{"id":7112,"date":"2018-09-27T15:58:47","date_gmt":"2018-09-27T13:58:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7112"},"modified":"2021-04-01T15:54:37","modified_gmt":"2021-04-01T13:54:37","slug":"ng-celeste-tout-ce-quon-ne-sest-jamais-dit-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7112","title":{"rendered":"Ng, Celeste \u00abTout ce qu&rsquo;on ne s&rsquo;est jamais dit\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur\u00a0<\/strong>: Celeste Ng est une romanci\u00e8re et nouvelliste americaine n\u00e9e \u00e0 Pittsburgh, Pennsylvanie en1980. Originaires de Hong Kong, ses parents se sont install\u00e9s aux \u00c9tats-Unis \u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante. Son p\u00e8re, physicien, a travaill\u00e9 au Glenn Research Center et sa m\u00e8re, chimiste, a enseign\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de Cleveland. Celeste obtient un BA d&rsquo;anglais \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Harvard en 2002, puis un MFA en \u00e9criture \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du Michigan o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9at du prix Hopwood pour sa nouvelle \u00ab\u00a0What Passes Over\u00a0\u00bb. \u00a0Celeste Ng vit \u00e0 Cambridge, dans le Massachusetts, avec son mari et son fils.<\/p>\n<p>Son premier roman, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7112\">Tout ce qu&rsquo;on ne s&rsquo;est jamais dit<\/a>\u00a0\u00bb (Everything I Never Told You, 2014) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 aux USA par le Alex Award et le Massachusetts Book Award en 2015, et en France par le Prix Relay des Voyageurs &#8211; Lecteurs 2016. Avec son deuxi\u00e8me roman, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11761\">La Saison des feux<\/a>\u00a0\u00bb paru en France en 2018 (Little Fires Everywhere, 2017), elle confirme son talent exceptionnel. Il va \u00eatre adapt\u00e9 en mini-s\u00e9rie produite et jou\u00e9e par Reese Witherspoon et Kerry Washington.<\/p>\n<p>Sonatine \u2013 03.03.2016 \u2013 278 pages -Traduit de l&rsquo;anglais par Fabrice Pointeau &#8211; Prix Relay des voyageurs-Leclerc \/ Pocket \u2013 02.03.2017 \u2013 343 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Connaissez-vous vraiment vos proches ? Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l&rsquo;ignore encore&#8230; \u00c9l\u00e8ve mod\u00e8le, ses parents ont plac\u00e9 en elle tous leurs espoirs. Sa m\u00e8re, Marylin, femme au foyer, r\u00eave que sa fille fasse les \u00e9tudes de m\u00e9decine qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pu accomplir. Son p\u00e8re, James, professeur d&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;origine chinoise, a tant souffert de sa diff\u00e9rence qu&rsquo;il a h\u00e2te de la retrouver parfaitement int\u00e9gr\u00e9e sur le campus. Mais le corps de Lydia g\u00eet au fond d&rsquo;un lac. Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l&rsquo;adolescente est retrouv\u00e9e, la famille Lee, en apparence si soud\u00e9e, va devoir affronter ses secrets les mieux gard\u00e9s.<br \/>\nDes secrets si longtemps enfouis qu&rsquo;au fil du temps ils ont imperceptiblement \u00e9loign\u00e9 ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais \u00eatre combl\u00e9es. Bien s\u00fbr, Tout ce qu&rsquo;on ne s&rsquo;est jamais dit distille un suspense d&rsquo;une rare efficacit\u00e9. Mais ce livre qu&rsquo;on garde en soi tr\u00e8s longtemps est bien plus que cela. Celeste Ng aborde la violence de la dynamique familiale, les difficult\u00e9s de communication, le malaise adolescent, avec une intensit\u00e9 exceptionnelle qui \u00e9voque l&rsquo;univers de Laura Kasischke.<br \/>\nEn distinguant cette ouvre envo\u00fbtante comme l&rsquo;un des meilleurs romans de l&rsquo;ann\u00e9e, les critiques anglo-saxons ont salu\u00e9 la naissance d&rsquo;un \u00e9crivain majeur et fait le succ\u00e8s du livre, vendu \u00e0 plus d&rsquo;un million d&rsquo;exemplaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: C\u2019est vrai que si on aime Laura Kasischke, on devrait aimer cette romanci\u00e8re. Les th\u00e8mes chers \u00e0 Kasischke sont au centre du roman\u00a0: l\u2019adolescence, la peur, la culpabilit\u00e9, la solitude, le mal-\u00eatre, les relations m\u00e8re\/fille \u2026<\/p>\n<p>Le poids de la diff\u00e9rence\u00a0: \u00eatre m\u00e9tis ou oriental dans un monde de blancs\u2026 Etre homosexuel. Oser \u00eatre un couple mixte \u2026 Vouloir etre une femme active au m\u00eame niveau que les hommes \u2026 Ne pas \u00eatre int\u00e9gr\u00e9, \u00eatre \u00e0 part\u2026 Etre seul non par v\u00e9ritable choix mais par peur des r\u00e9actions de l\u2019autre. Etre une femme ambitieuse dans une soci\u00e9t\u00e9 masculine. Ne pas \u00eatre reconnue pour ce qu\u2019on est r\u00e9ellement mais voir sa vie conditionn\u00e9e par les phrases d\u2019un livre de cuisine ou d\u2019\u00e9ducation des jeunes filles pour bien tenir une maison et \u00eatre une bonne m\u00e8re et \u00e9pouse\u2026 Le poids que fait peser sur les \u00e9paules des enfants l\u2019envie de faire de leur vie ce que leurs parents souhaitent\u2026 Modeler leur attitude pour se conformer \u00e0 leur souhait\u00a0: des petits sacrifices minuscules qui mis bout \u00e0 bout changent leur vie, m\u00eame s\u2019ils le font pour faire plaisir et non parce que les parents le leur demandent\u2026<\/p>\n<p>Un roman tout en finesse. L\u2019histoire d\u2019une famille qui vit de non-dits\u2026 La vie d\u2019une jeune fille qui vit avec la peur : peur de d\u00e9plaire, peur d\u2019\u00eatre abandonn\u00e9e, peur de ne pas etre conforme aux attentes, peur de ne pas \u00eatre \u00e0 la hauteur. Dans l\u2019Am\u00e9rique des ann\u00e9es 60\/ 70, la femme n\u2019est pas encore libre mais c\u2019est en bonne voie. Et du coup la jeune fille va porter sur ses \u00e9paules la vie que sa m\u00e8re r\u00eavait pour elle-m\u00eame. Et comme elle ne veut pas que sa m\u00e8re l\u2019abandonne, elle ne va jamais oser lui dire ce qu\u2019elle ressent.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re se sent coupable de la non r\u00e9ussite de sa femme\u00a0; le fr\u00e8re n\u2019aspire qu\u2019\u00e0 une chose\u00a0: fuir la maison\u00a0; la petite derni\u00e8re est juste transparente et inexistante. Elle se fait toute petite pour ne pas d\u00e9ranger\u2026 Que de souffrance cach\u00e9e dans ce magnifique premier roman.<\/p>\n<p>Ce que j\u2019ai beaucoup aim\u00e9 c\u2019et que l\u2019auteur va s\u2019attacher \u00e0 chaque personnage de la famille et que tous ont leur r\u00f4le dans le drame qui va se d\u00e9rouler. Une analyse psychologique tr\u00e8s fine pour ce roman sur une disparition \u2026 mais quelle disparition\u00a0? un crime\u00a0? un suicide\u00a0? un accident\u00a0? il faudra aller au terme de cette belle lecture pour le savoir\u2026 Et je vous y encourage vivement .<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00c7a avait \u00e9t\u00e9 un geste impulsif \u2013\u00a0comme quand elle essayait parfois d\u2019attraper une feuille charri\u00e9e par le vent, ou quand elle sautait \u00e0 pieds joints dans une flaque les jours de pluie \u2013, une chose qu\u2019elle avait faite sans r\u00e9fl\u00e9chir ni chercher \u00e0 se retenir, une chose insignifiante et inoffensive.<\/p>\n<p>Mais sur le coup, elle avait su, avec une certitude qu\u2019elle n\u2019aurait plus jamais de sa vie, que c\u2019\u00e9tait ce qu\u2019il fallait faire, qu\u2019elle voulait cet homme dans sa vie.<\/p>\n<p>Dans les Chinatowns, la vie de tous ces fils de papier \u00e9tait fragile et facile \u00e0 an\u00e9antir. Tout le monde avait un faux nom. Tout le monde esp\u00e9rait ne pas \u00eatre d\u00e9masqu\u00e9 et renvoy\u00e9. Tout le monde restait group\u00e9 pour ne pas se faire remarquer.<\/p>\n<p>Quand ils firent l\u2019amour, les cheveux de Marilyn prirent vie. Ils s\u2019assombrirent, passant du bl\u00e9 dor\u00e9 \u00e0 l\u2019ambre. Ils s\u2019enroul\u00e8rent comme des crosses de foug\u00e8res. Il fut stup\u00e9fait de produire un tel effet sur quelqu\u2019un. Lorsqu\u2019elle s\u2019assoupit entre ses bras, ses cheveux se d\u00e9tendirent lentement, et, \u00e0 son r\u00e9veil, ils avaient retrouv\u00e9 leur ondulation naturelle.<\/p>\n<p>Quelques mois plus tard, lorsqu\u2019ils furent mari\u00e9s, ils se promirent une chose\u00a0: de laisser le pass\u00e9 s\u2019\u00e9vanouir, de cesser de poser des questions, de d\u00e9sormais toujours regarder en avant, jamais en arri\u00e8re.<\/p>\n<p>Il soupire alors pour de bon, et quand il parle de nouveau, sa voix est cassante, pr\u00eate \u00e0 se briser.<\/p>\n<p>Elle ne peut pas garder les yeux ferm\u00e9s\u00a0; m\u00eame battre des paupi\u00e8res la rend nerveuse. Chaque fois qu\u2019elle essaie de rester immobile, son esprit s\u2019anime comme un jouet trop remont\u00e9.<\/p>\n<p>Dans cette pi\u00e8ce, une profonde douleur se diffuse en elle, comme si ses os avaient des bleus.<\/p>\n<p>Elle roula dans la nuit, vers chez elle, ses cheveux pleurant lentement de minuscules ruisseaux dans son dos.<\/p>\n<p>ses paroles sont comme une balle qui jaillit de la bouche de sa femme et se loge profond\u00e9ment dans sa poitrine.<\/p>\n<p>De ces deux syllabes \u2013 courbettes \u2013 explose une vision de coolies avec des chapeaux coniques, de Chinois natt\u00e9s aux mains crasseuses. Aux yeux pliss\u00e9s et serviles. L\u2019\u00e9chine courb\u00e9e et m\u00e9pris\u00e9s.<\/p>\n<p>Entre ses bras, les livres et les classeurs bougent sous la toile comme des os sous la peau.<\/p>\n<p>\u00c0 la maternelle, il avait appris \u00e0 faire en sorte qu\u2019un bleu ne fasse plus mal\u00a0: il suffisait d\u2019appuyer dessus encore et encore avec son pouce. La premi\u00e8re fois, \u00e7a faisait tellement mal que les larmes vous montaient aux yeux. La deuxi\u00e8me fois, \u00e7a faisait un peu moins mal. La dixi\u00e8me fois, vous ne sentiez presque plus rien.<\/p>\n<p>Ce mot essentiel\u00a0: demain.<\/p>\n<p>Ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 \u00e9tait trop consid\u00e9rable pour qu\u2019ils en parlent. C\u2019\u00e9tait comme un paysage qu\u2019ils ne pouvaient pas voir dans son ensemble\u00a0; c\u2019\u00e9tait comme le ciel nocturne, qui tournait et tournait si bien qu\u2019on n\u2019en distinguait jamais les limites. Ce serait toujours trop consid\u00e9rable.<\/p>\n<p>Yale avait commenc\u00e9 \u00e0 accepter les femmes, puis Harvard. La nation apprenait de nouveaux mots\u00a0: discrimination positive\u00a0; amendement pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les sexes\u00a0; Mlle.<\/p>\n<p>Il comprenait tout ce qu\u2019elle ne disait pas, \u00e0 savoir, fondamentalement\u00a0: Ne l\u00e2che pas.<\/p>\n<p>Trop occup\u00e9 \u00e0 r\u00eaver de son avenir, il n\u2019entendait plus tout ce qu\u2019elle ne disait pas.<\/p>\n<p>Quand j\u2019irai \u00e0 la fac\u2026 Il n\u2019achevait jamais sa phrase, mais dans le futur qu\u2019il s\u2019imaginait, il s\u2019\u00e9loignait en flottant, sans entraves.<\/p>\n<p>Il voulait savourer la lettre tant attendue, la promesse d\u2019enfin partir, d\u2019un nouveau monde qui l\u2019attendait aussi blanc et propre que de la craie.<\/p>\n<p>une expression l\u00e9g\u00e8re avait travers\u00e9 son visage, comme des nuages glissant dans le ciel apr\u00e8s un vent puissant.<\/p>\n<p>Ils venaient d\u2019atteindre le lac, et ses yeux \u00e9taient froids et fig\u00e9s, comme l\u2019eau gel\u00e9e derri\u00e8re lui.<\/p>\n<p>Si \u00e0 l\u2019aise. Si s\u00fbr de lui. Indiff\u00e9rent \u00e0 ce que pensaient les autres. Pas \u00e9tonnant qu\u2019ils ne puissent pas se supporter.<\/p>\n<p>Les gens d\u00e9cident comment tu es avant m\u00eame de te conna\u00eetre.\u00a0\u00bb Elle le toisa, soudain f\u00e9roce. \u00ab\u00a0Un peu comme tu l\u2019as fait avec moi. Ils pensent tout savoir de toi. Sauf que tu n\u2019es jamais ce qu\u2019ils croient.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c7a lui semblait un r\u00e9confort factice, comme un animal de zoo tapi dans sa cage, ignorant les regards h\u00e9b\u00e9t\u00e9s, faisant mine de toujours \u00eatre en libert\u00e9.<\/p>\n<p>De tout le temps qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 ensemble, le blanc a uniquement \u00e9t\u00e9 la couleur du papier, de la neige, du sucre.<\/p>\n<p>Le whiskey ne produit pas l\u2019effet escompt\u00e9. Il croyait que \u00e7a effacerait son esprit, comme une \u00e9ponge sur un tableau noir, mais \u00e0 la place le monde devient plus net \u00e0 chaque gorg\u00e9e, l\u2019\u00e9tourdissant avec ses d\u00e9tails<\/p>\n<p>\u00c7a fait tellement longtemps qu\u2019il n\u2019a pas consid\u00e9r\u00e9 sa femme comme une cr\u00e9ature dou\u00e9e d\u2019envies.<\/p>\n<p>Il ne priait pas, il r\u00eavait \u2013 ce qui, comprendrait-elle plus tard, revenait presque au m\u00eame.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ne souris jamais si tu n\u2019en as pas envie\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>l\u2019attention \u00e9tait accompagn\u00e9e d\u2019attentes qui \u2013 comme la neige \u2013 s\u2019abattaient et s\u2019accumulaient et vous broyaient sous leur poids.<\/p>\n<p>elle avait eu si longtemps peur qu\u2019elle avait oubli\u00e9 comment c\u2019\u00e9tait de ne pas \u00eatre effray\u00e9e<\/p>\n<p>Autrefois, il parvenait \u00e0 lire l\u2019humeur de sa femme, m\u00eame quand elle lui tournait le dos. \u00c0 l\u2019inclinaison de ses \u00e9paules, \u00e0 sa fa\u00e7on de d\u00e9porter son poids de son pied gauche \u00e0 son pied droit, il savait ce qu\u2019elle pensait. Mais \u00e7a fait longtemps qu\u2019il ne l\u2019a plus observ\u00e9e attentivement, et maintenant, m\u00eame de face, tout ce qu\u2019il voit, ce sont les rides l\u00e9g\u00e8res au coin de ses yeux, les rides l\u00e9g\u00e8res \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 son chemisier a \u00e9t\u00e9 \u00e9cras\u00e9, puis rajust\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Celeste Ng est une romanci\u00e8re et nouvelliste americaine n\u00e9e \u00e0 Pittsburgh, Pennsylvanie en1980. Originaires de Hong Kong, ses parents se sont install\u00e9s aux \u00c9tats-Unis \u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante. Son p\u00e8re, physicien, a travaill\u00e9 au Glenn Research Center et sa m\u00e8re, chimiste, a enseign\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de Cleveland. 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