{"id":4472,"date":"2017-06-14T15:21:03","date_gmt":"2017-06-14T14:21:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4472"},"modified":"2017-06-14T15:24:24","modified_gmt":"2017-06-14T14:24:24","slug":"amoz-claude-la-decouronnee-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4472","title":{"rendered":"Amoz, Claude \u00ab La D\u00e9couronn\u00e9e \u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: N\u00e9e en 1955, Claude Amoz, de son vrai nom Anne-Marie Ozanam, est agr\u00e9g\u00e9e de lettres classiques, professeur de chaire sup\u00e9rieure en kh\u00e2gne et en chartes au Lyc\u00e9e Henri-IV. Elle a notamment particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition de La Germanie \u2014 Vie d&rsquo;Agricola de Tacite (1998), des Vies parall\u00e8les de Plutarque (2002) et des Portraits de philosophes de Lucien de Samosate (2008) aux \u00e9ditions des Belles Lettres. En tant que romanci\u00e8re, elle a choisi le pseudonyme androgyne de Claude Amoz pour \u00e9viter que ses romans ne soient d&#8217;embl\u00e9e qualifi\u00e9s de \u00ab\u00a0f\u00e9minins\u00a0\u00bb, avec tous les a priori qui accompagnent cette \u00e9tiquette. Elle ferait volontiers sienne la formule de Flaubert\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9crivain ne doit laisser derri\u00e8re lui que ses \u0153uvres. Sa vie importe peu\u00a0\u00bb Elle \u00e9crit des romans noirs dans lesquels les personnages sont confront\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0un pass\u00e9 qui ne passe pas\u00a0\u00bb et qui a toujours des cons\u00e9quences plus ou moins graves. Ses th\u00e8mes favoris sont les blessures d&rsquo;un pass\u00e9 douloureux, la fragilit\u00e9 de la m\u00e9moire, la recherche d&rsquo;identit\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9, le d\u00e9sir, la famille, l&rsquo;Histoire. Elle a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 plusieurs romans noirs remarqu\u00e9s dont Bois-Br\u00fbl\u00e9, prix Myst\u00e8re de la critique, et Etoiles cannibales, prix du Polar SNCF.<\/p>\n<p>Paru chez \u00a0Rivages \u2013 300 pages \u2013 Avril 2017 &#8211; S\u00e9lectionn\u00e9 pour le Grand Prix de Litt\u00e9rature Polici\u00e8re 2017<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Vi\u00e2tre, une ville au bord du Rh\u00f4ne. Ce sont les vacances d\u2019\u00e9t\u00e9, la chaleur est \u00e9touffante. Johan et Guy Mesel sont fr\u00e8res mais tout les oppose: Johan est un universitaire brillant et un passionn\u00e9 d\u2019escalade alors que Guy, complex\u00e9 par sa petite taille et d\u00e9vor\u00e9 par l\u2019ecz\u00e9ma, est agent technique dans un lyc\u00e9e professionnel en montagne. Ils d\u00e9cident d\u2019\u00e9changer leurs appartements pour la dur\u00e9e des vacances et c\u2019est ainsi que Guy s\u2019installe dans le logement que Johan vient d\u2019acheter \u00e0 Vi\u00e2tre, dans la mont\u00e9e de la D\u00e9couronn\u00e9e. Il est saisi par l\u2019atmosph\u00e8re qui y r\u00e8gne et s\u2019aper\u00e7oit que les lieux portent encore la trace des pr\u00e9c\u00e9dents occupants, en particulier un coffre \u00e0 jouets dans une alc\u00f4ve. Dans la m\u00eame ville, Habiba est employ\u00e9e aux cuisines d\u2019un foyer pour SDF sur lequel r\u00e8gne un pr\u00eatre tyrannique. La fille d\u2019Habiba, Zahra, partage la vie du p\u00e8re de Camille, une adolescente qui a perdu sa m\u00e8re dix ans plus t\u00f4t. La famille habitait dans la mont\u00e9e de la D\u00e9couronn\u00e9e et Camille garde en m\u00e9moire des souvenirs flous de sc\u00e8nes violentes entre ses parents. Un myst\u00e8re plane sur les circonstances de la mort de sa m\u00e8re dont elle a conserv\u00e9 des photos. Il y a aussi la vieille Ma\u00efa, qui a \u00e9lev\u00e9 les fr\u00e8res Mesel, et un d\u00e9tective priv\u00e9 pas forc\u00e9ment tr\u00e8s dou\u00e9 pour les enqu\u00eates. Tous ces personnages semblent li\u00e9s d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre \u00e0 la mont\u00e9e de la D\u00e9couronn\u00e9e et aux drames qui s\u2019y sont d\u00e9roul\u00e9s&#8230;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Une magnifique d\u00e9couverte que cet auteur. Du noir dans la touffeur de la canicule, dans une ville imaginaire des bords du Rh\u00f4ne (Vi\u00e2tre\u00a0: ce nom est-il en rapport avec le mot latin Viator qui signifie voyageur, celui qui voyage &#8211; en philosophie l&rsquo;\u00eatre humain comme un \u00eatre toujours en devenir, \u00ab\u00a0en route vers\u00a0\u00bb, tendu vers un id\u00e9al ou \u00e0 la poursuite de ses d\u00e9sirs\u00a0?) Des enqu\u00eates qui vont laisser subsister des zones d&rsquo;ombre, des personnages attachants de par leurs f\u00ealures ou fractures qui ont tous commenc\u00e9 leur vie avec des \u00ab\u00a0blancs\u00a0\u00bb qu\u2019il va s\u2019agir de combler. Il va leur falloir fouiller et affronter des souvenirs enfouis. Tant que le pass\u00e9 ne refait pas surface, il est impossible de vivre.<\/p>\n<p>Le point de d\u00e9part\u00a0: un \u00e9change d\u2019appartement entre deux fr\u00e8res pendant les vacances. Une femme qui veut se rapprocher de ses fils adoptifs. Et la qu\u00eate du pass\u00e9\u2026 un enfant disparu, une m\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9e, des doutes et des soup\u00e7ons\u2026 Les myst\u00e8res des lieux vont-ils permettre aux images de\u00a0remonter \u00e0 la surface\u00a0? En s\u2019abritant derri\u00e8re des pr\u00e9noms et des d\u00e9guisements, certains personnages essaient de se prot\u00e9ger pour avancer. Les enqu\u00eates s\u2019apparentent \u00e0 des fouilles arch\u00e9ologiques et on creuse en profondeur pour ramener \u00e0 la surface des petits bouts d\u2019informations et faire revivre le pass\u00e9. Et plus on se penche sur des faits lointains, plus c&rsquo;est difficile de retrouver des traces&#8230; Sensible, \u00e9mouvant, attachant, profond, bien \u00e9crit..<\/p>\n<p>Tout ce que j&rsquo;aime. Je vous le conseille vivement.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les vacances d\u2019\u00e9t\u00e9, un temps de loisir auquel chacun aspire, mais pour lui, cette ann\u00e9e, le mot a retrouv\u00e9 son sens premier.<br \/>\nVacances, vacuit\u00e9, vide.<br \/>\nUn vide dangereux.<\/p>\n<p>les cimes qui enserrent la vall\u00e9e de l\u2019Arve ne lui inspirent que de l\u2019effroi. De la tristesse aussi, quand le soleil dispara\u00eet derri\u00e8re les parois rocheuses, si t\u00f4t. Le ciel est encore bleu, mais d\u2019un bleu glacial, qui serre le c\u0153ur.<\/p>\n<p>Ses ambitions se bornent \u00e0 passer laborieusement d\u2019aujourd\u2019hui \u00e0 demain, d\u2019une semaine \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>Encore quelques phrases, puis elle a raccroch\u00e9, selon l\u2019expression qu\u2019on utilise encore, alors que les\u00a0appareils ont perdu leur crochet depuis longtemps, avant m\u00eame d\u2019abandonner leur fil.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Clair et net\u00a0\u00bb\u00a0: l\u2019expression le ravit\u00a0; il la r\u00e9p\u00e8te plusieurs fois, d\u2019un\u00a0ton p\u00e9n\u00e9tr\u00e9. Elle finit par entendre \u00ab\u00a0clarinette\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Deux vagabonds, chacun aidant l\u2019autre \u00e0 lancer des racines dans un sol nouveau. Deux boiteux faisant b\u00e9quille commune. Mais il \u00e9tait impossible d\u2019aller plus loin dans le partage.<\/p>\n<p>cette intuition vient du fait que sa tante ne sait pas lire\u00a0: elle est ainsi beaucoup plus r\u00e9ceptive aux signes inconscients par lesquels les gens trahissent des v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019ils ignorent parfois eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Rapetasser<em>,\u00a0<\/em>un des mots pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de Sol.<br \/>\n\u00ab\u00a0R\u00e9parer, ce serait trop pr\u00e9tentieux. Je les raccommode comme je peux, avec mes outils et mes doigts. Mais elles gardent leurs cicatrices.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>J\u2019ai l\u2019impression que ma m\u00e9moire est pleine de trous.<br \/>\n\u2013\u00a0Vaut mieux pas de souvenirs que des mauvais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tant de choses qu\u2019elle ne peut confier \u00e0 personne, m\u00eame \u00e0 sa propre conscience.<\/p>\n<p>Il dort dans le berceau d\u2019osier qu\u2019on appelle ici un mo\u00efse. Et l\u2019histoire de Mo\u00efse lui revient.<\/p>\n<p>Cette femme porte une absence en elle, comme une blessure.<\/p>\n<p>Un tesson \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du tesson qu\u2019il faut, une confidence confront\u00e9e \u00e0 une autre, qui la compl\u00e8te exactement, des rapprochements patients, et la v\u00e9rit\u00e9 se retrouvera.<\/p>\n<p>Le temps est une illusion, tout d\u00e9pend de l\u2019intensit\u00e9 avec laquelle tu le\u00a0vis\u00a0: quelques minutes peuvent \u00eatre beaucoup plus riches que des ann\u00e9es d\u2019indolence.<\/p>\n<p>la mis\u00e8re a chang\u00e9 de visage. Les pauvres ne sont plus squelettiques, mais boursoufl\u00e9s. Et c\u2019est pareil pour le teint. Autrefois, les riches se prot\u00e9geaient du soleil tandis que les paysans \u00e9taient tann\u00e9s par les travaux du dehors\u00a0: maintenant bronzage et minceur sont signes de r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Les choses qu\u2019on essaie d\u2019enfouir finissent toujours par remonter.<\/p>\n<p><em>Tout fils qui na\u00eetra, jetez-le au fleuve\u2026<\/em>\u00a0ordonne Pharaon.<br \/>\nLe Nil\u2026 Le Rh\u00f4ne<\/p>\n<p>En h\u00e9breu, on ne dit pas la mer Morte, mais la mer de sel.\u00a0<em>Yam hamelah<\/em><em><sup>r<\/sup><\/em><em>.<\/em><br \/>\nLe sel, les larmes.<\/p>\n<p>Le jour est lev\u00e9, mais on dirait qu\u2019il n\u2019y a pas eu de nuit. Les corps ont de plus en plus de mal \u00e0 supporter cette chaleur qui ne leur laisse aucun r\u00e9pit, m\u00eame pendant l\u2019obscurit\u00e9.<\/p>\n<p>Les gens \u00e0 la d\u00e9rive ont besoin de croyances, et plus celles-ci sont \u00e9tranges, plus elles les rassurent.<\/p>\n<p>le pont Noy\u00e9. Un symbole de solitude. Ne dit-on pas que les gens qui renoncent \u00e0 communiquer coupent les ponts\u00a0?<\/p>\n<p>Voil\u00e0 ce qu\u2019elle a gagn\u00e9 \u00e0 fouiller dans le pass\u00e9\u00a0: r\u00e9veiller les vieilles peurs, se retrouver\u00a0fragile, nue.<\/p>\n<p>Dehors, la chaleur semble encore plus violente, comme si l\u2019absence du soleil lui conf\u00e9rait une existence autonome.<\/p>\n<p>Ces derniers temps, elle se plaint de voir les objets lui \u00e9chapper, c\u2019est le mot qu\u2019elle emploie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les choses lui \u00e9chappent, la vie lui \u00e9chappe \u2013\u00a0cette phrase triste qui leur vient \u00e0 l\u2019esprit \u00e0 tous deux, aucun ne la prononce.<\/p>\n<p><strong>Infos\u00a0: <\/strong><em>( pas trouv\u00e9 de Fort de Dun en France) <\/em><\/p>\n<p><strong>Fort de Dun<\/strong>\u00a0: Dun Aengus ou Dun Aonghus (D\u00fan Aonghasa en irlandais) se situe sur Inis M\u00f3r, une des \u00celes d&rsquo;Aran, au nord-ouest de l&rsquo;Irlande. D\u00fan Aengus est un site arch\u00e9ologique important, qui offre un panorama spectaculaire. D\u00fan Aengus a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 \u00ab\u00a0le monument barbare le plus magnifique d&rsquo;Europe\u00a0\u00bb. Le nom de D\u00fan Aengus signifie \u00ab\u00a0le fort d&rsquo;Aengus\u00a0\u00bb, dun signifie \u00ab\u00a0forteresse\u00a0\u00bb en ga\u00e9lique. Dans la mythologie celtique irlandaise, Aengus ou Oengus est un dieu solaire fils du Dagda. Ce nom pourrait avoir \u00e9t\u00e9 celui du chef des Fir Bolg r\u00e9fugi\u00e9s dans l&rsquo;\u00eele apr\u00e8s leur d\u00e9faite dans la guerre qui les opposa aux Tuatha D\u00e9 Danann selon le Lebor Gab\u00e1la \u00c9renn.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Auteur\u00a0: N\u00e9e en 1955, Claude Amoz, de son vrai nom Anne-Marie Ozanam, est agr\u00e9g\u00e9e de lettres classiques, professeur de chaire sup\u00e9rieure en kh\u00e2gne et en chartes au Lyc\u00e9e Henri-IV. 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