{"id":6649,"date":"2018-07-19T14:28:12","date_gmt":"2018-07-19T13:28:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6649"},"modified":"2018-07-22T09:33:11","modified_gmt":"2018-07-22T08:33:11","slug":"repila-ivan-le-puits-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6649","title":{"rendered":"Repila, Iv\u00e1n \u00abLe Puits\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur\u00a0<\/strong>: Ivan Repila est n\u00e9 \u00e0 Bilbao en 1978. Il a travaill\u00e9 dans la publicit\u00e9 en tant que graphiste, \u00e9diteur et directeur culturel. Le Puits est son premier roman.<\/p>\n<p>Deno\u00ebl \u2013 Litt\u00e9rature espagnole &#8211; 112 pages &#8211; Titre original\u00a0: El ni\u00f1o que rob\u00f3 el caballo de Atila &#8211; Trad. de l&rsquo;espagnol par Margot Nguyen B\u00e9raud \u2013 Pr\u00e9face de Zo\u00e9 Valdes<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Deux fr\u00e8res, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d\u2019un puits de terre, au milieu d\u2019une for\u00eat. Ils tentent de s\u2019\u00e9chapper, sans succ\u00e8s. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent \u00e0 tous les dangers. \u00c0 leurs c\u00f4t\u00e9s, un sac de victuailles donn\u00e9 par la m\u00e8re, mais ils ont interdiction d\u2019y toucher. Jour apr\u00e8s jour, le Petit s\u2019affaiblit. S\u2019il doit sauver son fr\u00e8re, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouv\u00e9s l\u00e0?<\/p>\n<p>Le Puits est un conte brutal \u00e0 la fin cruelle et pleine d\u2019espoir. Une fable sur l\u2019amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman \u00abqui a m\u00e9rit\u00e9 sa place au panth\u00e9on des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exup\u00e9ry, selon Zo\u00e9 Vald\u00e9s. Un roman indispensable, alors que beaucoup d\u2019entre nous avions d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 la d\u00e9faite de l\u2019imagination contre la quotidiennet\u00e9 m\u00e9diocre et \u00e9triqu\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: De ces lectures d\u2019\u00e9t\u00e9 qui vous arrivent entre les mains sans les avoir achet\u00e9es ( les voisins, les \u00e9changes de livres ou liseuses) et que vous n\u2019auriez jamais pens\u00e9 acheter\u2026 Entre fable et fantastique\u2026 \u00a0Un livre tr\u00e8s surprenant. Un huis-clos au fond d\u2019un puits\u2026 comment les deux fr\u00e8res sont arriv\u00e9s au fonds du puits ? Myst\u00e8re\u2026 Et pourquoi diable laissent-ils pourrir la nourriture qu\u2019ils trimbalent dans un sac alors qu\u2019ils meurent de faim et n\u2019ont rien pour survivre\u00a0? \u00a0Tout ce qu\u2019on apprend c\u2019est qu\u2019ils ne peuvent pas en sortir, que le lieu est isol\u00e9 et que mis \u00e0 part la for\u00eat, les loups et un \u00eatre myst\u00e9rieux qui se penche parfois la nuit sur le puits pour voir si les enfants sont encore vivants\u2026 c\u2019est la nuit noire\u2026 Deux fr\u00e8res donc. qui ne sont m\u00eame pas nomm\u00e9s.. il y a le grand et le petit\u2026 Et au fond du puits, la lutte pour la survie \u2026 deux \u00eatres, deux caract\u00e8res, deux mani\u00e8res d\u2019appr\u00e9hender la situation. \u00a0Le grand semble se porter responsable du petit et vouloir le sauver&#8230; et pourtant il semble qu\u2019il fait tout pour l\u2019affaiblir\u2026. L\u2019un semble se r\u00e9fugier dans l\u2019imagination et l\u2019irr\u00e9el, l\u2019autre dans le r\u00e9el et le physique\u2026 Entre la d\u00e9marche de se laisser aller \u00e0 la \u00a0folie et l\u2019espoir de survivre la fronti\u00e8re est infime\u2026 Le lien entre les deux fr\u00e8res (condamn\u00e9s \u00e0 vivre ensemble \u2013 \u00e0 survivre ensemble\u00a0? \u00e0 mourir ensemble\u00a0? \u00e0 se sacrifier pour que l\u2019autre survive\u00a0?)\u00a0 est fort. Il oscille entre amour et haine, entre affrontement et douceur, entre solidarit\u00e9 et affrontement\u2026<\/p>\n<p>Ce livre ne ressemble \u00e0 aucune autre lecture. Je n\u2019ai pas regrett\u00e9 de le lire \u2026 C\u2019est plus pr\u00e8s du cauchemar que du conte. Il faut bien dire. Et je conseille vivement de ne pas sauter la pr\u00e9face de Zo\u00e9 Zald\u00e8s. Nul doute que cette ambiance \u00e9touffante me poursuivra une fois ce livre referm\u00e9. Comment vais-je sortir de ce puits \u00e0 mon tour\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits:<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">N\u2019aie pas peur des r\u00eaves, ils ne sont pas r\u00e9els. Ce sont des pens\u00e9es qui se m\u00e9langent dans nos t\u00eates, des souvenirs qu\u2019on ne peut pas exprimer avec des mots.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Lorsqu\u2019il se sent \u00e0 court d\u2019id\u00e9es, quand son imagination se tarit, il lui raconte des histoires vraies.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Comme contamin\u00e9 par une folie vieille de cent si\u00e8cles, son regard est celui d\u2019un adulte ayant aval\u00e9 un enfant. De pr\u00e8s, il devient \u00e9vident que, derri\u00e8re ses yeux vifs, se cache une muraille retenant un puissant tourbillon de pens\u00e9es d\u00e9lirantes\u00a0: avec des mains en forme d\u2019escalier et la t\u00eate grande comme une for\u00eat, il traverse le corps \u00e9norme de son fr\u00e8re, sensible au moindre changement.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Times New Roman;\">La derni\u00e8re tra\u00een\u00e9e de soleil quitte le puits et d\u00e9colore le monde, exacerbant leur lassitude de vivre ensemble. Comme lorsque la farce prend fin au beau milieu d\u2019un songe et qu\u2019on se r\u00e9veille dans un mauvais film.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Times New Roman;\">La faim et le d\u00e9sespoir ont d\u00e9truit en eux toute forme de communication, avant de s\u2019attaquer \u00e0 leur raison. Tandis que le Grand r\u00e9p\u00e9tait ses exercices, le Petit a descendu les derniers \u00e9chelons de la folie, vers un sous-sol pullulant d\u2019hallucinations.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Times New Roman;\">Ils sont command\u00e9s par une bestialit\u00e9 int\u00e9rieure.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Times New Roman;\">J\u2019ai march\u00e9 pendant des ann\u00e9es tout autour du monde, et les traces de ma p\u00e9r\u00e9grination se voyaient du ciel, comme une gigantesque blessure encore \u00e0 vif.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Times New Roman;\">Puis j\u2019ai voulu voir ce qui se passerait si, au lieu de pi\u00e9tiner chemins et for\u00eats avec mes sabots, je marchais sur les gens. J\u2019ai choisi un refuge o\u00f9 tout le monde dormait et j\u2019ai saut\u00e9 <span id=\"page_58\"><\/span>de corps en corps comme sur une marelle flasque.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Ivan Repila est n\u00e9 \u00e0 Bilbao en 1978. Il a travaill\u00e9 dans la publicit\u00e9 en tant que graphiste, \u00e9diteur et directeur culturel. Le Puits est son premier roman. 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