{"id":6308,"date":"2018-05-31T14:42:33","date_gmt":"2018-05-31T13:42:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6308"},"modified":"2019-11-30T15:24:31","modified_gmt":"2019-11-30T14:24:31","slug":"nicci-french-terrible-jeudi-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6308","title":{"rendered":"Nicci French \u00abTerrible jeudi \u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteurs<\/strong>\u00a0: Sous le pseudonyme de Nicci French se cache un couple de journalistes, Nicci Gerrard et Sean French. Tous deux ont \u00e9tudi\u00e9 la litt\u00e9rature anglaise \u00e0 Oxford \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 sans jamais se rencontrer. Ensuite, chacun a men\u00e9 sa carri\u00e8re de son c\u00f4t\u00e9 dans le journalisme. Nicci collabore \u00e0 l\u2019Observer pour lequel elle traite notamment des grands proc\u00e8s d\u2019assises ; Sean est chroniqueur litt\u00e9raire pour divers magazines. Ils se croisent enfin en 1989, et d\u00e9cident de partager leur vie et leur \u00e9criture. Maniant l\u2019art de jouer avec les nerfs et le suspense cousu main, ils rencontrent le succ\u00e8s d\u00e8s leur premier thriller psychologique.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9rie\u00a0Frieda Klein: \u00a08 livres<\/strong>\u00a0:\u00a0<strong>\u2013 <\/strong><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5697\"><strong>S\u00e9rie \u00ab\u00a0Frieda Klein\u00a0\u00bb\u00a0 (page sur la s\u00e9rie)<\/strong><\/a><\/p>\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6140\"><i>Lundi m\u00e9lancolie<\/i><\/a> \u2013 <i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5860\">Sombre mardi<\/a><\/i> \u2013 <i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6265\">Maudit mercredi<\/a><\/i>\u00a0\u2013 <i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6308\">Terrible jeudi<\/a><\/i> \u2013 <i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6432\">Cruel vendredi<\/a><\/i> \u2013 <i><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6446\">T\u00e9n\u00e9breux samedi <\/a><\/i>\u2013 <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6569\">Fatal dimanche<\/a> \u2013 <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9869\">Le jour des Saints <\/a><\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019action se passe \u00e0 Londres. Une psychoth\u00e9rapeute d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, qui tient \u00e0 son ind\u00e9pendance, et au respect de sa vie priv\u00e9e. Elle a une ni\u00e8ce de 16 ans \u00e0 qui elle donne des cours de chimie et cela semble \u00eatre la seule personne de sa famille \u00e0 laquelle elle soit attach\u00e9e. Elle souffre d\u2019insomnies et de ce fait elle parcourt Londres la nuit, seule, \u00e0 pied.<\/em><\/p>\n<p><em>Elle va faire \u00e9quipe avec le policier Karlsson mais elle a des m\u00e9thodes bien \u00e0 elle et tr\u00e8s ind\u00e9pendantes de collaborer\u2026<\/em><\/p>\n<p>Fleuve Noir &#8211; 09\/04\/2015 &#8211; 425 pages \u00a0\/ Pocket &#8211; 472 pages &#8211; 14\/04\/2016<\/p>\n<p><strong>Tome 4 : <\/strong><strong>Terrible jeudi : le jour de l&rsquo;innocence perdue <\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Il y a vingt-trois ans, Frieda quittait Braxton sans un regard en arri\u00e8re. Devenue psychoth\u00e9rapeute, elle pensait avoir tir\u00e9 un trait d\u00e9finitif sur le traumatisme de sa jeunesse. Pourtant, les r\u00e9v\u00e9lations de Becky, sa nouvelle patiente, vont rouvrir en grand les portes de son pass\u00e9. Comme Frieda, Becky est une adolescente de Braxton fragile et incomprise. Comme Frieda, la jeune fille a perdu son innocence trop t\u00f4t, trop vite, dans &lsquo;\u00e9tranges circonstances.<\/p>\n<p>Et comme Frieda, elle n&rsquo;a trouv\u00e9 personne pour croire \u00e0 son histoire. Et si les similitudes ne s&rsquo;arr\u00eataient pas l\u00e0 ? De retour sur les lieux du crime, la psychoth\u00e9rapeute va devoir faire la lumi\u00e8re sur cette terrible nuit du 11 f\u00e9vrier 1989&#8230;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: D\u00e8s les premi\u00e8res pages j\u2019ai adh\u00e9r\u00e9. Frieda est confront\u00e9e \u00e0 son propre pass\u00e9\u00a0; elle va devoir affronter tout ce qu\u2019elle avait refoul\u00e9 pour aller de l\u2019avant, tout mettre \u00e0 plat, creuser, comprendre, parler\u2026 Tout enfouir et se renfermer sur elle-m\u00eame n\u2019a rien r\u00e9gl\u00e9\u2026 Quand l\u2019histoire se r\u00e9p\u00e8te 23 ans apr\u00e8s, pas moyen de faire abstraction de son propre pass\u00e9 si elle souhaite aider Becky qui revit au pr\u00e9sent son propre pass\u00e9, dans les m\u00eames conditions, au m\u00eame endroit. Le temps a beau passer, on finit par \u00eatre rattrap\u00e9 par son pass\u00e9, par les choses pas r\u00e9gl\u00e9es\u2026<\/p>\n<p>Elle va retourner sur les lieux de son enfance dans des circonstances difficiles, renouer avec ses anciens camarades, et mener l\u2019enqu\u00eate. L\u2019incontournable Josef est toujours de la partie et Frieda va faire comme \u00e0 son habitude preuve de t\u00e9nacit\u00e9 et de courage.<\/p>\n<p>Beaucoup aim\u00e9 ce tome 4.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les peurs qu\u2019on ne peut pas nommer ont sur nous une emprise.<\/p>\n<p>Beaucoup de personnes viol\u00e9es croient que d\u2019une certaine fa\u00e7on c\u2019est leur faute. Elles ont l\u2019impression d\u2019avoir allum\u00e9 leur agresseur, de ne pas s\u2019\u00eatre assez d\u00e9battues, de n\u2019avoir pas dit non de mani\u00e8re suffisamment cat\u00e9gorique ou encore, comme toi, elles ont le sentiment d\u2019avoir m\u00e9rit\u00e9 ce qui leur est arriv\u00e9. Ce n\u2019est pas vrai.<\/p>\n<p>Son r\u00f4le se cantonnait \u00e0 \u00e7a\u00a0: elle s\u2019occupait des probl\u00e8mes des gens dans son cabinet, puis les l\u00e2chaient dans la nature o\u00f9 ils devaient se d\u00e9brouiller seuls.<\/p>\n<p>Confront\u00e9 \u00e0 l\u2019horreur v\u00e9ritable, on est comme oblig\u00e9 de rentrer chez soi, tel un animal retournant se terrer dans sa tani\u00e8re.<\/p>\n<p>Comme face \u00e0 un visage ressurgi du pass\u00e9, elle se souvenait de tout et observait ce qui avait chang\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 Londres, Frieda avait souvent le sentiment de marcher sur les traces de l\u2019histoire, celle des autres. Elle avait toujours \u00e9t\u00e9 sensible \u00e0 la myst\u00e9rieuse fa\u00e7on dont les secrets d\u2019une grande ville pouvaient ressurgir dans les d\u00e9tails d\u2019anciens \u00e9difices, dans les noms de rues, les cours d\u2019eau cach\u00e9s sous les pav\u00e9s. Mais dans cette petite ville, elle marchait dans ses propres pas.<\/p>\n<p>Quelquefois, on est oblig\u00e9 de continuer \u00e0 vivre, c\u2019est tout. C\u2019est ce que j\u2019ai fait.<\/p>\n<p>C\u2019est tr\u00e8s sp\u00e9cial, une rivi\u00e8re. \u00c7a vient d\u2019un autre monde.<\/p>\n<p>\u00c7a fait du bien \u00e0 l\u2019\u00e2me, de jardiner.<br \/>\n\u2014\u00a0J\u2019imagine. Mais n\u2019est-ce pas le cas avec la poterie, aussi\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Et faire du pain. Quoi qu\u2019il arrive, tu peux toujours te dire en fin de journ\u00e9e que tu as accompli quelque chose.<\/p>\n<p>Elle s\u2019\u00e9tait habitu\u00e9e \u00e0 vivre parmi des personnes qui n\u2019avaient pas acc\u00e8s \u00e0 son pass\u00e9, ignorant tout de ce qu\u2019elle \u00e9tait avant\u00a0: d\u2019un coup, c\u2019\u00e9tait comme si elle avait laiss\u00e9 la porte d\u2019entr\u00e9e non verrouill\u00e9e, la fen\u00eatre grande ouverte.<\/p>\n<p>Elle se fit la r\u00e9flexion que tous d\u00e9clinaient son nom entier quand ils la revoyaient pour la premi\u00e8re fois \u2013\u00a0comme si cela conf\u00e9rait plus d\u2019importance \u00e0 son retour.<\/p>\n<p>C\u2019est comme fixer une mare, pour voir au-del\u00e0 de mon propre reflet ce qui g\u00eet au fond. J\u2019ai l\u2019impression de n\u2019avoir fait que remuer de vieux souvenirs et troubler les eaux un peu plus.<\/p>\n<p>As-tu la moindre id\u00e9e de ce qu\u2019est la vie avec un d\u00e9pressif\u00a0? Qui te prive de toute joie, en m\u00eame temps qu\u2019il pourrit la sienne\u00a0?<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait le genre de paysage qui lui plaisait, ils \u00e9voquaient le pass\u00e9 et l\u2019histoire des hommes.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0C\u2019est bizarre que tu sois revenue.<br \/>\n\u2014\u00a0Comment \u00e7a\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0\u00c7a nous oblige \u00e0 prendre de la distance, \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la fa\u00e7on dont les autres nous per\u00e7oivent. Et \u00e7a m\u2019a aussi fait repenser au bon vieux temps. C\u2019est comme si on d\u00e9terrait une de ces capsules temporelles cens\u00e9es t\u00e9moigner d\u2019une \u00e9poque.<\/p>\n<p>Les amis sont cens\u00e9s \u00eatre des personnes auxquelles on peut parler. J\u2019allais ajouter que vous \u00eates l\u2019un de ces amis avec lesquels je peux garder le silence.<\/p>\n<p>J\u2019ai soudain compris ce que j\u2019aurais d\u00fb savoir depuis toujours\u00a0: \u00e7a n\u2019a aucun sens d\u2019\u00eatre avec toi si je suis loin de toi.<\/p>\n<p>Son souffle se fit rauque, comme si sa poitrine \u00e9tait rouill\u00e9e.<\/p>\n<p>Quand on \u00e9voque d\u2019authentiques souvenirs, c\u2019est toujours bord\u00e9lique, avec des d\u00e9tails qui manquent. La police le sait, les psy aussi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteurs\u00a0: Sous le pseudonyme de Nicci French se cache un couple de journalistes, Nicci Gerrard et Sean French. Tous deux ont \u00e9tudi\u00e9 la litt\u00e9rature anglaise \u00e0 Oxford \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 sans jamais se rencontrer. Ensuite, chacun a men\u00e9 sa carri\u00e8re de son c\u00f4t\u00e9 dans le journalisme. 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