{"id":4360,"date":"2017-05-23T09:20:12","date_gmt":"2017-05-23T08:20:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4360"},"modified":"2025-12-31T11:32:31","modified_gmt":"2025-12-31T09:32:31","slug":"benameur-jeanne-les-insurrections-singulieres-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4360","title":{"rendered":"Benameur, Jeanne \u00abLes Insurrections singuli\u00e8res\u00bb (2011)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Jeanne Benameur est n\u00e9e en Alg\u00e9rie en 1952 d&rsquo;un p\u00e8re alg\u00e9rien et d&rsquo;une m\u00e8re italienne. Elle vit \u00e0 La Rochelle et consacre l&rsquo;essentiel de son temps \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Elle a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie et l\u2019histoire de l\u2019art.<\/p>\n<p>Elle a \u00e9crit entre autres\u00a0:\u00a0\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4567\">Laver les ombres<\/a>\u00a0<\/span>(2008) \u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4360\"><span style=\"color: #0000ff;\">Les Insurrections singuli\u00e8res<\/span>\u00a0<\/a>(2011)\u00a0\u2013<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=787\">\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">Profanes<\/span><\/a><span style=\"color: #0000ff;\">,\u00a0<\/span>(2012) \u2013 Vivre c\u2019est risquer (2013) \u2013\u00a0 Je vis sous l\u2019\u0153il du chien \u2013 suivi de L\u2019Homme de longue peine, (2013), 48\u00a0p \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6512\">Pas assez pour faire une femme<\/a><\/span>\u00a0(Actes Sud, coll. Babel, 2015) \u2013 Otages intimes (2015) 176 p. Prix du roman Version F\u00e9mina \u2013<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6870\">L\u2019Enfant qui<\/a><\/span>\u00a0(2017) \u00a0\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14530\">Ceux qui partent<\/a><\/span> (2019) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19821\">La patience des traces<\/a><\/span>\u00a0(2022) &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Benameur, Jeanne \u00ab\u00a0Vivre tout bas\u00a0\u00bb (2025) 208 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23499\"> Vivre tout bas<\/a>\u00a0<\/span> (2025) &#8211; Vers l\u2019\u00e9criture (essai &#8211; 2025)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Actes Sud &#8211; Janvier, 2011 \u2013 208 pages &#8211; Prix litt\u00e9raire de Valognes 2011 &#8211; prix Paroles d&rsquo;encre2011 &#8211; prix litt\u00e9raire des Rotary clubs de langue fran\u00e7aise 2012 &#8211; le prix du Roman d&rsquo;entreprise &#8211;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Au seuil de la quarantaine, ouvrier au trajet atypique, d\u00e9cal\u00e9 \u00e0 l\u2019usine comme parmi les siens, Antoine flotte dans sa peau et son identit\u00e9, \u00e0 la recherche d\u2019une place dans le monde. Entre vertiges d\u2019une rupture amoureuse et limites du militantisme syndical face \u00e0 la mondialisation, il lui faudra se risquer au plus profond de lui-m\u00eame pour d\u00e9couvrir une force nouvelle, reprendre les commandes de sa vie. Parcours de lutte et de r\u00e9bellion, plong\u00e9e au coeur de l\u2019h\u00e9ritage familial, aventure politique intime et chronique d\u2019une r\u00e9demption amoureuse, <em>Les Insurrections singuli\u00e8res<\/em> est un roman des corps en mouvement, un voyage initiatique qui nous entra\u00eene jusqu\u2019au Br\u00e9sil. Dans une prose sobre et attentive, au plus pr\u00e8s de ses personnages, Jeanne Benameur signe une ode \u00e0 l\u2019\u00e9lan de vivre, une invitation \u00e0 chercher sa libert\u00e9 dans la communaut\u00e9 des hommes, \u00e0 prendre son destin \u00e0 bras-le-corps. Parce que les r\u00e9volutions sont d\u2019abord int\u00e9rieures. Et parce que \u201con n\u2019a pas l\u2019\u00e9ternit\u00e9 devant nous. Juste la vie\u201d.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Dans le contexte de la mondialisation, des d\u00e9localisations, la parole est donn\u00e9e \u00e0 un ouvrier de la sid\u00e9rurgie en r\u00e9volte. Au d\u00e9but il veut crier sa rage, tout br\u00fbler\u2026 et puis le r\u00e9cit va changer. En prime un document tr\u00e8s int\u00e9ressant sur l\u2019histoire de la sid\u00e9rurgie fran\u00e7aise et br\u00e9silienne. Jeanne Benameur, c\u2019est une fois encore un moment de sensibilit\u00e9 et d\u2019ouverture\u2026 C\u2019est l\u2019exploration de la vie intime, de la solitude, du sens de la vie, de l\u2019ouverture vers l\u2019autre, du rapport aux autres\u00a0; c\u2019est l\u2019exploration des nuances\u2026 Dans le plus profond on retrouve les valeurs universelles, les m\u00eames que l\u2019on soit en France ou \u00e0 l\u2019autre bout du monde\u2026 Un livre sur l\u2019ouverture au monde\u2026<\/p>\n<p>Le monde d\u2019Antoine s\u2019effondre\u2026 il se retrouve seul, apr\u00e8s que sa petite amie l\u2019ait quitt\u00e9. Son usine va \u00eatre d\u00e9localis\u00e9e au Br\u00e9sil\u2026 Retour \u00e0 la case d\u00e9part, dans sa petite chambre (trop grande pour lui), chez ses parents\u2026 Lui qui ne s\u2019est jamais senti \u00e0 sa place dans la soci\u00e9t\u00e9 (fils d\u2019ouvrier chez les intellos, intello chez les ouvriers) n\u2019a qu\u2019une seule \u00e9chappatoire\u00a0: la moto\u2026, Il se pose des questions, il doute, il fuit\u2026 mais o\u00f9 va le mener sa fuite, sa rage, sa recherche de soi\u2026 Il faut regarder au loin pour d\u00e9passer son pr\u00e9sent, le rendre vivant\u2026 On peut vivre dans le pass\u00e9 non accept\u00e9, dans les fantasmes du futur\u2026 mais il faut vivre dans un pr\u00e9sent qui bouge\u2026<\/p>\n<p>La rencontre avec un vieux bouquiniste lui permettra de d\u00e9couvrir un autre moyen d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, lui donnera des ailes et lui fera larguer les amarres. De r\u00e9volution syndicale on va passer \u00e0 r\u00e9volution personnelle\u2026 Il faut vivre, il faut que ce qui bout \u00e0 l\u2018int\u00e9rieur se structure, naisse, prenne forme. Il faut avancer, passer le point mort et prendre son envol\u2026<\/p>\n<p>Comme dans Profanes, les mots, le silence, le toucher, le langage du corps, la perception, la qu\u00eate du vivant, pour aller de l\u2019avant, c\u2019est casser le temps mort pour le faire revivre, relancer (ou lancer) la machine\u2026La vie est d\u2019abord les sens\u00a0: la parole arrive apr\u00e8s, raison pour laquelle on peut se rejoindre sans comprendre les mots de l\u2019autre. Le vivant, c\u2019est aussi la part de r\u00eave, son P\u00e8re s\u2019\u00e9vadait avec ses maquettes de bateaux\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:\u00a0 (<em><strong> oui je sais il y en a beaucoup&#8230; mais impossible de faire le tri &#8230; c&rsquo;est un peu pour moi.. lisez le livre et revenez ensuite lire les extraits&#8230;)<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Peur, si je restais dans cette cuisine, dans cette maison, de devenir comme la trace des doigts de\u00a0mon p\u00e8re. Juste une empreinte. Qui dispara\u00eetrait aussi.<\/p>\n<p>Les nuages \u00e9taient lourds, \u00e9pais. J\u2019avais la sensation que la chaleur les collait contre ma peau. J\u2019\u00e9tais empaquet\u00e9 de nuages.<\/p>\n<p>Je me sentais comme un lieu vide. D\u00e9saffect\u00e9.<\/p>\n<p>\u201cDepuis le temps que j\u2019en r\u00eavais\u201d, voil\u00e0 ce qu\u2019elle a dit. C\u2019est dr\u00f4le comme on conna\u00eet peu les r\u00eaves de ses parents.<\/p>\n<p>On dit qu\u2019\u201con n\u2019est pas de bois\u201d. Moi, quand je suis en col\u00e8re, je suis d\u2019un bois dur, terrible, inflammable, si inflammable.<\/p>\n<p>Il y a des questions qu\u2019on ne pose jamais \u00e0 ses parents. On a peur de toucher l\u00e0 o\u00f9 on les sent fragiles.<\/p>\n<p>Les mots et les pierres ensemble c\u2019est ma r\u00e9serve secr\u00e8te. Je marche dans les mots inconnus comme dans des rues \u00e9trang\u00e8res et j\u2019aime \u00e7a.<\/p>\n<p>Pour moi, le savoir, c\u2019est juste pour vivre.<\/p>\n<p>Les mots, c\u2019est pour habiter quelque part dans ma t\u00eate.<\/p>\n<p>Autant elle peut \u00eatre glaciale, autant elle peut \u00eatre ardente, et c\u2019est \u00e0 ce feu-l\u00e0 que je me suis br\u00fbl\u00e9.<\/p>\n<p>Elle se faisait du cin\u00e9ma. Et moi je suis entr\u00e9 dans son film.<\/p>\n<p>Sa beaut\u00e9 \u00e0 elle, c\u2019est comme ma r\u00e9serve secr\u00e8te avec les mots. Quelque chose qui ne se voit pas, qui ne sert \u00e0 rien dans la vie de tous les jours, mais qui fait vivre.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas que les monnaies qui se d\u00e9pr\u00e9cient, les hommes aussi. Sans valeur parce qu\u2019on ne leur demande plus rien.<\/p>\n<p>C\u2019est fou une histoire qui s\u2019accroche aux jours et aux nuits comme \u00e7a.<\/p>\n<p>On peut plus leur dire de faire comme nous, \u00e0 nos gosses. On n\u2019est plus des exemples pour eux, ah non\u00a0! Alors on est quoi\u00a0?<\/p>\n<p>Sa cuisine, c\u2019\u00e9tait comme un tableau qu\u2019elle aurait peint, en l\u2019inventant, touche\u00a0par touche.<\/p>\n<p>Je ne sais pas ce que c\u2019est, une route \u00e0 suivre. Mais je suis s\u00fbr que la route, il n\u2019y a que les pieds de celui qui marche qui la connaissent.<\/p>\n<p>Au fond de moi, il y a un amas confus, \u00e9norme, \u00e9touffant. Et ma vie tout en dessous. Il faut que je la sorte de l\u00e0-dessous si je veux sauver quelque chose.<\/p>\n<p>De ces livres \u00e0 moi quelque chose se communiquait. Un pouvoir. Etrange.<\/p>\n<p>Du vent, oui. Du vent. Du mauvais vent. Celui qui te retient au port toute ta putain de vie et qui se l\u00e8ve le jour o\u00f9 t\u2019es trop vieux pour monter la voile.<\/p>\n<p>Les r\u00eaves c\u2019est complexe. \u00c7a vous envoie l\u00e0 o\u00f9 vous ne devriez jamais mettre les pieds.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e7a, le d\u00e9but d\u2019un voyage, ta porte que tu fermes derri\u00e8re toi et tu laisses tout.<\/p>\n<p>Je ne sais pas pourquoi mais je sentais que \u00e7a devait marcher ensemble, ma lecture et la mar\u00e9e montante.<\/p>\n<p>Un homme qui part de sa volont\u00e9 propre.<\/p>\n<p>Moi qui m\u2019\u00e9tais retrouv\u00e9 dans une usine, \u00e0 laminer l\u2019acier.<br \/>\nA \u00eatre lamin\u00e9. Comme les autres.<\/p>\n<p>le peintre, Alexandre Hollan, ne l\u2019appelle pas \u201cNature morte\u201d il l\u2019appelle \u201cVie silencieuse\u201d et il a bien raison n\u2019est-ce-pas\u00a0?<\/p>\n<p>J\u2019apprenais \u00e0 le conna\u00eetre. A travers sa maison.<\/p>\n<p>L\u2019impression que rien n\u2019\u00e9tait fini, que quelque chose pouvait s\u2019allumer et br\u00fbler haut et fort. En moi. C\u2019\u00e9tait dans les livres, dans les pages. \u00c7a m\u2019attendait.<\/p>\n<p>La peur du lendemain elle existe pour tout le monde. Qu\u2019ils sentent ce que c\u2019est, l\u2019incertitude qui emp\u00eache de respirer \u00e0 fond, le nez contre le temps, si pr\u00e8s qu\u2019on ne sait plus si demain ce n\u2019est pas d\u00e9j\u00e0 aujourd\u2019hui\u00a0!<\/p>\n<p>Il n\u2019y a que lui qui me donne le sentiment qu\u2019on peut \u00eatre accompagn\u00e9 et libre<\/p>\n<p>Un vieux chat qui sent tout du bout de ses moustaches.<\/p>\n<p>les rides se marquent toujours aux m\u00eames endroits partout, que les bouches s\u2019\u00e9tirent pour sourire de la m\u00eame fa\u00e7on partout. Les tristesses, les joies, l\u2019indiff\u00e9rence ou la col\u00e8re, c\u2019est pareil partout. Partout.<\/p>\n<p>Entre le portugais et le br\u00e9silien c\u2019\u00e9tait la m\u00eame diff\u00e9rence qu\u2019entre marcher et danser. Les m\u00eames jambes. Un pas diff\u00e9rent. Je me laissais prendre par les sonorit\u00e9s qui s\u2019alanguissaient des gorges jusqu\u2019aux l\u00e8vres.<\/p>\n<p>Je sens en moi la force que donnent les r\u00eaves retenus de tous les autres, ceux qui ne partent jamais.<\/p>\n<p>Faire pousser. Faire. Oui, l\u2019affairement. Parce que si on sait quelle fleur sortira de la graine, ce n\u2019est plus pareil, le r\u00eave. Reste le Faire qui occupe les jours de rien, le plaisir d\u2019offrir le bouquet \u00e0 sa femme et parfois la merveille d\u2019une rose \u00e0 la couleur inattendue. C\u2019est tout.<\/p>\n<p>Le tiers-monde, le quart-monde, et bient\u00f4t quoi\u2026 plus de monde du tout\u2026 on ne peut pas continuer \u00e0 diviser comme \u00e7a\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est bien \u00e7a, la force d\u2019un \u00eatre humain. Etre capable de savoir le rien, le conna\u00eetre jusque dans sa chair et traverser, continuer \u00e0 avoir des r\u00eaves.<\/p>\n<p>La mort ne fait jamais de bruit. C\u2019est la vie qui en fait. La vie, \u00e7a bouge, \u00e7a met en risque. Le d\u00e9sir, c\u2019est la vie. Mais tu vois tous ces jeunes lamin\u00e9s \u00e0 vingt-cinq ans, ils ne font pas de bruit, ils cherchent \u00e0 cro\u00fbter, c\u2019est tout. Ils sont d\u00e9j\u00e0 morts.<\/p>\n<p>Dans les livres, il y a le d\u00e9calage. La place pour le d\u00e9sir.<\/p>\n<p>J\u2019aime que ce qui est \u00e0 moi reste \u00e0 moi. Toute seule.<\/p>\n<p>Mais de toute fa\u00e7on jamais\u00a0JAMAIS\u00a0on ne fait partie de la vie de quelqu\u2019un. Et encore heureux\u00a0! Ce serait la perte de notre solitude, c\u2019est s\u00fbr, mais encore plus s\u00fbrement la perte de ce qui nous appartient vraiment, notre libert\u00e9.<\/p>\n<p>On a juste la vie mais on peut la nouer \u00e0 celle d\u2019avant, \u00e0 celle d\u2019apr\u00e8s, alors elle n\u2019a plus de limites.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Infos<\/strong>\u00a0: Alexandre Hollan, le peintre des arbres et des \u00ab\u00a0vies silencieuses\u00a0\u00bb, N\u00e9 \u00e0 Budapest en 1933, Alexandre Hollan quitte son pays natal lors du soul\u00e8vement de 1956 et s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 Paris.<\/p>\n<p><strong>Infos<\/strong>\u00a0: Jean Antoine F\u00e9lix DISSANDES de MONLEVADE (1791-1872)\u00a0: http:\/\/www.annales.org\/archives\/x\/monlevade.html<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Jeanne Benameur est n\u00e9e en Alg\u00e9rie en 1952 d&rsquo;un p\u00e8re alg\u00e9rien et d&rsquo;une m\u00e8re italienne. 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