{"id":6775,"date":"2018-08-03T19:23:18","date_gmt":"2018-08-03T18:23:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6775"},"modified":"2018-08-03T19:25:32","modified_gmt":"2018-08-03T18:25:32","slug":"mankell-henning-les-bottes-suedoises-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6775","title":{"rendered":"Mankell, Henning \u00abLes bottes su\u00e9doises\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: \u00a0Henning Mankell, \u00e9crivain engag\u00e9, mobilis\u00e9 par les enjeux de solidarit\u00e9 et de justice, a partag\u00e9 sa vie entre la Su\u00e8de et le Mozambique, o\u00f9 il dirigeait \u00e0 Maputo la troupe du th\u00e9\u00e2tre Avenida, \u00ab\u00a0la passion de sa vie\u00a0\u00bb. Outre la c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie polici\u00e8re \u00ab\u00a0Wallander\u00a0\u00bb, il est l&rsquo;auteur de romans sur l&rsquo;Afrique et sur des questions de soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s par de nombreux prix litt\u00e9raires, de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et d&rsquo;ouvrages pour la jeunesse\u00a0: L&rsquo;\u0152il du l\u00e9opard, Seuil, 2012 ((sv) Leopardens \u00f6ga, 1990), trad. Agneta S\u00e9gol et Marianne S\u00e9gol-Samoy.<\/p>\n<p>Voici ses romans adulte autres que la s\u00e9rie Wallander\u00a0:<em> \u00a0<\/em>Com\u00e9dia infantil, 2003 &#8211; Le Fils du vent, 2004 &#8211; Le Retour du professeur de danse (polar\/2006)- <em>\u00a0<\/em>Tea-Bag, 2007 &#8211;<em> Profondeurs<\/em>, 2008 &#8211; Le Cerveau de Kennedy, 2009- <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=305\"><em>Les Chaussures italiennes<\/em><\/a>, 2009 \u2013<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=75\"><em> L&rsquo;\u0152il du l\u00e9opard<\/em><\/a><em> (2012) &#8211; <\/em>\u00a0le Chinois (polar\/2012) <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2850\"><em>Un paradis trompeur<\/em><\/a>, 2013 &#8211; Daisy Sisters, 2015 &#8211; Sable mouvant : Fragments de ma vie, (2015) &#8211; <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6775\"><em>Les Bottes su\u00e9doises<\/em><\/a>, (2016 )<\/p>\n<p>Henning Mankell est mort \u00e0 G\u00f6teborg le 5 octobre 2015 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 67 ans.<\/p>\n<p>Seuil \u2013 18.08. 2016 \u2013 356 pages \/Point poche 1.6.2017 \u2013 384 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Fedrik Welin, m\u00e9decin \u00e0 la retraite, vit reclus sur son \u00eele de la Baltique. Une nuit, une lumi\u00e8re aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison h\u00e9rit\u00e9e de ses grands-parents n&rsquo;est plus qu&rsquo;une ruine fumante. R\u00e9fugi\u00e9 dans la vieille caravane de son jardin, il s&rsquo;interroge : \u00e0 soixante-dix ans, seul, d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c&rsquo;est compter sans les r\u00e9v\u00e9lations de sa fille Louise et, surtout, sans l&rsquo;apparition d&rsquo;une femme, Lisa Modin, journaliste de la presse locale.<\/p>\n<p>Tandis que l&rsquo;hiver prend possession de l&rsquo;archipel, tout va basculer de fa\u00e7on insensible jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inimaginable d\u00e9nouement. Apr\u00e8s l&rsquo;immense succ\u00e8s des Chaussures italiennes, auquel il fait suite, Les Bottes su\u00e9doises brosse le portrait en clair-obscur d&rsquo;un homme tenaill\u00e9 par le doute, le regret, la peur face \u00e0 l&rsquo;ombre grandissante de la mort &#8211; mais aussi la soif d&rsquo;amour et le d\u00e9sir -, d&rsquo;un \u00eatre amen\u00e9 par les circonstances \u00e0 revisiter son destin et \u00e0 reprendre go\u00fbt \u00e0 la vie.<\/p>\n<p>Par une nuit d&rsquo;automne, sa maison a br\u00fbl\u00e9. Il a soixante-dix ans et plus grand-chose \u00e0 quoi se raccrocher : une vieille caravane, un petit bateau et une seule botte su\u00e9doise en caoutchouc. Reclus sur son \u00eele, a-t-il encore une raison de vivre ? L&rsquo;hiver de la Baltique lui en offrira deux : sa fille, porteuse d&rsquo;un secret, et une belle et \u00e9nigmatique journaliste qui ranime sa soif d&rsquo;amour&#8230;<\/p>\n<p>Tel est l&rsquo;ultime roman de Henning Mankell : une \u0153uvre d&rsquo;une sobri\u00e9t\u00e9 \u00e9l\u00e9giaque et poignante, travers\u00e9e et port\u00e9e par la beaut\u00e9 cr\u00e9pusculaire des paysages.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent r\u00e9cit est la suite ind\u00e9pendante du roman <em>Les Chaussures italiennes.<\/em><\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: J\u2019avais eu un gros coup de c\u0153ur pour \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=305\">les chaussures italiennes<\/a>\u00a0\u00bb. C\u2019est avec un pincement au c\u0153ur que je viens de refermer \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6775\">Les bottes su\u00e9doises<\/a>\u00a0\u00bb une suite qui met un point final \u00e0 l\u2019\u0153uvre romanesque de cet auteur, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 quelques mois apr\u00e8s avoir mis le point final au roman. Un livre sur le temps qui passe, sur la vieillesse qui se fait plus pr\u00e9sente. J\u2019ai retrouv\u00e9 avec \u00e9motion Fedrik Welin, sur son \u00eele. Cette \u00eele qui \u00e9tait tout pour lui, sa maison familiale dans laquelle avaient habit\u00e9 ses grands-parents, ses souvenirs. D\u00e8s les premi\u00e8res lignes, tout vole en \u00e9clats. La maison est la proie des flammes et Fedrik Welin manque \u00eatre brul\u00e9 vif. Il ne lui reste plus rien.\u00a0 Quand il devient certain que cet incendie est criminel, le doute et l\u2019incompr\u00e9hension s\u2019installent. Qui pourrait en vouloir \u00e0 ce vieux medecin \u00e0 la retraite, bien int\u00e9gr\u00e9 bien que pas totalement local\u2026 La solidarit\u00e9 des habitants est totale, personne ne comprend ce qui a pu se produire. En plus des locaux, deux personnages de femme sont pr\u00e9sents dans le livre. Deux femmes bien myst\u00e9rieuses\u00a0: une journaliste sur laquelle il va focaliser et dont il va r\u00eaver de faire son dernier amour et sa fille, qu\u2019il ne connait pas beaucoup et qui va d\u00e9barquer. Elle se r\u00e9v\u00e8lera plut\u00f4t encombrante, mais c\u2019est la famille qui lui reste\u2026<\/p>\n<p>A 70 ans , seul et sans toit, il va lui falloir trouver des raisons de vivre et de mettre un pied devant l\u2019autre \u2026 sinon autant se laisser couler\u2026 Quand en plus le habitants qui \u00e9taient ses rep\u00e8res disparaissent \u2026<\/p>\n<p>Un livre sur la disparition, la mort, l\u2019amiti\u00e9, le doute, l\u2019amour, la fid\u00e9lit\u00e9, la filiation, l\u2019espoir.. Un livre dramatique, tragique, dans un environnement de fin du monde, de fin de vie\u2026 non d\u2019automne de la vie\u2026 alors il faut s\u2019accrocher, vivre, aimer, et attendre des bottes pour pouvoir remettre un pied devant l\u2019autre\u2026\u00a0 Un livre qui est aussi magnifique du point de vue descriptif : tant les personnages que les paysages sont rudes, color\u00e9s, d\u00e9chain\u00e9s, difficiles \u00e0 apprivoiser et appr\u00e9hender..<\/p>\n<p>Comme il ne lui reste rien&#8230; mis \u00e0 part deux bottes du m\u00eame pied, on va lui pr\u00eater une botte d\u00e9pareill\u00e9e\u2026 et il va commander une paire de bottes symboliques pour continuer \u00e0 avancer\u2026 encore faut-il que ces fiches bottes arrivent\u2026 \u00a0Pour \u00a0la symbolique de la chaussure italienne.. je vous laisse lire le livre, que je recommande \u00e0 tous ceux et toutes celles qui ont aim\u00e9 le pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>\u2026 un hypocondriaque professionnel. Pratiquement son deuxi\u00e8me m\u00e9tier.<\/p>\n<p>Je regardais simplement ce spectacle irr\u00e9el qui se d\u00e9roulait sous mes yeux. Mon c\u0153ur battait \u00e0 se rompre, pr\u00eat \u00e0 exploser dans ma poitrine. L\u2019incendie se d\u00e9cha\u00eenait autant en moi qu\u2019au-dehors.<br \/>\nLe temps lui-m\u00eame avait fondu dans le brasier.<\/p>\n<p>Comme si une maison pouvait se saborder elle-m\u00eame \u00e0 force de vieillesse, de fatigue, d\u2019ennui.<\/p>\n<p>Toute ma vie, j\u2019ai eu des cachettes dont personne n\u2019a jamais soup\u00e7onn\u00e9 l\u2019existence\u00a0; mais aucune n\u2019a \u00e9t\u00e9 aussi parfaite que le sommeil.<\/p>\n<p>Je contemplais ma maison disparue. En la fixant du regard suffisamment longtemps, il me semblait que je r\u00e9ussirais \u00e0 la recr\u00e9er, intacte, au-dessus des d\u00e9combres.<\/p>\n<p>L\u2019incendie de ma maison avait d\u00e9truit quelque chose en moi. Les \u00eatres humains ont, eux aussi, des poutres qui les font tenir, et qui peuvent se briser.<\/p>\n<p>Allong\u00e9 dans le noir, j\u2019ai senti combien j\u2019\u00e9tais \u00e9puis\u00e9. Je n\u2019avais m\u00eame pas l\u2019\u00e9nergie de m\u2019inqui\u00e9ter pour le lendemain. L\u2019incendie avait consum\u00e9 toutes mes forces.<\/p>\n<p>Le vieillissement \u00e9tait une nappe de brume qui approchait en silence.<\/p>\n<p>On a parl\u00e9 de la m\u00e9t\u00e9o de l\u2019automne. Si on avait \u00e9t\u00e9 au printemps, on aurait parl\u00e9 de la m\u00e9t\u00e9o du printemps. C\u2019est incroyable le nombre d\u2019heures que j\u2019ai pu passer dans ma vie \u00e0 parler m\u00e9t\u00e9o avec les uns et les autres.<\/p>\n<p>Un chat qui appartient, je crois, \u00e0 l\u2019\u00e9picerie se promenait sur le quai. Sa pr\u00e9sence renfor\u00e7ait ma sensation d\u2019isolement. Le port \u00e9tait comme un cimeti\u00e8re de souvenirs d\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Son perp\u00e9tuel souci de se rendre utile et de faire plaisir aux uns et aux autres masque en r\u00e9alit\u00e9 sa crainte d\u2019\u00eatre rejet\u00e9.<\/p>\n<p>Elle est comme sa m\u00e8re\u00a0: quand elle se sent en tort, elle cherche \u00e0 d\u00e9stabiliser l\u2019autre en prenant les devants et en d\u00e9viant la conversation dans le sens qui l\u2019arrange.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais incapable de ressentir la joie sans m\u00e9lange que j\u2019aurais d\u00fb, me semblait-il, \u00e9prouver. Cela m\u2019inqui\u00e9tait. Pourquoi mes propres \u00e9motions me pesaient-elles autant\u00a0?<\/p>\n<p>\u2013 En fait, on n\u2019a pas besoin de montre. La vie ne se laisse pas mesurer, de toute fa\u00e7on.<br \/>\n\u2013 Ce n\u2019est pas la vie qu\u2019on mesure. C\u2019est le temps.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 \u00e0 quoi ressemble le monde, ai-je pens\u00e9 confus\u00e9ment. Partout des gens qui se d\u00e9tournent.<\/p>\n<p>Vieillir, c\u2019est s\u2019aventurer sur une glace de moins en moins solide.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai pas peur de la mort. La mort signifie qu\u2019on est lib\u00e9r\u00e9 de la peur. C\u2019est la libert\u00e9 m\u00eame.<\/p>\n<p>La proximit\u00e9 de la mort transforme le temps en un \u00e9lastique tendu dont on craint sans cesse qu\u2019il ne se rompe.<\/p>\n<p>Un rivage est chose ind\u00e9termin\u00e9e, fluctuante, mobile. Il en va de m\u00eame pour la fiction. Un r\u00e9cit entretient parfois, de loin en loin, une ressemblance avec la r\u00e9alit\u00e9. Cela n\u2019annule pas la diff\u00e9rence entre ce qui s\u2019est produit et ce qui aurait pu se produire. (<em>Henning Mankell &#8211; <\/em><em>Antibes, mars\u00a02015) <\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: \u00a0Henning Mankell, \u00e9crivain engag\u00e9, mobilis\u00e9 par les enjeux de solidarit\u00e9 et de justice, a partag\u00e9 sa vie entre la Su\u00e8de et le Mozambique, o\u00f9 il dirigeait \u00e0 Maputo la troupe du th\u00e9\u00e2tre Avenida, \u00ab\u00a0la passion de sa vie\u00a0\u00bb. Outre la c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie polici\u00e8re \u00ab\u00a0Wallander\u00a0\u00bb, il est l&rsquo;auteur de romans sur l&rsquo;Afrique et sur des &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6775\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6776,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[496,2,10,105,133,192],"tags":[577,254,528,175,417,308,186,199,258,139,318,211,429,322],"class_list":["post-6775","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-496","category-lectures","category-nordique","category-roman","category-suede","category-xxieme-siecle","tag-absence","tag-amitie","tag-avenir","tag-deuil","tag-disparition","tag-dissimulation","tag-enquete","tag-famille","tag-memoire","tag-mer","tag-mort","tag-souvenirs","tag-tristesse","tag-vieillesse"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6775","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6775"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6775\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6779,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6775\/revisions\/6779"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/6776"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6775"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}