{"id":4533,"date":"2017-06-29T17:51:46","date_gmt":"2017-06-29T16:51:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4533"},"modified":"2025-06-20T07:30:27","modified_gmt":"2025-06-20T05:30:27","slug":"scerbanenco-giorgio-le-sable-ne-se-souvient-pas-2003","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4533","title":{"rendered":"Scerbanenco, Giorgio  \u00abLe Sable ne se souvient pas\u00bb (2003)"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019auteur\u00a0:<\/strong> (Source Wikip\u00e9dia) Giorgio Scerbanenco, n\u00e9 Volodymyr-Djordjo Chtcherbanenko (en ukrainien\u00a0:\u00a0\u0412\u043e\u043b\u043e\u0434\u0438\u043c\u0438\u0440-\u0414\u0436\u043e\u0440\u0434\u0436\u043e \u0429\u0435\u0440\u0431\u0430\u043d\u0435\u043d\u043a\u043e) \u00e0 Kiev le 27 juillet 1911 et mort \u00e0 Milan le 27 octobre 1969, est un \u00e9crivain de polar italien. Il est n\u00e9 en Ukraine, \u00e0 Kiev, de m\u00e8re italienne et de p\u00e8re ukrainien. Il arrive en Italie, \u00e0 Rome, avec sa m\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de six mois. En 1917, lors de la r\u00e9volution russe, tous deux retournent en Russie pour retrouver leur mari et p\u00e8re, mais celui-ci a \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9 par les bolcheviques. Il rentre donc avec sa m\u00e8re en Italie, d&rsquo;abord \u00e0 Rome puis, \u00e0 seize ans, \u00e0 Milan. Il est alors orphelin. Il arr\u00eate tr\u00e8s t\u00f4t ses \u00e9tudes pour des raisons financi\u00e8res. Sans dipl\u00f4me, il gagne sa vie p\u00e9niblement en acceptant des emplois mal pay\u00e9s de man\u0153uvre, de balayeur ou de magasinier. Les privations, la malnutrition et une sant\u00e9 tr\u00e8s fragile entra\u00eenent son hospitalisation dans un sanatorium \u00e0 Sandrio, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re suisse. C&rsquo;est pendant ce repos forc\u00e9 qu&rsquo;il se met \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture de plusieurs nouvelles publi\u00e9es \u00e0 partir de 1933. Auparavant, il commence \u00e0 collaborer \u00e0 des journaux f\u00e9minins, d\u2019abord comme correcteur, puis comme auteur de nouvelles et de romans \u00e0 l\u2019eau de rose, ainsi qu\u2019au courrier du c\u0153ur. Il \u00e9crira \u00e9galement des westerns et de la science-fiction.<br \/>\nIl publie son premier roman policier Sei giorni di preavviso en 1940, c\u2019est le premier d\u2019une s\u00e9rie qui sera republi\u00e9e dans Cinque Casi per l\u2019Investigatore Jelling.<br \/>\nEn 1943, il se r\u00e9fugie en Suisse o\u00f9 il restera jusqu\u2019en 1945. Il passe d\u2019abord par le camp de r\u00e9fugi\u00e9s de B\u00fcsserach puis est accueilli, dans le canton du Tessin, par des amies suisses de son \u00e9pouse, Teresa. Pendant son exil il \u00e9crit un roman Non rimanere soli qui en transpose l\u2019exp\u00e9rience bien qu\u2019il ait d\u00fb, comme il l\u2019\u00e9crit lui-m\u00eame dans l\u2019avis au lecteur (al lettore) qui pr\u00e9c\u00e8de le roman, ob\u00e9ir aux prescriptions minutieuses de la police du pays dans lequel il a pass\u00e9 ses ann\u00e9es d\u2019exil et se contraindre \u00e0 une neutralit\u00e9 hypersensible (ipersensibile neutralit\u00e0) et donc \u00e0 changer les noms des personnes et des lieux. C\u2019est \u00e9galement en Suisse qu\u2019il \u00e9crira Lupa in convento, Annalisa e il passagio a livello, Tecla e Rosellina ainsi qu\u2019un roman de science-fiction \u2014\u00a0qualifi\u00e9 de sombre (cupo) par sa fille Cecilia dans l\u2019avant-propos du recueil intitul\u00e9 Annalisa e il passagio a livello contenant la nouvelle de m\u00eame titre et Tecla e Rosellina, publi\u00e9 en 2007 par Sellerio \u00e0 Palerme.<br \/>\nLa renomm\u00e9e internationale intervient avec la s\u00e9rie des Duca Lamberti \u2014\u00a0quatre romans dont V\u00e9nus priv\u00e9e, adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran par Yves Boisset sous le titre Cran d\u2019arr\u00eat en 1970. Il y d\u00e9peint une Italie des ann\u00e9es 1960 difficile, parfois m\u00e9chante, d\u00e9sireuse de se d\u00e9velopper mais d\u00e9senchant\u00e9e, loin de l\u2019image \u00e9dulcor\u00e9e et brillante de l\u2019Italie du boom \u00e9conomique.<br \/>\nIl obtient le grand prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re en 1968.<br \/>\nIl peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un des ma\u00eetres des \u00e9crivains italiens de romans noirs \u00e0 partir des ann\u00e9es 1970.<br \/>\nDepuis 1993, le prix Scerbanenco r\u00e9compense le meilleur roman policier ou noir italien publi\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Ce prix est d\u00e9cern\u00e9 lors du Festival du film noir de Courmayeur.<br \/>\nDepuis 1993, le prix Scerbanenco r\u00e9compense le meilleur roman policier ou noir italien publi\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Ce prix est d\u00e9cern\u00e9 lors du Festival du film noir de Courmayeur.<br \/>\n<b>S\u00e9rie<\/b> <b>La trilogie de la mer<\/b>\u00a0: <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4533\">Le Sable ne se souvient pas<\/a><\/span>, <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5707\">Mort sur la lagune<\/a><\/span>, <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5489\">Les Amants du bord de mer<\/a><\/span>)<br \/>\n<b>S\u00e9rie Duca Lamberti <\/b>: <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19190\">V\u00e9nus priv\u00e9e<\/a><\/span> (tome 1) &#8211; \u00c0 tous les rateliers \/ Ils nous trahiront tous \/ <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19723\">Tous des tra\u00eetres<\/a><\/span> (tome 2- Grand prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re 1968) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21851\">Les Enfants du massacre<\/a><\/span>, (tome 3) &#8211; Les Milanais tuent le samedi (<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Scerbanenco, Giorgio \u00ab I milanesi ammazzano al sabato\u00bb (1969) S\u00e9rie Duca Lamberti tome 04\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22076\">I milanesi ammazzano al sabato<\/a><\/span> tome 4)<\/p>\n<p><em>La trilogie de la mer\u00a0: (1) La sabbia non ricorda (1961) &#8211; Publi\u00e9 en fran\u00e7ais sous le titre Le Sable ne se souvient pas, Paris, Payot &amp; Rivages, Rivages\/Noir no\u00a0464, 2003. \u2013 368 pages)<\/em><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00c9t\u00e9 1960. Dans l\u2019aube naissante, un homme est \u00e9tendu sur une plage du Nord de l\u2019Italie. Il a une blessure \u00e0 la gorge. Debout, une jeune femme contemple son cadavre. \u00ab \u00c7a devait arriver \u00bb, pense-t-elle. Elle ramasse un couteau, l\u2019arme du crime, et le jette \u00e0 la mer, puis elle prend la fuite. Elle repart chez elle, en Allemagne. Quelques heures plus tard, des carabiniers trouvent le corps du jeune sicilien. Le vent a d\u00e9j\u00e0 effac\u00e9 les empreintes de pas sur le sable. Le sable ne garde rien en m\u00e9moire. Le sable ne se souvient pas\u2026<\/p>\n<p>Publi\u00e9 en 1961 dans une revue f\u00e9minine, Le Sable ne se souvient pas est un in\u00e9dit de Scerbanenco. Consid\u00e9r\u00e9 comme le p\u00e8re du roman noir italien gr\u00e2ce \u00e0 la s\u00e9rie dont le h\u00e9ros est Duca Lamberti, l\u2019auteur excelle dans la peinture sociale de son pays et met ici en lumi\u00e8re le contraste entre une Sicile pauvre et arri\u00e9r\u00e9e, et une Italie du Nord bourgeoise et complex\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00ab Toutes les qualit\u00e9s de Scerbanenco, disparu pr\u00e9matur\u00e9ment en 1969 alors qu\u2019il promettait de devenir l\u2019\u00e9gal transalpin d\u2019un Simenon, se retrouvent dans ce r\u00e9cit. \u00bb ( Le Canard Encha\u00een\u00e9)<br \/>\n\u00ab L\u2019un des chefs-d\u2019\u0153uvre du p\u00e8re du roman noir en Italie. \u00bb ( Le Nouvel Observateur)<br \/>\n\u00ab Une r\u00e9ussite exemplaire, parfaitement repr\u00e9sentative de cette fantastique \u2018machine \u00e0 raconter des histoires\u2019 que fut l\u2019in\u00e9puisable Scerbanenco. \u00bb (Christian Gonzalez, Le Figaro Madame)<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Un tr\u00e8s gros merci \u00e0 Fouad pour m\u2019avoir sugg\u00e9r\u00e9 de lire cet auteur. Je ne vais pas m\u2019arr\u00eater apr\u00e8s ce premier \u2026 c\u2019est certain. Un excellentissime conseil. L\u2019Italie du Sud qui s\u2019oppose \u00e0 celle du Nord. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 les pauvres, de l\u2019autre les nantis. La femme soumise contre la femme lib\u00e9r\u00e9e. Il y a le cot\u00e9 policier, le cot\u00e9 soci\u00e9tal et le cot\u00e9 psychologique. En effet bon nombre de personnages ont des personnalit\u00e9s bien diff\u00e9rentes et vivent avec des angoisses, des peurs, un pass\u00e9 qui leur colle \u00e0 la peau et les emp\u00eache de vivre. Il y a \u00e0 la fois des r\u00e9flexions style d\u00e9lit de sale gueule (<em>Autrefois, les d\u00e9linquants, les assassins avaient un physique de d\u00e9linquant ou d&rsquo;assassin) <\/em>et images st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es et \u00e0 la fois des analyses tr\u00e8s fouill\u00e9es, sensibles, d\u00e9licates. Tous les personnages ont un r\u00f4le \u00e0 jouer et tous sont vivants et extr\u00eamement bien d\u00e9crits. Tous ont leur cot\u00e9 ombre et leur part de lumi\u00e8re. Et le suspense est total\u2026 Il y a des pistes \u00e0 suivre, plusieurs coupables possibles\u2026 et on est tenus en haleine jusqu\u2019au bout\u2026 En plus de Fouad , j\u2019avais lu que <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3937\">Valerio Varesi <\/a>\u00e9tait un admirateur de cet auteur\u00a0: j\u2019ai compris pourquoi\u00a0&#x1f609;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Elle regarda autour d\u2019elle\u00a0: personne. On pouvait m\u00eame dire\u00a0: rien, parce qu\u2019\u00e0\u00a0cette heure-l\u00e0, dans la couleur grise qui confondait toute chose, c\u2019\u00e9tait comme si le n\u00e9ant l\u2019entourait. Un ciel sans \u00e9toiles, et sans soleil, comme un vide.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, elle \u00e9tait vide. Enfin, presque, car il lui restait un lac d\u2019angoisse qui lui \u00f4tait toute force physique et la faisait paniquer pour un rien, pour ce qui bougeait comme pour ce qui \u00e9tait immobile<\/p>\n<p>Il comprenait qu\u2019elle n\u2019allait pas bien, qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait arr\u00eat\u00e9e\u00a0; ni en vie, ni sans vie.<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas un visage\u00a0: c\u2019\u00e9tait un livre. N\u2019importe qui pouvait le lire.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Ce n\u2019est pas du silence \u00e7a, \u00e9coutez.<br \/>\nIl se tut un instant, pour lui faire comprendre que\u00a0<em>\u00e7a<\/em>, ce n\u2019\u00e9tait pas du silence.<br \/>\n\u2014\u00a0\u00c7a, c\u2019est le n\u00e9ant, vous avez entendu\u00a0? On a l\u2019impression d\u2019\u00eatre dans le n\u00e9ant et d\u2019\u00eatre an\u00e9anti.<\/p>\n<p>Elle savait ce qu\u2019\u00e9taient les id\u00e9es fixes, les obsessions, les angoisses, c\u2019est pourquoi elle arrivait \u00e0 le comprendre. On n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 quelque chose qu\u2019on a \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi.<\/p>\n<p>Elle savait ce qu\u2019\u00e9taient les id\u00e9es fixes, les obsessions, les angoisses, c\u2019est pourquoi elle arrivait \u00e0 le comprendre. On n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 quelque chose qu\u2019on a \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi.<\/p>\n<p>Les femmes sont n\u00e9es pour attendre, croyait-elle sans \u00eatre capable de le penser, et elle aimait \u00e7a, attendre, parce que, elle, c\u2019\u00e9tait une vraie femme.<\/p>\n<p>Et tout comme son fils dont il suffisait de regarder le visage pour y lire ce qu\u2019il pensait, il suffisait de suivre le d\u00e9placement et le froissement de ses rides pour conna\u00eetre chacune de ses pens\u00e9es et chacun de ses sentiments.<\/p>\n<p>Tout le monde doit se convaincre par soi-m\u00eame, et non parce qu\u2019on force votre volont\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai chang\u00e9 d\u2019id\u00e9e, et un homme n\u2019aime pas tellement changer d\u2019id\u00e9e. Peut-\u00eatre qu\u2019une femme ne peut pas le comprendre.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une statue, \u00e0 un point tel que l\u2019habiller, c\u2019\u00e9tait comme mettre un tailleur \u00e0 Aphrodite<\/p>\n<p>Elle fut la premi\u00e8re \u00e0 se d\u00e9faire de l\u2019embrassade, comme si elle se d\u00e9faisait d\u2019une partie vivante d\u2019elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>il comprit que durant toutes ces ann\u00e9es o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 loin d\u2019elle, il avait souffert, m\u00eame s\u2019il n\u2019en avait pas eu conscience, m\u00eame s\u2019il croyait qu\u2019il souffrait pour d\u2019autres raisons.<\/p>\n<p>il savait que personne n\u2019effraierait cette fille au visage haineux.<br \/>\nLa haine n\u2019a peur de rien.<\/p>\n<p>Tu sais, personne n\u2019accorde de cr\u00e9dit \u00e0 certaines femmes, m\u00eame si elles disent la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Ses yeux, deux pierres dures noires de haine, s\u2019adoucirent, s\u2019arrondirent, et se transform\u00e8rent sur son visage en deux oc\u00e9ans de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Les mots n\u2019avaient jamais aucune importance, pensa-t-il, ce sont les faits qui comptent.<\/p>\n<p>un policier, avant d\u2019arriver \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, travaille presque toujours sur du vide, jusqu\u2019\u00e0 ce que, une fois \u00e9cart\u00e9 un tas de riens, il trouve la bonne piste.<\/p>\n<p>son regard bleu se posa sur elle\u00a0; tout ce que le bleu de ses yeux pouvait avoir d\u2019ang\u00e9lique et de na\u00eff se transforma subitement en un bleu d\u2019acier glacial qui la p\u00e9n\u00e9tra et accrut son appr\u00e9hension<\/p>\n<p>Sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 envers elle avait toujours \u00e9t\u00e9 d\u00e9licate\u00a0: nul cadeau, aucun geste banal et futile, mais toujours des attentions subtiles et profondes \u00e0 son endroit.<\/p>\n<p>Oh\u00a0! ma pauvre ch\u00e9rie, tu as la chair de poule, lui dit-il en lui passant une main sur le bras, mes paroles ne te r\u00e9chauffent pas assez.<\/p>\n<p>Il avait compris que l\u2019arme la plus puissante d\u2019un policier \u00e9tait de penser que les myst\u00e8res les plus enchev\u00eatr\u00e9s pouvaient se r\u00e9soudre simplement en r\u00e9fl\u00e9chissant.<\/p>\n<p>Un Allemand s\u00e9rieux est rigide, dur et inexpressif comme un tank \u00e0 l\u2019arr\u00eat.<\/p>\n<p>Certains n\u00e9vros\u00e9s ne vivent plus dans le pr\u00e9sent, ils attendent le futur, le lendemain, l\u2019heure prochaine, la minute qui va arriver, et ils vivent toujours dans la peur de cet avenir, pour voir ce qui se passera, s\u2019il porte toutes les angoisses qu\u2019ils redoutent. Ce sont des \u00eatres qui ont toujours peur de tout, de la lumi\u00e8re et de l\u2019obscurit\u00e9, de la foule et de la solitude, du silence et du vacarme et qui finissent par exploser dans un acte de violence<\/p>\n<p>On peut mourir de bien des fa\u00e7ons tout en continuant \u00e0 rester en vie.<\/p>\n<p>\u00c0 un certain \u00e2ge, l\u2019expression ne change plus, on peut \u00eatre mort \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur \u2013\u00a0lui aussi devait \u00eatre mort\u00a0\u2013 sans que cela se voie.<\/p>\n<p><strong>Info<\/strong>\u00a0: Giannuzzo, de m\u00eame que Giovanuzzo, est un diminutif, plut\u00f4t peu raffin\u00e9, du pr\u00e9nom Giovanni. Il est usit\u00e9 couramment et principalement en Sicile.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019auteur\u00a0: (Source Wikip\u00e9dia) Giorgio Scerbanenco, n\u00e9 Volodymyr-Djordjo Chtcherbanenko (en ukrainien\u00a0:\u00a0\u0412\u043e\u043b\u043e\u0434\u0438\u043c\u0438\u0440-\u0414\u0436\u043e\u0440\u0434\u0436\u043e \u0429\u0435\u0440\u0431\u0430\u043d\u0435\u043d\u043a\u043e) \u00e0 Kiev le 27 juillet 1911 et mort \u00e0 Milan le 27 octobre 1969, est un \u00e9crivain de polar italien. Il est n\u00e9 en Ukraine, \u00e0 Kiev, de m\u00e8re italienne et de p\u00e8re ukrainien. Il arrive en Italie, \u00e0 Rome, avec sa m\u00e8re \u00e0 &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4533\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4534,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,91,489,490,101,9,1,398],"tags":[334,370],"class_list":["post-4533","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-polar-psychologique","category-au-fil-du-rasoir-polars","category-thrillers","category-italie-2","category-italie","category-non-classe","category-sicile","tag-meurtres","tag-suspense"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4533","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4533"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4533\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22498,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4533\/revisions\/22498"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4534"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4533"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}