{"id":5511,"date":"2018-02-05T10:42:04","date_gmt":"2018-02-05T09:42:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5511"},"modified":"2019-03-17T19:12:08","modified_gmt":"2019-03-17T18:12:08","slug":"del-arbol-victor-por-encima-de-la-lluvia-09-2017-au-dessus-de-la-pluie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5511","title":{"rendered":"Del Arb\u00f3l, Victor \u00abPar-del\u00e0 la pluie\u00bb (01.2019) \u00abPor encima de la lluvia\u00bb (09.2017)"},"content":{"rendered":"<p>512 pages \u2013 Editions Destino \u2013 Septembre 2017 ( lu en version originale) &#8211; <span style=\"color: #800000;\">Sortie en fran\u00e7ais en janvier 2019<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: \u00a0Miguel et Helena font connaissance dans un Home pour personnes \u00e2g\u00e9es \u00e0 Tarifa, \u00e0 un \u00e2ge ou ils pensent avoir d\u00e9j\u00e0 tout v\u00e9cu. Miguel a peur de voler. Helena est terroris\u00e9e par la mer. Tous deux ont des enfants adultes et ont l\u2019impression d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des potiches. Le suicide dramatique d\u2019un r\u00e9sident va leur ouvrir les yeux. Ils ne veulent pas passer le temps qu\u2019il leur reste \u00e0 vivre dans le pass\u00e9 en se rem\u00e9morant des temps qui devaient \u00eatre surement meilleurs. Ensemble, ils d\u00e9cident d\u2019entreprendre le voyage de leurs vies et ils vont d\u00e9couvrir que rien n\u2019est d\u00e9finitif tant qu\u2019il reste des r\u00eaves \u00e0 vivre<br \/>\nPendant ce temps, \u00e0 Malm\u00f6, dans cette ville \u00e9loign\u00e9e de Su\u00e8de, la jeune Yasmine, fille d\u2019immigrants marocains qui r\u00eave d\u2019\u00eatre chanteuse vit sous la coupe d\u2019un grand p\u00e8re autoritaire, Abdul, m\u00e9pris\u00e9e pas sa m\u00e8re qui la consid\u00e8re comme une honte car elle travaille pour un su\u00e9dois au pass\u00e9 trouble et vit une romance secr\u00e8te avec le chef adjoint de la Police su\u00e9doise, un homme \u00e2g\u00e9 et influent.<br \/>\nCes trois personnages dessinent une histoire sur le sens de l\u2019amour et montrent \u00e0 quel point des personnes normales peuvent se r\u00e9v\u00e9ler extraordinaires.<br \/>\nPass\u00e9, pr\u00e9sent et futur s\u2019entrelacent dans ce voyage qui commence \u00e0 Tanger en 1955 et s\u2019ach\u00e8ve \u00e0 M\u00e4lmo en 2014, m\u00e9taphore d\u2019un voyage beaucoup plus important\u00a0: vivre toujours intens\u00e9ment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Une fois de plus, l\u2019eau est l\u00e0, dans le titre\u2026 la pluie, les gouttes d\u2019eau, toujours de l&rsquo;eau avec cet auteur&#8230;<\/p>\n<p>Pour mon plus grand bonheur, une fois de plus le th\u00e8me r\u00e9current du lien avec le pass\u00e9, la m\u00e9moire, l\u2019Amour, les relations parents\/enfants, le th\u00e8me des femmes maltrait\u00e9es\/ battues, mais le ton de ce roman est diff\u00e9rent des autres. Ce n\u2019est pas un roman \u00ab\u00a0fresque historique et il ne parle pas de vengeance en tant que telle.\u00a0 Des personnages qui sont \u00e0 la fin de leur vie, qui s\u2019accrochent, ne baissent pas les bras face aux difficult\u00e9s et qui nous parlent du sens de la vie. Ce qui rend vieux, c\u2019est la peur d\u2019aller de l\u2019avant\u2026 Il pose beaucoup de questions sur les relations humaines \u2026 Faut-il sauver les personnes m\u00eame si elles ne se souhaitent pas\u00a0? Parfois c\u2019est plus simple de fermer les yeux et de passer son chemin que de faire ce que l\u2019on croit juste et s\u2019attirer la haine de ceux que nous aimons\u2026 Entre amour et \u00e9go\u00efsme \u2026 Certains passages font \u00e9cho au livre \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5478\">Les loyaut\u00e9s<\/a>\u00a0\u00bb que j\u2019ai lu r\u00e9cemment\u2026<\/p>\n<p>Ce roman est fort et il m\u2019a beaucoup remu\u00e9e, comme tous les romans de cet \u00e9crivain qui est mon \u00e9crivain contemporain pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. De plus, d\u00e8s qu\u2019on \u00e9voque le sujet Alzheimer, je suis toute chamboul\u00e9e\u2026 J&rsquo;ai toutefois beaucoup moins adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 la partie su\u00e9doise \u2026 tr\u00e8s violente \u00e0 tous les niveaux \u2026 et avec des personnages dont je n\u2019ai pas eu envie de faire connaissance dans la vraie vie\u2026 contrairement \u00e0 Miguel et Helena. C\u2019est un livre percutant, d\u00e9rangeant qui nous prend aux tripes (mais je le savais avant de le commencer) mais ce n\u2019est pas celui que je pr\u00e9f\u00e8re\u2026 Cot\u00e9 historique, il m\u2019a permis de me documenter sur \u00ab\u00a0El Valle de los Ca\u00eddos\u00a0\u00bb en fran\u00e7ais : la vall\u00e9e de ceux qui sont tomb\u00e9s)<\/p>\n<p>Dans ce roman nous faisons un bout de chemin avec Helena et Miguel. Nous accompagnons leur cheminement psychologique mais pas que. Nous mettons nos pas dans leurs traces et partageons les souvenirs des lieux qui les ont marqu\u00e9s, leurs amours pass\u00e9es.\u00a0 C\u2019est la recherche de l\u2019amour, la recherche de ce que peut nous apporter l\u2019autre et nous rendre compl\u00e9mentaires. Dans le roman, Miguel et Helena s\u2019apportent ce qui leur manque (le courage d\u2019aller de l\u2019avant et d\u2019accepter le pass\u00e9 &#8211; affronter la peur de l&rsquo;air &#8211; voler &#8211; et la peur de l&rsquo;eau &#8211; nager). Miguel ne va pas se r\u00e9signer et ne pas s\u2019incliner face \u00e0 Alzheimer. Les personnages luttent, avancent. La logique et l\u2019instinct se rejoignent, se compl\u00e8tent. Une fois encore nous avons l\u2019impression de conna\u00eetre les personnes, de suivre la vie de personnes qui existent vraiment. Il n\u2019invente pas mais il interpr\u00e8te la r\u00e9alit\u00e9 \u2026 et il nous force \u00e0 nous poser des questions sur notre vie et sur la vie de nos anciens. On regarde en arri\u00e8re et on envisage le futur\u2026 Que ce passe-t-il quand les enfants se d\u00e9barrassent de \u00ab\u00a0leurs vieux\u00a0\u00bb en les mettant dans des maisons de retraite\u00a0? Que se passe-il dans la t\u00eate des personnes qui se retrouvent dans un environnement qui n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019antichambre de la mort\u2026 deux solutions\u00a0: se r\u00e9signer ou aller de l\u2019avant\u2026 La vieillesse est in\u00e9luctable mais on peut d\u00e9cider de la vivre bien ou se laisser dominer par l\u2019attente de la mort. Alors vivre ou survivre\u00a0? Vivre dans ses souvenirs, mourir \u00e0 petit feu ou d\u00e9cider de continuer la route et se cr\u00e9er de nouveaux\u00a0souvenirs ? Se construire encore ou se reconstruire? Boucler la boucle des regrets, des souvenirs, pour avancer en paix, dans la lumi\u00e8re et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p>Comme le dit si bien l\u2019auteur\u00a0dans une interview\u00a0: \u00ab Nous sommes ce que nous sommes car nous avons \u00e9t\u00e9 ce que nous avons \u00e9t\u00e9. Le pass\u00e9 est un endroit s\u00fbr dans lequel nous \u00e9voluons en s\u00e9curit\u00e9 parce que nous le connaissons et que nous pouvons le r\u00e9inventer.\u00a0\u00bb \u00a0Il compare ce livre au \u00ab\u00a0Cante Jondo\u00a0\u00bb (r\u00e9f\u00e9rence au flamenco)\u00a0: un cri qui vient du plus profond de l\u2019\u00eatre, de la souffrance, pour faire sortir la douleur de l\u2019\u00eatre et tenter de l\u2019exorciser. Il explore les racines de la souffrance pour pouvoir aller de l\u2019avant.<\/p>\n<p>Et maintenant j\u2019attends de le relire en version fran\u00e7aise\u2026 En attendant, il faudrait\u00a0 que je me fasse La \u00ab\u00a0bande son\u00a0\u00bb du livre&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0 ( en espagnol et en Fran\u00e7ais)\u00a0 :<\/p>\n<p><em>La enfermedad incurable del recuerdo<\/em><\/p>\n<p>La maladie incurable du souvenir.<\/p>\n<p><em>Ella se pas\u00f3 la vida muri\u00e9ndose, primero por dentro y despu\u00e9s por fuera, incluso tuvo tiempo de sobra para ser consciente de su declive y, al final, cuando m\u00e1s falta le hac\u00eda la locura, recobr\u00f3 la lucidez para saber que se iba.<\/em><\/p>\n<p>Pas question de pourrir la vie des autres pendant des d\u00e9cennies, \u00e0 l\u2019instar de sa m\u00e8re, qui avait pass\u00e9 sa vie \u00e0 mourir, d\u2019abord de l\u2019int\u00e9rieur, puis de l\u2019ext\u00e9rieur, elle avait m\u00eame eu largement le temps de prendre conscience de son d\u00e9clin, et \u00e0 la fin, alors qu\u2019elle avait plus que jamais besoin de folie, elle avait retrouv\u00e9 assez de lucidit\u00e9 pour comprendre qu\u2019elle s\u2019en allait.<\/p>\n<p><em>Era demasiado peque\u00f1o para parecer un hombre, pero su mirada era demasiado vieja para fingir que era un ni\u00f1o<\/em><\/p>\n<p>Il \u00e9tait trop petit pour avoir l\u2019air d\u2019un homme, mais son regard \u00e9tait trop vieux pour qu\u2019il ait l\u2019air d\u2019un enfant.<\/p>\n<p><em>No importa, seguro que me lo has contado muchas veces, pero uno de los privilegios de la vejez es que no debemos fingir que prestamos atenci\u00f3n a los detalles que no nos importan<\/em><\/p>\n<p>Qu\u2019importe\u00a0! Tu me l\u2019as s\u00fbrement d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9, mais un des privil\u00e8ges de la vieillesse, c\u2019est de ne pas faire semblant de s\u2019int\u00e9resser aux d\u00e9tails dont on se moque.<\/p>\n<p><em>El mundo y yo viajamos en trenes distintos. Me aturde tanta rapidez<\/em><\/p>\n<p>\u2014\u00a0Le monde et moi, nous ne voyageons pas dans le m\u00eame train. Toute cette rapidit\u00e9 me donne le vertige.<\/p>\n<p><em>Nada nuevo sobre el horizonte. Viejos y soledades<\/em><\/p>\n<p>\u2014\u00a0\u00c0 l\u2019horizon, rien de nouveau. Vieillards et solitudes.<\/p>\n<p><em>Si alejas el futuro no te queda m\u00e1s remedio que ce\u00f1irte al presente<\/em><\/p>\n<p>Si on \u00e9loigne le futur, on est bien oblig\u00e9 de s\u2019atteler au pr\u00e9sent.<\/p>\n<p><em>El caso es que tu ojo izquierdo es m\u00e1s azul que los lagos de Laponia, pero tu ojo derecho es marr\u00f3n como esa tierra de la que viene tu abuelo. Es como si no hubieras decidido lo que eres<\/em><\/p>\n<p>En tout cas, ton \u0153il gauche est plus bleu que les lacs de Laponie, mais ton \u0153il droit est marron, comme la terre d\u2019o\u00f9 vient ton grand-p\u00e8re. \u00c0 croire que tu n\u2019as jamais d\u00e9cid\u00e9 de ce que tu es.<\/p>\n<p><em>No se pueden alterar las reglas, o el juego dejar\u00eda de tener sentido. La compasi\u00f3n podr\u00eda ser confundida con debilidad, \u00bfentiendes? Y en mi mundo, los d\u00e9biles mueren<\/em><\/p>\n<p>On ne peut pas alt\u00e9rer les r\u00e8gles, ou alors le jeu n\u2019aurait plus de sens. On pourrait prendre la compassion pour de la faiblesse, tu comprends\u00a0? Dans mon monde, les faibles meurent.<\/p>\n<p><em>ten\u00eda cierta habilidad t\u00e9cnica pero carec\u00eda de ingenio, era eficaz pero no brillante, era tenaz pero carec\u00eda de genialidad<\/em><\/p>\n<p>elle avait une certaine habilet\u00e9 technique, mais elle manquait d\u2019esprit. Efficace mais pas brillante, tenace et sans g\u00e9nie\u00a0; en fin de compte, la fille de son p\u00e8re.<\/p>\n<p><em>\u00e9l ven\u00eda de una \u00e9poca en la que los gestos se economizaban: pocos besos, pocos abrazos. Y pocas palabras<\/em><\/p>\n<p>de son temps, on \u00e9conomisait les gestes\u00a0: peu de baisers, peu d\u2019embrassades. Et peu de mots.<\/p>\n<p><em>La vida de la gente est\u00e1 llena de cosas que podr\u00edan haber sido y no fueron<\/em><\/p>\n<p>La vie des gens est pleine de choses qui auraient pu \u00eatre et ne l\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9,<\/p>\n<p><em>Tal vez aquella visi\u00f3n entraba por una resquebrajadura de su cerebro y se aprovechaba de esas peque\u00f1as manchas que causaban, seg\u00fan le hab\u00edan explicado los neur\u00f3logos, su enfermedad: manchas que eran como espacios desiertos que se iban expandiendo por su masa gris. En los desiertos hay espejismos tan reales que pueden conducir a la locura a los gu\u00edas m\u00e1s experimentados, los obligan a salirse de sus rutas, los adentran entre las dunas y se los tragan para siempre<\/em><\/p>\n<p>Cette vision s\u2019introduisait peut-\u00eatre par un interstice de son cerveau et profitait de ces petites taches caus\u00e9es, lui avaient expliqu\u00e9 les neurologues, par sa maladie\u00a0: des sortes d\u2019espaces ouverts qui se r\u00e9pandaient dans sa mati\u00e8re grise. Dans les d\u00e9serts, il y a des mirages si r\u00e9els qu\u2019ils peuvent pousser \u00e0 la folie les guides les plus exp\u00e9riment\u00e9s, les obliger \u00e0 quitter leur chemin, \u00e0 s\u2019enfoncer dans les dunes qui les avalent \u00e0 jamais.<\/p>\n<p><em>Los muertos se quedan en la edad en la que se los recuerda. Una extra\u00f1a paradoja<\/em><\/p>\n<p>Les morts restent \u00e0 l\u2019\u00e2ge o\u00f9 on se souvient d\u2019eux. \u00c9trange paradoxe.<\/p>\n<p><em>Tal vez descubrir cosas insospechadas significa ver una parte de uno mismo que no te gusta y que deber\u00eda quedarse enterrada para siempre. \u2014\u00bfY eso por qu\u00e9? Negar lo que eres no hace que desaparezca<\/em><\/p>\n<p class=\"txt\">\u2014\u00a0D\u00e9couvrir des aspects insoup\u00e7onn\u00e9s de sa personne, c\u2019est peut-\u00eatre d\u00e9couvrir une part de soi qu\u2019on pr\u00e9f\u00e9rerait enfouir \u00e0 jamais.<\/p>\n<p class=\"txt\">\u2014\u00a0Pour quelle raison\u00a0? Nier ce qu\u2019on est n\u2019a jamais rien effac\u00e9.<\/p>\n<p>l<em>e preguntaban cosas de su vida anterior, como si t\u00e1citamente se diera por sentado que al traspasar las puertas de la residencia el pasado era lo \u00fanico que contaba<\/em><\/p>\n<p>on lui posait des questions sur sa vie ant\u00e9rieure, comme si tacitement il \u00e9tait entendu qu\u2019en franchissant les portes de la r\u00e9sidence, le pass\u00e9 \u00e9tait la seule chose qui comptait encore.<\/p>\n<p><em>S\u00ed, limbo. El mundo entre los vivos y los muertos. Porque eso es exactamente este lugar, por si no te has dado cuenta, por mucho que se llame residencia Para\u00edso. Una estaci\u00f3n de espera<\/em><\/p>\n<p>Oui, les limbes. Ce monde entre les vivants et les morts. Car ce lieu est exactement cela, au cas o\u00f9 tu ne t\u2019en serais pas aper\u00e7u, m\u00eame si on l\u2019appelle la r\u00e9sidence Para\u00edso. La r\u00e9sidence Paradis\u00a0! Une p\u00e9riode d\u2019attente.<\/p>\n<p><em>Tienes coraz\u00f3n, \u00bfverdad? Pues tu coraz\u00f3n deber\u00eda emocionarse, sorprenderse, dar brincos. Y eso ocurre cuando no sabes qu\u00e9 vendr\u00e1 a continuaci\u00f3n. \u00bfA ti no te asusta lo desconocido? No hay una regla para cada situaci\u00f3n<\/em><\/p>\n<p>Tu as un c\u0153ur, n\u2019est-ce pas\u00a0? Eh bien ton c\u0153ur devrait s\u2019\u00e9mouvoir, s\u2019\u00e9tonner, sauter en l\u2019air. C\u2019est une chose qui arrive quand tu ne sais pas ce qui va survenir. L\u2019inconnu ne t\u2019effraie pas\u00a0? Il n\u2019y a pas de r\u00e8gle pour chaque situation.<\/p>\n<p><em>Helena y Miguel eran esencialmente diferentes y, sin embargo, contra toda l\u00f3gica, se sent\u00edan a gusto juntos y se buscaban el uno al otro. De manera natural, se fueron acercando como una imagen a su reflejo y descubrieron que encajaban extra\u00f1amente y se complementaban igual que la luz necesita del contraste oscuro para tener sentido<\/em><\/p>\n<p>Helena et Miguel \u00e9taient essentiellement diff\u00e9rents et cependant, contre toute logique, ils avaient plaisir \u00e0 \u00eatre ensemble. De fa\u00e7on naturelle, ils se rapproch\u00e8rent comme une image de son reflet et d\u00e9couvrirent qu\u2019ils s\u2019embo\u00eetaient \u00e9trangement et se compl\u00e9taient de la m\u00eame fa\u00e7on que la lumi\u00e8re a besoin d\u2019un contraste obscur pour acqu\u00e9rir un sens.<\/p>\n<p><em>Recordar no es malo. Significa que hemos vivido.<\/em><\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de mal \u00e0 se rappeler. Cela signifie que nous avons v\u00e9cu.<\/p>\n<p><em>Yo creo que el pasado es un punto de fuga. Un lugar a donde escapar cuando no quieres estar aqu\u00ed. Todo el mundo quiere estar en otra parte, \u00bfno te parece<\/em><\/p>\n<p>Je crois que le pass\u00e9 est un point de fuite. Un lieu o\u00f9 s\u2019\u00e9chapper quand on ne veut pas \u00eatre l\u00e0. Tout le monde veut \u00eatre ailleurs, tu ne crois pas\u00a0?<\/p>\n<p><em>Siempre estamos huyendo, deseng\u00e1\u00f1ate. La diferencia, lo que nos convierte en viejos, es que nosotros huimos hacia atr\u00e1s y los j\u00f3venes huyen hacia delante<\/em><\/p>\n<p>D\u00e9trompe-toi, nous fuyons toujours. La diff\u00e9rence, ce qui fait de nous des vieux, c\u2019est que nous fuyons en arri\u00e8re, alors que les jeunes fuient vers l\u2019avant.<\/p>\n<p><em>Hay personas hechas de aire y otras de tierra. Eso es todo. Y supongo que no pueden entenderse<\/em><\/p>\n<p>Il y a des personnes qui sont constitu\u00e9es d\u2019air. Et d\u2019autres de terre. C\u2019est tout. Et elles ne peuvent sans doute pas se comprendre.<\/p>\n<p><em>Pasaron algunos minutos de un silencio que ya no era tan s\u00f3lido, sino que goteaba y se deshac\u00eda<\/em><\/p>\n<p>Quelques minutes s\u2019\u00e9coul\u00e8rent dans un silence moins compact, qui fondait, se d\u00e9composait.<\/p>\n<p><em>esperaba del amor todo: la pasi\u00f3n, el deseo, la aventura, la erupci\u00f3n de un volc\u00e1n cuya lava jam\u00e1s se solidificase<\/em><\/p>\n<p>j\u2019attendais tout de l\u2019amour\u00a0: la passion, le d\u00e9sir, l\u2019aventure. J\u2019\u00e9tais un volcan en \u00e9ruption dont la lave ne serait jamais fig\u00e9e.<\/p>\n<p><em>Ella, como su madre \u2014y antes, su abuela\u2014, confiaba en el plan divino que se manifestaba a trav\u00e9s de los naipes, de las se\u00f1ales y de los presagios que hab\u00eda aprendido a leer desde ni\u00f1a<\/em><\/p>\n<p>Elle, comme sa m\u00e8re \u2013\u00a0et avant, sa grand-m\u00e8re\u00a0\u2013, s\u2019en remettait au Plan Divin exprim\u00e9 par les cartes, les signes et les pr\u00e9sages qu\u2019elle savait lire depuis son enfance.<\/p>\n<p><em>\u00bfPor qu\u00e9 todo deb\u00eda ser muerte, verg\u00fcenza y pasado? \u00bfNo hab\u00eda nada bueno a lo que recurrir?<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Tal vez por eso me he decidido a escribirte otra vez, sin preguntarme si vas a leer mi carta o si la romper\u00e1s sin abrir el sobre. Espero que no te importe que lo haga. No es por ti, es por m\u00ed. Necesito contarte, que sepas. Podemos fingir que eres un amigo invisible, o que eres un oc\u00e9ano a donde de vez en cuando puedo arrojar una botella con un mensaje<\/em><\/p>\n<p><em>Los muros eran cosa de adultos.<\/em><\/p>\n<p><em>Todav\u00eda era demasiado joven para pensar en los viejos tiempos con nostalgia<\/em><\/p>\n<p><em>Los recuerdos eran como las termitas, agujereaban el presente y lo enfermaban<\/em><\/p>\n<p>Les souvenirs \u00e9taient comme les termites, ils trouaient le pr\u00e9sent et le rendaient malade.<\/p>\n<p><em>No era desprecio, era mucho peor. Algo que \u00e9l odiaba. Era indiferencia<\/em><\/p>\n<p><em>Decidir por s\u00ed misma c\u00f3mo y d\u00f3nde vivir sus \u00faltimos d\u00edas. No quer\u00eda languidecer encerrada en sus recuerdos como todos aquellos viejos de mirada resignada con los que se cruzaba cada ma\u00f1ana<\/em><\/p>\n<p><em>\u00c9l siempre vio el matrimonio como una suma de posibilidades y no como una competencia de individualidades<\/em><\/p>\n<p><em>Seguid con vuestras narices pegadas a los cristales viendo pasar la vida.<\/em><\/p>\n<p><em>Las lagunas mentales, los espacios temporales recorridos sin consciencia, como si se teletransportase de un universo al siguiente sin tiempo para asimilarlo. Igual que los tripulantes del Enterprise en Star Trek, una forma de ahorrarse aterrizajes forzosos<\/em><\/p>\n<p>Les lacunes mentales, les espaces temporels parcourus en toute inconscience, comme s\u2019il \u00e9tait t\u00e9l\u00e9transport\u00e9 d\u2019un univers au suivant sans avoir eu le temps de l\u2019assimiler. Comme l\u2019\u00e9quipage de l\u2019<span class=\"italic\">Enterprise<\/span> dans <span class=\"italic\">Star Trek<\/span>, une fa\u00e7on de s\u2019\u00e9pargner les atterrissages forc\u00e9s.<\/p>\n<p><em>El futuro era Europa, dec\u00eda. Como si un futuro fuera distinto a otro, como si en realidad importase el horizonte<\/em><\/p>\n<p>L\u2019avenir \u00e9tait l\u2019Europe, disait-elle. Comme si un avenir \u00e9tait diff\u00e9rent d\u2019un autre, comme si en r\u00e9alit\u00e9 seul importait l\u2019horizon.<\/p>\n<p><em>Esos ojos que aprendieron a mirar como el filo cortante de un iceberg pero que, si se contemplaban de cerca, estaban llenos de juventud, de necesidad, de inseguridades<\/em><\/p>\n<p>ces yeux qui avaient appris \u00e0 regarder, tel le fil tranchant d\u2019un iceberg, mais qui, \u00e0 les examiner de pr\u00e8s, \u00e9taient pleins de jeunesse, de besoins, d\u2019ins\u00e9curit\u00e9s.<\/p>\n<p><em>\u00bfC\u00f3mo se dej\u00f3 enterrar en vida? \u2014El laberinto de un alma herida es inexpugnable para los que pretenden abordarlo con razones y l\u00f3gica<\/em><\/p>\n<p>Le labyrinthe d\u2019une \u00e2me bless\u00e9e est inexpugnable pour ceux qui pr\u00e9tendent l\u2019aborder avec raison et logique.<\/p>\n<p><em>A veces hay que tomar decisiones por otro que no est\u00e1 dispuesto a tomarlas, aunque con ello nos ganemos su desprecio<\/em><\/p>\n<p>l faut parfois prendre des d\u00e9cisions pour un autre qui n\u2019est pas capable de les prendre lui-m\u00eame, m\u00eame si cela doit nous valoir son m\u00e9pris.<\/p>\n<p><em>Echaba de menos los cigarrillos que condensaban el aire hasta hacerlo irrespirable. Ahora ya no pod\u00eda fumar<\/em><\/p>\n<p>Il regrettait les cigarettes qui condensaient l\u2019air et le rendaient irrespirable. Maintenant, il ne pouvait plus fumer.<\/p>\n<p><em>para qu\u00e9 hablar de lo que ya no existe. \u00abPara que siga existiendo, abuelo.\u00bb La juventud cre\u00eda demasiado en el poder de la memoria, confiaba demasiado en las palabras.<\/em><\/p>\n<p>\u00e0 quoi bon parler de ce qui n\u2019existe plus. \u201cPour que \u00e7a existe encore, grand-p\u00e8re.\u201d La jeunesse croyait trop au pouvoir de la m\u00e9moire et se fiait trop aux mots.<\/p>\n<p><em>Hacemos cosas y los actos traen consecuencias que no podemos eludir<\/em><\/p>\n<p>Nos actes entra\u00eenent des cons\u00e9quences que nous ne pouvons \u00e9luder.<\/p>\n<p><em>Qu\u00e9 belleza \u2014musit\u00f3, extasiada. Tuvo ganas de llorar pero se contuvo; no habr\u00eda sabido c\u00f3mo explicar que la felicidad a veces est\u00e1 tan cerca de la tristeza. Como cuando algo se alcanza para comprender que se est\u00e1 a punto de perderlo. A su alrededor todo era tan hermoso, tan perfecto, que se sinti\u00f3 abrumadoramente sola<\/em><\/p>\n<p class=\"txt\">\u2014\u00a0Quelle beaut\u00e9, murmura-t-elle, extasi\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"txt\">Elle se retint de pleurer\u00a0: elle n\u2019aurait su comment expliquer que le bonheur est parfois tout pr\u00e8s de la tristesse. De m\u00eame qu\u2019il faut parfois poss\u00e9der une chose pour comprendre qu\u2019on a failli la perdre. Autour d\u2019elle, tout \u00e9tait si beau, si parfait, qu\u2019elle se sentit inexorablement seule.<\/p>\n<p><em>Lo que me pregunto es si te ha tra\u00eddo hasta m\u00ed aquel ni\u00f1o o este viejo. \u2014\u00bfAcaso importa eso? \u2014Desde luego. Porque cada uno de ellos tendr\u00e1 motivos diferentes. El viejo busca paz; el hombre, venganza o justificaci\u00f3n, pero el ni\u00f1o solo quiere comprender<\/em><\/p>\n<p class=\"txt\">Je voudrais savoir si c\u2019est ce gamin ou si c\u2019est le vieux que tu as amen\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 moi.<\/p>\n<p class=\"txt\">\u2014\u00a0Est-ce vraiment important\u00a0?<\/p>\n<p class=\"txt\">\u2014\u00a0Pardi\u00a0! Parce que chacun a des mobiles diff\u00e9rents. Le vieux veut la paix\u00a0; l\u2019homme, la vengeance ou la justification\u00a0; mais l\u2019enfant veut avant tout comprendre.<\/p>\n<p><em>Su madre le entreg\u00f3 su vida. No \u00fanicamente su cuerpo, su alma, sus sue\u00f1os; todo, incluso la cordura<\/em><\/p>\n<p>Sa m\u00e8re lui avait donn\u00e9 sa vie. Pas seulement son corps, son \u00e2me, ses r\u00eaves\u00a0; tout, m\u00eame sa sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<p><em>Sab\u00edas que la marihuana es un psicotr\u00f3pico que se obtiene de la planta del c\u00e1\u00f1amo? Cannabis sativa. Los romanos se embriagaban inhalando sus vapores y los egipcios ya la utilizaban como alucin\u00f3geno y con fines terap\u00e9uticos<\/em><\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tu savais que la marihuana est un psychotrope qu\u2019on extrait du chanvre\u00a0? <span class=\"italic\">Cannabis sativa<\/span>. Les Romains se so\u00fblaient en inhalant ses vapeurs et les \u00c9gyptiens l\u2019utilisaient d\u00e9j\u00e0 comme hallucinog\u00e8ne \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><em>Fue extra\u00f1o estar all\u00ed sin \u00e9l, con la muda presencia de sus cosas, que no me dec\u00edan nada, que me observaban como una extra\u00f1a<\/em><\/p>\n<p>Il \u00e9tait \u00e9trange de se trouver l\u00e0 sans lui, avec la pr\u00e9sence muette de ses affaires, qui ne me parlaient pas et me regardaient comme une \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n<p><em>Cre\u00eda querer a mi familia, estar preparada para ser una buena madre, una buena esposa. Me esforc\u00e9 cuanto pude, pero no bast\u00f3. Tal vez tengamos dentro un gen autodestructivo que es hereditario. Podr\u00eda llamarse el gen del desastre, o el gen que le jode la vida a los que quieres\u2026<\/em><\/p>\n<p>Je croyais aimer ma famille, \u00eatre une bonne m\u00e8re, une bonne \u00e9pouse. Je me suis donn\u00e9 beaucoup de mal, mais cela n\u2019a pas suffi. Peut-\u00eatre h\u00e9bergeons-nous un g\u00e8ne autodestructeur qui est h\u00e9r\u00e9ditaire. On pourrait l\u2019appeler le g\u00e8ne du d\u00e9sastre, ou le g\u00e8ne qui g\u00e2che la vie de ceux qu\u2019on aime\u2026<\/p>\n<p><em>la vida de aquellos a los que queremos nunca es suficientemente larga. No importa si est\u00e1n enfermos, si sufren; somos ego\u00edstas, no queremos dejarlos ir y quedarnos solos, encerrados con sus fotograf\u00edas, oliendo su ropa, evocando recuerdos y ech\u00e1ndolos de menos<\/em>.<\/p>\n<p>la vie de ceux que nous aimons n\u2019est jamais assez longue. Peu importe s\u2019ils sont malades, s\u2019ils souffrent\u00a0; nous sommes \u00e9go\u00efstes, nous ne voulons pas les laisser partir et rester seuls, enferm\u00e9s avec leurs photographies, flairant leurs v\u00eatements, \u00e9voquant des souvenirs et pleurant leur absence.<\/p>\n<p><em>cari\u00f1o, sin asentir ni negar; me ofreci\u00f3, en cambio, la certeza de su presencia y el amor infinito de su mirada<\/em><\/p>\n<p><em>Pero, a pesar de todo, de ser testigo del dolor inmenso que causa perder el tim\u00f3n de tu vida, a pesar de comprender el tremendo peligro de cifrar la propia felicidad en la existencia de alguien y quedarte luego solo, yo querr\u00eda ser como fue mi madre<\/em><\/p>\n<p><em>Sin que se diera cuenta, se le hab\u00eda marchado la vida<\/em><\/p>\n<p><em>Somos dos personas buscando saber si somos los que fuimos\u2026 As\u00ed que no sirve nada decir que no importa, porque s\u00ed importa<\/em><\/p>\n<p><em>Miguel se fij\u00f3 en la rama muerta de un platanero. Nada la har\u00eda revivir y, sin embargo, permanec\u00eda aferrada al tronco, solidificada con \u00e9l. Pero solo era un resto fosilizado e inerte. Cuando los jardineros municipales lo podasen, el \u00e1rbol solo sentir\u00eda alivio al librarse de aquel peso muerto<\/em><\/p>\n<p><em>Sab\u00eda lo que quer\u00eda y por fin se atrev\u00eda a dar un paso adelante. No pensaba dejar que la literatura del amor sustituyera otra vez la realidad. Estaba cansado de coleccionar momentos para recordarlos despu\u00e9s. Quer\u00eda vivirlos aqu\u00ed y ahora. Leg\u00edtimamente, ten\u00eda derecho a esperar mucho m\u00e1s de s\u00ed mismo<\/em><\/p>\n<p><em>El alzh\u00e9imer se comer\u00e1 estos momentos. Ni siquiera sabr\u00e9 que esto ha existido. Es cruel encontrar algo, disfrutarlo un instante y olvidarlo para siempre.<\/em><\/p>\n<p><em>Confiar era ceder todas las fragilidades y los miedos a otra persona, ponerse en sus manos con los ojos cerrados. Confiar era un acto de fe, de coraje, de estupidez<\/em><\/p>\n<p><em>El problema son los espejos, por eso no hay ninguno en esta habitaci\u00f3n. En los espejos se ve el reflejo, y a veces uno ya no tiene entra\u00f1as para mirarse a la cara, se asquea de uno mismo. Podemos enga\u00f1ar a los dem\u00e1s, incluso durante toda una vida, pero no a nosotros mismos; no si nos miramos y nos vemos. Nadie tolera las confidencias de su reflejo, las murmuraciones que adivinamos en la mirada que nos mira<\/em><\/p>\n<p><em>Le han dicho que vive en el pasado pero no es cierto; el pasado es su presente. Y es un presente que solo es paisaje porque ya no distingue sensaciones de realidad y ha alcanzado esa verdad del instante donde se comprende que son la misma cosa<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Info\u00a0:<\/strong>\u00a0 Valle de los Ca\u00eddos\u00a0: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Valle_de_los_Ca\u00eddos\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Valle_de_los_Ca\u00eddos<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>512 pages \u2013 Editions Destino \u2013 Septembre 2017 ( lu en version originale) &#8211; Sortie en fran\u00e7ais en janvier 2019 R\u00e9sum\u00e9\u00a0: \u00a0Miguel et Helena font connaissance dans un Home pour personnes \u00e2g\u00e9es \u00e0 Tarifa, \u00e0 un \u00e2ge ou ils pensent avoir d\u00e9j\u00e0 tout v\u00e9cu. Miguel a peur de voler. 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