{"id":6193,"date":"2018-05-21T17:42:26","date_gmt":"2018-05-21T16:42:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6193"},"modified":"2022-10-04T17:06:53","modified_gmt":"2022-10-04T15:06:53","slug":"collette-sandrine-juste-apres-la-vague-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6193","title":{"rendered":"Collette, Sandrine  \u00abJuste apr\u00e8s la vague\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Sandrine Collette passe un bac litt\u00e9raire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient charg\u00e9e de cours \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Nanterre, travaille \u00e0 mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.<\/p>\n<p>Elle d\u00e9cide de composer une fiction et sur les conseils d\u2019une amie, elle adresse son manuscrit aux \u00e9ditions Deno\u00ebl, d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 relancer, apr\u00e8s de longues ann\u00e9es de silence, la collection \u00ab\u00a0Sueurs froides\u00a0\u00bb, qui publia Boileau-Narcejac et S\u00e9bastien Japrisot. Il s\u2019agit \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1222\">Des n\u0153uds d&rsquo;acier\u00a0\u00bb, <\/a><\/span>publi\u00e9 en 2013 et qui obtiendra le grand prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re ainsi que le Prix litt\u00e9raire des lyc\u00e9ens et apprentis de Bourgogne. Le roman raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un prisonnier lib\u00e9r\u00e9 qui se retrouve pi\u00e9g\u00e9 et enferm\u00e9 par deux fr\u00e8res pour devenir leur esclave. En 2014, Sandrine Collette publie son second roman\u00a0: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=391\">Un vent de cendres<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (chez Deno\u00ebl). Le roman commence par un tragique accident de voiture et se poursuit, des ann\u00e9es plus tard, pendant les vendanges en Champagne. Le roman revisite le conte La Belle et la B\u00eate. Pour la revue Lire, \u00ab\u00a0les r\u00e9ussites successives Des n\u0153uds d&rsquo;acier et d&rsquo;Un vent de cendres n&rsquo;\u00e9taient donc pas un coup du hasard\u00a0: Sandrine Collette est bel et bien devenue l&rsquo;un des grands noms du thriller fran\u00e7ais. Une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans \u00ab\u00a0Six fourmis blanches\u00a0\u00bb( 2015) \u00ab\u00a0Il reste la poussi\u00e8re\u00a0\u00bb obtient le Prix Landerneau du polar 2016. En 2017, elle publie \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4816\">Les Larmes noires sur la terre<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb. En 2018 elle sort\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6193\">Juste apr\u00e8s la vague\u00a0<\/a><\/span>\u00bb. \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8179\">Animal<\/a> <\/span>\u00bb sort en 2019, suivi de \u00ab\u00a0Et toujours les for\u00eats\u00a0\u00bb (2020), \u00ab\u00a0Ces orages-l\u00e0\u00a0\u00bb (2021), \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17008\">On \u00e9tait des loups<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2022)<\/p>\n<p>Deno\u00ebl &#8211;\u00a0 18\/01\/2018 \u2013 301 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:\u00a0 Une petite barque, seule sur l&rsquo;oc\u00e9an en furie. Trois enfants isol\u00e9s sur une \u00eele mang\u00e9e par les flots. Un combat inou\u00ef pour la survie d&rsquo;une famille. Il y a six jours, un volcan s&rsquo;est effondr\u00e9 dans l&rsquo;oc\u00e9an, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit fr\u00e8res et soeurs. Leur maison, perch\u00e9e sur un sommet, a tenu bon. Alentour, \u00e0 perte de vue, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;une \u00e9tendue d&rsquo;eau argent\u00e9e.<\/p>\n<p>Une eau secou\u00e9e de temp\u00eates violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils esp\u00e8rent voir arriver des secours, car la nourriture se rar\u00e9fie. Seuls des d\u00e9bris et des corps gonfl\u00e9s approchent de leur \u00eele. Et l&rsquo;eau recommence \u00e0 monter. Les parents comprennent qu&rsquo;il faut partir vers les hautes terres, l\u00e0 o\u00f9 ils trouveront de l&rsquo;aide. Mais sur leur barque, il n&rsquo;y a pas de place pour tous.<\/p>\n<p>Il va falloir choisir entre les enfants. Une histoire terrifiante qui \u00e9voque les choix impossibles, ceux qui d\u00e9chirent \u00e0 jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la r\u00e9silience, l&rsquo;amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Sur les six livres de cette auteure que j&rsquo;ai lu\u00a0 : \u00a0un \u00e9norme coup de c\u0153ur \u00ab <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4816\">Les Larmes noires sur la terre<\/a> \u00bb\u2026 cinq d\u00e9ceptions \u2026 \u00ab <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1222\">Des n\u0153uds d\u2019acier\u00a0\u00bb<\/a><\/span> , \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=391\">Un vent de cendres<\/a><\/span> \u00bb, \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6193\">Juste apr\u00e8s la vague\u00a0<\/a><\/span>\u00bb, \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8179\">Animal<\/a> <\/span>\u00bb, \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17008\">On \u00e9tait des loups<\/a><\/span>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un volcan s\u2019\u00e9croule dans l\u2019oc\u00e9an, la vague engendr\u00e9e recouvre tout sur son passage \u2026 Tout, sauf une famille qui habite un peu sur les hauteurs \u2026 un couple et 9 enfants. Et l\u2019eau continue de monter, les vagues de d\u00e9ferler, les temp\u00eates de se succ\u00e9der\u2026<\/p>\n<p>Pour survivre, il leur faudra fuir, mais la barque ne peut pas accueillir tout le monde\u2026 Abandonner 3 enfants\u2026 Quel choix corn\u00e9lien\u00a0! et comment choisir\u00a0? En raisonnant utile\u00a0? ou autrement\u00a0? et comment le leur faire admettre\u00a0?<\/p>\n<p>La construction est int\u00e9ressante et l\u2019auteure donne la parole \u00e0 tous les protagonistes\u00a0: les parents, les enfants qui sont du voyage et ceux qui sont rest\u00e9s \u00e0 terre. La bagarre pour la survie sur l\u2019eau et sur la terre ferme\u2026 La puissance de la nature, les \u00e9l\u00e9ments d\u00e9chain\u00e9s, pas de r\u00e9pit une fois que le lecteur est embarqu\u00e9 dans l\u2019aventure. Et les descriptions sont juste hallucinantes, magiques, terrifiantes, gla\u00e7antes\u2026 bienvenue en enfer\u2026<\/p>\n<p>Et j\u2019ai fait comme les membres de la famille \u2026 je me suis accroch\u00e9e, j\u2019ai ram\u00e9\u2026 mais je n\u2019ai pas chavir\u00e9 \u2026 trop sombre, trop stressant, trop factuel\u2026 On ressent bien l\u2019importance de tous les membres de cette famille, l\u2019amour qui les relie, le d\u00e9chirement \u00e9prouv\u00e9 par ceux qui sont partis, l\u2019incompr\u00e9hension de ceux qui sont rest\u00e9s car ils sont certains de l\u2019amour de leurs parents\u2026<\/p>\n<p>Je vous recommande ( quand m\u00eame mais avec un b\u00e9mol donc) de lire ce livre \u2026 il a tout pour vous emporter mais, il y a un mais, \u00a0cot\u00e9 affectif, je n\u2019ai pas r\u00e9ussi \u00e0 m\u2019attacher aux personnages \u2013 mis \u00e0 part le personnage de Louie qui a tout pour vous prendre par le bout du c\u0153ur. Je suis rest\u00e9e spectatrice\u2026 Je ne sais pas pourquoi mais cette auteure ne me rend pas\u00a0\u2018empathique\u2019 avec ses personnages\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Bref, les vieux avaient eu raison, parce que le ciel et les saisons s\u2019\u00e9taient d\u00e9r\u00e9gl\u00e9s, et qu\u2019une \u00e8re de temp\u00eates et de petits ouragans avait commenc\u00e9.<\/p>\n<p>La vague, lev\u00e9e tel un monstre liquide, lui avait arrach\u00e9 un cri de terreur. Elle avait obscurci le ciel \u00e0 des kilom\u00e8tres de lui, ouvert une gueule\u00a0b\u00e9ante et s\u2019\u00e9tait lanc\u00e9e \u00e0 l\u2019assaut du monde, des hommes et des b\u00eates.<\/p>\n<p>pas besoin de mots pour entailler l\u2019\u00e2me et la chair n\u2019est-ce pas, le silence suffit, quand il se charge de tant de choses<\/p>\n<p>Il y a un vide effrayant au fond d\u2019eux qui les emp\u00eache de penser, de bouger, de parler parfois.<\/p>\n<p>L\u2019abandon commence.<br \/>\nSeul l\u2019\u00e9puisement les calme.<\/p>\n<p>Quelque chose en eux per\u00e7oit que la tristesse s\u2019estompe pendant le sommeil, ce sont des heures gagn\u00e9es, des heures vol\u00e9es pendant lesquelles ils n\u2019ont pas besoin de vivre, si petits r\u00e9pits, et si n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>Quand les bruits se taisent, le silence le dresse.<\/p>\n<p>L\u2019eau autour de lui l\u2019oppresse, une sorte d\u2019\u00eatre vivant qui cherche les interstices pour se faufiler, ronger les fondations de la maison, celles de la tour, creuser en silence jusqu\u2019\u00e0 ce que tout s\u2019effondre d\u2019un coup.<\/p>\n<p>Elle n\u2019imagine pas que la n\u00e9cessit\u00e9 puisse avoir raison de la douleur de cette fa\u00e7on-l\u00e0, avec tant d\u2019indiff\u00e9rence et tant de renoncement.<\/p>\n<p>Il sait comme le malheur arrive toujours au dernier moment, quand on croit qu\u2019on est sauv\u00e9, quand on crie victoire trop t\u00f4t<\/p>\n<p>Il y a l\u2019absence,\u00a0 il y a la douleur\u00a0; mais quelque chose d\u2019autre aussi, d\u2019encore plus puissant, qui transcende la peine.<br \/>\nLa joie d\u2019\u00eatre sauv\u00e9.<\/p>\n<p>Des regrets, oui, du chagrin, fort. Mais demain. Pour l\u2019heure, seuls comptent les vivants \u2013 les vifs, se dit-il dans un sourire, les vivaces. Les plus forts.<\/p>\n<p>Il ne craint pas qu\u2019elle s\u2019\u00e9panche, qu\u2019elle lui d\u00e9verse ces torrents de souffrance et de mal-\u00eatre que son corps exsude\u00a0: elle ne r\u00e9pond jamais. C\u2019est pour cela qu\u2019il pose encore la question, parce qu\u2019il sait qu\u2019elle restera muette \u2013 sa douleur, il n\u2019en supporterait pas davantage.<\/p>\n<p>Est-ce donc lui qui la rend si transparente\u00a0? Si c\u2019\u00e9tait son regard \u00e0 lui qui ne savait plus la voir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Sandrine Collette passe un bac litt\u00e9raire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. 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