{"id":5560,"date":"2018-02-12T14:07:26","date_gmt":"2018-02-12T13:07:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5560"},"modified":"2020-10-13T10:26:16","modified_gmt":"2020-10-13T08:26:16","slug":"morrison-toni-sula-1973","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5560","title":{"rendered":"Morrison Toni \u00abSula\u00bb (1973)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure\u00a0<\/strong>: Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Anthony Wofford), n\u00e9e le 18 f\u00e9vrier 1931 \u00e0 Lorain en Ohio, dans une famille ouvri\u00e8re de quatre enfants est une romanci\u00e8re, professeur de litt\u00e9rature et \u00e9ditrice am\u00e9ricaine, laur\u00e9ate du Prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de litt\u00e9rature en 1993 et et morte \u00e0 New York le 5 ao\u00fbt 2019. Elle est \u00e0 ce jour la huiti\u00e8me femme et le seul auteur afro-am\u00e9ricain \u00e0 avoir re\u00e7u cette distinction. C\u2019est le roman Beloved, dont l\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise remonte \u00e0 1989, qui a fait conna\u00eetre Toni Morrison en France. Mais sa notori\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine \u00e9tait venue dix ans plus t\u00f4t, coup sur coup, en l\u2019espace de deux romans :\u00a0<em><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5560\">Sula<\/a><\/em>\u00a0(1973) et Song of Solomon (1977). Apr\u00e8s\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11912\"><em>L\u2019\u0152il le plus bleu<\/em><\/a>, elle publie en 1977\u00a0<em>Le Chant de Salomon<\/em>, couronn\u00e9 par le Grand Prix de la critique, qui remporte un \u00e9norme succ\u00e8s. Dix ans plus tard, en 1987, elle re\u00e7oit le prix Pulitzer pour son cinqui\u00e8me roman :\u00a0<em>Beloved<\/em>. Parce que \u00ab son art romanesque, caract\u00e9ris\u00e9 par une puissante imagination et une riche expressivit\u00e9, brosse un tableau vivant d\u2019une face essentielle de la r\u00e9alit\u00e9 am\u00e9ricaine \u00bb, l\u2019Acad\u00e9mie de Stockholm lui a d\u00e9cern\u00e9, le 7 octobre 1993, le prix Nobel de litt\u00e9rature. Aujourd\u2019hui retrait\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 de Princeton, Toni Morrison a \u00e9t\u00e9 faite docteur\u00a0<em>honoris causa\u00a0<\/em>par l\u2019universit\u00e9 de Paris VII.<em>\u00a0D\u00e9livrances\u00a0<\/em>est son dernier roman paru.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Dans l\u2019Ohio des ann\u00e9es 20, deux petites filles noires s\u2019inventent ensemble une vie meilleure. Mais l\u2019\u00e2ge venant, tandis que Nel se plie \u00e0 son r\u00f4le de m\u00e8re et d\u2019\u00e9pouse, Sula choisit de conqu\u00e9rir ailleurs sa libert\u00e9. Pour tous, elle devient la scandaleuse, la d\u00e9voy\u00e9e. Et doit se d\u00e9fendre, quarante ans plus tard, contre une soci\u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 des autres\u2026<br \/>\n\u00ab<em>Sula<\/em>, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une amiti\u00e9 f\u00e9minine, puis d\u2019un d\u00e9samour ; le portrait d\u2019une paria qui invente avant l\u2019heure, et pour son seul usage, la libert\u00e9 br\u00fblante de la femme moderne. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Premi\u00e8re fois que je lis un livre de cette romanci\u00e8re. Je voulais le lire depuis longtemps et le challenge J\u2019ailu ( un livre publi\u00e9 l\u2019ann\u00e9e de mon bac) a \u00e9t\u00e9 le petit coup de pouce suppl\u00e9mentaire\u00a0&#x1f609; et je suis tr\u00e8s heureuse d\u2019avoir d\u00e9couvert cette romanci\u00e8re exceptionnelle.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019histoire de la communaut\u00e9 noire des ann\u00e9es 60\u00a0; c\u2019est l\u2019oppression des femmes noires. C\u2019est le racisme et le sexisme dans la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine. C\u2019est la vie dans le quartier appel\u00e9 \u00ab\u00a0le Fond\u00a0\u00bb ou la survie est dure. C\u2019est l\u2019histoire de deux jeunes filles unies d\u00e8s leur plus jeune age par une forte amiti\u00e9\u00a0:\u00a0 elles se rencontrent \u00e0 l\u2019\u00e9cole, grandissent ensemble. Toutefois leur caract\u00e8re et leur mode de vie vont les s\u00e9parer et les opposer. Nel va se conformer aux r\u00e8gles de la soci\u00e9t\u00e9 locale, se marier\u2026 Le roman se divise en deux parties Sula\u00a0: l\u2019enfance et l\u2019adolescence, avant le mariage de Nell et apr\u00e8s le retour de Sula la rebelle va quitter la petite ville pour vivre sa vie et revenir 10 ans plus tard\u2026 \u00a0Mais une femme noire qui veut vivre sa vie libre, comme un homme, et m\u00eame comme un homme blanc\u2026 c\u2019est anti conformiste et cela d\u00e9range\u00a0! Le quartier est un \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s important dans le r\u00e9cit et toute l\u2019histoire y est rattach\u00e9e. Quand Sula revient, elle d\u00e9tonne\u00a0: \u00a0Sula (comme celle de sa m\u00e8re avant elle) est tr\u00e8s mal per\u00e7ue par les habitants du Fond. Et sa conduite va \u00eatre incompr\u00e9hensible et inacceptable aux yeux de son amie Nell. Sula veut vivre comme elle l\u2019entend et s\u2019affranchir des r\u00e8gles. Or la libert\u00e9 fait peur, d\u00e9range, suscite la haine\u2026<\/p>\n<p>Dans le N\u00b01 de la revue America Toni Morrison nous r\u00e9v\u00e8le que c\u2019est apr\u00e8s avoir \u00e9crit \u00ab\u00a0Sula\u00a0\u00bb, son deuxi\u00e8me roman, qu\u2019elle a d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 devenir romanci\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Maintenant on appelle \u00e7a la banlieue, mais quand des Noirs y vivaient c\u2019\u00e9tait le Fond.<\/p>\n<p>Quand les gens eurent compris les limites et la nature de sa folie, ils purent lui faire une place, pour ainsi dire, dans l\u2019ordre des choses.<\/p>\n<p>Chaque fois qu\u2019elle disait le mot\u00a0<em>moi<\/em>\u00a0montait en elle comme une puissance, comme une joie, comme une peur.<\/p>\n<p>Ce fut peut-\u00eatre son voyage, ou la d\u00e9couverte r\u00e9cente de son moi, qui lui donna la force de se lier \u00e0 une amie malgr\u00e9 sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>Une coul\u00e9e de haine inonda sa poitrine.<br \/>\nL\u2019id\u00e9e qu\u2019elle allait d\u00e9sormais lui vouer une haine intense et durable la remplit d\u2019une sorte de plaisir anticip\u00e9, comme lorsqu\u2019on sait qu\u2019on va tomber amoureux de quelqu\u2019un et qu\u2019on en guette les premiers signes.<\/p>\n<p>Le d\u00e9sir, chang\u00e9 par l\u2019\u00e2ge en gentillesse, leur faisait remuer les l\u00e8vres comme pour retrouver le go\u00fbt de la sueur juv\u00e9nile sur une peau sans rides.<\/p>\n<p>Comme chacune avait compris depuis longtemps qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait ni blanche ni m\u00e2le, que toute libert\u00e9 et tout triomphe leur \u00e9taient interdits, elles avaient entrepris de cr\u00e9er autre chose qu\u2019elles puissent devenir. Leur rencontre fut une chance, puisqu\u2019elles purent se servir l\u2019une de l\u2019autre pour grandir.<\/p>\n<p>\u00c0 part ceux qui servaient dans une maison de la vall\u00e9e, la plupart n\u2019avaient jamais vu un grand mariage\u00a0; ils s\u2019imaginaient seulement que c\u2019\u00e9tait un peu comme un enterrement, sauf qu\u2019ensuite on n\u2019avait pas \u00e0 marcher jusqu\u2019au cimeti\u00e8re de Beechnut.<\/p>\n<p>Alors ce fut la fureur, la fureur et la d\u00e9cision d\u2019avoir un r\u00f4le d\u2019homme, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, qui lui firent presser Nel de s\u2019installer avec lui. Il avait besoin de satisfaire une partie de ses app\u00e9tits, de voir reconna\u00eetre un peu de son \u00eatre adulte, mais surtout il voulait quelqu\u2019un qui prenne part \u00e0 sa souffrance, y prenne vraiment part.<\/p>\n<p>Ce \u00ab\u00a0tout ce qu\u2019elles veulent, mec, c\u2019est leur propre souffrance. Demande-leur de mourir pour toi et elles sont \u00e0 toi pour la vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, un compliment fait \u00e0 l\u2019une valait pour l\u2019autre, et une m\u00e9chancet\u00e9 envers une des filles \u00e9tait un d\u00e9fi pour la deuxi\u00e8me.<\/p>\n<p>Ils ne croyaient pas la mort accidentelle\u00a0\u2013 la vie, peut-\u00eatre, mais la mort est toujours intentionnelle. Ils ne croyaient pas que la nature p\u00fbt se d\u00e9r\u00e9gler\u00a0\u2013 seulement les g\u00eaner. La s\u00e9cheresse ou l\u2019\u00e9pid\u00e9mie \u00e9taient aussi \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb que le printemps.<\/p>\n<p>Le sens du mal, c\u2019\u00e9tait de lui survivre, et ils avaient d\u00e9cid\u00e9 (sans m\u00eame savoir qu\u2019ils l\u2019avaient fait) de survivre aux inondations, aux Blancs, \u00e0 la tuberculose, \u00e0 la famine et \u00e0 l\u2019ignorance. Ils connaissaient bien la col\u00e8re mais pas le d\u00e9sespoir, et ils ne lapidaient pas les p\u00e9cheurs pour la m\u00eame raison qu\u2019ils ne se suicidaient pas\u00a0\u2013 c\u2019\u00e9tait indigne d\u2019eux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le feu de l\u2019enfer, on ne l\u2019allume pas et il br\u00fble d\u00e9j\u00e0 en toi\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Tout se br\u00fble en moi, c\u2019est \u00e0 moi\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>[\u2026] un endroit tout petit et tr\u00e8s clair. Assez petit pour contenir son chagrin. Assez clair pour mettre en relief les choses noires qui s\u2019entassaient en elle.<\/p>\n<p>L\u2019enfer, ce n\u2019est pas que les choses durent \u00e9ternellement. L\u2019enfer, c\u2019est le changement<\/p>\n<p>Ils affirmaient que toute union entre un Blanc et une Noire \u00e9tait un viol, car il \u00e9tait litt\u00e9ralement impensable qu\u2019une femme noire f\u00fbt consentante. En ce sens, l\u2019int\u00e9gration leur inspirait exactement la m\u00eame haine qu\u2019aux Blancs.<\/p>\n<p>Tuer leur \u00e9tait facile, sous le coup de la col\u00e8re, mais pas de fa\u00e7on d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, ce qui expliquait pourquoi ils ne pouvaient lyncher qui que ce soit. Agir ainsi e\u00fbt \u00e9t\u00e9 non seulement contre nature, mais indigne. La pr\u00e9sence du mal \u00e9tait d\u2019abord quelque chose qu\u2019il fallait reconna\u00eetre avant de s\u2019en occuper, de lui survivre, de ruser et enfin d\u2019en triompher.<\/p>\n<p>Ainsi, comme tout artiste d\u00e9nu\u00e9 de moyen d\u2019expression, elle devint dangereuse.<\/p>\n<p>L\u00e0, au milieu du silence, ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019\u00e9ternit\u00e9 mais la mort du temps, une solitude si profonde que ce mot m\u00eame n\u2019avait plus de sens. Car la solitude implique l\u2019absence des autres, et la solitude qu\u2019elle d\u00e9couvrait sur ce terrain d\u00e9sol\u00e9 n\u2019avait jamais admis l\u2019existence d\u2019autrui.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait comme si elle craignait de l\u2019avoir hallucin\u00e9, comme si elle avait besoin de se prouver le contraire. Son absence \u00e9tait partout, piquait de partout, donnait aux meubles des couleurs primaires, avivait les contours aux angles des pi\u00e8ces et dorait la poussi\u00e8re accumul\u00e9e sur les tables. Quand il \u00e9tait encore l\u00e0, il attirait tout vers lui. Pas seulement ses regards, \u00e0 elle, et tous ses sens, mais les objets inanim\u00e9s qui semblaient exister \u00e0 cause de lui, comme arri\u00e8re-fond de sa pr\u00e9sence. Maintenant qu\u2019il \u00e9tait parti, ces objets, si longtemps soumis \u00e0 sa pr\u00e9sence, \u00e9taient illumin\u00e9s par son sillage.<\/p>\n<p>Je sais ce que font toutes les femmes de couleur dans ce pays.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Et c\u2019est quoi\u00a0?\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Elles cr\u00e8vent. Comme moi. La diff\u00e9rence, c\u2019est qu\u2019elles cr\u00e8vent comme des souches. Moi, je vais m\u2019abattre comme un grand s\u00e9quoia. J\u2019ai vraiment v\u00e9cu, sur cette terre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00catre bon envers quelqu\u2019un, c\u2019est pareil que d\u2019\u00eatre m\u00e9chant. Risqu\u00e9. \u00c7a ne rapporte rien.<\/p>\n<p>Tout ce qu\u2019elle conna\u00eetrait jamais plus de l\u2019amour. Or c\u2019\u00e9tait un amour qui, comme une casserole de sirop laiss\u00e9e trop longtemps sur le feu, s\u2019\u00e9tait \u00e9vapor\u00e9, ne laissant que son odeur et une p\u00e2te \u00e9paisse, sucr\u00e9e, impossible \u00e0 r\u00e9curer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Anthony Wofford), n\u00e9e le 18 f\u00e9vrier 1931 \u00e0 Lorain en Ohio, dans une famille ouvri\u00e8re de quatre enfants est une romanci\u00e8re, professeur de litt\u00e9rature et \u00e9ditrice am\u00e9ricaine, laur\u00e9ate du Prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de litt\u00e9rature en 1993 et et morte \u00e0 New York &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5560\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5561,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,29,1,105,233,78],"tags":[254,514,390,534,195,337],"class_list":["post-5560","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-americaine","category-non-classe","category-roman","category-usa","category-xxeme","tag-amitie","tag-haine","tag-noir-et-blanc","tag-prix-nobel","tag-racisme","tag-societe"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5560","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5560"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5560\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11919,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5560\/revisions\/11919"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5560"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5560"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5560"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}