{"id":4816,"date":"2017-08-15T16:41:55","date_gmt":"2017-08-15T15:41:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4816"},"modified":"2022-10-04T17:34:34","modified_gmt":"2022-10-04T15:34:34","slug":"collette-sandrine-les-larmes-noires-sur-la-terre-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4816","title":{"rendered":"Collette, Sandrine \u00abLes Larmes noires sur la terre\u00bb (2017 )"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Sandrine Collette passe un bac litt\u00e9raire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient charg\u00e9e de cours \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Nanterre, travaille \u00e0 mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.<\/p>\n<p>Elle d\u00e9cide de composer une fiction et sur les conseils d\u2019une amie, elle adresse son manuscrit aux \u00e9ditions Deno\u00ebl, d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 relancer, apr\u00e8s de longues ann\u00e9es de silence, la collection \u00ab\u00a0Sueurs froides\u00a0\u00bb, qui publia Boileau-Narcejac et S\u00e9bastien Japrisot. Il s\u2019agit \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<\/span><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1222\"><span style=\"color: #0000ff;\">Des n\u0153uds d\u2019acier\u00a0\u00bb<\/span>,\u00a0<\/a>publi\u00e9 en 2013 et qui obtiendra le grand prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re ainsi que le Prix litt\u00e9raire des lyc\u00e9ens et apprentis de Bourgogne. Le roman raconte l\u2019histoire d\u2019un prisonnier lib\u00e9r\u00e9 qui se retrouve pi\u00e9g\u00e9 et enferm\u00e9 par deux fr\u00e8res pour devenir leur esclave. En 2014, Sandrine Collette publie son second roman\u00a0: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=391\">Un vent de cendres<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (chez Deno\u00ebl). Le roman commence par un tragique accident de voiture et se poursuit, des ann\u00e9es plus tard, pendant les vendanges en Champagne. Le roman revisite le conte La Belle et la B\u00eate. Pour la revue Lire, \u00ab\u00a0les r\u00e9ussites successives Des n\u0153uds d\u2019acier et d\u2019Un vent de cendres n\u2019\u00e9taient donc pas un coup du hasard\u00a0: Sandrine Collette est bel et bien devenue l\u2019un des grands noms du thriller fran\u00e7ais. Une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans \u00ab\u00a0Six fourmis blanches\u00a0\u00bb(2015). \u00ab\u00a0Il reste la poussi\u00e8re\u00a0\u00bb obtient le Prix Landerneau du polar 2016. En 2017, elle publie \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4816\">Les Larmes noires sur la terre<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb. En 2018 elle sort\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6193\">Juste apr\u00e8s la vague\u00a0<\/a><\/span>\u00bb. \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8179\">Animal<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb sort en 2019, suivi de \u00ab\u00a0Et toujours les for\u00eats\u00a0\u00bb (2020), \u00ab\u00a0Ces orages-l\u00e0\u00a0\u00bb (2021), \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17008\">On \u00e9tait des loups<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2022)<\/p>\n<p>Editions Deno\u00ebl, coll. \u00ab\u00a0Sueurs froides\u00a0\u00bb, 336 pages, janvier 2017.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Il a suffi d\u2019une fois. Une seule mauvaise d\u00e9cision, partir, suivre un homme \u00e0 Paris. Moe n\u2019avait que vingt ans. Six ans apr\u00e8s, hagarde, \u00e9puis\u00e9e, avec pour unique tr\u00e9sor un nourrisson qui l\u2019accroche \u00e0 la vie, elle est amen\u00e9e de force dans un centre d\u2019accueil pour d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s, surnomm\u00e9 \u00abla Casse\u00bb.<br \/>\nLa Casse, c\u2019est une ville de mis\u00e9reux log\u00e9s dans des carcasses de voitures bris\u00e9es et pos\u00e9es sur cales, des rues enti\u00e8res bord\u00e9es d\u2019automobiles embouties. Chaque \u00e9pave est attribu\u00e9e \u00e0 une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de si\u00e8ges arri\u00e8re, deux couvertures, et voil\u00e0 leur logement, \u00e0 elle et au petit. Un d\u00e9sespoir.<br \/>\nEt puis, au milieu de l\u2019effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s\u2019\u00e9paulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a l\u00e0 Ada, la vieille, puissante parce qu\u2019elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerri\u00e8re, Poule la survivante, Marie-Th\u00e9 la douce, et Nini, celle qui veut quand m\u00eame \u00eatre jolie et danser.<br \/>\nLeur force, c\u2019est leur coh\u00e9sion, leur entraide, leur lucidit\u00e9. Si une seule y croit encore, alors il leur reste \u00e0 toutes une chance de s\u2019en sortir. Mais \u00e0 quel prix?<br \/>\nApr\u00e8s le magistral Il reste la poussi\u00e8re, prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, plant\u00e9 dans le d\u00e9cor dantesque de la Casse.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Bluff\u00e9e\u00a0! J\u2019y allais a reculons car je n\u2019avais pas \u00e9t\u00e9 emball\u00e9e par les deux premiers qui me mettaient mal \u00e0 l\u2019aise avec leur violence gratuite et une cruaut\u00e9 malsaine. J&rsquo;avais dit que je n&rsquo;allais pas lire d&rsquo;autres livres de cette auteure.. J&rsquo;ai eu tort et je vais lire ceux que j&rsquo;ai ignor\u00e9s \ud83d\ude09<\/p>\n<p>Gros coup de poing et de c\u0153ur\u00a0! Ce n\u2019est pas un polar mais un roman avec des personnages splendides. L\u2019histoire de six femmes qui vont former une sorte de fratrie pour s\u2019\u00e9pauler dans une sorte de bidonville\/camp de r\u00e9fugi\u00e9s prison dans un futur plus ou moins proche. Ce n\u2019est pas de l\u2019anticipation mais c\u2019est ce qui pourrait bien se passer. Des personnages forts et faibles, qui se d\u00e9voilent peu \u00e0 peu \u2026 Il faut se battre, il faut survivre, il faut y croire\u2026\u00e0 la fois dans le monde libre et en monde clos\u2026 Il ne faut pas se fier aux apparences, et quand petit \u00e0 petit les filles se d\u00e9voilent. On ouvre les yeux sur la mis\u00e8re et la m\u00e9chancet\u00e9\u2026 Sur la bont\u00e9 et la solidarit\u00e9 aussi \u2026 Tout comme le magnifique Patrick Manoukian \u00ab\u00a0Le \u00e9chou\u00e9s\u00a0\u00bb un regard sur la soci\u00e9t\u00e9 qui fait froid dans le dos et invite \u00e0 tendre la main avant qu\u2019il ne soit trop tard\u2026 et surtout il faut toujours aller de l\u2019avant\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Pas de regrets, pas de remords, puisque de toute fa\u00e7on c\u2019est trop tard.<\/p>\n<p>Autant aller de l\u2019avant. Regarder en arri\u00e8re, \u00e9coute-moi bien\u00a0: \u00e7a sert \u00e0 rien.<br \/>\nElle disait aussi\u00a0:\u00a0<em>Faut r\u00e9fl\u00e9chir avant. Y a que \u00e7a.<\/em><\/p>\n<p>L\u2019enfant est un tableau endormi, se jouant\u00a0des lumi\u00e8res de la nuit qui ne s\u2019\u00e9teint pas, du jour qui ne se l\u00e8ve pas.<\/p>\n<p>Elle sait \u00e0 quel point les r\u00e9veils sont douloureux, refuse de c\u00e9der \u00e0 la douceur des r\u00eaves. Dans son sommeil le chant des merles la poursuit, et le soleil sur l\u2019herbe quand la ros\u00e9e fait des milliers de perles. Elle tressaille, agite la main pour repousser les visions d\u00e9licieuses\u00a0; cela ne sert \u00e0 rien d\u2019\u00eatre heureux la nuit. Il sera temps, plus tard \u2013 quand elle sera s\u00fbre.<\/p>\n<p>Bien, la chanson ou le pass\u00e9, aucune d\u2019elles ne le pr\u00e9cise, quelle importance \u2013 la chanson ou le pass\u00e9, cela s\u2019est enfui. Et elles ont \u00e0 nouveau le nez lev\u00e9 vers le ciel et les escarbilles, comme un quart d\u2019heure auparavant, les m\u00eames filles exactement, sauf que tous les yeux sont\u00a0brillants de larmes \u00e0 pr\u00e9sent. Une vieille nostalgie qu\u2019il aurait mieux valu ne pas r\u00e9veiller tant cela fait mal; mais se sentir humain, enfin.<\/p>\n<p>Et elle l\u2019a si mal enterr\u00e9, son pass\u00e9, qu\u2019elle le tra\u00eene comme un boulet, \u00e0 ruminer sur ce qui l\u2019a amen\u00e9e ici, et les erreurs, et les folies, et les directions manqu\u00e9es.<\/p>\n<p>N\u2019a pas sombr\u00e9 \u2013 ou pas au point que cela se voie, ou pas trop, ou peut-\u00eatre certains soirs d\u2019ivresse, quand le vide se fait trop crochu au fond du ventre, \u00e0 vous empoigner et \u00e0 vous tirer dans un coin de vous-m\u00eame. Alors quand on se rend, une heure ou une nuit, on pourrait remplir l\u2019univers de sa d\u00e9tresse, parfois cela est arriv\u00e9 elle s\u2019en souvient, et chaque fois elle a colmat\u00e9, avec de l\u2019alcool et des sanglots, chaque fois repartie, au petit matin, au travail.<\/p>\n<p>le souvenir de ces ann\u00e9es de vagabondage se compte moins en argent qu\u2019en rencontres, et c\u2019est cela qu\u2019elle se rappelle<\/p>\n<p>Poser ses affaires, c\u2019est renoncer. S\u2019installer, c\u2019est s\u2019attacher<\/p>\n<p>Quand tout va bien, ce \u00e0 quoi tu penses, c\u2019est que \u00e7a ne va pas durer.<\/p>\n<p>il ne reste que la survie\u00a0; qu\u2019on parle de gourmandise, d\u2019envie et de paresse, du corps d\u2019un homme, de la peau d\u2019un b\u00e9b\u00e9, elles ne le supportent pas, voudraient avoir tout<\/p>\n<p>oubli\u00e9 pour ne pas sentir le manque jusqu\u2019au fond de leurs entrailles, si seulement elles ne savaient pas.<\/p>\n<p>rien n\u2019est oubli\u00e9, rien ne redeviendra comme avant, quand cela n\u2019\u00e9tait pas advenu, il restera les traces, dans sa m\u00e9moire et dans son corps, et les cauchemars, et les peurs.<\/p>\n<p>elle est devenue, un fant\u00f4me, une absente, quelqu\u2019un qu\u2019on n\u2019entend pas quand il discute, qu\u2019on ne remarque pas quand il se d\u00e9place \u2013 une transparence. Plusieurs fois depuis cette nuit-l\u00e0, elle a fait l\u2019exp\u00e9rience de ce terrible estompement, soit qu\u2019on lui coupe la parole, exactement comme si elle n\u2019\u00e9tait pas en train de parler, soit qu\u2019on la bouscule parce qu\u2019on ne l\u2019a pas vue<\/p>\n<p>Mais la m\u00e9thode. Simuler.<br \/>\nForcer le destin. \u00c0 se remettre debout chaque fois en le\u00a0regardant bien droit dans les yeux,\u00a0<em>m\u00eame pas mal<\/em>, il finira par se lasser, comme les massacres et les \u00e9pid\u00e9mies, \u00e0 un moment tout s\u2019arr\u00eate sans que personne ne sache pourquoi, tout reflue, la vie reprend.<\/p>\n<p>\u2014 Mais ce sont des enfants\u2026<br \/>\n\u2014 Non. La vie les a d\u00e9j\u00e0 corrompus. Ils sont plus proches des b\u00eates que des hommes, ne respectent que la loi du plus fort. Ne les regarde pas comme des enfants, ce serait une erreur.<\/p>\n<p>Demain, \u00e7a ira mieux. Il faut se m\u00e9fier de ces journ\u00e9es o\u00f9 on s\u2019\u00e9croule, on fait des choses qu\u2019on regrette toute sa vie.<\/p>\n<p>C\u2019est comme lire un livre ou aller au cin\u00e9ma\u00a0: apr\u00e8s, il faut reprendre pied. On peut bien se couper du monde le temps d\u2019une image ou d\u2019une histoire, raconter mille fois le pass\u00e9, le ressasser, le triturer dans tous les sens\u00a0; au bout du compte, il n\u2019y a rien de pire que le pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Pauvre petite chose qui vit comme on remonte une vieille m\u00e9canique us\u00e9e, oblig\u00e9e de bouger, saccad\u00e9e, d\u00e9vast\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Interview\u00a0<\/strong>: https:\/\/www.tdg.ch\/culture\/livres\/Je-raconte-l-enfer-dune-societe-qui-existe-deja\/story\/21574298<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Sandrine Collette passe un bac litt\u00e9raire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. 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