{"id":6749,"date":"2018-08-01T09:36:41","date_gmt":"2018-08-01T08:36:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6749"},"modified":"2026-02-18T16:15:01","modified_gmt":"2026-02-18T14:15:01","slug":"may-peter-je-te-protegerai-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6749","title":{"rendered":"May, Peter \u00abJe te prot\u00e9gerai\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>\u00a0: \u00a0N\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 1951 \u00e0 Glasgow, Peter May a \u00e9t\u00e9 journaliste, puis brillant et prolifique sc\u00e9nariste de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9cossaise. Il vit depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans le Lot o\u00f9 il se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Sa<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\">\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">t\u00e9tralogie \u00e9cossaise<\/span><\/a>\u00a0\u2013\u00a0<i>L\u2019\u00cele des chasseurs d\u2019oiseaux, L\u2019Homme de Lewis<\/i>\u00a0, <i>Le Braconnier du lac perdu,<\/i><span style=\"color: #0000ff;\"><i> <\/i><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22684\"><i>Loch noir<\/i><\/a><\/span>\u00a0\u2013, publi\u00e9e en fran\u00e7ais par les \u00c9ditions du Rouergue, a conquis le monde entier.<\/p>\n<p>Salu\u00e9e par de nombreux prix litt\u00e9raires, toute son \u0153uvre est disponible aux \u00c9ditions du Rouergue.<\/p>\n<p><b>Pour mes commentaires de ses livres<\/b>\u00a0: voir dans la\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?page_id=4758\">liste des auteurs (M-Q)<\/a><\/span><br \/>\n<b>S\u00e9ries<\/b> : La T\u00e9tralogie \u00e9cossaise &#8211; S\u00e9rie chinoise &#8211; S\u00e9rie Assassins sans visage &#8211;<br \/>\n<b>Autres<\/b>: Sc\u00e8ne de crime virtuelle &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1179\">L\u2019\u00cele du serment<\/a> <\/span>&#8211; Les Fugueurs de Glasgow (pas lu)-<br \/>\n&#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3266\">Les Disparus du phare<\/a><\/span> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6749\">Je te prot\u00e9gerai<\/a><\/span> &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8736\">La Petite Fille qui en savait trop<\/a><\/span> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"May, Peter \u00ab\u00a0Rendez-vous \u00e0 Gibraltar\u00a0\u00bb (2020) 384 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23846\">Rendez-vous \u00e0 Gibraltar<\/a> <\/span>\u00a0&#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13327\">Quarantaine<\/a><\/span> -Un chemin sans pardon (pas lu)\u2014 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20254\">Temp\u00eate sur Kinlochleven<\/a><\/span> &#8211;<\/p>\n<p>Rouergue noir &#8211; 27.05.2020 &#8211; 384 pages + ePub<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\/<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Babel noir &#8211; 4.5.2022 &#8211; 432 pages<span class=\"Apple-converted-space\"> (t<span xml:lang=\"en-US\">itre original\u00a0:\u00a0<\/span><span xml:lang=\"en-US\">A Silent Death) <\/span><\/span>Traduit par Ariane Bataille<\/p>\n<p><b>Voir article sur la<\/b> \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\">\u00a0t\u00e9tralogie \u00e9cossaise<\/a><\/span>\u00a0\u2013\u00a0<i>L\u2019\u00cele des chasseurs d\u2019oiseaux, L\u2019Homme de Lewis<\/i>\u00a0,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><i>Le Braconnier du lac perdu<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rouergue, \u00ab\u00a0Noir\u00a0\u00bb, o5.2018, 416 p.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Niamh Macfarlane a cr\u00e9\u00e9 avec son mari Ruairidh une entreprise de textile renomm\u00e9e, Ranish Tweed. Alors qu\u2019ils s\u00e9journent \u00e0 Paris, Niamh est tourment\u00e9e par de mauvais pressentiments, l\u2019intuition que son mari la trompe avec Irina Vetrov, la s\u00e9duisante et c\u00e9l\u00e8bre cr\u00e9atrice de mode. Oui, \u00e0 chaque instant, elle a la sensation de perdre un peu plus cet amour qu\u2019elle croyait destin\u00e9 \u00e0 durer toute une vie et pour lequel elle a tout brav\u00e9, \u00e0 commencer par l\u2019hostilit\u00e9 de sa propre famille. Un soir, place de la R\u00e9publique, l\u2019impensable se produit. Ruairidh meurt sous les yeux de Niamh dans l\u2019explosion de la voiture d\u2019Irina. Accabl\u00e9e par la douleur, Niamh ne tarde pas \u00e0 comprendre qu\u2019elle est la principale suspecte. Alors que le lieutenant Sylvie Braque progresse dans son enqu\u00eate, Niamh sombre dans les souvenirs d\u00e9vorants de son amour perdu et de son \u00eele Atlantique. Avec la certitude \u00e9crasante que quelqu\u2019un l\u2019observe en secret, pr\u00eat \u00e0 tuer encore.<br \/>\nUne nouvelle fois, Peter May nous emporte vers l\u2019archipel des H\u00e9brides, dans ces \u00eeles jet\u00e9es au paroxysme des temp\u00eates o\u00f9 les sentiments paraissent s\u2019exacerber. Et si Niamh a d\u00fb lutter contre la noirceur du c\u0153ur des hommes pour imposer son amour pour Ruairidh, elle va devoir, jusque dans l\u2019extr\u00eame solitude des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9cha\u00een\u00e9s, affronter un ind\u00e9masquable assassin.<\/p>\n<p><strong>Mon Avis<\/strong>\u00a0: Apr\u00e8s bien des ann\u00e9es, de retour sur les lieux de la \u00ab\u00a0Trilogie \u00e9cossaise\u00a0\u00bb. Et je sens que celles et ceux qui ont eu un coup de c\u0153ur pour la trilogie vont se pr\u00e9cipiter sur ce livre. C\u2019est juste un livre magnifique. On y retrouve l\u2019ambiance \u00e9cossaise, la vie sauvage, les relations entre les familles. Tous les personnages sont int\u00e9ressants. Et l\u2019intrigue est extr\u00eamement bien construite. On se pose bien des questions. De plus on en apprend beaucoup sur l\u2019industrie textile de l\u2019ile, les traditions\u2026 Au rythme des traditions et des secrets, on avance entre pluie et temp\u00eates, entre amour et haine. La magie des Highlands op\u00e8re une nouvelle fois. Et le suspense est total !<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Dans une relation, le changement s\u2019op\u00e8re lentement, sans qu\u2019on le remarque tout de suite. Comme le passage du printemps \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9, ou de l\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019automne. Soudain l\u2019hiver est l\u00e0, et on s\u2019\u00e9tonne d\u2019avoir pu se laisser surprendre aussi vite.<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas encore l\u2019hiver. Leur relation ne s\u2019\u00e9tait pas refroidie \u00e0 ce point. Mais sa fra\u00eecheur semblait annoncer l\u2019arriv\u00e9e imminente d\u2019un air polaire.<\/p>\n<p>La matin\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 sinistre, l\u2019ombre de la mort se refl\u00e9tait dans les nuages qui obscurcissaient le soleil. Mais, soudain, il y a eu une \u00e9claircie dans le ciel, au-dessus de la baie ; les rayons du soleil ont dessin\u00e9 des anneaux d\u2019argent sur l\u2019eau d\u2019un gris d\u2019\u00e9tain et, gr\u00e2ce \u00e0 la pluie qui tombait, un arc-en-ciel parfait a enjamb\u00e9 le port.<\/p>\n<p>Elle avait entendu des gens parler de c\u0153urs bris\u00e9s, elle l\u2019avait lu dans des livres. Elle avait toujours pens\u00e9 que c\u2019\u00e9tait une m\u00e9taphore simpliste. Maintenant, elle en comprenait parfaitement le sens. Comme si un morceau de son c\u0153ur s\u2019\u00e9tait cass\u00e9. M\u00eame si elle le retrouvait, elle ne pourrait jamais le recoller.<\/p>\n<p>Elle supportait \u00e0 peine de se trouver ici, o\u00f9 s\u2019imposait encore sa forte pr\u00e9sence. C\u2019\u00e9tait extraordinaire, pensa-t-elle, comme les gens pouvaient laisser des traces, \u00e0 la fois physiques et spirituelles, si longtemps apr\u00e8s leur mort.<\/p>\n<p>Difficile, pour le moment, de deviner qu\u2019ils survolaient l\u2019eau ; elle \u00e9tait de la m\u00eame couleur que les nuages. Terne, grise, monotone.<\/p>\n<p>Au bout de cinq minutes j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 le mal du pays, le cianalas, comme on dit en ga\u00e9lique ; il ne m\u2019a pas quitt\u00e9e de toute l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>\u2013 Il y a beaucoup d\u2019\u00e9glises, remarqua-t-elle.<br \/>\nElle en avait d\u00e9j\u00e0 compt\u00e9 cinq, et pas \u00e2me qui vive. Elle se demanda o\u00f9 pouvaient se trouver des gens en assez grand nombre pour remplir autant d\u2019\u00e9glises.<br \/>\n\u2013 Oui. Ici, les gens ont divis\u00e9 Dieu en plusieurs morceaux et ils se le partagent.<\/p>\n<p>Le sommeil lui aussi semblait un souvenir lointain et oubli\u00e9 avant que, peu apr\u00e8s les premi\u00e8res lueurs de l\u2019aube, elle sombre enfin dans un \u00e9tat d\u2019inconscience superficielle, rempli de r\u00eaves.<\/p>\n<p>Tous ces moments v\u00e9cus ensemble. Maintenant perdus pour toujours. Car, m\u00eame s\u2019ils restaient inscrits dans sa m\u00e9moire, que valaient des souvenirs non partag\u00e9s ?<\/p>\n<p>\u00c0 une \u00e9poque, c\u2019est vrai, la plupart des habitants des \u00eeles ne savaient pas nager. En fait, on nous inculquait la peur de la mer. Si on en avait une peur salutaire et qu\u2019on ne savait pas nager, on n\u2019\u00e9tait pas tent\u00e9 de s\u2019y aventurer.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre, quand on aime quelqu\u2019un, n\u2019a-t-on pas besoin de courage. On fait simplement ce que notre c\u0153ur exige, m\u00eame si notre t\u00eate nous traite de fou.<\/p>\n<p>Et du ciel continuait \u00e0 pleurer une pluie qui d\u00e9lavait tout le bonheur de ses souvenirs pr\u00e9cieux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(2<sup>\u00e8me<\/sup> <em>livre choisi pour le<\/em> <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5405\">\u00ab\u00a0challenge j\u2019ai lu 2018\u00a0\u00bb<\/a> ) : <em>Un livre situ\u00e9 dans un pays qui vous fascine<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: \u00a0N\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 1951 \u00e0 Glasgow, Peter May a \u00e9t\u00e9 journaliste, puis brillant et prolifique sc\u00e9nariste de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9cossaise. Il vit depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans le Lot o\u00f9 il se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture. 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