e8te pas le sens du devoir. Il ach\u00e8te l\u2019ob\u00e9issance, l\u2019engagement envers le payeur\u2026 mais pas envers la t\u00e2che \u00e0 accomplir. Le sens du devoir est une denr\u00e9e que l\u2019amour ou l\u2019argent ne peuvent procurer.<\/p>\n<p>1989 \u00e9tait l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 tout avait bascul\u00e9 pour lui. Un nouveau r\u00e9gime \u00e9tait arriv\u00e9 au pouvoir et, soudain, sa position d\u2019inspecteur de police \u00e0 Khartoum s\u2019\u00e9tait trouv\u00e9e remise en cause. Et il n\u2019y avait pas eu que le Soudan. En Allemagne, le mur de Berlin s\u2019effondrait. En Chine, les \u00e9tudiants en col\u00e8re occupaient la place Tian\u2019anmen. En Afghanistan, les derni\u00e8res troupes sovi\u00e9tiques se retiraient du pays.<\/p>\n<p>Vous avez besoin de travailler, comme nous tous. C\u2019est la seule chose qui ait un sens dans ce monde de fous<\/p>\n<p>Il nota qu\u2019elle l\u2019observait, examinant ses v\u00eatements et son allure g\u00e9n\u00e9rale. Il se fit l\u2019effet d\u2019un lapin sur une table de dissection.<\/p>\n<p>Vous avez grandi par ici\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Moi\u00a0? s\u2019esclaffa-t-elle. Non. J\u2019ai grandi loin, tr\u00e8s loin, dans un monde d\u2019illusion.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Certains prisonniers sont retenus dans des prisons secr\u00e8tes qu\u2019on appelle \u201cBlack Sites\u201d. Personne n\u2019en conna\u00eet l\u2019emplacement exact. Ces gens-l\u00e0 sont efficacement retir\u00e9s de la circulation.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Alexandre le Grand, disait-on, avait emprunt\u00e9 ce m\u00eame itin\u00e9raire, suivant un vol d\u2019oiseaux qui l\u2019avait conduit \u00e0 l\u2019oasis. Le d\u00e9sert avait jadis englouti Cambyse\u00a0II et la totalit\u00e9 de son arm\u00e9e. La route correspondait \u00e0 l\u2019ancienne piste des caravanes.<\/p>\n<p>le football, langue universelle pour communiquer.<\/p>\n<p>Les maisons d\u00e9labr\u00e9es et abandonn\u00e9es offraient un aspect fantomatique, comme si les esprits de cette lointaine \u00e9poque veillaient encore sur le pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Vous \u00eates un citadin. Les gens abandonnent leur identit\u00e9 quand ils partent pour la ville. Ils s\u2019\u00e9garent dans une transe de bruits et de lumi\u00e8res criardes. Ici, nous n\u2019oublions pas d\u2019o\u00f9 nous venons.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est un sujet sensible et ils ne veulent pas marcher sur les pieds de qui que ce soit.<br \/>\n\u2013\u00a0Quels sont les pieds qui les pr\u00e9occupent\u00a0?<\/p>\n<p>Tel un djinn imp\u00e9tueux, elle courait partout, soutenant une conversation\u00a0ininterrompue avec son mari, lequel semblait condamn\u00e9 \u00e0 une existence silencieuse dans un univers parall\u00e8le o\u00f9 tout bougeait beaucoup plus lentement.<\/p>\n<p>Il se trouva aussit\u00f4t plong\u00e9 dans le silence, que seul troublait le l\u00e9ger sifflement du vent. Regardant vers le sud, il vit la poussi\u00e8re se soulever et former un c\u00f4ne qui s\u2019\u00e9leva dans les airs en tourbillonnant. Un djinn du d\u00e9sert.<\/p>\n<p>Toute soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 plus forte raison quand c\u2019est une petite communaut\u00e9, est remplie de crainte ou d\u2019espoir quand un \u00e9tranger d\u00e9barque en son sein. Crainte qu\u2019il n\u2019apporte du changement\u2026 et espoir qu\u2019il en apporte.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0On ne peut pas retrouver son chemin dans le pass\u00e9.<br \/>\n\u2013\u00a0Parce qu\u2019il est r\u00e9volu\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Parce qu\u2019il est toujours l\u00e0, avec nous.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019espace d\u2019un bref instant, ils flott\u00e8rent sur un nuage de leur propre fabrication.<\/p>\n<p>J\u2019avais l\u2019impression que le pass\u00e9 avait bondi sur moi pour m\u2019engloutir.<\/p>\n<p>Kalonsha \u00e9mergea des t\u00e9n\u00e8bres, tableau issu d\u2019un r\u00eave fantasmagorique, cauchemar habit\u00e9 par des esprits oubli\u00e9s dans ce d\u00e9sert au fil des si\u00e8cles. Les hommes qui y d\u00e9ambulaient auraient pu \u00eatre les homologues modernes des guerriers de l\u2019arm\u00e9e de Cambyse\u00a0II, engloutis jadis par une temp\u00eate de sable.<\/p>\n<p>Dans le cr\u00e9puscule, il vit passer un h\u00e9ron solitaire qui flottait sur un radeau en papyrus et ressemblait \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 un hi\u00e9roglyphe anim\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Info<\/strong>\u00a0: Sioua (en berb\u00e8re\u00a0: \u2d49\u2d59\u2d49\u2d61\u2d30\u2d4f Isiwan (Issiouane)\u00a0; en arabe\u00a0:\u00a0\u0648\u0627\u062d\u0629 \u0633\u064a\u0648\u0629 Ouahat Siouah) est une oasis de l&rsquo;ouest de l&rsquo;\u00c9gypte, proche de la fronti\u00e8re libyenne et \u00e0 560\u00a0km du Caire. \u00ab\u00a0Sioua\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Syouah\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Siouah\u00a0\u00bb sont des translitt\u00e9rations synonymes pour d\u00e9signer cette m\u00eame oasis \u00e9galement connue sous le nom plus ancien d\u2019\u00aboasis d\u2019Ammon\u00bb (ou Amon). Aucun lien n&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 entre Sioua et le reste de l&rsquo;\u00c9gypte antique avant la XXVIe dynastie. \u00c0 cette \u00e9poque une n\u00e9cropole y est construite.<br \/>\nC&rsquo;est \u00e0 proximit\u00e9 qu&rsquo;aurait disparu vers 500 av. J.-C. l&rsquo;arm\u00e9e perdue de Cambyse II.<br \/>\nC&rsquo;est au temple d&rsquo;Amon dans l&rsquo;oasis de Sioua qu&rsquo;Alexandre le Grand rencontre l&rsquo;oracle qui le confirme comme descendant direct du dieu Amon, le confortant dans son statut de pharaon.<br \/>\nEn 708, les arabo-musulmans se heurtent \u00e0 la r\u00e9sistance de cette oasis berb\u00e8re dont la population ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas convertie \u00e0 l&rsquo;islam avant le XIIe\u00a0si\u00e8cle. La commercialisation de produits du palmier dattier avec les caravanes (des routes transsahariennes) est tr\u00e8s ancienne\u00a0: Sioua a connu un isolement relatif, on y venait sans vraiment y s\u00e9journer. Depuis la route goudronn\u00e9e en 1984 liant l\u2019oasis \u00e0 Marsa Matrouh (sur le littoral \u00e0 300\u00a0km), on note un d\u00e9but d\u2019ouverture au tourisme \u00e9gyptien et international, bien qu&rsquo;encore tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9.<br \/>\nLa soci\u00e9t\u00e9 siwie, tr\u00e8s p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e par un islam rigoriste \u2014 en particulier sur la libert\u00e9 de mouvement des femmes \u2014, pourrait conna\u00eetre bient\u00f4t un r\u00e9veil identitaire berb\u00e8re \u00e0 travers un int\u00e9r\u00eat croissant pour ses particularismes culturels.<\/p>\n<p><strong>Photo<\/strong>\u00a0: Siwa<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, Anglo-Soudanais \u00e9galement auteur de six romans non policiers. N\u00e9 \u00e0 Londres et dipl\u00f4m\u00e9 en g\u00e9ologie de l\u2019universit\u00e9 de Sheffield, il a v\u00e9cu au Caire, au Soudan et au Danemark et \u00e0 Barcelone avant de s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Amsterdam. Dans un article du journal suisse \u00ab\u00a0Le Temps\u00a0\u00bb on &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4271\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4272,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,46,70,193,328,16,331],"tags":[199,277,151,194,169],"class_list":["post-4271","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-polhist","category-egypte","category-etude-de-societe","category-le-caire","category-litterature-du-proche-et-moyen-orient-du-magreb","category-siwa","tag-famille","tag-passe","tag-religion","tag-terrorisme","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4271"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4271\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10743,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4271\/revisions\/10743"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4272"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}