{"id":4639,"date":"2017-07-19T15:14:17","date_gmt":"2017-07-19T14:14:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4639"},"modified":"2025-03-21T21:40:32","modified_gmt":"2025-03-21T19:40:32","slug":"mey-louise-embruns-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4639","title":{"rendered":"Mey, Louise \u00abEmbruns\u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: Louise Mey, n\u00e9e en 1982, est une \u00e9crivaine f\u00e9ministe fran\u00e7aise, autrice de romans policiers. Louise Mey met en sc\u00e8ne dans ses romans policiers les violences faites aux femmes, viol, harc\u00e8lement sexuel, agression sexuelle.<br \/>\nEn 2020, Louise Mey publie aux \u00e9ditions du Masque La Deuxi\u00e8me Femme, un roman noir qui parle d&#8217;emprise et \u00e9voque les cas de f\u00e9minicides. Le livre est s\u00e9lectionn\u00e9 pour le Prix Landerneau. (Source Wikip\u00e9dia)<\/p>\n<p><strong>Romans<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4646\">Les\u00a0<i>Ravag\u00e9(e)s<\/i><\/a>\u00a0<\/span>(2016), \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4639\"><i>Embruns<\/i><\/a><\/span>\u00a0(2017) , <i>Les Hordes invisibles<\/i>\u00a0 (2018), <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15779\"><i>La Deuxi\u00e8me femme<\/i><\/a><\/span><i> (2020 &#8211; Prix Robin Cook) , Petite sale (2023- Prix Landerneau), <\/i><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22015\"><i>34m2<\/i><\/a><\/span><i> (2025)<\/i><\/p>\n<p>Paru chez Fleuve noir &#8211; 336 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: B\u00e9a, Chris et leurs deux rejetons de presque vingt ans sont charmants, sportifs, talentueux et, surtout, ils forment une \u00e9quipe complice.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 une famille qui a le bon go\u00fbt dans le sang, ch\u00e9rit les mati\u00e8res nobles, les fruits du march\u00e9, le poisson jet\u00e9 du chalutier, la tape amicale dans le dos des braves. Voil\u00e0 une team unie qui porte haut les valeurs d\u2019authenticit\u00e9, d\u2019\u00e9quit\u00e9, d\u2019optimisme. Les Moreau \u2013 c\u2019est leur nom \u2013 ne perdent pas une miette de leur existence. Ils sont insupportablement vivants.<br \/>\nEt comme le veut l\u2019adage, les chiens ne font pas des chats : Marion et Bastien sont les dignes h\u00e9ritiers de leurs parents. Ils ne les d\u00e9cevront pas.<br \/>\nPour l\u2019heure, tous les quatre se sont r\u00e9fugi\u00e9s le temps du pont du 14 Juillet sur une \u00eele de Bretagne. Un coin de paradis si pris\u00e9 qu\u2019il est impossible d\u2019y s\u00e9journer sans passe-droit. Mais, m\u00eame l\u2019espace d\u2019un week-end, impossible n\u2019est pas Moreau.<br \/>\nSeulement, quand au retour d\u2019une balade B\u00e9a, Chris et Bastien trouvent la maison vide, la parenth\u00e8se enchant\u00e9e prend soudain l\u2019allure d\u2019un huis clos angoissant. La petite \u00eele, devenue terrain boueux d\u2019une battue sous la pluie pour retrouver Marion, va r\u00e9v\u00e9ler un autre visage : celui d\u2019une \u00e9tendue de terre entour\u00e9e d\u2019eau o\u00f9 vit une poign\u00e9e d\u2019individus soud\u00e9s comme des fr\u00e8res et aguerris aux temp\u00eates.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Alors bienvenue en Bretagne\u00a0: sauvagerie garantie \u00e0 tous les niveaux\u2026<br \/>\nUn suspense magistral, un presque huis-clos angoissant au possible, machiav\u00e9lique \u00e0 souhait. Je l\u2019ai d\u00e9vor\u00e9, pas l\u00e2ch\u00e9\u2026 totalement happ\u00e9e par l\u2019histoire. Je ne vous en dit pas plus&#8230;<br \/>\nEt imm\u00e9diatement, je me suis fait pr\u00eater le pr\u00e9c\u00e9dent par la copine\u00a0: je replonge dans l\u2019univers de cette jeune romanci\u00e8re fran\u00e7aise .<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Comme les doigts d\u2019une m\u00eame main, dont les gestes se compl\u00e9taient, fluides, assur\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La seule surconsommation qui ne me d\u00e9range pas, d\u00e9clarait Chris, c\u2019est celle de la culture.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Franchement, sur l\u2019\u00e9chelle du danger, ce type est entre le hamster et le concombre de mer.<\/p>\n<p>Entre les rafales de vent frais, le soleil chauffait la peau.<br \/>\n\u2014\u00a0Polaire et coups de soleil, de vraies vacances bretonnes.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait l\u2019heure blanche, ce moment suspendu avant que le jour ne se retire compl\u00e8tement, o\u00f9 les teintes claires jaillissent du d\u00e9cor, amplifi\u00e9es par un \u00e9trange effet d\u2019optique.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Bienvenue en Bretagne. L\u00e0 o\u00f9 il fait beau plusieurs fois par jour.<\/p>\n<p>\u00c0 deux m\u00e8tres, la vue se brouillait sous la violence de la pluie. On aurait dit que le ciel s\u2019\u00e9tait pos\u00e9 par terre.<\/p>\n<p>Le Goulet, ben voyons. Pourquoi pas la<em>\u00a0<\/em><em>Pointe du Pendu<\/em>\u00a0ou le<em>\u00a0<\/em><em>Pic aux \u00c9corch\u00e9s<\/em>\u00a0? Pourquoi les coins pourris ont toujours des noms pourris\u00a0? Pourquoi on fait pas des camps de torture qui s\u2019appelleraient\u00a0<em>Aux lilas bleus<\/em>\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>il savait que se heurter \u00e0 ses peurs pouvait\u00a0<em>marcher.<\/em>\u00a0Il s\u2019agissait de <em>volont\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>Ils se regard\u00e8rent, et plus rien n\u2019exista. Ils se regard\u00e8rent comme si tout en ce monde s\u2019\u00e9coulait loin\u00a0d\u2019eux, comme s\u2019il ne restait sur un radeau perdu dans l\u2019univers que leurs visages tourn\u00e9s l\u2019un vers l\u2019autre.<\/p>\n<p>Ensemble. Cette joie sauvage de s\u2019\u00eatre trouv\u00e9s qui battait en eux comme un c\u0153ur unique, depuis le d\u00e9but.<\/p>\n<p>Sa bouche devint acide. Elle choisit ses mots avec attention, cobra en \u00e9quilibre.<\/p>\n<p>Elle pi\u00e9tinait tout sur son passage. Le pouvoir corrosif qui s\u2019\u00e9coulait tranquillement hors d\u2019elle, comme un collier de perles rondes et r\u00e9guli\u00e8res, d\u00e9chirait tout ce qui pouvait \u00eatre d\u00e9chir\u00e9, et cela lui procurait un plaisir infini.<\/p>\n<p>On ne soigne pas les sociopathes. On ne leur apprend pas la compassion, l\u2019empathie.<\/p>\n<p>L\u2019eau semblait l\u2019appeler, l\u2019inviter, avec les mouvements souples d\u2019un rideau de velours sombre. Elle l\u2019imaginait ti\u00e8de et moelleuse, comme un immense oreiller de plumes, comme un sommeil profond. Elle se laissait porter, avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u2019innocente, savourant pour la premi\u00e8re fois l\u2019abandon, ses muscles apais\u00e9s.<\/p>\n<p>Je ne suis pas un g\u00e9nie, moi, mais pendant l\u2019ann\u00e9e, je ne suis pas non plus ici \u00e0 manger des racines.<\/p>\n<p>Les feuilles des arbres semblaient avoir \u00e9t\u00e9 trac\u00e9es par un enlumineur pr\u00e9cautionneux, soucieux du d\u00e9tail<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Louise Mey, n\u00e9e en 1982, est une \u00e9crivaine f\u00e9ministe fran\u00e7aise, autrice de romans policiers. Louise Mey met en sc\u00e8ne dans ses romans policiers les violences faites aux femmes, viol, harc\u00e8lement sexuel, agression sexuelle. 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