{"id":4999,"date":"2017-09-25T15:10:55","date_gmt":"2017-09-25T14:10:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4999"},"modified":"2017-09-25T15:22:22","modified_gmt":"2017-09-25T14:22:22","slug":"izner-claude-le-pas-du-renard-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4999","title":{"rendered":"Izner, Claude \u00abLe Pas du renard\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteurs<\/strong>\u00a0: Claude Izner est le pseudonyme de deux s\u0153urs, Liliane Korb et Laurence Lef\u00e8vre. Liliane a longtemps exerc\u00e9 le m\u00e9tier de chef-monteuse de cin\u00e9ma, avant de se reconvertir bouquiniste sur les quais de la Seine, qu&rsquo;elle a quitt\u00e9s en 2004. Laurence a publi\u00e9 deux romans chez Calmann-L\u00e9vy, Paris-L\u00e9zarde en 1977 et Les Passants du dimanche en 1979. Elle est \u00e9galement bouquiniste sur les quais. Elles ont r\u00e9alis\u00e9 plusieurs courts m\u00e9trages et des spectacles audiovisuels. Elles \u00e9crivent ensemble et individuellement depuis de nombreuses ann\u00e9es, tant pour la jeunesse que pour les adultes. Elles ont d\u00e9j\u00e0 vendu plus de 800 000 exemplaires de leur s\u00e9rie des enqu\u00eates de Victor Legris, aujourd&rsquo;hui traduites dans huit pays.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le pas du Renard\u00a0\u00bb est le premier tome d\u2019une nouvelle s\u00e9rie de romans policiers se d\u00e9roulant dans le Paris des ann\u00e9es folles, au sortir de la Grande Guerre.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9rie\u00a0: (Jeremy Nelson 01)<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: En ce printemps 1921, Paris se rel\u00e8ve difficilement de la guerre. La vie est ch\u00e8re, le travail rare, se loger pose probl\u00e8me. Que recherche Jeremy Nelson, jeune pianiste am\u00e9ricain passionn\u00e9 de jazz, pour accepter de tirer le diable par la queue dans la capitale ? Son engagement au sein de la troupe d\u2019un cabaret va d\u00e9clencher des drames. Qui exerce un chantage \u00e0 l\u2019encontre de ces artistes pour qu\u2019ils disparaissent les uns apr\u00e8s les autres ? Suicides ou accidents ? Et de quel agresseur Jeremy est-il la cible ? Pr\u00eat \u00e0 tout pour survivre, il va s\u2019av\u00e9rer un adversaire coriace car, si infime que soit un grain de sable, il peut gripper les rouages d\u2019une machination parfaitement huil\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Eh bien tout comme avec la s\u00e9rie pr\u00e9c\u00e9dente qui mettait en sc\u00e8ne Victor Legris (fin du XIX\u00e8me) , il manque un petit quelque chose qui fait que je ne croche pas totalement .<\/p>\n<p>La s\u00e9rie se situe dans le Paris des ann\u00e9es 20, des ann\u00e9es folles. En 1921 pour \u00eatre pr\u00e9cise car c\u2019est une ann\u00e9e tr\u00e8s faste en \u00e9v\u00e9nements musicaux \u00e0 Paris, dans un Paris qui bouge apr\u00e8s la guerre, avec l\u2019arriv\u00e9e du jazz. Le h\u00e9ros un jeune pianiste am\u00e9ricain de jazz d\u00e9sargent\u00e9\u00a0; tout y est superbement d\u00e9crit, l\u2019ambiance, les pianistes dans les salles de cin\u00e9ma muet , la vie des petits caf\u2019concs, . C\u00f4t\u00e9 musique\u00a0: on est en plein dedans\u2026 Mary Pickford, Gershwin, Satie \u2026 le jazz est l\u00e0, le classique aussi \u2026 Clin d\u2019\u0153il au cin\u00e9ma avec Chaplin, les studios de tournage fran\u00e7ais\u2026 Cot\u00e9 crimes\u00a0: Le jeune h\u00e9ros est menac\u00e9 par une personne qui fait disparaitre des gens dans son entourage\u00a0; il se met \u00e0 enqu\u00eater car il a peur pour sa vie. Il y a un gros travail sur les personnages, la langue de l\u2019\u00e9poque et on est vraiment dans le bain\u2026du paris des petites gens<\/p>\n<p>Mais\u2026 aucune empathie avec les personnages, aucun ne me touche\u2026 Je reste en dehors, totalement spectatrice.. Peut-\u00eatre un peu \u00ab\u00a0trop\u00a0\u00bb\u00a0: trop de vie, trop de bruit, trop de d\u00e9tails.. je suffoque et ne rentre pas dans l\u2019histoire\u2026 je n\u2019ai pas le temps de \u00ab\u00a0m\u2019installer\u00a0\u00bb que je suis bouscul\u00e9e d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre\u2026 Mais je pense lire la suite de la s\u00e9rie, pour le cot\u00e9 d\u00e9couverte des ann\u00e9es folles en s\u2019amusant\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, il s\u2019\u00e9tait lev\u00e9 du mauvais pied, le droit, le gauche, peu importait puisque ses souliers \u00e9taient aussi \u00e9reint\u00e9s l\u2019un que l\u2019autre.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tu as lu\u00a0<em>Le Rouge et le Noir\u00a0<\/em>? demanda-t-il, amus\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019imaginer Henri Beyle face au salon garance tapiss\u00e9 de fleurs sombres.<br \/>\n\u2014\u00a0Non, c\u2019est un catalogue de papiers peints\u00a0?<\/p>\n<p>Vous \u00eates trop jeune pour avoir connu \u00e7a, mais, au si\u00e8cle dernier, les gonzesses affectionnaient de ressembler \u00e0 des navires \u00e0 voiles. Elles se cintraient dans des armatures qui leur comprimaient l\u2019\u00e9trave et leur \u00e9panouissaient le gaillard d\u2019arri\u00e8re. Par l\u00e0-dessus, elles enroulaient des kilom\u00e8tres de focs, de misaines, de cacatois et elles se couronnaient d\u2019un nid d\u2019albatros \u00e0 plumes.<\/p>\n<p>Vous aimez le cin\u00e9ma\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0J\u2019en raffole. Les images anim\u00e9es vous aident \u00e0 vous d\u00e9tacher de vos soucis, on n\u2019est plus soi. La banalit\u00e9 journali\u00e8re est an\u00e9antie par ce monde, plus riche, plus beau, \u00e7a permet de s\u2019\u00e9vader.<\/p>\n<p>ce qui \u00e9tait fix\u00e9 sur la pellicule \u00e9tait un univers p\u00e9trifi\u00e9. Selon son humeur, il se r\u00e9jouissait d\u2019assister \u00e0 un spectacle perp\u00e9tuellement jeune, ou il d\u00e9plorait que le film soit le reflet d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 gomm\u00e9e par les aiguilles du temps.<\/p>\n<p>Du rythme, bon sang\u00a0! Imitez les danseurs de La Nouvelle-Orl\u00e9ans, remuez en cadence, coulez-vous dans la musique\u00a0!<\/p>\n<p>Devinez pourquoi on compte tant de\u00a0<em>Ferguson<\/em>\u00a0aux \u00c9tats-Unis\u2026 Parce que la plupart des immigrants allemands et juifs, qui ne ma\u00eetrisaient pas l\u2019anglais, ne saisissaient rien de ce qu\u2019on leur demandait, alors ils r\u00e9pondaient\u00a0:\u00a0<em>Ich habe vergessen<\/em>, \u00ab\u00a0j\u2019ai oubli\u00e9\u00a0\u00bb. On les enregistrait donc sous le patronyme de\u00a0<em>Ferguson<\/em>.<\/p>\n<p>Je resterai muet tant qu\u2019un individu dangereux se prom\u00e8nera dans la nature, je tiens \u00e0 ma peau, c\u2019est un exemplaire unique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Info\u00a0: le Paris des ann\u00e9es folles<\/strong>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.histoire-image.org\/etudes\/annees-folles\">https:\/\/www.histoire-image.org\/etudes\/annees-folles<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteurs\u00a0: Claude Izner est le pseudonyme de deux s\u0153urs, Liliane Korb et Laurence Lef\u00e8vre. Liliane a longtemps exerc\u00e9 le m\u00e9tier de chef-monteuse de cin\u00e9ma, avant de se reconvertir bouquiniste sur les quais de la Seine, qu&rsquo;elle a quitt\u00e9s en 2004. 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