{"id":6265,"date":"2018-05-28T15:57:56","date_gmt":"2018-05-28T14:57:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6265"},"modified":"2019-11-30T15:24:55","modified_gmt":"2019-11-30T14:24:55","slug":"nicci-french-maudit-mercredi-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6265","title":{"rendered":"Nicci French \u00abMaudit mercredi\u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteurs<\/strong>\u00a0: Sous le pseudonyme de Nicci French se cache un couple de journalistes, Nicci Gerrard et Sean French. Tous deux ont \u00e9tudi\u00e9 la litt\u00e9rature anglaise \u00e0 Oxford \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 sans jamais se rencontrer. Ensuite, chacun a men\u00e9 sa carri\u00e8re de son c\u00f4t\u00e9 dans le journalisme. Nicci collabore \u00e0 l\u2019Observer pour lequel elle traite notamment des grands proc\u00e8s d\u2019assises ; Sean est chroniqueur litt\u00e9raire pour divers magazines. Ils se croisent enfin en 1989, et d\u00e9cident de partager leur vie et leur \u00e9criture. Maniant l\u2019art de jouer avec les nerfs et le suspense cousu main, ils rencontrent le succ\u00e8s d\u00e8s leur premier thriller psychologique.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9rie\u00a0Frieda Klein: \u00a08 livres<\/strong>\u00a0:\u00a0<strong>\u2013 <\/strong><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5697\"><strong>S\u00e9rie \u00ab\u00a0Frieda Klein\u00a0\u00bb\u00a0 (page sur la s\u00e9rie)<\/strong><\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6140\"><i>Lundi m\u00e9lancolie<\/i><\/a><em> \u2013 <\/em><i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5860\">Sombre mardi<\/a><\/i><em> \u2013 <\/em><i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6265\">Maudit mercredi<\/a><\/i><em>\u00a0\u2013 <\/em><i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6308\">Terrible jeudi<\/a><\/i><em> \u2013 <\/em><i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6432\">Cruel vendredi<\/a><\/i><em> \u2013 <\/em><i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6446\">T\u00e9n\u00e9breux samedi <\/a><\/i>\u2013 <em><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6569\">Fatal dimanche<\/a> \u2013 <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9869\">Le jour des Saints <\/a><\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019action se passe \u00e0 Londres. Une psychoth\u00e9rapeute d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, qui tient \u00e0 son ind\u00e9pendance, et au respect de sa vie priv\u00e9e. Elle a une ni\u00e8ce de 16 ans \u00e0 qui elle donne des cours de chimie et cela semble \u00eatre la seule personne de sa famille \u00e0 laquelle elle soit attach\u00e9e. Elle souffre d\u2019insomnies et de ce fait elle parcourt Londres la nuit, seule, \u00e0 pied.<\/em><\/p>\n<p><em>Elle va faire \u00e9quipe avec le policier Karlsson mais elle a des m\u00e9thodes bien \u00e0 elle et tr\u00e8s ind\u00e9pendantes de collaborer\u2026<\/em><\/p>\n<p><strong>Tome 3 : Maudit mercredi &#8211; Le jour o\u00f9 les jeunes filles rencontrent la mort<\/strong><\/p>\n<p>Fleuve noir, 2014, 556 p.\u00a0 \/ Pocket, 15.05.2015, 640 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Ruth Lennox, \u00e9pouse et m\u00e8re mod\u00e8le, est sauvagement assassin\u00e9e. Aide-soignante charitable et voisine exemplaire aim\u00e9e de tous, voil\u00e0 une femme sans histoire, pensait l\u2019inspecteur Karlsson. Jusqu\u2019\u00e0 ce que les langues se d\u00e9lient\u2026 Face aux mensonges d\u2019une famille meurtrie, il a besoin de la psychoth\u00e9rapeute Frieda Klein qui n\u2019a pas son pareil pour d\u00e9celer les secrets. Mais, traumatis\u00e9e par une r\u00e9cente agression, jalous\u00e9e par un confr\u00e8re retors, et sollicit\u00e9e par sa ni\u00e8ce au bord de la crise de nerfs, elle est obnubil\u00e9e par d\u2019\u00e9tranges intuitions qui la m\u00e8nent sur la piste de jeunes filles disparues auxquelles personne ne s\u2019int\u00e9resse\u2026 \u00c0 corps perdu, Frieda se lance \u00e0 la poursuite d\u2019un tueur en s\u00e9rie ignor\u00e9 de tous.<\/p>\n<p>\u00c0 moins qu\u2019il ne soit que la projection de ses propres angoisses ? Suspense garanti dans ce troisi\u00e8me opus des Nicci French. Le jeu du chat et de la souris entre la myst\u00e9rieuse Frieda Klein et son ange gardien, le psychopathe Dean Reeve, se poursuit.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Je continue la semaine. Et le mercredi n\u2019est pas mon jour pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 mais il permet de connaitre davantage Frieda. Mercredi, Frida ne collabore en th\u00e9orie pas avec la police. Elle a \u00e9t\u00e9 vir\u00e9e \u00e0 la fin du tome pr\u00e9c\u00e9dent, et elle r\u00e9cup\u00e8re de sa grave blessure. Son amoureux est parti vivre \u00e0 New-York \u2026 Frieda, que le psychoth\u00e9rapeute Hal Bradshaw veut \u00e0 tout prix an\u00e9antir\u00a0; et qui va la mettre involontairement sur la piste de disparitions inexpliqu\u00e9es, sur une enqu\u00eate dont m\u00eame la police ignore tout. Elle va suivre ses intuitions et se m\u00ealer de choses qui, bien \u00e9videmment, ne la regardent pas. Elle va \u00eatre m\u00eal\u00e9e \u00e0 une enqu\u00eate de meurtre car elle va faire connaissance des enfants de la victime par le biais de sa ni\u00e8ce. Pas mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 donc mais important dasn la d\u00e9couverte de la personnalit\u00e9 de l\u2019h\u00e9ro\u00efne principale. Je me r\u00e9jouis d\u2019\u00eatre \u00e0 jeudi\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Quand on \u00e9tait ados, on pouvait faire quelque chose et apr\u00e8s c\u2019\u00e9tait fait, pfuit, envol\u00e9, c\u2019\u00e9tait du pass\u00e9. Aujourd\u2019hui, ils se font filmer, envoient \u00e7a d\u2019un portable et \u00e7a finit sur Facebook. Les gens ne se rendent pas compte que leurs actions leur colleront aux fesses \u00e0 jamais. Ce n\u2019\u00e9tait pas comme \u00e7a, de notre temps.<\/p>\n<p>M\u00eame les choses insignifiantes prennent de l\u2019ampleur \u00e0 3\u00a0heures du matin.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Dans le Sud, ils boivent du vin et tiennent debout. Dans le Nord, ils boivent des alcools blancs et s\u2019\u00e9croulent.<br \/>\n\u2014\u00a0Vous voulez dire qu\u2019ils boivent pour s\u2019enivrer.<br \/>\n\u2014\u00a0Pour oublier les soucis, noyer le chagrin, fuir la nuit.<\/p>\n<p>Quand nous nous retrouverons, je t\u2019enseignerai les rudiments de l\u2019usage du portable. (En gros, il faut le laisser allum\u00e9 et le garder sur soi.)<\/p>\n<p>[\u2026]les v\u00e9ritables secrets ne se dissimulent pas dans les objets, les emplois du temps, les mots que nous exprimons ou les expressions que nous affichons sur nos visages, dans les tiroirs de sous-v\u00eatements et les classeurs, les textes d\u00e9truits, ou les journaux intimes planqu\u00e9s au fond du sac. Ils se cachent bien plus profond\u00e9ment, inaccessibles, m\u00eame pour nous.<\/p>\n<p>Plus personne n\u2019apprenait la st\u00e9no aujourd\u2019hui, mais il aimait ces hi\u00e9roglyphes dansants, semblables \u00e0 un code secret.<\/p>\n<p>Ce sont tes humeurs qui s\u2019expriment, le traumatisme que tu as subi. Ce n\u2019est pas rationnel. Tu confonds la d\u00e9pression et la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Si tu veux me quitter parce que tu ne m\u2019aimes plus, alors, je dois me r\u00e9signer. Mais si tu veux me quitter parce que tu m\u2019aimes et que cela te fait peur, je ne l\u2019accepterai pas.<\/p>\n<p>Aie confiance en moi. Laisse-moi une chance de te faire confiance. Je te suivrai en enfer si tu le veux. Je t\u2019attendrai \u00e0 la porte. Mais je ne me laisserai pas chasser.<\/p>\n<p>Aucune union ne se porte bien quand on commence \u00e0 fouiner et d\u00e9tailler les failles.<\/p>\n<p>On devrait passer un mois dans un phare, cern\u00e9s par des mers d\u00e9mont\u00e9es, avec assez de vivres et de boissons pour n\u2019avoir jamais besoin de sortir. On pourrait parler, lire, dormir, faire l\u2019amour et \u00e9changer des secrets. Rattraper tout ce temps perdu<\/p>\n<p>Je veux dire, comment peut-on \u00e9valuer les comp\u00e9tences des th\u00e9rapeutes\u00a0? Les profs ont les inspecteurs, mais les psys peuvent faire tous les d\u00e9g\u00e2ts qu\u2019ils veulent dans l\u2019intimit\u00e9 de leurs petits cabinets, personne n\u2019en saura jamais rien. Et si \u00e7a ne pla\u00eet pas aux patients, le psy n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 retourner le probl\u00e8me contre eux\u00a0: si vous n\u2019aimez pas, c\u2019est que le probl\u00e8me est chez vous, pas chez moi. Le syst\u00e8me s\u2019autojustifie.<\/p>\n<p>Nos vies \u00e9taient trop diff\u00e9rentes. J\u2019\u00e9tais sur une voie et elle\u2026 euh, elle n\u2019allait nulle part, en fait.<\/p>\n<p>Des gens affluaient et refluaient, les traits flout\u00e9s et vagues. Elle \u00e9tait comme hors d\u2019elle-m\u00eame\u00a0: le cours de ses pens\u00e9es semblait appartenir \u00e0 une autre.<\/p>\n<p>On est \u00e0 la merci de tous ceux qui sont en amont. Ce qu\u2019ils font \u00e0 leur rivi\u00e8re, ils l\u2019infligent \u00e0 la v\u00f4tre. Ce que les gens font en aval, peu importe.<\/p>\n<p>Vous savez, il existe une expression que je n\u2019ai jamais comprise. Quand les gens disent d\u2019une chose qu\u2019elle est ennuyeuse, ils disent\u00a0: \u00ab\u00a0c\u2019est comme de regarder pousser l\u2019herbe\u00a0\u00bb. Ou \u00ab\u00a0c\u2019est comme de regarder s\u00e9cher la peinture\u00a0\u00bb. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui fait mon bonheur, de regarder mon herbe pousser.<\/p>\n<p>On croit pouvoir prot\u00e9ger les gens, prendre soin d\u2019eux mais parfois, ils ne font que se d\u00e9rober.<\/p>\n<p>C\u2019est comme ce truc qu\u2019on vous apprend en sciences\u00a0: on ne peut que prouver qu\u2019une chose est vraie, pas qu\u2019elle est fausse.<\/p>\n<p>Nos cerveaux sont ainsi faits que nous percevons une forme de logique l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y en a aucune. C\u2019est la raison pour laquelle nous distinguons des silhouettes d\u2019animaux dans les nuages. Mais en r\u00e9alit\u00e9, ce ne sont que des nuages.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait plus fatigu\u00e9e qu\u2019elle ne l\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9, mais incapable de se coucher. En fait, elle avait plut\u00f4t l\u2019impression que le sommeil ne reviendrait plus jamais et qu\u2019elle \u00e9tait coinc\u00e9e pour toujours dans cet \u00e9tat de veille aride, lancinante, o\u00f9 les pens\u00e9es tranchaient comme des lames.<\/p>\n<p>Il fallait affronter la v\u00e9rit\u00e9, si douloureuse soit-elle, et avancer \u00e0 partir de l\u00e0. L\u2019enterrer ne la faisait pas mourir, et elle finirait bien, un jour, par ressortir de terre \u00e0 coups de griffes pour venir vous chercher.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteurs\u00a0: Sous le pseudonyme de Nicci French se cache un couple de journalistes, Nicci Gerrard et Sean French. Tous deux ont \u00e9tudi\u00e9 la litt\u00e9rature anglaise \u00e0 Oxford \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 sans jamais se rencontrer. Ensuite, chacun a men\u00e9 sa carri\u00e8re de son c\u00f4t\u00e9 dans le journalisme. 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