{"id":4560,"date":"2017-07-07T12:03:44","date_gmt":"2017-07-07T11:03:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4560"},"modified":"2025-01-25T16:35:57","modified_gmt":"2025-01-25T14:35:57","slug":"hegland-jean-dans-la-foret-01-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4560","title":{"rendered":"Hegland, Jean \u00abDans la for\u00eat\u00bb (01.2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : Romanci\u00e8re am\u00e9ricaine, n\u00e9e en novembre 1956 dans\u00a0l\u2019\u00c9tat de Washington, \u00e0 Pullman. Apr\u00e8s avoir accumul\u00e9 les petits boulots, elle devient professeur en Caroline du Nord. \u00c0 vingt-cinq ans, elle se plonge dans l\u2019\u00e9criture, influenc\u00e9e par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson.<\/p>\n<p>304 pages (Gallmeister)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>: Rien n\u2019est plus comme avant: le monde tel qu\u2019on le conna\u00eet semble avoir vacill\u00e9, plus d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ni d\u2019essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au c\u0153ur de la for\u00eat. Quand la civilisation s\u2019effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face \u00e0 l\u2019inconnu, il va falloir apprendre \u00e0 grandir autrement, \u00e0 se battre et \u00e0 faire confiance \u00e0 la for\u00eat qui les entoure, emplie d\u2019in\u00e9puisables richesses.<br \/>\nConsid\u00e9r\u00e9 comme un v\u00e9ritable choc litt\u00e9raire aux \u00c9tats-Unis, ce roman sensuel et puissant met en sc\u00e8ne deux jeunes femmes qui entra\u00eenent le lecteur vers une vie nouvelle.<br \/>\nCe livre est adapt\u00e9 au cin\u00e9ma avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les r\u00f4les principaux.<\/p>\n<p><strong>Dans la presse<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>La puissance de ce roman tient \u00e0 cet art de faire surgir la beaut\u00e9 scintillante des h\u00e9ro\u00efnes, au plus noir de leur destin. Mais c&rsquo;est surtout l&rsquo;inventivit\u00e9 de la romanci\u00e8re qui \u00e9blouit de bout en bout. Il faut se laisser happer par ce livre-refuge aussi d\u00e9vorant que r\u00e9g\u00e9n\u00e9rant. Marine Landrot, T\u00c9L\u00c9RAMA<\/p>\n<p>Par effet mim\u00e9tique, le plaisir de lecture que procure \u00ab\u00a0Dans la for\u00eat\u00a0\u00bb prend la forme d&rsquo;une clairi\u00e8re. Qu&rsquo;un roman d&rsquo;aventures puisse advenir sans d\u00e9placement g\u00e9ographique, qu&rsquo;une odyss\u00e9e psychologique puisse \u00eatre circonscrite dans quelques hectares d\u00e9pend de la rare habilet\u00e9 d&rsquo;un(e) auteur(e) \u00e0 tisser une chronique d\u00e9pourvue de monotonie. Jean Hegland y parvient avec aisance et lyrisme. Avec elle, le lecteur buissonne. Macha S\u00e9ry, LE MONDE DES LIVRES<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0(et une analyse fond\u00e9e sur l\u2019\u00e9coute d\u2019une interview de l\u2019auteur) : Publi\u00e9 en 1996, et traduit en fran\u00e7ais 20 ans apr\u00e8s, ce livre est tout \u00e0 fait actuel, du fait de la menace du r\u00e9chauffement climatique de la plan\u00e8te. La situation a certes \u00e9volu\u00e9 en 20 ans mais le monde \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en danger en 1996\u2026 La situation a simplement empir\u00e9 (et avec la politique men\u00e9e actuellement cela ne va pas s\u2019arranger)\u00a0; elle est aussi davantage mise en lumi\u00e8re par les scientifiques et plus connue du grand public. Faudra-t-il un jour vivre dans la for\u00eat au lieu de fuir sur Mars\u00a0? Jean Hegland est celle qui d\u00e9fend les valeurs oppos\u00e9es \u00e0 celles de Trump. Quand l\u2019auteur a \u00e9crit ce livre elle venait de d\u00e9m\u00e9nager dans la for\u00eat et elle d\u00e9couvre la nature et le fameux sumac v\u00e9n\u00e9neux \u2026 qui ressurgit au gr\u00e9 du roman\u2026 le livre va reprendre ses pr\u00e9occupations du moment (plan\u00e8te, industrialisation).<\/p>\n<p>La fin du monde\u2026 Ce roman est une m\u00e9taphore\u00a0: en sauvant\u00a0 la plan\u00e8te on sauvera l\u2019humanit\u00e9. For\u00eat protectrice, for\u00eat dangereuse, for\u00eat amie, for\u00eat ennemie\u2026 For\u00eat personnage presque principal de ce roman. La for\u00eat, c\u2019est ce qui reste quand il n\u2019y a plus rien\u00a0; un \u00ab\u00a0personnage \u00e0 apprivoiser\u00a0\u00bb pour tisser des liens entre les personnes et leur lieu de vie. La for\u00eat est aussi un lieu de contes, de l\u00e9gendes, de mythologie (indienne par exemple). La for\u00eat est un personnage vivant, qui ne change pas\u00a0; ce qui \u00e9volue c\u2019est le rapport entre la for\u00eat et les protagonistes (les deux filles principalement)\u00a0: for\u00eat lieu de refuge, lieu de dangers\u00a0; nourrici\u00e8re et gu\u00e9risseuse mais capable \u00e9galement de se rebeller et de se retourner contre ceux qui l\u2019attaquent\u2026 Le p\u00e8re va l\u2019attaquer en coupant du bois et elle va se venger \u00e0 sa fa\u00e7on\u2026 Elle va aussi prot\u00e9ger les deux s\u0153urs, alors qu\u2019au d\u00e9but la for\u00eat \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e par la m\u00e8re comme ennemie. Elle va s\u2019\u00e9riger en protection contre la maladie, contre les \u00e9pid\u00e9mies, contre le vol, contre la suspicion\u2026 A l\u2019abri du rempart for\u00eat, les vraies valeurs s\u2019\u00e9panouissent\u00a0: le rapport avec la nature, la danse, la lecture\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est un roman f\u00e9ministe. Les h\u00e9ro\u00efnes sont deux femmes et l\u2019accent est mis sur les sens, la perception. C\u2019est aussi l\u2019histoire de la relation entre deux s\u0153urs. L\u2019une est le corps (la danse), l\u2019autre est plus l\u2019esprit (la lecture).. et les relations entre elles sont fascinantes \u2026 amour, jalousie, fusion, compl\u00e9mentarit\u00e9\u2026 tout le registre y passe. J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 la partie d\u00e9couverte du monde de la for\u00eat. Dans le livre, nature et culture sont compl\u00e9mentaires, comme les deux s\u0153urs qui pourrait repr\u00e9senter l\u2019air et la terre\u00a0; le danger vient de la civilisation, du profit, de l\u2019industrialisation, de la technique \u00e0 outrance, du capitalisme, de l\u2019homme<\/p>\n<p>Les Plantes indig\u00e8nes (nom du livre qui les aide \u00e0 apprendre les vertus des plantes) va les rapprocher de la nature et avec la connaissance de l\u2019inconnu viendra la confiance, la proximit\u00e9, la fusion\u2026 La for\u00eat, de personnage dangereux \u2013 car inconnu &#8211; deviendra une amie.<\/p>\n<p>L\u2019imagination a aussi beaucoup de place\u00a0; on imagine l\u2019avenir, les craintes\u00a0: souvent par les r\u00eaves et les cauchemars\u2026..<\/p>\n<p>C\u2019est un roman magnifique au point de vue du contenu. Par contre je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 \u00e9bouriff\u00e9e en ce qui concerne le style d\u2019\u00e9criture \u2013 ou alors la traduction ne lui rend pas justice.<\/p>\n<p><strong>Conseil\u00a0<\/strong>: si ce livre vous a plu, enchainez sur le <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4567\">Benameur, Jeanne \u00abLaver les ombres\u00bb<\/a> (Actes Sud 2008) On y parle nature, danse, lecture, perception\u2026. Extr\u00eamement int\u00e9ressant de les lire l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre \u2026 Il est court\u00a0; et puis\u2026 un Benameur\u2026 cela ne se refuse jamais\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les gens se tournaient vers le pass\u00e9 pour se rassurer et y puiser de l\u2019inspiration.<\/p>\n<p>il \u00e9tait parfois difficile de se rappeler qu\u2019il se passait quelque chose d\u2019inhabituel dans le monde, loin de notre for\u00eat. C\u2019\u00e9tait comme si notre isolement nous prot\u00e9geait.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re a toujours m\u00e9pris\u00e9 les encyclop\u00e9dies.<br \/>\n\u2014\u00a0Il n\u2019y a aucune po\u00e9sie en elles, aucun myst\u00e8re, aucune magie. \u00c9tudier l\u2019encyclop\u00e9die, c\u2019est comme manger de la poudre de caroube et appeler \u00e7a de la mousse au chocolat. C\u2019est comme \u00e9couter des lions rugir sur un CD et penser que tu es en Afrique<\/p>\n<p>L\u2019encyclop\u00e9die prend n\u2019importe quel sujet dans le monde et le diss\u00e8que, le vide de son sang, l\u2019arrache de sa matrice.<\/p>\n<p>Mes filles ont la jouissance de la for\u00eat et de la biblioth\u00e8que municipale. Elles ont une m\u00e8re \u00e0 la maison qui leur pr\u00e9pare \u00e0 manger et leur explique les mots qu\u2019elles ne connaissent pas. L\u2019\u00e9cole ne serait qu\u2019un obstacle \u00e0 \u00e7a.<\/p>\n<p>je crois que nous savions toutes les deux que les r\u00eaves viennent d\u2019un lieu, quelque part, qui existe vraiment, qu\u2019un r\u00eave n\u2019est que l\u2019\u00e9cho de ce qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu.<\/p>\n<p>Elle adorait la libert\u00e9 et l\u2019exigence de la danse, et elle adorait danser \u2013\u00a0pour elle et pour un public. Elle adorait partager sa passion avec nous autres mortels qui manquions d\u2019\u00e9l\u00e9vation et d\u2019\u00e9loquence.<\/p>\n<p>elle basculait brusquement dans l\u2019absence de musique, comme si elle venait de tr\u00e9bucher et de tomber d\u2019une falaise.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, on aurait dit que la maison enti\u00e8re \u00e9tait remplie de ce que nous n\u2019avions plus. Chaque tiroir \u00e9tait une bo\u00eete de\u00a0Pandore de laquelle s\u2019\u00e9chappaient perte et d\u00e9sespoir.<\/p>\n<p>Chaque fois que nous avons ouvert un placard ou un tiroir, je me suis arc-bout\u00e9e, pr\u00eate \u00e0 reculer et \u00e0 me sauver alors que les souvenirs attaquaient, crotales au bruit de cr\u00e9celle et aux crochets s\u2019enfon\u00e7ant dans ma chair. Mais curieusement, m\u00eame quand ils mordaient, ces souvenirs n\u2019\u00e9taient pas venimeux.<\/p>\n<p>Nous avions la passion des survivants, et le manque de prudence des survivants. Nous \u00e9tions immortelles cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0, immortelles dans un monde \u00e9ph\u00e9m\u00e8re\u2026<\/p>\n<p>Je mourais d\u2019envie d\u2019\u00eatre avec quelqu\u2019un comme j\u2019avais \u00e9t\u00e9 autrefois avec ma s\u0153ur, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 elle n\u2019avait pas encore commenc\u00e9 la danse, quand elle et moi vivions comme des ruisseaux jumeaux, bavardant et riant dans la for\u00eat.<\/p>\n<p>AUJOURD\u2019HUI\u00a0est une journ\u00e9e pire que No\u00ebl. Aujourd\u2019hui est une journ\u00e9e qui m\u00e9rite de laisser tomber le calendrier pour y \u00e9chapper. C\u2019est une journ\u00e9e qui ne pourra jamais rien signifier d\u2019autre que le regret et la perte et un chagrin comme l\u2019acier\u00a0\u2013\u00a0si dur, si vif, si froid que l\u2019air m\u00eame para\u00eet brutal. Respirer fait mal. Mon c\u0153ur souffre \u00e0 force de pomper le sang.<\/p>\n<p>Quand je lisais un roman, j\u2019\u00e9tais plong\u00e9e, immerg\u00e9e dans l\u2019histoire qu\u2019il racontait, et tout le reste n\u2019\u00e9tait qu\u2019une interruption.<\/p>\n<p>Son souvenir \u00e9tait comme un vieil ours en peluche tout us\u00e9, quelque chose dont je d\u00e9pendais autrefois mais qui avait fini par passer.<\/p>\n<p>Balanchine disait que la musique \u00e9tait le sol sur lequel danser, et je n\u2019ai plus de sol, je n\u2019ai plus rien pour prendre appui. C\u2019est comme si je ne faisais que tomber. Comme si je ne sauterai plus jamais.<\/p>\n<p>M\u00eame se disputer est un luxe qu\u2019on ne peut pas se permettre quand sa vie enti\u00e8re a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 une seule personne.<\/p>\n<p>De temps en temps, il me jette un coup d\u2019\u0153il, et quand il se d\u00e9tourne et continue de jouer, on dirait que sa musique est un secret qu\u2019il raconte sur moi dans une langue que je ne comprends pas vraiment.<\/p>\n<p>J\u2019avais oubli\u00e9 \u00e0 quel point elle \u00e9tait massive, \u00e0 quel point elle \u00e9tait solide. On l\u2019aurait plus dit en pierre qu\u2019en bois, et pourtant elle semblait vivante. Ses murs ext\u00e9rieurs \u00e9taient couverts d\u2019une for\u00eat miniature de mousses et de lichens.<\/p>\n<p>Parfois la for\u00eat donnait l\u2019impression de mener sa vie dans son coin, parfois elle donnait l\u2019impression de se rapprocher, de planer au-dessus de nous.<\/p>\n<p>Nous sommes cern\u00e9es par la violence, par la col\u00e8re et le danger, aussi\u00a0s\u00fbrement que nous sommes entour\u00e9es par la for\u00eat. La for\u00eat a tu\u00e9 notre p\u00e8re, et de cette for\u00eat viendra l\u2019homme\u00a0\u2013\u00a0ou les hommes\u00a0\u2013\u00a0qui nous tueront.<\/p>\n<p>Pourtant, il y a une lucidit\u00e9 qui nous vient parfois dans ces moments-l\u00e0, quand on se surprend \u00e0 regarder le monde \u00e0 travers ses larmes, comme si elles servaient de lentilles pour rendre plus net ce que l\u2019on regarde.<\/p>\n<p>Petit \u00e0 petit je d\u00e9m\u00eale la for\u00eat, attache des noms aux plantes qui la peuplent.<\/p>\n<p>AVANT\u00a0j\u2019\u00e9tais Nell, et la for\u00eat n\u2019\u00e9tait qu\u2019arbres et fleurs et buissons. Maintenant, la for\u00eat, ce sont des toyons, des manzanitas, des arbres \u00e0 suif, des \u00e9rables \u00e0 grandes feuilles, des paviers de Californie, des baies, des groseilles \u00e0 maquereau, des groseillers en fleurs, des rhododendrons, des asarets, des roses \u00e0 fruits nus, des chardons rouges, et je suis juste un \u00eatre humain, une autre cr\u00e9ature au milieu d\u2019elle.<\/p>\n<p>Petit \u00e0 petit, la for\u00eat que je parcours devient mienne, non parce que je la poss\u00e8de, mais parce que je finis par la conna\u00eetre. Je la vois diff\u00e9remment maintenant. Je commence \u00e0 saisir sa diversit\u00e9\u00a0\u2013\u00a0dans la forme des feuilles, l\u2019organisation des p\u00e9tales, le million de nuances de vert. Je commence \u00e0 comprendre sa logique et \u00e0 percevoir son myst\u00e8re.<\/p>\n<p>L\u2019emploi le plus ancien du mot \u201cvierge\u201d ne signifiait pas la condition physiologique de la chastet\u00e9 mais l\u2019\u00e9tat psychologique de l\u2019appartenance \u00e0 aucun homme, de l\u2019appartenance \u00e0 soi-m\u00eame uniquement. \u00catre vierge ne voulait pas dire \u00eatre inviol\u00e9e, mais plut\u00f4t \u00eatre fid\u00e8le \u00e0 la nature et \u00e0 l\u2019instinct, exactement comme la for\u00eat vierge n\u2019est ni st\u00e9rile ni infertile, mais inexploit\u00e9e par l\u2019homme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : Romanci\u00e8re am\u00e9ricaine, n\u00e9e en novembre 1956 dans\u00a0l\u2019\u00c9tat de Washington, \u00e0 Pullman. Apr\u00e8s avoir accumul\u00e9 les petits boulots, elle devient professeur en Caroline du Nord. \u00c0 vingt-cinq ans, elle se plonge dans l\u2019\u00e9criture, influenc\u00e9e par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson. 304 pages (Gallmeister) R\u00e9sum\u00e9: Rien n\u2019est plus comme avant: &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4560\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4561,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,401,29,105],"tags":[404,408,175,199,409,405,141,403,314,407,316,111,406,275],"class_list":["post-4560","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-sf","category-americaine","category-roman","tag-anticipation","tag-danse","tag-deuil","tag-famille","tag-fin-du-monde","tag-foret","tag-lecture","tag-nature","tag-rapports-familiaux","tag-soeurs","tag-solidarite","tag-solitude","tag-survie","tag-viol"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4560","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4560"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4560\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21638,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4560\/revisions\/21638"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4560"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4560"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4560"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}