{"id":44,"date":"2014-02-23T12:41:11","date_gmt":"2014-02-23T11:41:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=44"},"modified":"2014-02-26T08:14:02","modified_gmt":"2014-02-26T07:14:02","slug":"louis-edouard-en-finir-avec-eddy-bellegueule-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=44","title":{"rendered":"Louis, Edouard : \u201d En finir avec Eddy Bellegueule\u201d (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : \u00c9douard Louis a 21 ans. Il a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 Pierre Bourdieu: l&rsquo;insoumission en h\u00e9ritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.<\/p>\n<div>\n<div><\/div>\n<div><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Je suis parti en courant, tout \u00e0 coup. Juste le temps d&rsquo;entendre ma m\u00e8re dire Qu&rsquo;est-ce qui fait le d\u00e9bile l\u00e0 ? Je ne voulais pas rester \u00e0 leur c\u00f4t\u00e9, je refusais de partager ce moment avec eux. J&rsquo;\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 loin, je n&rsquo;appartenais plus \u00e0 leur monde d\u00e9sormais, la lettre le disait. Je suis all\u00e9 dans les champs et j&rsquo;ai march\u00e9 une bonne partie de la nuit, la fra\u00eecheur du Nord, les chemins de terre, l&rsquo;odeur de colza, tr\u00e8s forte \u00e0 ce moment de l&rsquo;ann\u00e9e. Toute la nuit fut consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de ma nouvelle vie loin d&rsquo;ici.\u00a0\u00bb<\/div>\n<div align=\"left\">En v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;insurrection contre mes parents, contre la pauvret\u00e9, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que seconde. Car avant de m&rsquo;insurger contre le monde de mon enfance, c&rsquo;est le monde de mon enfance qui s&rsquo;est insurg\u00e9 contre moi. Tr\u00e8s vite j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 pour ma famille et les autres une source de honte, et m\u00eame de d\u00e9go\u00fbt. Je n&rsquo;ai pas eu d&rsquo;autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.<\/div>\n<div align=\"left\"><\/div>\n<div align=\"left\">\n<div align=\"left\"><\/div>\n<div align=\"left\"><strong>Concentr\u00e9 de l&rsquo;\u00e9mission Vertigo du 12.2.2014 (RTS)<\/strong><\/div>\n<div align=\"left\">J\u2019ai \u00e9cout\u00e9 une \u00e9mission o\u00f9 Edouard Louis parlait de son livre. Voici en gros le r\u00e9sum\u00e9 de l\u2019\u00e9mission\u00a0: \u00ab\u00a0Au commencement \u00e9tait l\u2019injure\u00a0\u00bb. Ce livre est une invitation \u00e0 \u00eatre ce que l\u2019on est, ce que l\u2019on veut \u00eatre et non pas ce que l\u2019on veut faire de nous.\u00a0 Le roman de sa vie (il a souhait\u00e9 en faire un roman pour moins blesser ses proches entre autres raisons) est de fait le r\u00e9cit de son enfance et adolescence, un \u00ab\u00a0r\u00e9cit litt\u00e9raire sur la violence\u00bb C\u2019est une histoire universelle, l\u2019exp\u00e9rience de la diff\u00e9rence, de l\u2019exclusion, de la domination, des pr\u00e9jug\u00e9s. L\u2019injure se faufile par les fissures de l\u2019\u00eatre (que l\u2019on soit gay, \u00e9tranger, moche, diff\u00e9rent) tt g\u00e9n\u00e8re la honte avant qu\u2019on soit capable de se construire, et de changer ce sentiment de honte en fiert\u00e9 et l\u2019assumer. Ce livre est un livre sur la violence physique, verbale et morale. Tout est moche dans la violence. Le livre parle de la honte de ne pas correspondre \u00e0 l\u2019attente des autres\u00a0; il est constitu\u00e9 de sc\u00e8nes. Le jeune gar\u00e7on va se \u00ab\u00a0vider\u00a0\u00bb de sa violence et devenant homophobe et en se d\u00e9chargeant avec violence sur les autres, pour montrer aux siens qu\u2019il est un homme et d\u00e9teste les \u00ab\u00a0p\u00e9d\u00e9s\u00a0\u00bb..<\/div>\n<div align=\"left\">C\u2019est un roman sur la domination. Les pauvres sont domin\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9, et ils dominent plus \u00ab\u00a0m\u00e9prisables\u00a0\u00bb qu\u2019eux pour ne pas \u00eatre au plus bas.<\/div>\n<div align=\"left\">Dans ce village, on le traite de \u00ab\u00a0P\u00e9d\u00e9\u00a0\u00bb avant m\u00eame qu\u2019il en soit conscient. On le marginalise en le consid\u00e9rant comme anormal, diff\u00e9rent et on induit en lui des comportements.<\/div>\n<div align=\"left\">Le livre est un appel politique \u00e0 la r\u00e9volte des domin\u00e9s\u00a0; la col\u00e8re est omnipr\u00e9sente (chez le p\u00e8re, la m\u00e8re). Seul Eddy n\u2019est pas r\u00e9volt\u00e9. Lui il r\u00eave de conformit\u00e9\u00a0; il finira par fuir \u00ab\u00a0par d\u00e9faut\u00a0\u00bb. Il se construit \u00ab\u00a0contre sa famille\u00a0\u00bb, toujours par d\u00e9faut. Le livre est en quelque sorte un \u00e9loge de la fuite. Il faut fuir non par l\u00e2chet\u00e9 mais pour mieux se constituer. Il faut laisser l\u2019insupportable derri\u00e8re soi et partir pour vivre et \u00eatre soi-m\u00eame. Les diff\u00e9rences deviennent une force mais il faut se fa\u00e7onner des armes pour les affronter et les accepter, pour ensuite comprendre les autres et les excuser. Les actes des individus sont induits par le syst\u00e8me, les discours entendus parlent par la bouche des mis\u00e9reux. Le danger est dans les m\u00e9canismes collectifs de la haine. L\u2019exclusion conditionne toute la vision du monde\u00a0; ce livre est une mise en lumi\u00e8re d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 sociale que tout le monde \u2013 politique et social \u2013 r\u00e9fute\u00a0; Le \u00ab\u00a0petit noir\u00a0\u00bb, le gros, le moche, le \u00ab\u00a0p\u00e9d\u00e9\u00a0\u00bb.. tout ce qui est diff\u00e9rent canalise la violence.. et il convient de d\u00e9noncer la participation du domin\u00e9 \u00e0 sa propre domination (la femme battue qui rentre chez elle pour se faire battre)\u2026<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Mon avis<\/strong> : L\u2019histoire se passe dans le petit village d\u2019Hallencourt, dans\u00a0 la Somme (petit village de Picardie). Ce livre est tr\u00e8s violent, il met tr\u00e8s mal \u00e0 l\u2019aise. Surtout car il est tellement hallucinant que je me suis mise \u00e0 douter de la v\u00e9racit\u00e9 du r\u00e9cit. Comment \u00e0 la fin du XX\u00e8me si\u00e8cle vit-on comme il y a plusieurs si\u00e8cles\u00a0? Trop de sordide tue le r\u00e9cit. Je n\u2019ai pas pu rentrer dans le r\u00e9cit. Tellement crisp\u00e9e \u00e0 la lecture que je suis rest\u00e9e spectatrice incr\u00e9dule et que je n\u2019ai m\u00eame pas \u00e9prouv\u00e9 d\u2019empathie. Je me disais \u00ab\u00a0quelle horreur\u00a0\u00bb et au fur et \u00e0 mesure je me suis blind\u00e9e et d\u00e9tach\u00e9e en me r\u00e9fugiant derri\u00e8re un \u00ab\u00a0trop c\u2019est trop\u00a0\u00bb. De plus il le dit bien il a construit son livre comme un projet politique et cela nuit \u00e0 la sensibilit\u00e9. Tout sent l\u2019analyse de ce jeune homme qui a suivi des \u00e9tudes de sociologie et qui nous donne \u00e0 lire un r\u00e9cit sociologique sur la violence plut\u00f4t qu\u2019un roman sur l\u2019enfance d\u00e9truite.. Il sort de la fange, de la mis\u00e8re, et dans son r\u00e9cit si bien \u00e9crit, il se distancie tellement de son pass\u00e9 que j\u2019ai eu l\u2019impression de lire un reportage sur des gamins du quart monde.. et non pas sa propre histoire.. Trop de distance entre lui petit et lui maintenant\u2026<\/div>\n<div align=\"left\"><\/div>\n<div align=\"left\"><strong>Extraits :<\/strong><\/div>\n<div align=\"left\"><\/div>\n<div><span style=\"text-decoration: underline;\">Au coll\u00e8ge\u00a0<\/span>:<\/div>\n<p align=\"justify\">J\u2019errais sans laisser transpara\u00eetre l\u2019errance, marchant d\u2019un pas assur\u00e9, donnant toujours l\u2019impression de poursuivre un but pr\u00e9cis, de me diriger quelque part, si bien qu\u2019il \u00e9tait impossible pour qui que ce soit de s\u2019apercevoir de la mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart dont j\u2019\u00e9tais l\u2019objet.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Le r\u00f4le d\u2019homme<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p>Au village les hommes ne disaient jamais ce mot, il n\u2019existait pas dans leur bouche. Pour un homme la violence \u00e9tait quelque chose de naturel, d\u2019\u00e9vident.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Portrait de\u00a0ma\u00a0m\u00e8re \u00e0\u00a0travers ses\u00a0histoires\u00a0<\/span>:<\/p>\n<p>Elle me parlait beaucoup, de longs monologues\u00a0; j\u2019aurais pu mettre quelqu\u2019un d\u2019autre \u00e0 ma place, elle aurait continu\u00e9 son histoire. Elle ne cherchait que des oreilles pour l\u2019\u00e9couter et ignorait toutes mes remarques<\/p>\n<p align=\"justify\">\u2026qu\u2019il n\u2019existe d\u2019incoh\u00e9rences que pour celui qui est incapable de reconstruire les logiques qui produisent les discours et les pratiques. Qu\u2019une multitude de discours la traversaient, que ces discours parlaient \u00e0 travers elle, qu\u2019elle \u00e9tait constamment tiraill\u00e9e entre la honte de n\u2019avoir pas fait d\u2019\u00e9tudes et la fiert\u00e9 de tout de m\u00eame, comme elle disait, s\u2019en \u00eatre sortie et avoir fait de beaux enfants, que ces deux discours n\u2019existaient que l\u2019un par rapport \u00e0 l\u2019autre. La honte de vivre dans une maison qui semblait s\u2019\u00e9crouler un peu plus chaque jour C\u2019est pas une baraque c\u2019est une ruine. Bref, peut-\u00eatre que ce qu\u2019elle voulait dire, c\u2019est Je ne peux pas \u00eatre une madame, m\u00eame si je le souhaitais.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">La chambre de\u00a0mes\u00a0parents\u00a0<\/span>:<\/p>\n<p align=\"justify\">L\u2019impossibilit\u00e9 de le faire emp\u00eachait la possibilit\u00e9 de le vouloir, qui \u00e0 son tour fermait les possibles<\/p>\n<p>\u00a0J\u2019ignorais la gen\u00e8se de ma diff\u00e9rence et cette ignorance me blessait<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Les histoires du\u00a0village<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p align=\"justify\">Une volont\u00e9, un effort d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, sans cesse recommenc\u00e9, pour mettre d\u2019autres gens au-dessous de soi, ne pas \u00eatre au plus bas de l\u2019\u00e9chelle sociale<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">La bonne \u00e9ducation<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p align=\"justify\">Sa question, ce n\u2019\u00e9tait pas lui qui la posait mais un r\u00f4le qui le d\u00e9passait, parfois, contre sa volont\u00e9, l\u2019acceptation ou plut\u00f4t l\u2019int\u00e9riorisation du fait qu\u2019il valait mieux, qu\u2019il \u00e9tait plus l\u00e9gitime de bien faire ses devoirs pour un enfant.<\/p>\n<p align=\"justify\">Je m\u2019appliquais \u00e0 me rapprocher le plus possible des gar\u00e7ons pour apaiser mes parents. En v\u00e9rit\u00e9, je m\u2019ennuyais beaucoup en leur compagnie<\/p>\n<p align=\"justify\">J\u2019\u00e9prouvais ce besoin de les rass\u00e9r\u00e9ner, de faire en sorte qu\u2019ils cessent de se poser des questions que je voulais voir dispara\u00eetre<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Le hangar<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p align=\"justify\">J\u2019utilisais les mots p\u00e9d\u00e9, tantouze, p\u00e9dale pour les mettre \u00e0 distance de moi-m\u00eame. Les dire aux autres pour qu\u2019ils cessent d\u2019envahir tout l\u2019espace de mon corps.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Apr\u00e8s le\u00a0hangar<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p align=\"justify\">Le crime n\u2019est pas de faire, mais d\u2019\u00eatre. Et surtout d\u2019avoir l\u2019air.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Devenir<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais d\u2019abord, on ne pense pas spontan\u00e9ment \u00e0 la fuite parce qu\u2019on ignore qu\u2019il existe un ailleurs. On ne sait pas que la fuite est une possibilit\u00e9. On essaye dans un premier temps d\u2019\u00eatre comme les autres, et j\u2019ai essay\u00e9 d\u2019\u00eatre comme tout le monde<\/p>\n<p align=\"justify\">Chaque jour \u00e9tait une d\u00e9chirure\u00a0; on ne change pas si facilement. Je n\u2019\u00e9tais pas le dur que je voulais \u00eatre. J\u2019avais compris n\u00e9anmoins que le mensonge \u00e9tait la seule possibilit\u00e9 de faire advenir une v\u00e9rit\u00e9 nouvelle. Devenir quelqu\u2019un d\u2019autre signifiait me prendre pour quelqu\u2019un d\u2019autre, croire \u00eatre ce que je n\u2019\u00e9tais pas pour progressivement, pas \u00e0 pas, le devenir<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">R\u00e9volte du\u00a0corps<\/span>\u00a0:<\/p>\n<p align=\"justify\">Je n\u2019avais pas envisag\u00e9 qu\u2019il ne suffisait pas de vouloir changer, de mentir sur soi, pour que le mensonge devienne v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : \u00c9douard Louis a 21 ans. Il a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 Pierre Bourdieu: l&rsquo;insoumission en h\u00e9ritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman. R\u00e9sum\u00e9\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Je suis parti en courant, tout \u00e0 coup. Juste le temps d&rsquo;entendre ma m\u00e8re dire Qu&rsquo;est-ce qui fait le d\u00e9bile l\u00e0 ? Je ne voulais pas rester \u00e0 &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=44\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":90,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,12],"tags":[],"class_list":["post-44","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/44","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=44"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/44\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":52,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/44\/revisions\/52"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/90"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=44"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=44"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=44"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}