{"id":6123,"date":"2014-03-06T08:18:51","date_gmt":"2014-03-06T07:18:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=284"},"modified":"2014-03-06T08:18:51","modified_gmt":"2014-03-06T07:18:51","slug":"katherine-pancol-muchachas-2014-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6123","title":{"rendered":"Katherine Pancol \u00ab\u00a0Muchachas\u00a0\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p>Aux Editions Albin Michel : 12 f\u00e9vrier 2014<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019\u00e9diteur<\/strong> Les filles sont partout dans ce roman. Elles m\u00e8nent la danse. De New York \u00e0 Paris, de la Bourgogne \u00e0 Londres ou \u00e0 Miami. Des filles qui inventent, s\u2019enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont l\u00e0 aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en \u00e9clats. Et \u00e7a n\u2019en finit pas !<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quatre ans d\u2019absence, Katherine Pancol revient avec un nouveau roman : Muchachas, premier volume d\u2019une nouvelle s\u00e9rie. Des histoires qui zigzaguent de Paris \u00e0 Londres, de New York \u00e0 Miami, de Saint Chaland \u00e0 Cuba, des ferrailleurs bourguignons \u00e0 l&rsquo;univers de la mode et aux studios de musique.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Apr\u00e8s\u00a0 Les Yeux jaunes des crocodiles\u00a0, \u00ab\u00a0La Valse lente des tortues\u00a0\u00bb et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi &#8230;<br \/>\nSorti \u00e0 la veille de la Saint Valentin, un 4\u00e8me tome plein de fraicheur&#8230; et aussi de noirceur. J\u2019ai retrouv\u00e9 avec plaisir la tribu Cort\u00e8s, Hortense, Gary, Zo\u00e9, Jos\u00e9phine, Philippe, et les autres. J\u2019ai aussi fait la connaissance de personnages moins citadins. Au d\u00e9but je ne comprenais pas trop ce qu\u2019ils venaient faire dans l\u2019histoire, puis maintenant que je sais comment ils s\u2019imbriquent dans l\u2019histoire, je me r\u00e9jouis de les retrouver. Mais je pense que si on a pas lu le d\u00e9but de la saga , on ne va pas appr\u00e9cier le roman..<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong> :<\/p>\n<p>Ils apprennent ensemble, ils grandissent ensemble, elle l\u2019\u00e9tonne, il l\u2019\u00e9tonne, jamais ils ne se lassent<\/p>\n<p>Son piano fluidifie mes mod\u00e8les, les notes de Schubert, Bach, Mozart donnent un rythme, une ampleur \u00e0 mes dessins.<\/p>\n<p>Et si sa vie lui \u00e9chappait ? Jusque-l\u00e0, elle a v\u00e9cu \u00e0 toute allure dans un film en couleurs, mais depuis quelque temps, elle se d\u00e9bat dans un gris qui lui donne le cafard<\/p>\n<p>Je me trouve \u00e0 mon go\u00fbt, ne m\u2019enfle ni ne me tasse, ne me compare \u00e0 nul autre. Mon bonheur est simple : \u00eatre moi<\/p>\n<p>Il s\u2019envole, un grand sac de notes dans les bras qu\u2019il s\u00e8me sur ses port\u00e9es. Sa main ne va pas assez vite. Les pages du carnet tournent trop lentement. Il saisit enfin la m\u00e9lodie qui le hantait. Elle bondit, file, s\u2019emporte, il court derri\u00e8re elle. Il la rattrape, s\u2019en empare, la plaque<\/p>\n<p>Elle a de tr\u00e8s beaux yeux, il ne pourrait pas d\u00e9crire leur couleur, noirs avec des reflets d\u2019argent, de mercure et de plomb, presque liquides, ils s\u2019agrandissent, l\u2019enveloppent. Il tombe dans son regard<\/p>\n<p>Elle l\u2019\u00e9coute comme si chaque mot qu\u2019il pronon\u00e7ait \u00e9grenait de belles notes. Comme s\u2019il r\u00e9inventait le souffle du feu dans l\u2019air, le bruit des torrents butant contre les pierres, le murmure endormi des algues des \u00e9tangs<\/p>\n<p>Elle est ratatin\u00e9e, parchemin\u00e9e. On dirait un abat-jour frip\u00e9.<\/p>\n<p>On n\u2019apprend rien sur des peaux lisses, le doigt glisse, alors que les rides renferment mille merveilles. Ce sont des \u00eeles au tr\u00e9sor.<\/p>\n<p>Il faudrait que je me repoudre le nez, le froid a d\u00fb le transformer en radis de potager<\/p>\n<p>Les tableaux chantent et dansent. Matisse surtout, un festival de couleurs qui \u00e9clatent en notes dans ma t\u00eate<\/p>\n<p>Tous lui r\u00e9p\u00e9taient qu\u2019\u00e0 son \u00e2ge, c\u2019\u00e9tait i-nes-p\u00e9-r\u00e9. Elle entendait d\u00e9-ses-p\u00e9-r\u00e9.<\/p>\n<p>Personne ne se souvient, \u00e0 la fin de sa vie, des nuits o\u00f9 il a bien dormi<\/p>\n<p>Elle collectionne les petits bonheurs<\/p>\n<p>Elle caressait les bleus qui noircissaient sa peau comme pour r\u00e9parer sa chair tum\u00e9fi\u00e9e. Elle avait envie de demander pourquoi on appelle \u00e7a des bleus alors que c\u2019est jaune, violet, rouge et noir ? Mais elle n\u2019osait pas. Elle pensait juste qu\u2019en la caressant la peau repousserait rose et lisse.<\/p>\n<p>Elle a appris \u00e0 vivre ainsi. En pointill\u00e9. L\u2019ombre d\u2019un homme a chang\u00e9 sa vie.<\/p>\n<p>Prie le ciel et les \u00e9toiles. La petite \u00e9toile que sa m\u00e8re lui montrait dans le ciel. C\u2019est la plus belle, Stella. Elle a huit branches pour exaucer tous tes v\u0153ux. Tu as droit \u00e0 huit v\u0153ux par semaine, un pour chaque jour, et deux le dimanche. C\u2019est ton \u00e9toile porte-bonheur. Tu peux tout lui dire. Regarde le ciel, Stella ma toute belle, regarde le ciel, il te r\u00e9pondra.<\/p>\n<p>Ils d\u00e9ambulent dans les rues ocre et rouge de Sienne, des rues qui montent et qui descendent, qui essoufflent, enfoncent des petits poignards dans les c\u00f4tes, rapprochent les amoureux, s\u00e9parent les c\u0153urs boiteux<\/p>\n<p>Et dire que je ne savais pas qu\u2019on pouvait s\u2019aimer comme \u00e7a ! pensent-ils l\u2019un et l\u2019autre sans oser s\u2019avouer la candeur de leur \u00e9tonnement. Dire que je croyais qu\u2019il fallait souffrir et se tromper, \u00eatre bless\u00e9, malheureux, calculer, ruser, se taire, redouter.<\/p>\n<p>L\u2019amour me change en statue de pierre. Muette, fig\u00e9e par la peur de tout perdre dans l\u2019instant qui va suivre<\/p>\n<p>Elle veut saisir ce moment et en faire un instant parfait. Une minute de bonheur qu\u2019elle mettra en flacon.<\/p>\n<p>Parce que tu as un c\u0153ur, parce que tu as une \u00e2me, parce que tu t\u2019arr\u00eates devant un tableau et que tu restes plant\u00e9e l\u00e0 bouche b\u00e9e pendant une heure, parce que je dis \u00ab parapluie \u00bb et que tu \u00e9clates de rire, parce que tu sautes \u00e0 pieds joints dans les flaques, parce que tu ramasses un pauvre chien pourri dans la rue et que tu l\u2019adoptes, parce que tu parles aux \u00e9toiles et que tu crois qu\u2019elles t\u2019entendent, parce que, quand tu aimes, on se croit le roi du monde. Voil\u00e0 pourquoi je t\u2019aime et je pourrais encore trouver trente-six mille raisons<\/p>\n<p>Tant de beaut\u00e9 jet\u00e9e l\u00e0 comme par n\u00e9gligence !<\/p>\n<p>Quand les \u00e9toiles ne brillent pas, quand la petite \u00e9toile au bout de la Grande Ourse n\u2019est pas visible, qu\u2019elle est dans l\u2019impossibilit\u00e9 de clignoter, elle interroge les livres. Ils lui tiennent lieu de ciel \u00e9toil\u00e9<\/p>\n<p>Ils semblaient cousus ensemble.<\/p>\n<p>On dirait un automate. Impossible de le d\u00e9coincer, de le remonter avec une cl\u00e9 pour qu\u2019il parle. \u2013 Mais pourquoi ne dit-il rien ? \u2013 Parce que les hommes ne parlent pas. Ils descendent dans leur caverne, s\u2019enferment, ruminent et ne remontent que lorsqu\u2019ils ont r\u00e9gl\u00e9 leur probl\u00e8me<\/p>\n<p>Si tu d\u00e9cides d\u2019\u00eatre heureuse, tu seras la plus forte. Si tu d\u00e9cides de r\u00e9sister, un jour tu gagneras. Il y en a qui pr\u00e9f\u00e8rent jouer les victimes et d\u2019autres qui d\u00e9cident de s\u2019en sortir malgr\u00e9 tout. De planter leur clou<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, elle avait compris que frapper quelqu\u2019un n\u2019\u00e9tait pas le seul moyen de le d\u00e9molir.<\/p>\n<p>L\u2019absence de pens\u00e9e est l\u2019opium du peuple<\/p>\n<p>Elle me souriait et, dans ce sourire, il y avait tant de tristesse que je pr\u00e9f\u00e9rais encore quand elle ne souriait pas.<\/p>\n<p>Il a le regard d\u2019un homme qui se tient au bord de la vie pour ne pas tomber dans un pi\u00e8ge.<\/p>\n<p>.. il y a s\u00fbrement un paysage magnifique derri\u00e8re ce brouillard et que ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils ne le voient pas qu\u2019il n\u2019existe pas. La foi en la vie, il ajoute, c\u2019est de croire qu\u2019il y a une place pour toi derri\u00e8re le brouillard. En ce moment, tu penses que tu es tout petit, tout cass\u00e9, sans importance, mais quelque part, derri\u00e8re ce gris, une place t\u2019est r\u00e9serv\u00e9e, une place o\u00f9 tu seras heureux<\/p>\n<p>Parfois, les souvenirs d\u00e9ferlent sans crier gare. Ils surgissent en petites s\u00e9quences tels des bouts de pellicule qu\u2019on aurait coup\u00e9e par-ci, par-l\u00e0. Elle les reconna\u00eet ou elle les red\u00e9couvre. Elle est assise devant un \u00e9cran blanc sur lequel on projette sa vie. Souvent, les bouts de pellicule d\u00e9clenchent des torrents de pleurs<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pourtant pas le futur que cette longue femme aux m\u00e8ches blanches d\u00e9chiffre. C\u2019est son pass\u00e9. Elle le red\u00e9couvre, \u00e9tonn\u00e9e, comme si tout ce qu\u2019elle avait v\u00e9cu n\u2019avait \u00e9t\u00e9 qu\u2019un songe. Que rien ne lui avait vraiment appartenu. Il n\u2019y a pas que des bulles noires qui remontent. Des souvenirs heureux ressurgissent aussi. Des bouff\u00e9es d\u2019\u00e9motion qui s\u2019\u00e9chappent d\u2019un flacon. Ces jours-l\u00e0, elle pleure des larmes douces, presque acidul\u00e9es. Elle sourit en les sentant couler, les attrape du bout de la langue, les go\u00fbte comme les perles d\u2019un bonheur retrouv\u00e9.<\/p>\n<p>Dans mon pays natal, les gens sont indiff\u00e9rents parce qu\u2019ils sont \u00e9puis\u00e9s par un malheur auquel ils ne peuvent rien. Ils n\u2019ont m\u00eame plus la force d\u2019aimer. Ils se nourrissent des restes de la vie comme les chats errants puisent dans les poubelles<\/p>\n<p>Il sait lire dans ses yeux. Ils n\u2019ont pas besoin de se parler. Savoir quand il faut s\u2019approcher ou au contraire s\u2019\u00e9loigner, voil\u00e0 tout le myst\u00e8re de l\u2019amour qu\u2019aucun livre n\u2019enseigne.<\/p>\n<p>L\u2019enfant, c\u2019est une promesse faite au temps. Un dessin d\u2019avenir.<\/p>\n<p>Il y a une odeur de bonne humeur dans l\u2019air, quelque chose de subtil, de parfum\u00e9, un avant-go\u00fbt de printemps.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture sert \u00e0 voir ce qu&rsquo;on voudrait oublier.<\/p>\n<p>Je suis rest\u00e9e longtemps sans rien voir. Jusqu&rsquo;\u00e0 qu&rsquo;\u00e0 ce que je me d\u00e9cide \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux Editions Albin Michel : 12 f\u00e9vrier 2014 R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019\u00e9diteur Les filles sont partout dans ce roman. Elles m\u00e8nent la danse. De New York \u00e0 Paris, de la Bourgogne \u00e0 Londres ou \u00e0 Miami. Des filles qui inventent, s\u2019enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? 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