{"id":6130,"date":"2017-10-12T14:22:27","date_gmt":"2017-10-12T13:22:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5085"},"modified":"2018-05-25T20:58:07","modified_gmt":"2018-05-25T19:58:07","slug":"pancol-katherine-trois-baisers-rl2017-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6130","title":{"rendered":"Pancol, Katherine \u00abTrois baisers\u00bb (RL2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: n\u00e9e le 22 octobre 1954 \u00e0 Casablanca au Maroc, est une journaliste (Paris Match puis Cosmopolitan) et romanci\u00e8re fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00ab Trois baisers, trois baisers et l\u2019homme caracole, libre, flamboyant, crachant du feu et des \u00e9toiles. Ses sens s\u2019affolent, il voit mille lucioles, des pains d\u2019\u00e9pices, des incendies\u2026 \u00bb<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Apr\u00e8s\u00a0 Les Yeux jaunes des crocodiles\u00a0, \u00ab\u00a0La Valse lente des tortues\u00a0\u00bb et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi \u2026 et <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=437\">Muchachas 1<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=437\">Muchachas 2<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=884\">Muchachas 3<\/a> , voici le tome 7 des aventures de la Famille . 864\u00a0pages, quand m\u00eame.. Heureusement que cela se lit vite\u2026 j&rsquo;ai fini .. mais tr\u00e8s difficilement.. L&rsquo;histoire a perdu le cot\u00e9 frais et enjou\u00e9 depuis que les personnages sombres des 3 muchachas sont entr\u00e9s dans le sc\u00e9nario.. Alors oui, c\u2019est facile, l\u00e9ger\u2026 mais j\u2019aime bien.. Enfin je relativise un peu (beaucoup) maintenant\u00a0: autant j\u2019avais fondu pour les 3 premiers, autant je freine depuis les trois \u00ab\u00a0Muchachas\u00a0\u00bb\u2026 et ce 7\u00e8me opus ne d\u00e9roge pas\u2026 Si je l\u2019ai lu, c\u2019est pour suivre Hortense, Gary (et Jos\u00e9phine) Car les personnages de Muchachas ne me passionnent pas loin de l\u00e0. Mais comme j\u2019adore Hortense alors je lis le reste pour la suivre au fil des pages\u2026 et l\u00e0&#8230; il y en a beaucoup trop qui ne la concernent pas\u2026 Mais faut ce qui faut \u2026 et il y a toujours des phrases que je trouve si jolies\u2026 Mais je regrette tellement le cot\u00e9 solaire et plein d\u2019espoir et de bons sentiments des 3 premiers\u2026..<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Et l\u2019alliance, elle sera oblig\u00e9e de la porter tout le temps ou rien qu\u2019\u00e0 la mairie\u00a0?<br \/>\nBagu\u00e9e comme un poulet de batterie.<\/p>\n<p>Est-ce qu\u2019on change de personnalit\u00e9 quand on change de nom\u00a0?<\/p>\n<p>Je me fous de bien des choses, je sais vivre seul et tr\u00e8s bien, mais j\u2019ai\u00a0BESOIN\u00a0de toi. Quoi qu\u2019il nous arrive, on s\u2019appartient, toi et moi. J\u2019habite en toi.<\/p>\n<p>Elle ne parlait pas, ne souriait pas, lan\u00e7ait des regards furieux, donnait des coups de pied dans une roue, une poutre, un essieu. Un ballet de col\u00e8re.<\/p>\n<p>On ne conna\u00eet jamais la souffrance de l\u2019autre.<br \/>\nOn l\u2019imagine avec ses mots \u00e0 soi. Sa souffrance \u00e0 soi. Mais \u00e7a ne co\u00efncide pas. Et on passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre.<\/p>\n<p>Et au cours des ann\u00e9es, ils ont tiss\u00e9 un lien solide\u00a0: la complicit\u00e9 des opprim\u00e9s.<\/p>\n<p>la premi\u00e8re fois qu\u2019on essaie de te\u00a0rabaisser, la premi\u00e8re fois qu\u2019on te frappe, qu\u2019on te fait du mal, il faut partir. Tout de suite. Apr\u00e8s, c\u2019est trop tard. C\u2019est la premi\u00e8re fois qui compte, c\u2019est elle qui d\u00e9cide de toute ta vie.<\/p>\n<p>Le pass\u00e9 marche \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, le conseille, le met en garde. C\u2019est une personne. La vie est une personne. On lui parle, elle r\u00e9pond. Il faut savoir \u00eatre patient. Il y a un d\u00e9lai d\u2019attente pour les r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>Elle fait de l\u2019\u00e9lastique avec ses \u00e9motions. Un jour en plein ciel, le lendemain\u00a0fracass\u00e9e. Elle pleure devant un pigeon \u00e9cras\u00e9, puis gambade et s\u2019ach\u00e8te une minijupe.<br \/>\nQu\u2019elle n\u2019ose pas mettre.<br \/>\nElle rit, elle pleure, elle voit tout en noir, repeint tout en rose. Se laisse tomber sur un banc public, regarde ses pieds, se dit que sa vie est finie.<\/p>\n<p>Personne ne me le prendra. C\u2019est mon homme.<br \/>\nEt si on me le prend\u00a0?<br \/>\nMourir durera toute ma vie.<\/p>\n<p>On ne grandit pas en regardant en arri\u00e8re. Je prendrai des risques, je toucherai le fond ou pas, mais je regarderai devant.<\/p>\n<p>La vertu est un pendentif pour riches. Les pauvres font des arrangements, s\u2019usent, rusent pour tirer un marron du feu.<\/p>\n<p>Je porte un masque qui colle \u00e0 mon visage comme du maquillage. Et je ne me d\u00e9maquille jamais<\/p>\n<p>Que j\u2019aime ces personnes \u00e2g\u00e9es\u00a0! Elles portent notre histoire sur leur visage.\u00a0Leurs rides racontent les conflits, les crises, la mise en vente de la pilule, la fin du service militaire, l\u2019essor de la biscotte industrielle et du collant, le d\u00e9clin du timbre-poste et de la femme au foyer. Elles donnent envie de les feuilleter.<\/p>\n<p>Dans les campagnes, les paysannes n\u2019avaient pas le droit de semailles car la terre \u00e9tant femme, seul l\u2019homme pouvait l\u2019ensemencer.<\/p>\n<p>La violence pose un homme. La douceur, jamais. Sauf Gandhi. C\u2019est l\u2019exception\u00a0qui confirme la r\u00e8gle. Moi, je voudrais que l\u2019homme soit aussi bon en groupe que tout seul.<\/p>\n<p>Le doute est un rongeur redoutable qui transforme la plus belle fille du monde en serpilli\u00e8re dans un seau d\u2019eau sale.<\/p>\n<p>Elle avait des complices. Une bande de copains du nom de Mozart, Bach, Brahms, Beethoven, Schubert, Schumann, Dvo\u0159\u00e1k et beaucoup d\u2019autres encore qui l\u2019accompagnaient, lan\u00e7aient sur\u00a0son passage des noires, des blanches, des croches et des soupirs, des andante<em>ma non<\/em>\u00a0<em>troppo<\/em>, des allegretto, des\u00a0<em>fa<\/em>\u00a0di\u00e8se, des\u00a0<em>si<\/em>\u00a0b\u00e9mol. Ces notes bruissaient dans la robe de la violoniste et jetaient des charmes \u00e0 celui qui s\u2019approchait trop pr\u00e8s.<\/p>\n<p>Elle\u00a0avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00eatre heureuse, persuad\u00e9e qu\u2019on pouvait fabriquer du bonheur comme de la dentelle ou du caramel.<\/p>\n<p>La vie\u2026 On peut lui faire confiance pour tout foutre en\u00a0l\u2019air. Vous \u00eates jeune, mais attendez et vous verrez. Elle d\u00e9truit tout.<\/p>\n<p>J\u2019ai compris que ce n\u2019\u00e9tait pas en voyageant qu\u2019on r\u00e9glait ses probl\u00e8mes.<br \/>\n\u2013\u00a0On les emporte avec soi\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Exact. Alors je suis rest\u00e9e et je rumine.<\/p>\n<p>Cherche l\u2019autre chaussette, ne la trouve pas. C\u2019est le myst\u00e8re des chaussettes, elles ne restent jamais longtemps en couple.<\/p>\n<p>Andr\u00e9 Breton disait \u00ab\u00a0\u00e9crire, c\u2019est donner rendez-vous\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cette phrase lui fait penser \u00e0 celle de Montaigne, \u00ab\u00a0<em>la vie n\u2019est qu\u2019un passage. Sur ce passage, au moins, semons des fleurs<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est une conversation, la lecture. On \u00e9coute des gens brillants vous parler de la vie, de l\u2019amour, de l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>Je r\u00e9fl\u00e9chis. Quand j\u2019ai le temps et l\u2019envie. La plupart du temps, je r\u00e9fl\u00e9chis pas, je r\u00e9p\u00e8te ce que tout le monde dit, c\u2019est plus reposant.<\/p>\n<p>Elle s\u2019\u00e9tait dit la vie est tellement belle quand on est d\u2019accord avec elle.<\/p>\n<p>Pour se faire un ami, il faut ne pas avoir de montre. Prendre son temps. \u00catre lent. Attentif. Compter le nombre de ses cils quand il baisse les paupi\u00e8res. C\u2019est difficile de prendre son temps.<\/p>\n<p>on prend des chemins de traverse, on s\u2019\u00e9gare, mais c\u2019est la vie, n\u2019est-ce pas, elle ne va pas toujours tout droit, et vous n\u2019\u00e9tiez qu\u2019un d\u00e9tour.<\/p>\n<p>C\u2019est fou quand m\u00eame, on \u00e9tait amoureux pareil au Moyen \u00c2ge et aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>On n\u2019est plus personne quand on ment \u00e0 tout le monde.<\/p>\n<p>C\u2019est la vie, elle avait envie de rigoler ce jour-l\u00e0. Elle joue avec nous, elle nous fait des clins d\u2019\u0153il. Il faut la suivre, lui embo\u00eeter le pas, sinon elle nous largue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: n\u00e9e le 22 octobre 1954 \u00e0 Casablanca au Maroc, est une journaliste (Paris Match puis Cosmopolitan) et romanci\u00e8re fran\u00e7aise. 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