{"id":6715,"date":"2018-07-25T18:15:50","date_gmt":"2018-07-25T17:15:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6715"},"modified":"2018-07-25T18:15:50","modified_gmt":"2018-07-25T17:15:50","slug":"jamet-nicole-lair-de-rien-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6715","title":{"rendered":"Jamet, Nicole \u00abL&rsquo;Air de rien\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Nicole Jamet a \u00e9t\u00e9 actrice, puis sc\u00e9nariste. Elle a notamment co-\u00e9crit le sc\u00e9nario de Dolmen, et plus r\u00e9cemment de Speakerine, bient\u00f4t sur les \u00e9crans.<\/p>\n<p>Albin Michel \u2013 02.05.2018 \u2013 352 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Qui se m\u00e9fierait de Luce et de Chirine, deux vieilles dames aux airs de respectables grands-m\u00e8res ? Pourtant, \u00e0 80 ans, elles viennent de commettre un meurtre, l&rsquo;air de rien&#8230; Mais pourquoi ? Pour qui ? Tandis que Chirine se retranche dans le myst\u00e8re, Luce d\u00e9roule ses mille vies, comme si elle avait attendu ce moment depuis des ann\u00e9es&#8230; Une com\u00e9die sensible et attachante, o\u00f9 Nicole Jamet, co-sc\u00e9nariste entre autres de la s\u00e9rie Dolmen, d\u00e9nonce la cruaut\u00e9 de notre soci\u00e9t\u00e9 et fait l&rsquo;\u00e9loge de la libert\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">:<\/span> Mais quel joli moment de lecture ! Merci \u00e0 la personne qui me l\u2019a conseill\u00e9 et qui se reconnaitra. Ne croyez pas qu\u2019il s\u2019ag\u00eet d\u2019une pantalonnade. C\u2019est un petit bijou, plein de sensibilit\u00e9, de tendresse, d\u2019amour. Un gros coup de c\u0153ur. Un livre sur les relations humaines, sur l\u2019amiti\u00e9, sur la vie. Je n\u2019ai pas envie de lever le voile, ce livre m\u00e9rite une d\u00e9couverte. J\u2019ai commenc\u00e9 ce livre et je ne l\u2019ai plus l\u00e2ch\u00e9. Et je sais que je ne vais pas l\u2019oublier de sit\u00f4t. Preuve en est le nombre de citations\u2026 \u00a0Le personnage de Luce est de toute beaut\u00e9\u00a0: elle traverse la vie avec ses joies et ses peines, son intelligence et sa fa\u00e7on de voir les choses. Elle est touchante et attachante, atta-chiante par moments\u2026 mais toujours \u00e9mouvante. Beaucoup de tendresse, d\u2019humour, d\u2019amour\u2026 un livre que je vous conseille vivement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">\u00a0: (<span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">J\u2019ai not\u00e9 les extraits pour ne pas les oublier, mais abordez cette lecture vierge de toute connaissance. Je pense que vous allez adorer.)<\/span><\/span><\/p>\n<p>Apais\u00e9e uniquement par ses r\u00eaves, Luce avait compris que ses propres inventions \u00e9taient sa seule mani\u00e8re de survivre.<\/p>\n<p>&#8230;comme en suspension entre esp\u00e9rance et cauchemar.<\/p>\n<p>Ces filles n\u2019\u00e9taient pas perdues puisqu\u2019elles avaient une maison et des gens qui venaient les voir. Comment pouvait-on vendre son corps puisqu\u2019on n\u2019en avait qu\u2019un dont on ne pouvait se s\u00e9parer\u00a0?<\/p>\n<p>Elle trouvait les vieillards rarement beaux, la moindre des choses \u00e9tait qu\u2019ils fussent bien tenus.<\/p>\n<p>\u00c0 quoi bon risquer de se perdre ou d\u00e9penser son \u00e9nergie quand ni le combat ni son issue n\u2019offrait un quelconque espoir\u00a0? Elle s\u2019\u00e9tait toujours \u00e9chapp\u00e9e, c\u2019est vrai, ailleurs ou dans sa t\u00eate, vers des horizons incertains, mais avec l\u2019espoir de d\u00e9couvertes et des frissons de curiosit\u00e9.<\/p>\n<p>Tous les \u00eatres sont en partie imaginaires. \u00c0 peine rencontr\u00e9s, on les habille de nos illusions, de nos attentes, de nos fantasmes, de nos angoisses. On les fa\u00e7onne pour qu\u2019ils nous conviennent le mieux possible, qu\u2019ils se juxtaposent \u00e0 nos d\u00e9sirs, nos haines ou nos peurs, \u00e0 nos besoins conscients ou pas. Et inversement, on se d\u00e9guise aussi pour plaire, pour ressembler \u00e0 l\u2019image id\u00e9ale de ce qu\u2019on voudrait \u00eatre. Ou \u00e0 ce qu\u2019on imagine des attentes de l\u2019autre. Les jeux de s\u00e9duction sont de jolis mensonges qui se tissent presque seuls, et le jour o\u00f9 les id\u00e9aux r\u00e9ciproques sont d\u00e9\u00e7us, on est rarement capable de s\u2019accepter d\u00e9shabill\u00e9s de nos r\u00eaves, nus et crus.<\/p>\n<p>Ce ne fut pas tant le r\u00e9cit qui la bouleversa, mais la d\u00e9couverte inou\u00efe que chaque livre contenait une histoire, qu\u2019il portait des vies, des parcours, des paysages, des savoirs sur toutes choses, que chaque volume \u00e9tait un monde \u00e0 d\u00e9ployer, une porte \u00e0 ouvrir sur des rencontres, des sensations, des aventures inimaginables, parfois dangereuses, que l\u2019on pouvait vivre tranquillement assise sur une chaise.<\/p>\n<p>Les livres, par leur seule existence, effa\u00e7aient les murs et les portes closes [\u2026]<\/p>\n<p>Elle \u00e9prouva la puissance du regard des autres. L\u2019apparence est la r\u00e9alit\u00e9 de celui qui regarde, se dit-elle. Il a vite fait de l\u2019\u00e9riger en v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Elles avaient march\u00e9 un moment, en silence, songeant qu\u2019en vieillissant, les souvenirs, m\u00eame les moins agr\u00e9ables, finissaient par envahir le r\u00e9el et l\u2019estomper.<\/p>\n<p>M\u00eame Rimbaud \u00e9tait impuissant \u00e0 adoucir son d\u00e9sespoir, maintenant elle se m\u00e9fiait aussi de la musique des mots.<\/p>\n<p>Par devoir, par charit\u00e9, par obligation, bref des sentiments moches qui obligent \u00e0 faire \u00e0 contrec\u0153ur des choses que l\u2019on d\u00e9teste.<\/p>\n<p>la violence \u00e9tait sans doute la seule forme d\u2019amour possible entre eux qui ne pouvaient plus partager le bonheur.<\/p>\n<p>Plus prosa\u00efquement, la blanchisseuse lisait dans les taches des draps la pubert\u00e9, la probable grossesse ou l\u2019adult\u00e8re, sur les nappes les menus des d\u00eeners et le nombre de couverts servis. Jamais elle n\u2019aurait trahi ces secrets professionnels, mais elle savait tout de ses clients et en venait \u00e0 pr\u00e9dire les \u00e9v\u00e9nements dans les familles dont elle soignait le linge.<\/p>\n<p>une emmerdeuse de chaque instant, une esp\u00e8ce de Jiminy Cricket qui lui sciait les nerfs \u00e0 coups de critiques parfaitement justifi\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour occuper sa solitude elle y fixait mille obligations, m\u00eame infimes qui structuraient ses journ\u00e9es.<\/p>\n<p>Elle avait toujours \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9e par le th\u00e8me de la r\u00e9alit\u00e9 et des apparences, de ce qui existe ou non en fonction de qui observe, de quel point de vue on se situe.<\/p>\n<p>Tant d\u2019hommes s\u2019entre-tuaient au nom de la v\u00e9rit\u00e9, parce qu\u2019elle \u00e9tait diff\u00e9rente pour chacun.<\/p>\n<p>Les mains sont des outils magiques, insista-t-elle, on peut tout leur apprendre, encore faut-il les connecter au cerveau, enfin quand on en a un, ce n\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre pas son cas.<\/p>\n<p>Luce souffrait de voir le ficus d\u00e9shydrat\u00e9 tendre path\u00e9tiquement ses feuilles ternes vers la fen\u00eatre qu\u2019il n\u2019atteindrait jamais. Pauvre \u00e9migr\u00e9 si loin de l\u2019Inde de ses anc\u00eatres, il s\u2019effor\u00e7ait de survivre alors que personne ne se souciait de lui donner le peu qui le rendrait beau et sain.<\/p>\n<p>Elle n\u2019entendait plus ses mots, ils parlaient un autre langage, comme une vibration, un m\u00eame fluide grisant les liait d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>Bien que personnellement elle d\u00e9teste faire gratuitement de la publicit\u00e9 en portant des v\u00eatements constell\u00e9s de logos, elle n\u2019emp\u00eachait pas les amateurs de signes ext\u00e9rieurs de richesse de se transformer en vitrines de leur r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Les gens heureux aiment et sont curieux. N\u2019ayant pas \u00e0 se concentrer sur leurs malheurs ou leurs difficult\u00e9s avec eux-m\u00eames, ils sont plus disponibles \u00e0 ce qui les entoure, plus enclins \u00e0 la d\u00e9couverte, \u00e0 aimer les autres pour ce qu\u2019ils sont. Ils ont le courage de donner et de se donner sans peur de souffrir ou d\u2019\u00eatre trahis, car ils savent que le go\u00fbt de la vie sera le plus fort.<\/p>\n<p>\u00c0 quoi bon apprendre, on demande tout aux \u00e9crans\u00a0: trouver son chemin, un mari ou un coup de reins, garder ses gosses, faire ses courses, dire le temps qu\u2019il va faire, on se fait t\u00e9l\u00e9guider par ces machines sans s\u2019agacer qu\u2019elles en sachent plus que nous\u00a0! R\u00e9sultat\u00a0: des cohortes d\u2019ob\u00e8ses qu\u2019\u00e9puise la moindre id\u00e9e d\u2019effort\u00a0! M\u00eame appuyer sur un bouton devient trop fatigant, on parle aux objets et ils font tout \u00e0 notre place\u00a0! Les humains vont devenir des gros tas insensibles et mous\u00a0!<\/p>\n<p>Courir sur des tapis comme des hamsters, p\u00e9daler pour aller nulle part, nager dans une piscine bourr\u00e9e de mycoses, vous appelez \u00e7a du sport\u00a0? D\u2019ailleurs le plus pratiqu\u00e9, mon petit, c\u2019est le canap\u00e9-bi\u00e8re face aux matchs\u00a0!<\/p>\n<p>Ils faisaient partie du troupeau qui s\u2019\u00e9tait laiss\u00e9 contaminer par la facilit\u00e9 du confort, ce qu\u2019on appelait autrefois \u00ab\u00a0le progr\u00e8s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Se r\u00e9veiller sans elle le torturait, il aurait voulu rester englu\u00e9 dans le sommeil jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle revienne et le ram\u00e8ne \u00e0 leur vie d\u2019un baiser comme le Prince charmant \u00e0 l\u2019envers. Il s\u2019effrayait de constater qu\u2019il ne savait plus vivre sans elle, qu\u2019il avait perdu son autonomie.<\/p>\n<p>ils ne partageaient plus que de longs silences, chacun enferm\u00e9 dans sa propre bulle, m\u00eame celles du champagne ne les divertissaient plus, elle le regrettait.<\/p>\n<p>\u2026 l\u2019inimaginable de vivre sans l\u2019autre, la peur de se perdre, leur d\u00e9pendance r\u00e9ciproque les fragilisaient. L\u2019\u00e9change et le partage \u00e0 deux induisaient de minuscules abandons de soi pour l\u2019autre. Ils s\u2019\u00e9taient all\u00e8grement soumis au besoin d\u2019un seul \u00eatre.<\/p>\n<p>Un grain de sable, ce n\u2019est rien. Il se met dans un coin, on l\u2019oublie, c\u2019est tellement anodin. Mais il se glisse, s\u2019insinue dans un pli discret et creuse doucement son trou, puis il voyage imperceptiblement jusqu\u2019au cerveau o\u00f9 il s\u2019installe comme un petit malaise qu\u2019on ne s\u2019explique pas vraiment, on a oubli\u00e9 d\u2019o\u00f9 il vient.<\/p>\n<p>Comment son enveloppe pouvait-elle correspondre aussi peu \u00e0 ce qu\u2019elle se sentait \u00eatre\u00a0?<\/p>\n<p>sa raison aurait \u00e9t\u00e9 capable de comprendre, d\u2019admettre, de pardonner, mais son effondrement int\u00e9rieur \u00e9tait trop profond, indicible.<\/p>\n<p>Une fin de vie c\u2019est encore la vie, \u00e7a ne se brade pas.<\/p>\n<p>Embrass\u00e9s, imbriqu\u00e9s dans une connaissance si profonde de l\u2019autre, ils unissaient pr\u00e9sent et pass\u00e9, ils abolissaient le temps par le plaisir, les mots \u00e9taient inutiles.<\/p>\n<p>Tu ne vas pas enterrer tout ce que vous avez fait ensemble, non\u00a0? Tout ce que vous avez partag\u00e9, \u00e9chang\u00e9, c\u2019est \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de toi. Il faut pas oublier, c\u2019est ta richesse, tu comprends\u00a0?<\/p>\n<p>Lui, ses morts, il ne les jetait pas dans l\u2019oubli, il continuait \u00e0 les aimer, \u00e0 les respecter, il leur demandait ce qu\u2019ils penseraient de ci ou \u00e7a, et souvent ils lui portaient conseil.<\/p>\n<p>Puis le regret l\u2019envahit en pensant \u00e0 une phrase de <em>Rilke<\/em>, une clef qu\u2019elle avait d\u00e9couverte trop tard peut-\u00eatre. \u00ab\u00a0Une fois que l\u2019on a accept\u00e9 la d\u00e9couverte qu\u2019entre les \u00eatres humains les plus proches des distances infinies continuent \u00e0 exister, une merveilleuse vie \u00e0 deux peut se d\u00e9velopper si ces deux \u00eatres r\u00e9ussissent \u00e0 aimer la distance qui les s\u00e9pare, en rendant possible \u00e0 chacun de voir la silhouette de l\u2019autre se d\u00e9couper en entier contre le ciel.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les yeux captiv\u00e9s par leurs \u00e9crans, les oreilles bouch\u00e9es par des \u00e9couteurs, les mains prisonni\u00e8res de leurs appareils, il n\u2019y avait plus de regards \u00e9chang\u00e9s, encore moins de mots.<\/p>\n<p>j\u2019ai toujours trouv\u00e9 moins int\u00e9ressant de parler de choses que je savais plut\u00f4t que d\u2019en \u00e9couter que je ne connaissais pas. J\u2019ai toujours envie de d\u00e9couvrir ce qu\u2019il y a \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des gens que je rencontre.<\/p>\n<p>si tout ce qui l\u2019entourait \u00e9tait trop moche, elle s\u2019enfuirait dans sa t\u00eate, elle y avait engrang\u00e9 assez de po\u00e8mes, de livres, de musiques, de souvenirs vrais ou bricol\u00e9s, elle inventerait des conversations avec qui elle voudrait, elle convoquerait qui bon lui semblerait.<\/p>\n<p>Un vieux qui meurt est une biblioth\u00e8que qui br\u00fble, dit-on en Afrique.<\/p>\n<p>Il fallait l\u2019accepter pour vivre pleinement le temps qui nous est offert. Il passe si vite, seuls les moments parfaits peuvent arr\u00eater les chronom\u00e8tres, des instants de bonheur si forts qu\u2019ils suspendent ce mouvement. Ces petits bouts d\u2019\u00e9ternit\u00e9 vol\u00e9e perdurent dans le souvenir, dans les m\u00e9moires, il n\u2019y a qu\u2019apr\u00e8s cela qu\u2019il vaille de courir.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Car nous ne sommes que feuilles et \u00e9corce. La grande mort que chacun porte en soi, elle est le fruit autour duquel tout change. <em>Rainer Maria Rilke<\/em>.<\/p>\n<p>Elle pensa \u00e0 la sagesse des animaux qui ne demandent rien, n\u2019attendent que le soulagement, et qui, dans leur dernier regard, offrent \u00e0 ceux qui accompagnent leur fin toute leur confiance et leur amour.<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Nicole Jamet a \u00e9t\u00e9 actrice, puis sc\u00e9nariste. Elle a notamment co-\u00e9crit le sc\u00e9nario de Dolmen, et plus r\u00e9cemment de Speakerine, bient\u00f4t sur les \u00e9crans. 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