{"id":7087,"date":"2018-09-18T14:28:48","date_gmt":"2018-09-18T13:28:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7087"},"modified":"2024-10-13T18:47:35","modified_gmt":"2024-10-13T16:47:35","slug":"faye-gael-petit-pays-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7087","title":{"rendered":"Faye, Ga\u00ebl \u00abPetit pays\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Franco-rwandais, Ga\u00ebl Faye est auteur compositeur interpr\u00e8te de rap. Aussi influenc\u00e9 par les litt\u00e9ratures cr\u00e9oles que par la culture hip hop, il sort un album en 2010 avec le groupe Milk Coffee &amp; Sugar (r\u00e9v\u00e9lation Printemps de Bourges). En 2013 para\u00eet son premier album solo, Pili Pili sur un Croissant au Beurre. Enregistr\u00e9 entre Bujumbura et Paris, il se nourrit d&rsquo;influences musicales plurielles : du rap teint\u00e9 de soul et de jazz, du semba, de la rumba congolaise, du s\u00e9b\u00e8ne.<br \/>\nPetit pays est son premier roman.<\/p>\n<p>Grasset \u2013 24.08.2016 \u2013 224 pages \/ Livre de poche \u2013 23.08.2017 \u2013 218 pages<\/p>\n<p><strong>En musique<\/strong>\u00a0<span style=\"font-family: Calibri;\"><span style=\"color: #000000;\">:\u00a0 <\/span>https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=XTF2pwr8lYk<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son p\u00e8re fran\u00e7ais, entrepreneur, sa m\u00e8re rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d&rsquo;expatri\u00e9s. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occup\u00e9e \u00e0 faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en m\u00eame temps que ce \u00ab\u00a0petit pays\u00a0\u00bb d&rsquo;Afrique brutalement malmen\u00e9 par l&rsquo;Histoire.<br \/>\nGabriel voit avec inqui\u00e9tude ses parents se s\u00e9parer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est boulevers\u00e9. Par vagues successives, la violence l&rsquo;envahit, l&rsquo;impr\u00e8gne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se d\u00e9couvrir m\u00e9tis, Tutsi, Fran\u00e7ais&#8230; \u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9crit ce roman pour faire surgir un monde oubli\u00e9, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles : le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l&rsquo;apr\u00e8s-midi derri\u00e8re les moustiquaires trou\u00e9es, les conversations futiles, assis sur un casier de bi\u00e8res, les termites les jours d&rsquo;orages&#8230;<br \/>\nJ&rsquo;ai \u00e9crit ce roman pour crier \u00e0 l&rsquo;univers que nous avons exist\u00e9, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu&rsquo;\u00e0 le rester avant d&rsquo;\u00eatre exp\u00e9di\u00e9s aux quatre coins du monde et de devenir une bande d&rsquo;exil\u00e9s, de r\u00e9fugi\u00e9s, d&rsquo;immigr\u00e9s, de migrants.\u00a0\u00bb Avec un rare sens du romanesque, Ga\u00ebl Faye \u00e9voque les tourments et les interrogations d&rsquo;un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que pr\u00e9vu.<br \/>\nNourri d&rsquo;un drame que l&rsquo;auteur conna\u00eet bien, un premier roman d&rsquo;une ampleur exceptionnelle, parcouru d&rsquo;ombres et de lumi\u00e8re, de tragique et d&rsquo;humour, de personnages qui, tous \u00e0 leur mani\u00e8re, tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de survivre \u00e0 la trag\u00e9die.<\/p>\n<p>Prix Goncourt des Lyceens \/ Prix du Roman Fnac \/ Prix du Premier Roman<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: \u00a0Le petit pays, c\u2019est le Burundi, tout \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du Rwanda, un pays lointain qui a vu na\u00eetre l\u2019auteur qui n\u2019est pas tr\u00e8s connu. Un paradis de l\u2019enfance qui disparait au fils des pages\u2026 la famille se s\u00e9pare, la guerre, le g\u00e9nocide \u2026 Ce livre parle du g\u00e9nocide mais parle surtout d\u2019un monde qui n\u2019est plus, un pays o\u00f9 l\u2019on vivait heureux avant ce drame. C\u2019est un livre sur la solitude, la perte de rep\u00e8res, sur l\u2019exil aussi. C\u2019est aussi le roman d\u2019un m\u00e9tis dans un pays d\u00e9chir\u00e9. Il est fran\u00e7ais sur passeport mais \u00e9galement Ruandais dans sa chair. Peut-t-on retrouver l\u2019innocence perdue\u00a0? les cicatrices peuvent-elles s\u2019estomper\u00a0? Gabriel peut il continuer \u00e0 aller de l\u2019avant ou est-il toujours tir\u00e9 en arri\u00e8re vers son pays\u00a0? Comment vivre avec l\u2019exil en soi\u00a0? Comment changer de peau, et ne pas se laisser envahir par sa vie d\u2019avant. Les livres vont aider le petit \u00e0 s\u2019\u00e9chapper de ce monde qui s\u2019assombrit, \u00e0 se tourner vers le monde imaginaire. Les livres ont soign\u00e9 sa solitude, entre ses 11 ans et ses 13 ans. Et les livres permettent de vivre, de s\u2019\u00e9vader, de se raccrocher \u00e0 l\u2019espoir, de ne pas sombrer, d\u2019avancer. Et \u00e0 la fin du roman, le narrateur se rend compte que le pays est toujours l\u00e0 mais pas son enfance\u2026 C\u2019est un livre sur la na\u00efvet\u00e9, l\u2019enfance, l\u2019innocence car le monde des adultes va mettre un terme \u00e0 son enfance, \u00e0 sa libert\u00e9, \u00e0 sa joie \u2026<\/p>\n<p>Mais pourquoi je n\u2019avais pas encore lu ce petit bijou de sensibilit\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0<span style=\"font-family: Calibri;\"><span style=\"color: #000000;\">:\u00a0 <\/span><\/span><\/p>\n<p>Pendant la projection de Cyrano de Bergerac, on a m\u00eame entendu un \u00e9l\u00e8ve dire\u00a0: \u00ab\u00a0Regardez, c\u2019est un Tutsi, avec son nez.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Je n\u2019habite plus nulle part. Habiter signifie se fondre charnellement dans la topographie d\u2019un lieu, l\u2019anfractuosit\u00e9 de l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Ma peau caramel est souvent somm\u00e9e de montrer patte blanche en d\u00e9clinant son pedigree. \u00ab\u00a0Je suis un \u00eatre humain.\u00a0\u00bb Ma r\u00e9ponse les agace.<\/p>\n<p>Ils n\u2019avaient pas partag\u00e9 leurs r\u00eaves, simplement leurs illusions. Un r\u00eave, ils en avaient eu un chacun, \u00e0 soi, \u00e9go\u00efste, et ils n\u2019\u00e9taient pas pr\u00eats \u00e0 combler les attentes de l\u2019autre.<\/p>\n<p>Le bonheur, \u00e7a t\u2019\u00e9vite de r\u00e9fl\u00e9chir.<\/p>\n<p>Justice populaire, c\u2019est le nom que l\u2019on donne au lynchage, \u00e7a a l\u2019avantage de sonner civilis\u00e9.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Tu crois en Dieu\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Quoi\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Tu crois en Dieu\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Non, je suis communiste. Je crois au peuple.<\/p>\n<p>Armand avait deux personnalit\u00e9s. Celle \u00e0 la maison et celle dans la rue. Un c\u00f4t\u00e9 pile, un c\u00f4t\u00e9 face.<\/p>\n<p>Peur parce que je ne voulais pas mettre de pagaille dans mon ordre des choses. Peur parce qu\u2019il s\u2019agissait de la guerre et que, dans mon esprit, \u00e7a ne pouvait \u00eatre que du malheur et de la tristesse.<\/p>\n<p>L\u2019obscurit\u00e9 nous plongeait dans des t\u00e9n\u00e8bres d\u2019o\u00f9 seule la parole \u00e9mergeait, ici ou l\u00e0, au hasard, et s\u2019\u00e9teignait aussit\u00f4t comme une \u00e9toile filante. Entre chaque intervention, les pauses duraient des \u00e9ternit\u00e9s. Et puis une nouvelle voix surgissait du n\u00e9ant, affleurait et repartait s\u2019\u00e9teindre dans un fondu au silence.<\/p>\n<p>Ne remuons pas le pass\u00e9, l\u2019avenir est une marche en avant. \u00c0 mort l\u2019ethnisme, le tribalisme, le r\u00e9gionalisme, les antagonismes\u00a0!<br \/>\n\u2013\u00a0Et l\u2019alcoolisme\u00a0!<\/p>\n<p>L\u2019Afrique a la forme d\u2019un revolver. Rien \u00e0 faire contre cette \u00e9vidence. Tirons-nous. Dessus ou ailleurs, mais tirons-nous\u00a0!<\/p>\n<p>\u00c0 ces heures p\u00e2les de la nuit, les hommes disparaissent, il ne reste que le pays, qui se parle \u00e0 lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>je profitais de cette minute avant la pluie, de ce moment de bonheur suspendu o\u00f9 la musique accouplait nos c\u0153urs, comblait le vide entre nous, c\u00e9l\u00e9brait l\u2019existence, l\u2019instant, l\u2019\u00e9ternit\u00e9 de mes onze ans,[\u2026]<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions tristes d\u2019\u00eatre priv\u00e9s de ces choses dont nous nous \u00e9tions pass\u00e9s jusque-l\u00e0. Et ce sentiment nous changeait de l\u2019int\u00e9rieur. Nous d\u00e9testions en silence ceux qui les poss\u00e9daient.<\/p>\n<p>On vivait sur l\u2019axe du grand rift, \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame o\u00f9 l\u2019Afrique se fracture.<\/p>\n<p>Les hommes de cette r\u00e9gion \u00e9taient pareils \u00e0 cette terre. Sous le calme apparent, derri\u00e8re la fa\u00e7ade des sourires et des grands discours d\u2019optimisme, des forces souterraines, obscures, travaillaient en continu, fomentant des projets de violences et de destruction qui revenaient par p\u00e9riodes successives comme des vents mauvais<\/p>\n<p>La col\u00e8re me disait de braver ma peur pour qu\u2019elle arr\u00eate de grandir. Cette peur qui me faisait renoncer \u00e0 trop de choses.<\/p>\n<p>Ce camp, tel un pr\u00e9nom qu\u2019on attribue \u00e0 un enfant, on naissait avec, et il nous poursuivait \u00e0 jamais. Hutu ou tutsi. C\u2019\u00e9tait soit l\u2019un soit l\u2019autre. Pile ou face.<\/p>\n<p>La guerre, sans qu\u2019on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi. Moi qui souhaitais rester neutre, je n\u2019ai pas pu. J\u2019\u00e9tais n\u00e9 avec cette histoire. Elle coulait en moi. Je lui appartenais.<\/p>\n<p>La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage. En un sens, elle est injuste.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Un livre peut nous changer\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Bien s\u00fbr, un livre peut te changer\u00a0! Et m\u00eame changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se m\u00e9fier des livres, ce sont des g\u00e9nies endormis.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 mes lectures, j\u2019avais aboli les limites de l\u2019impasse, je respirais \u00e0 nouveau, le monde s\u2019\u00e9tendait plus loin, au-del\u00e0 des cl\u00f4tures qui nous recroquevillaient sur nous-m\u00eames et sur nos peurs.<\/p>\n<p>On vivait dans cette atmosph\u00e8re \u00e9trange, ni paix ni guerre. Les valeurs auxquelles nous \u00e9tions habitu\u00e9s n\u2019avaient plus cours. L\u2019ins\u00e9curit\u00e9 \u00e9tait devenue une sensation aussi banale que la faim, la soif ou la chaleur. La fureur et le sang c\u00f4toyaient nos gestes quotidiens.<\/p>\n<p>Le g\u00e9nocide est une mar\u00e9e noire, ceux qui ne s\u2019y sont pas noy\u00e9s sont mazout\u00e9s \u00e0 vie.<\/p>\n<p>Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais rien entendre. Je voulais me lover dans un trou de souris, me r\u00e9fugier dans une tani\u00e8re, me prot\u00e9ger du monde au bout de mon impasse, me perdre parmi les beaux souvenirs, habiter de doux romans, vivre au fond des livres.<\/p>\n<p>Je tangue entre deux rives, mon \u00e2me a cette maladie-l\u00e0. Des milliers de kilom\u00e8tres me s\u00e9parent de ma vie d\u2019autrefois. Ce n\u2019est pas la distance terrestre qui rend le voyage long, mais le temps qui s\u2019est \u00e9coul\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"margin: 0px; color: #404040; font-family: '&amp;quot',serif;\">(<\/span><em><span style=\"margin: 0px; color: #424242; line-height: 107%; font-family: '&amp;quot',serif; font-size: 13pt;\">livre choisi pour le<\/span><\/em> <span style=\"margin: 0px; color: #607d8b; line-height: 107%; font-family: '&amp;quot',serif; font-size: 13pt;\"><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5405\">\u00ab\u00a0challenge j\u2019ai lu 2018\u00a0\u00bb<\/a><\/span><span style=\"margin: 0px; color: #404040; font-family: '&amp;quot',serif;\"> ) : Un livre comportant une allit\u00e9ration dans le titre<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Franco-rwandais, Ga\u00ebl Faye est auteur compositeur interpr\u00e8te de rap. Aussi influenc\u00e9 par les litt\u00e9ratures cr\u00e9oles que par la culture hip hop, il sort un album en 2010 avec le groupe Milk Coffee &amp; Sugar (r\u00e9v\u00e9lation Printemps de Bourges). En 2013 para\u00eet son premier album solo, Pili Pili sur un Croissant au Beurre. Enregistr\u00e9 entre &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7087\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":7088,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[501,56,86,12,228,78],"tags":[297,594,281,128,111],"class_list":["post-7087","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1er-roman","category-afrique","category-litterature-africaine","category-litterature-france","category-rl2016","category-xxeme","tag-exil","tag-genocide","tag-guerre","tag-livres","tag-solitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7087","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7087"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7087\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20981,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7087\/revisions\/20981"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}