{"id":5452,"date":"2018-01-23T11:02:01","date_gmt":"2018-01-23T10:02:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5452"},"modified":"2018-01-23T11:02:01","modified_gmt":"2018-01-23T10:02:01","slug":"piersanti-gilda-illusion-tragique-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5452","title":{"rendered":"Piersanti, Gilda \u00abIllusion tragique\u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur\u00a0<\/strong>: Gilda Piersanti, n\u00e9e en Italie quand les sixties n\u2019\u00e9taient pas les sixties, vit en France depuis de nombreuses ann\u00e9es. Philosophe, traductrice en italien, elle a aussi \u00e9t\u00e9 commissaire de plusieurs expositions \u00e0 Rome.<\/p>\n<p>Depuis 2003, elle se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture, en fran\u00e7ais, de romans policiers, publi\u00e9s aux \u00e9ditions Le Passage. Apr\u00e8s un premier roman \u00e9voquant l\u2019affaire Aldo Moro, L\u2019Inconnu du Paris-Rome, Gilda Piersanti entreprend l\u2019\u00e9criture d\u2019une s\u00e9rie polici\u00e8re intitul\u00e9e <em>Les Saisons meurtri\u00e8res<\/em>, qui se compose \u00e0 ce jour de neuf romans : Rouge abattoir, Vert Palatino, Bleu catacombes, Jaune Caravage, Vengeances romaines, Roma enigma, Wonderland et Le Saut de Tib\u00e8re. Dans chacun de ces romans, une jeune inspectrice de la police judiciaire romaine, Mariella De Luca, second\u00e9e par l\u2019inspectrice Silvia Di Santo, m\u00e8ne l\u2019enqu\u00eate, entra\u00eenant le lecteur \u00e0 sa suite dans les rues de Rome, dans des quartiers de la ville souvent m\u00e9connus : Testaccio, les catacombes, l\u2019EUR, Ostiense, Garbatella, Casetta Mattei\u2026 Dans <em>Les Saisons meurtri\u00e8res<\/em>, Gilda Piersanti aborde fr\u00e9quemment les th\u00e8mes de l\u2019art ou l\u2019architecture, l\u2019histoire r\u00e9cente ou les singularit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 italienne, et plonge ses lecteurs dans l\u2019atmosph\u00e8re unique de la Ville \u00e9ternelle, loin des clich\u00e9s touristiques ou des sc\u00e8nes attendues.<br \/>\nGilda Piersanti est aussi l\u2019auteur d\u2019un roman intitul\u00e9 M\u00e9d\u00e9es, dans lequel elle r\u00e9interroge \u00e0 la faveur d\u2019une intrigue tr\u00e8s contemporaine le mythe de M\u00e9d\u00e9e, la m\u00e8re infanticide.<br \/>\nLa plupart de ses romans sont parus en poche aux \u00e9ditions Pocket, et en support livre-audio aux \u00e9ditions Sixtrid.<\/p>\n<p>Editions Le Passage, 240 pages, octobre 2017<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: En ce torride mois d\u2019\u00e9t\u00e9 romain, le petit Mario, dix ans, ne monte pas sur la terrasse de son immeuble pour y prendre l\u2019air, mais pour \u00e9pier son voisin du dernier \u00e9tage, monsieur Ruper, un homme sans histoire qui vit seul et m\u00e8ne une vie rang\u00e9e. Personne ne lui conna\u00eet la moindre relation, personne ne l\u2019a jamais vu rentrer chez lui accompagn\u00e9, et pourtant\u2026 Tous les soirs, Mario l\u2019observe dans sa baignoire en train de coiffer et de savonner une tr\u00e8s jolie jeune femme.<br \/>\nSon ami Riccardo et lui ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller lib\u00e9rer la princesse, parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre explication: Monsieur Ruper l\u2019a enferm\u00e9e chez lui, elle est sa prisonni\u00e8re ! Le plus difficile, toutefois, n\u2019est pas de s\u2019introduire dans l\u2019appartement de monsieur Ruper, mais d\u2019en sortir une fois qu\u2019on y est entr\u00e9\u2026<br \/>\nDans ce thriller de l\u2019enfance menac\u00e9e, Gilda Piersanti interroge les m\u00e9andres infinis de la perversit\u00e9. Devenir la proie d\u2019un pervers est une mal\u00e9diction, une vie enti\u00e8re ne suffit pas pour y \u00e9chapper. Illusion tragique nous entra\u00eene dans une intrigue aux retournements impr\u00e9visibles, comme un labyrinthe dont le trac\u00e9 se recompose \u00e0 chaque d\u00e9tour, jusqu\u2019au d\u00e9nouement\u2026 inimaginable.<br \/>\nCar la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle nous nous croyons solidement ancr\u00e9s se r\u00e9v\u00e8le parfois n\u2019\u00eatre que faux-semblant. Le r\u00e9veil sera alors sanglant, forc\u00e9ment sanglant.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Alors cela ne ressemble \u00e0 rien de ce que j\u2019ai lu avant\u2026 Un tout grand merci \u00e0 S\u00e9verine Lent\u00e9 (\u00ab\u00a0IlEstBienCeLivre\u00a0\u00bb sur FB) qui a vivement recommand\u00e9 ce livre\u00a0! C\u2019est tr\u00e8s sp\u00e9cial, original. Tu ne peux pas le lire en diagonale\u00a0! Il ne fait pas partie de ceux que tu ranges <em>et que tu te penses \u00abun de plus\u00bb<\/em> et que tu oublies\u2026 Thriller psychologique qui nous raconte deux histoires\u00a0: celle d\u2019une romanci\u00e8re \u00e0 succ\u00e8s, veuve, qui vit sa vie par ses romans et celle d\u2019un petit gar\u00e7on, Mario.<br \/>\nLe monde de la cr\u00e9ation litt\u00e9raire, la mani\u00e8re d\u2019investir le monde r\u00e9el et de le mixer \u00e0 l\u2019invent\u00e9, du besoin d\u2019\u00e9crire. Et de vivre dans une r\u00e9alit\u00e9 qui ne peut subsister sans le monde de l\u2019imaginaire<br \/>\nBienvenue \u00e0 Rome en compagnie de personnages assez sp\u00e9ciaux\u2026 2 enfants, un voisin qui devrait s\u00e9questrer une jeune fille \u00e0 leur avis\u2026<br \/>\nUne romanci\u00e8re veuve, une femme divorc\u00e9e avec son enfant, la peur des enfants de ne pas \u00eatre aim\u00e9s..<br \/>\nDes histoires qui s\u2019emboitent, s\u2019imbriquent, se m\u00e9langent et font croire le sentiment s\u2019angoisse.<br \/>\nLe monde de l\u2019enfance et des adultes s\u2019affrontent. Un monde d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 que le petit gar\u00e7on traverse en compagnie d\u2019un ami imaginaire qui va l\u2019accompagner\u2026<br \/>\nPass\u00e9 et le pr\u00e9sent sont li\u00e9s et il faut vivre avec. L\u2019imaginaire est \u00e0 plusieurs niveaux. Ce qui est angoissant est que par moments ou ne sait plus si on est dans le r\u00e9el ou pas\u2026 Bienvenue dans le monde du crime, du pervers narcissique, de la domination \u2026 on ne sait plus si on est dans le vrai ou le faux, si les personnages croient ou non dans leur fa\u00e7on de vivre leur vie\u2026 Beaucoup de manipulation et \u2026 je plains sinc\u00e8rement l\u2019enfant qui doit vivre dans cet enfer\u2026 mais est-ce bien un enfant\u00a0? est-ce la vie\u00a0? est-ce le roman\u00a0? Et dans ce roman, on se dit que l\u2019amour est un vrai cauchemar\u2026 (parents\/enfants \u2013 homme\/femme)<br \/>\nPlongez dans le Tibre\u2026 vous n\u2019allez pas le regretter. C\u2019est machiav\u00e9lique\u00a0! jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019\u00e9pilogue\u2026<br \/>\nSi vous ne l\u2019avez pas lu et que vous aimez ce qui est original \u2026 vous attendez quoi\u00a0? et si vous l\u2019avez lu \u2026 commentez\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Le pouvoir n\u2019est souvent qu\u2019une question de forme\u00a0: il suffit d\u2019en prendre la posture pour s\u2019en sentir investi.<\/p>\n<p>M\u00eame dans les moments les plus insupportables de son absence, au plus bas de l\u2019effroi de ma solitude nouvelle, lorsque je me r\u00e9p\u00e9tais que je n\u2019entendrais plus jamais son souffle s\u2019arr\u00eater la nuit, et mon c\u0153ur avec, pour reprendre comme s\u2019il ne s\u2019\u00e9tait jamais \u00e9teint, m\u00eame dans ces moments-l\u00e0 je pensais \u00e0 coucher mes \u00e9motions sur le papier. J\u2019ai toujours nag\u00e9 dans un courant de mots.<\/p>\n<p>Je suis une femme fid\u00e8le, je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit, et je le suis plut\u00f4t par nature que par choix.<\/p>\n<p>Je suis une survivante en tout pareille \u00e0 la femme d\u2019avant sa mort, l\u2019amour en moins.\u00a0Cela ne veut pas dire que je n\u2019aime rien ni personne\u00a0: dans la vie r\u00e9elle, j\u2019aime les m\u00eames choses qu\u2019avant la mort de mon mari et j\u2019ai le m\u00eame go\u00fbt pour certaines personnes. Par contre, dans la vie hyper-r\u00e9elle, ainsi qu\u2019il me pla\u00eet d\u2019appeler la vie qui est pour moi la seule qui vaille la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cue, je n\u2019aime rien ni personne, pour la bonne raison que je n\u2019existe pas.<\/p>\n<p>Il faut savoir accorder une place \u00e0 la faiblesse, la force a besoin de r\u00e9pit.<\/p>\n<p>Peut-on seulement concevoir la col\u00e8re, la d\u00e9ception et la douleur, oui la douleur, de celui qui, par des efforts d\u00e9ploy\u00e9s contre sa nature, a r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019\u00e9loigner du mal et s\u2019y retrouve enfonc\u00e9 jusqu\u2019au cou par la faute d\u2019un autre\u00a0?<\/p>\n<p>Ne dit-on pas qu\u2019en fin de compte, donner de l\u2019amour c\u2019est donner quelque chose qu\u2019on n\u2019a pas \u00e0 quelqu\u2019un qui n\u2019en veut pas\u00a0?<\/p>\n<p>Pendant que j\u2019\u00e9crivais, le temps n\u2019\u00e9tait plus le mien, mais celui de l\u2019histoire. J\u2019entrais litt\u00e9ralement dans un autre monde o\u00f9 seuls mes personnages avaient droit de cit\u00e9\u00a0: leurs exigences, leurs contraintes, leurs ambitions, et toute cette imperfection qui les rendait proches des vrais humains et de leur monde r\u00e9el.<\/p>\n<p>Comme tout \u00e9crivain, j\u2019aimais ces allers-retours entre mes deux existences, j\u2019aimais me perdre et me retrouver jusqu\u2019\u00e0 ne plus savoir de quel c\u00f4t\u00e9 je m\u2019\u00e9tais perdue et de quel autre retrouv\u00e9e. J\u2019avais le go\u00fbt des gens et de leurs failles \u2013\u00a0surtout de leurs failles.<\/p>\n<p>Quand on est mort, on ne va nulle part, petit, dit le vieux monsieur assis sur le banc \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. On reste bien coinc\u00e9 sous terre et on n\u2019y fait m\u00eame pas des racines comme le font les plantes. On dispara\u00eet, un point c\u2019est tout.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019elle s\u2019impose \u00e0 vous, la v\u00e9rit\u00e9 ne peut vous d\u00e9truire que si vous ne l\u2019avez pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 par le mensonge.<\/p>\n<p>On dit que les mots ne comptent pas, que seuls les actes\u00a0comptent. En ce qui me concerne, ce sont toujours les mots qui, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, ont d\u00e9termin\u00e9 mes actes.<\/p>\n<p>Je d\u00e9couvris qu\u2019on pouvait s\u2019aimer sans vivre constamment dans la peur d\u2019\u00eatre rejet\u00e9.<\/p>\n<p>je faisais enfin la joie de quelqu\u2019un, ce qui me donnait droit \u00e0 l\u2019existence.<\/p>\n<p>Une femme abandonn\u00e9e et bless\u00e9e peut parfois \u00eatre dangereuse. Une m\u00e8re abandonn\u00e9e et bless\u00e9e l\u2019est toujours.<\/p>\n<p>La culpabilit\u00e9 est une faiblesse, tu as beau essayer de l\u2019enfouir, de la d\u00e9tourner, de l\u2019ignorer, elle ressurgit toujours.<\/p>\n<p>Il avait fondu toutes ses douleurs dans les mots, sa noirceur avait goudronn\u00e9 des r\u00e9cits violents que les lecteurs adoraient. Les \u00e9v\u00e9nements de son enfance s\u2019\u00e9taient encha\u00een\u00e9s dans une succession fatale, comme dans les r\u00e9cits qu\u2019il avait appris \u00e0 construire.<\/p>\n<p>De temps en temps, m\u00e9caniquement, il d\u00e9vissait rapidement le corps de son stylo, en enfon\u00e7ait la plume dans une petite bouteille d\u2019encre pos\u00e9e sur la table et tournait le piston pour le remplir. Ce geste d\u2019un autre temps faisait partie d\u2019un rituel qui renfor\u00e7ait encore l\u2019aura de l\u2019\u00e9crivain aupr\u00e8s de son public.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Une fille comprend tout de suite \u00e0 quel homme elle a affaire, ajouta le lecteur, elle ne s\u2019y trompe que si elle veut bien s\u2019y tromper.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re avait raison, un homme qui ne conna\u00eet pas la piti\u00e9 n\u2019est pas un homme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Gilda Piersanti, n\u00e9e en Italie quand les sixties n\u2019\u00e9taient pas les sixties, vit en France depuis de nombreuses ann\u00e9es. Philosophe, traductrice en italien, elle a aussi \u00e9t\u00e9 commissaire de plusieurs expositions \u00e0 Rome. Depuis 2003, elle se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture, en fran\u00e7ais, de romans policiers, publi\u00e9s aux \u00e9ditions Le Passage. 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