{"id":6845,"date":"2018-08-10T18:09:18","date_gmt":"2018-08-10T17:09:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6845"},"modified":"2018-08-10T18:24:57","modified_gmt":"2018-08-10T17:24:57","slug":"mazetti-katarina-ma-vie-de-pingouin-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6845","title":{"rendered":"Mazetti, Katarina \u00ab Ma vie de pingouin \u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Katarina Mazetti, n\u00e9e le 29 avril 1944 \u00e0 Stockholm, en Su\u00e8de, est une journaliste et \u00e9crivaine su\u00e9doise, auteure de plusieurs ouvrages dont le best-seller international <em>Le Mec de la tombe d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9<\/em> (1998) et la suite, <em>Le Caveau de famille<\/em> (2005) \u2013 Elle publie <em>Le Viking qui voulait \u00e9pouser la fille de soie<\/em>, ( 2014), <em><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6845\">Ma vie de pingouin<\/a> (2015) et <\/em>de nombreux livres pour la jeunesse ( <em>Entre Dieu et moi, c&rsquo;est fini<\/em>, <em>Entre le chaperon rouge et le loup, c&rsquo;est fini, La fin n&rsquo;est que le d\u00e9but, <\/em>Les Larmes de Tarzan<em>, <\/em>Mon doudou divin<\/p>\n<p>Editeur Gaia \u2013 18.03.2015 \u2013 269 pages \/ Babel &#8211; 2.11.2016 \u2013 314 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: En croisi\u00e8re sur l&rsquo;Orlovsky, Tomas et Wilma filent vers l&rsquo;Antarctique. Lui, a \u00e9lu les icebergs comme lieu id\u00e9al pour mettre fin \u00e0 ses jours. Elle, reste d&rsquo;un in\u00e9branlable optimisme malgr\u00e9 le secret qui assombrit sa vie. Sur le paquebot, la globe-trotteuse Alba r\u00e9pertorie les similitudes entre humains et animaux. Et elle dispose d&rsquo;un beau panel face \u00e0 un \u00e9paulard tueur, une poign\u00e9e d&rsquo;\u00e9l\u00e9phants de mer plut\u00f4t mal \u00e9lev\u00e9s, et environ quatre cent mille manchots royaux.<br \/>\nUn roman frissonnant sur l&rsquo;amour et l&rsquo;amiti\u00e9, et l&rsquo;avenir de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: J\u2019aime bien cette romanci\u00e8re (j\u2019ai lu certains de ses livres pour la jeunesse). C\u2019est frais, d\u00e9lassant, parfait pour l\u2019\u00e9t\u00e9. En m\u00eame temps, ce n\u2019est pas simplement le roman feel-good\u2026 L\u2019air de ne pas y toucher, elle envoie des messages plus profonds qu\u2019il n\u2019y parait. C\u2019est la deuxi\u00e8me fois que je vais rencontrer des phoques sur des iles cette ann\u00e9e. La premi\u00e8re fois ce fut mon gros coup de c\u0153ur, le livre de <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6201\">Geni, Abby \u00abFarallon Islands\u00bb (2017)<\/a> que je vous recommande vivement. Le livre de Katarina Mazetti est nettement plus l\u00e9ger mais tr\u00e8s sympa. Quand on se retrouve sur un bateau au fin fond de l\u2019Antarctique, la vie change. Sur le bateau, il y a des couples et quelques c\u00e9libataires\u2026 Outre l\u2019envie de voir des pingouins et des oiseaux, les passagers ont des motivations bien personnelles\u2026 Derri\u00e8re le voyageur, il y a l\u2019individu avec sa vie, ses angoisses, ses espoirs, ses projets\u2026 Derri\u00e8re le masque, il y a\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est ce que vous allez d\u00e9couvrir si vous embarquer avec Alba, Wilma, Tomas, Sven et les autres\u2026 Du sourire \u00e0 l\u2019\u00e9motion\u2026 faut se battre pour ne pas couler\u2026 et puis moi, la Patagonie\u2026 j\u2019aime\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Au lieu de compter des moutons, je ferme en g\u00e9n\u00e9ral les yeux et d\u00e9ambule mentalement dans les pi\u00e8ces et les maisons de mon pass\u00e9, dans des chalets, des cabanes et des chambres meubl\u00e9es, chez des amis et des amants partout dans le monde. Je peux aussi me promener sur des places de march\u00e9 que j\u2019ai visit\u00e9es, ou bien essayer de me rappeler une ville, rue apr\u00e8s rue.<\/p>\n<p>Vue d\u2019en haut \u00e0 travers la lumi\u00e8re brumeuse du soleil, la mer ressemblait \u00e0 de la t\u00f4le martel\u00e9e. On voyait deux formations de vagues, la houle comme de longs plis\u00a0\u2013\u00a0et puis de petits traits perpendiculaires qui correspondaient aux vagues form\u00e9es par le vent.<\/p>\n<p>Toutes les portes ici ouvrent vers l\u2019int\u00e9rieur, celles du caf\u00e9 et du pub, celle du magasin de souvenirs et m\u00eame la lourde porte de l\u2019\u00e9glise. Autrement, elles seraient arrach\u00e9es de leurs gonds et partiraient tourbillonner par-dessus la mer.<\/p>\n<p>Voir les humains comme des animaux est un passe-temps agr\u00e9able et instructif, \u00e7a nous rend tous un peu plus stupides, mais aussi plus \u00e9mouvants.<\/p>\n<p>Pourquoi les relations doivent-elles toujours prendre un chemin\u00a0? Je voudrais que tout soit comme avant, et que le temps s\u2019arr\u00eate, que les enfants ne deviennent jamais adultes et que mes tempes ne se d\u00e9garnissent pas.<\/p>\n<p>Son sourire s\u2019\u00e9tait \u00e9teint comme si on avait souffl\u00e9 une bougie et il a eu l\u2019air aussi triste que d\u2019habitude. On aurait dit qu\u2019il avait mal aussi, comme s\u2019il sentait poindre une migraine.<\/p>\n<p>Elle est fut\u00e9e et dr\u00f4le et un peu \u00e0 part. Elle est comme les stands au parc d\u2019attractions \u00e0 Stockholm\u00a0: \u00ab\u00a0Ici on gagne \u00e0 tous les coups.\u00a0\u00bb Il faut tirer sur une ficelle et le lot \u00e0 gagner est accroch\u00e9 \u00e0 l\u2019autre bout, gros ou petit\u00a0\u2013\u00a0une bague orn\u00e9e d\u2019une t\u00eate de mort, un taille-crayon, dans le meilleur des cas une bo\u00eete de chocolats ou une peluche immonde.<\/p>\n<p>Interdisez l\u2019acc\u00e8s aux femmes de plus de quarante-cinq ans et vous pouvez annuler toute vie culturelle su\u00e9doise\u00a0!<\/p>\n<p>Subitement je me suis vue en grand sur l\u2019\u00e9cran dans la salle de conf\u00e9rence. C\u2019est-\u00e0-dire, pas la petite dame que je suis, mais ma v\u00e9ritable nature, l\u2019albatros hurleur, Diomedea exulans. Les ailes \u00e9tendues en une envergure de trois m\u00e8tres, j\u2019ai piqu\u00e9 vers la surface de la mer, j\u2019ai attrap\u00e9 un courant d\u2019air et suis remont\u00e9e. Totalement heureuse. De l\u00e0-haut, on peut observer les autres esp\u00e8ces, \u00e7a donne une libert\u00e9 \u00e9norme<\/p>\n<p>Les marins anglais pensaient que les albatros \u00e9taient les \u00e2mes des marins noy\u00e9s, et ils avaient probablement raison. Je les sens parfois fourmiller en moi, toutes ces vies, leurs histoires et leurs pens\u00e9es.<\/p>\n<p>Elle rayonne de tol\u00e9rance, elle adh\u00e8re \u00e0 tout ce qui est humain, et elle donne l\u2019impression que tout est possible \u00e0 condition d\u2019oser.<\/p>\n<p>Maman m\u2019a manqu\u00e9 aussi longtemps que je me suis souvenue de sa voix et de ses mains, ensuite elle s\u2019est lentement effac\u00e9e pour n\u2019\u00eatre que la photo dans le cadre en argent.<\/p>\n<p>Je ne me faisais absolument aucune illusion \u00e0 propos de ce voyage\u00a0\u2013\u00a0mais il a d\u00e9pass\u00e9 toutes celles que j\u2019aurais pu me faire.<\/p>\n<p>Je pourrais sans doute faire la gueule un peu, moi aussi, mais je n\u2019ai pas \u00e7a non plus en moi. Je suis r\u00e9gl\u00e9e sur la joie de vivre, duss\u00e9-je y laisser ma peau.<\/p>\n<p>Tu ne comprends donc pas que chaque fois que tu disais \u00ab\u00a0ch\u00e9rie, parlons d\u2019autre chose que de politique\u00a0\u00bb, elle entendait combien tu la trouvais idiote.<\/p>\n<p>Dans le monde des humains aussi bien que dans celui des animaux, il est important de lire le langage du corps et les comportements, plut\u00f4t que les expressions orales. Les animaux sont simples et d\u00e9chiffrables. Les humains dissimulent leurs sentiments dans des brumes de paroles.<\/p>\n<p>Quand avions-nous franchi la ligne t\u00e9nue entre trop t\u00f4t et trop tard\u00a0?<\/p>\n<p>On ne devrait jamais sous-estimer le krill, tout l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me est bas\u00e9 sur sa pr\u00e9sence pour se repa\u00eetre\u00a0!<\/p>\n<p>Personne ne songe \u00e0 se supprimer quand il se trouve en danger de mort imminent. Il faut \u00eatre au calme pour sauter le pas.<\/p>\n<p>Parfois j\u2019en ai tellement marre de sa sempiternelle bienveillance que je ne peux pas m\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00eatre m\u00e9chant.<\/p>\n<p>Deception Island, duperie et illusion.<\/p>\n<p>Tout \u00e7a valait le coup. Serrer les dents sur la douleur, participer \u00e0 la vie et s\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019inconnu.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre parce que ma t\u00eate en ce moment est comme un a\u00e9roport avec des pens\u00e9es qui d\u00e9collent et atterrissent. \u00c7a va trop vite pour moi.<\/p>\n<p>Mais pourquoi faudrait-il se souvenir de tout\u00a0? Moi, je choisis mes souvenirs, seulement les meilleurs, je les polis et les fais briller, j\u2019en rajoute un peu l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est n\u00e9cessaire et je les sors quand j\u2019en ai besoin. Ils me procurent du plaisir tous les jours, je suis heureuse de les avoir rassembl\u00e9s\u00a0!<\/p>\n<p>Tu es po\u00e8te, ou c\u2019est simplement ton cerveau qui est d\u00e9rang\u00e9\u00a0?\u00a0\u2013\u00a0C\u2019est peut-\u00eatre la m\u00eame chose.<\/p>\n<p>Parfois il faut savoir avaler des couleuvres, pour la paix des m\u00e9nages.<\/p>\n<p>\u00c7a lui en a bouch\u00e9 un coin et il m\u2019a d\u00e9visag\u00e9e, comme si les chips devant lui avaient saut\u00e9 pour le mordre. Ses m\u00e2choires remuaient dans le vide.<\/p>\n<p>Ushuaia, la ville la plus australe du monde. Surplomb\u00e9e de hautes montagnes enneig\u00e9es, fond\u00e9e comme colonie p\u00e9nitentiaire pour les pires sc\u00e9l\u00e9rats dont l\u2019Argentine voulait se d\u00e9barrasser. Et ils s\u2019y sont cr\u00e9\u00e9 une nouvelle vie, sont devenus des colons et ont b\u00e2ti une ville autour de la prison au fur et \u00e0 mesure qu\u2019ils \u00e9taient lib\u00e9r\u00e9s. Des maisons rigolotes de toutes les couleurs et formes, construites avec du bois qu\u2019ils coupaient eux-m\u00eames, et un chemin de fer qu\u2019on appelle Tren del Fin del Mundo, \u00ab\u00a0le train du bout du monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixi\u00e8mes de nous sont invisibles sous la surface.<\/p>\n<p>Ils ont un long chemin devant eux et personne ne sait s\u2019ils vont atteindre le bout, mais ils croiseront bon nombre de jolis panoramas en route.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Photo\u00a0<\/strong>: Bahia Bustamante (Patagonie)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Katarina Mazetti, n\u00e9e le 29 avril 1944 \u00e0 Stockholm, en Su\u00e8de, est une journaliste et \u00e9crivaine su\u00e9doise, auteure de plusieurs ouvrages dont le best-seller international Le Mec de la tombe d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9 (1998) et la suite, Le Caveau de famille (2005) \u2013 Elle publie Le Viking qui voulait \u00e9pouser la fille de soie, ( &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6845\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6847,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[495,135,93,2,10,453,1,118],"tags":[142,80,188,189,437,477,161],"class_list":["post-6845","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-495","category-amerique-latine","category-argentine","category-lectures","category-nordique","category-nature-writing","category-non-classe","category-patagonie","tag-animaux","tag-aventure","tag-couple","tag-depression","tag-ecologie","tag-espoir","tag-faune-flore-ile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6845","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6845"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6845\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6858,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6845\/revisions\/6858"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/6847"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6845"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6845"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6845"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}