{"id":4845,"date":"2017-08-23T16:32:12","date_gmt":"2017-08-23T15:32:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4845"},"modified":"2019-05-14T07:12:56","modified_gmt":"2019-05-14T06:12:56","slug":"kerninon-julia-buvard-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4845","title":{"rendered":"Kerninon, Julia \u00abBuvard\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00a0: N\u00e9e en 1987 dans la r\u00e9gion nantaise, Julia Kerninon est th\u00e9sarde en litt\u00e9rature am\u00e9ricaine. Son premier roman, <\/span><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4845\"><em>Buvard<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">, a re\u00e7u de nombreux prix, dont le prix Fran\u00e7oise Sagan. Elle a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse Lagard\u00e8re du jeune \u00e9crivain en 2015. Son deuxi\u00e8me roman, <\/span><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3966\"><em>Le dernier amour d&rsquo;Attila Kiss<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">, a re\u00e7u le prix de la Closerie des Lilas en 2016. En 2017 elle publie un court r\u00e9cit \u00ab\u00a0<\/span><em><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4865\">Une activit\u00e9 respectable<\/a>\u00a0<\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00bb . Pour la RL2018, elle revient avec \u00ab\u00a0<\/span><em><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7226\">Ma d\u00e9votion<\/a><\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p>Paru chez Le Rouergue (la brune ) en janvier 2014 \/ 208 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Un jeune homme r\u00e9ussit \u00e0 forcer la porte d\u2019une romanci\u00e8re c\u00e9l\u00e8bre, Caroline N. Spacek, r\u00e9fugi\u00e9e en solitaire dans la campagne anglaise depuis plusieurs ann\u00e9es. Tr\u00e8s jeune, elle a connu une gloire litt\u00e9raire rapide et scandaleuse, apr\u00e8s une enfance marqu\u00e9e par la violence et la marge. Il finit par s\u2019installer chez elle et recueillir le r\u00e9cit de sa vie. Premier roman d\u2019une auteure \u00e2g\u00e9e de 25 ans.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Pour un premier roman, c\u2019est juste \u00e9poustouflant, intense\u00a0! J\u2019ai beaucoup aim\u00e9. Un livre sur l\u2019amour de l\u2019\u00e9criture et la solitude de l\u2019\u00e9crivain, sur les mots, en premier lieu. Mais aussi un livre sur l\u2019enfance, sur l\u2019amour, sur l\u2019int\u00e9gration des exp\u00e9riences dans l\u2019\u00e9criture. Un huis-clos entre deux personnages, une femme et un homme qui vont se rencontrer et se comprendre car tous deux ont eu une enfance tr\u00e8s difficile et qu\u2019ils n\u2019arrivent pas \u00e0 int\u00e9grer. Entre l\u2019intervieweur, Lou et l\u2019interview\u00e9e, Caroline, on finit par ne pas savoir qui se confie&#8230; de fait les deux \u2026 le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent des deux personnages est au c\u0153ur du livre. Au fil des jours, Caroline va se livrer et Lou va aller de surprise en surprise. Tr\u00e8s beau texte, puissant, solide. C\u2019est interessant de voir que dans ce premier roman (pour adulte) Julia Kerninon prend la parole au masculin pour faire parler une femme-\u00e9crivain. Ode aux mots, \u00e0 la cr\u00e9ation, \u00e0 la po\u00e9sie. Une fuite en avant qui s\u2019ach\u00e8ve en solitaire\u2026 apr\u00e8s une travers\u00e9e de la vie bien difficile. C\u2019est le deuxi\u00e8me livre que je lis d\u2019elle &#8211; j\u2019avais commenc\u00e9 par le deuxi\u00e8me (<em>Le dernier amour d&rsquo;Attila Kiss) <\/em>et je vais enchainer sur le petit r\u00e9cit <em>\u00ab Une activit\u00e9 respectable \u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>dans ce livre-l\u00e0 et tous les autres que j\u2019avais lus dans la foul\u00e9e, happ\u00e9, il y avait quelque chose qui m\u2019avait frapp\u00e9, frapp\u00e9 comme avec un poing obstin\u00e9ment ferm\u00e9.<\/p>\n<p>Je commen\u00e7ais \u00e0 penser que j\u2019avais \u00e9t\u00e9 pr\u00e9somptueux, que ce n\u2019\u00e9tait pas si facile que \u00e7a d\u2019interviewer un \u00e9crivain, puisque la v\u00e9rit\u00e9 n\u2019\u00e9tait jamais une base pour eux, mais plut\u00f4t une destination, puisqu\u2019ils ma\u00eetrisaient si bien la fiction que tout ce qu\u2019ils pouvaient imaginer sonnait vrai.<\/p>\n<p>Elle avait beaucoup plus de souvenirs que ce qu\u2019elle avait proclam\u00e9 au d\u00e9part. Elle savait tr\u00e8s bien o\u00f9 elle allait parce qu\u2019elle allait \u00e0 reculons. Elle plongeait la t\u00eate en arri\u00e8re comme une nageuse. Dos crawl\u00e9. Jour apr\u00e8s jour apr\u00e8s jour.<\/p>\n<p>J\u2019imaginais une cha\u00eene de montage, lui qui parlait, moi qui tapais, et les phrases partant bien empaquet\u00e9es sur un tapis roulant, vers une destination qui m\u2019\u00e9chappait.<\/p>\n<p>j\u2019\u00e9tais arriv\u00e9 l\u00e0 guid\u00e9 par la musique de ses livres, un chant dont la cadence m\u2019avait \u00e9t\u00e9 tout de suite douloureusement famili\u00e8re, et quand elle me tenait \u00e0 distance, en tournoyant furieusement dans le jardin ou en se taisant, je me rassemblais moi aussi, dans un souvenir ou un autre qui me rappelait ce que je faisais ici.<\/p>\n<p>j\u2019avais commenc\u00e9 \u00e0 comprendre ce qu\u2019il pouvait y avoir derri\u00e8re ces trois mots de bonheur et\u00a0de paix, et quand il s\u2019\u00e9tait tourn\u00e9 vers moi pour m\u2019embrasser, \u00e7a avait \u00e9t\u00e9 comme de boire le soleil \u00e0 la bouteille.<\/p>\n<p>Je l\u2019\u00e9coutais parler et il me touchait \u2013 avec des mots \u2013 moi qui n\u2019avais jusqu\u2019ici \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e que par des mains.<\/p>\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de lui, j\u2019ai senti quelque chose dans sa phrase me heurter, si l\u00e9g\u00e8rement que je n\u2019\u00e9tais pas s\u00fbre d\u2019avoir mal.<\/p>\n<p>Mais qu\u2019est-ce que vous vouliez, vous\u00a0?<br \/>\n\u2013 Tu crois que j\u2019avais appris \u00e0\u00a0<em>vouloir\u00a0?<\/em><\/p>\n<p>Je l\u2019\u00e9coutais, fascin\u00e9, rendre leur profondeur de champ aux feuilles des articles que j\u2019avais lus en diagonale avant de venir. Pour raconter \u00e7a, elle retrouvait malgr\u00e9 elle la voix pr\u00e9cipit\u00e9e, pierreuse, que j\u2019avais entendue le premier jour et qui avait sembl\u00e9 dispara\u00eetre ensuite \u2013 cette langue presque \u00e9trang\u00e8re qui \u00e9tait sous sa prose, comme une flaque d\u2019essence ind\u00e9tectable dans l\u2019herbe haute.<\/p>\n<p>Eux, ils n\u2019avaient pas besoin de savoir. Ils avaient besoin de boire.<\/p>\n<p>on pouvait partir d\u2019o\u00f9 on voulait, on arrivait toujours au m\u00eame endroit.<\/p>\n<p>Jamais je n\u2019avais eu \u00e0 ce point la sensation que ma vie \u00e9tait entre mes mains et d\u2019avoir les doigts \u00e9cart\u00e9s. \u00a0J\u2019\u00e9tais beaucoup ivre. Je n\u2019y pensais pas. Je pensais \u00e0 la solidit\u00e9 de la po\u00e9sie et \u00e0 la vie qui doit continuer m\u00eame si on a oubli\u00e9 pourquoi.<\/p>\n<p>j\u2019avais d\u00e9tourn\u00e9 ma vie pass\u00e9e comme un fleuve, et j\u2019en avais fait quelque chose.<\/p>\n<p>je ne savais pas encore qu\u2019on \u00e9crit des choses d\u2019une fa\u00e7on qu\u2019on croit r\u00e9aliste pour d\u00e9couvrir que le reste du monde n\u2019en a simplement jamais entendu parler.<\/p>\n<p>l\u2019attaque et le scandale sont les formes de cons\u00e9cration les\u00a0plus solides.<\/p>\n<p>Et je devais me concentrer pour entendre ma propre voix sous\u00a0le murmure de son souvenir.<\/p>\n<p>je n\u2019avais pas peur de mourir sans avoir fini parce que je savais que je n\u2019avais rien commenc\u00e9,<\/p>\n<p>Je n\u2019attendais rien, parce que je m\u2019attendais \u00e0 tout.<\/p>\n<p>sa beaut\u00e9 me sautait au visage comme un chat quand je ne m\u2019y attendais pas.<\/p>\n<p>L\u2019instant\u00a0intouchable de la rencontre. Le temps qui ne peut pas passer. Le temps qui reste.<\/p>\n<p>j\u2019essayais de comprendre comment les lignes parfaites de mots que j\u2019\u00e9crivais avaient pu si bien \u00eatre des fils barbel\u00e9s entre nous<\/p>\n<p>Sa voix \u00e9tait grave, \u00e9l\u00e9gante, sur la d\u00e9fensive \u2013 la voix qu\u2019aurait pu avoir un lion si les lions parlaient dans des t\u00e9l\u00e9phones. Alors, je m\u2019\u00e9tais enroul\u00e9 autour du combin\u00e9, et j\u2019avais \u00e9cout\u00e9 ce que cette voix avait \u00e0 me dire.<\/p>\n<p>on ne me pliait pas avec de l\u2019organza.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait seule que je devais faire face \u00e0 tout ce que l\u2019\u00e9criture avait d\u00e9truit et construit dans ma vie. J\u2019\u00e9tais enroul\u00e9e autour de moi-m\u00eame, autour de la machine \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n<p>La vie \u00e9tait simplement arriv\u00e9e \u2013 la mort aussi. Je pensais \u00e0 la faillibilit\u00e9 de l\u2019amour et \u00e0 ce qu\u2019on en avait appris ensemble, aux excuses parfaites que nous pouvons trouver \u00e0 nos manquements qui ne les rendent pas moins douloureux \u00e0 ceux qui les ont subis.<\/p>\n<p>Tu sais, en fait, je d\u00e9teste voyager. J\u2019aime\u00a0simplement \u00eatre\u00a0<em>loin<\/em>. Si j\u2019ai tellement boug\u00e9, c\u2019\u00e9tait d\u2019abord parce que je ne pouvais pas \u2013 je ne savais pas \u2013 rester. Je n\u2019avais pas d\u2019endroit o\u00f9 rester.<\/p>\n<p>Quand tu sais que quoi que tu fasses, tu seras une cible, tu pr\u00e9f\u00e8res \u00eatre une cible mouvante.<\/p>\n<p>Les peintres semblaient savoir \u00e7a d\u2019instinct, que ce qu\u2019ils avaient \u00e0 faire imp\u00e9rativement c\u2019\u00e9tait atteindre une ma\u00eetrise irr\u00e9prochable, et puis tout oublier. La vraie peinture commen\u00e7ait \u00e0 ce moment-l\u00e0.<\/p>\n<p>Elle n\u2019avait fait qu\u2019avancer les yeux ferm\u00e9s, dangereuse comme tous ceux qui ne veulent pas savoir, une scie \u00e9lectrique lanc\u00e9e en l\u2019air.<\/p>\n<p>Tu es \u2013 toujours \u2013 ce qui me manque \u2013 quand je me r\u00e9veille la nuit pour r\u00e9aliser que tu n\u2019es pas ici \u2013 sans comprendre o\u00f9 tu es \u2013 pourquoi \u2013 comment c\u2019est arriv\u00e9 \u2013 mais\u00a0apparemment rien n\u2019est arriv\u00e9 \u2013 tout est parti.<\/p>\n<p>Rien ne vaut une main sur l\u2019autre pos\u00e9e. Jamais je n\u2019oublierai aucun de tes mots. Personne ne pourra s\u00e9parer ceux qui ont \u00e9t\u00e9 un seul et vont se retrouver.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>J\u2019ai appris beaucoup de choses sur la route, y compris le fait que tant que je ne fais de mal \u00e0 personne, je ne vais pas transiger sur mon bonheur.<\/p>\n<p>Je suis solide parce que je ne sais pas faire autrement. Ce n\u2019est pas une bonne chose.<em>\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: N\u00e9e en 1987 dans la r\u00e9gion nantaise, Julia Kerninon est th\u00e9sarde en litt\u00e9rature am\u00e9ricaine. Son premier roman, Buvard, a re\u00e7u de nombreux prix, dont le prix Fran\u00e7oise Sagan. Elle a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse Lagard\u00e8re du jeune \u00e9crivain en 2015. 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