{"id":7226,"date":"2018-10-15T13:55:22","date_gmt":"2018-10-15T12:55:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7226"},"modified":"2021-09-01T19:49:02","modified_gmt":"2021-09-01T17:49:02","slug":"kerninon-julia-ma-devotion-rl2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7226","title":{"rendered":"Kerninon, Julia \u00abMa d\u00e9votion\u00bb (RL2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: N\u00e9e en 1987 dans la r\u00e9gion nantaise, Julia Kerninon est th\u00e9sarde en litt\u00e9rature am\u00e9ricaine. Son premier roman, <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4845\"><em>Buvard<\/em><\/a><\/span>, a re\u00e7u de nombreux prix, dont le prix Fran\u00e7oise Sagan. Elle a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse Lagard\u00e8re du jeune \u00e9crivain en 2015. Son deuxi\u00e8me roman,<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3966\"><em>Le dernier amour d&rsquo;Attila Kiss<\/em><\/a><\/span>, a re\u00e7u le prix de la Closerie des Lilas en 2016. En 2017 elle publie un court r\u00e9cit \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<em><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4865\">Une activit\u00e9 respectable<\/a>\u00a0<\/em><\/span>\u00bb . Pour la RL2018, elle revient avec \u00ab<em><span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<\/span><\/em><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7226\"><em><span style=\"color: #0000ff;\">Ma d\u00e9votion<\/span><\/em><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le Rouergue, 22 aout 2018, 304 pages,<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Apr\u00e8s vingt-trois ans de silence, Helen et Frank se croisent par hasard sur un trottoir de Londres. Dans le choc des retrouvailles, la voix d&rsquo;Helen s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve pour livrer \u00e0 Frank sa version de leur vie ensemble, depuis leur rencontre en 1950, \u00e0 Rome, alors qu&rsquo;ils \u00e9taient encore adolescents, jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour terrible de janvier 1995, qui signa leur rupture d\u00e9finitive. Elle retrace l&rsquo;\u00e9blouissante carri\u00e8re de peintre de Frank, et tout ce qu&rsquo;il lui doit, \u00e0 elle, sa meilleure amie.<br \/>\nLeurs deux destins exceptionnels, la force implacable qui les lia et les d\u00e9chira, Julia Keminon les peint avec subtilit\u00e9, d\u00e9voilant en profondeur la complexit\u00e9 des sentiments &#8211; cette d\u00e9votion d&rsquo;une femme \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;un homme, si puissante et parfois dangereuse.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: \u00a0Et mon quatri\u00e8me coup de c\u0153ur en 4 livres pour cette \u00e9crivaine. Un livre sur les arts\u00a0: l\u2019\u00e9criture et la peinture. Un livre sur la vie d\u2019un peintre cette fois-ci et non sur la vie d\u2019un \u00e9crivain, mais ce n\u2019est pas un livre sur la cr\u00e9ation artistique. Un livre sur l\u2019amiti\u00e9, sur \u00ab\u00a0le\/la meilleur\/e amie\u00a0\u00bb, sur une amiti\u00e9 qui va durer toute une longue vie, m\u00eame si il y a des interruptions. Un livre sur la vie qui attend les enfants qui ne vivent pas une enfance lin\u00e9aire car ils sont balad\u00e9s d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre. C\u2019est \u00e9galement un livre sur la cohabitation entre deux \u00eatres tout au long d\u2019une vie et sur les malentendus d\u00fbs aux non-dits<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me de Franck et H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019est qu\u2019ils ne voient la vie de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p>\n<p>Franck est un jouisseur, \u00e9gocentr\u00e9, qui prend ce qu\u2019il peut chez les autres, sans m\u00eame le faire expr\u00e8s mais qui est un aspirateur de bonnes volont\u00e9s et se nourrit de ce qu\u2019on lui donne et de ce qu\u2019il prend pour r\u00e9ussir. Il est son centre du monde. Et ce livre va nous narrer sa vie et son art, par la voix de sa meilleure amie. Il arrive \u00e0 la peinture par hasard et va se r\u00e9v\u00e9ler tardivement. Pour Helene, il est flamboyant, il r\u00e9ussit en tout.<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne est amoureuse des mots. Elle veut d\u00e9cider et veut se rendre indispensable et que les gens l\u2019aiment pour cela. H\u00e9l\u00e8ne est en quelque sorte un ascenseur social et g\u00e8re tout le quotidien pour Franck. Elle va se persuader que c\u2019est elle qui l\u2019a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 la peinture, elle va se d\u00e9vouer corps et \u00e2me et elle va attendre quelque chose en retour alors que Franck est \u00e0 mille lieues de penser qu\u2019elle attend quelque chose. \u00a0Elle est dans le r\u00f4le de la meilleure amie alors qu\u2019elle voudrait \u00eatre l\u2019amour de sa vie. H\u00e9l\u00e8ne a besoin d\u2019attention \u2026 elle n\u2019en a pas eu quand elle \u00e9tait petite, elle est dans l\u2019ombre, elle a besoin de reconnaissance. Elle n\u2019a pas de vie \u00e0 elle et dans une sorte de r\u00e9bellion, elle va se marier avec un homme qui est l\u2019exact oppos\u00e9 de Franck et qui lui donne pour un temps le r\u00f4le dont elle r\u00eave\u00a0: il l\u2019appr\u00e9cie, reconnait ses qualit\u00e9s et sa valeur. Mais au final, elle rate son coup car je pense que ce mariage avait un but cach\u00e9\u00a0: attaquer Franck\u00a0; or Franck ne va pas essayer de la retenir, ne va pas r\u00e9agir. D\u2019ailleurs Franck ne la mettra jamais sur un pi\u00e9destal, ne reconnait jamais ses qualit\u00e9s. Et en fin de comptes, elle fait les choses pour elle d\u2019abord, m\u00eame si elle semble le faire pour Franck.<\/p>\n<p>Leur amiti\u00e9 nait d\u2019un mal-\u00eatre d\u00fb \u00e0 leur difficult\u00e9 de vivre en harmonie avec leurs parents\u00a0; pour lui ce sera toujours une relation fraternelle, m\u00eame doubl\u00e9e d\u2019 une amiti\u00e9 amoureuse incestueuse\u2026 Comme ils se sentent mal dans leur vie d\u2019enfant, ils vont se rapprocher et s\u2019accrocher l\u2019un \u00e0 l\u2019autre pour sortir de l\u2019enfance, puis de l\u2019adolescence\u00a0; et elle ne va jamais sauter du train. Dans la r\u00e9alit\u00e9, elle sait ce qu\u2019elle veut faire de sa vie, lui se cherche et se sent mal de ne pas etre \u00e0 la hauteur, intellectuellement et \u00ab\u00a0professionnellement\u00a0\u00bbparlant. C\u2019est une relation riche et longue mais H\u00e9l\u00e8ne aurait d\u00fb parler et ne pas garder pour elle ses sentiments. C\u2019est un amour fraternel non abouti. C\u2019est au final l\u2019histoire d\u2019un malentendu.<\/p>\n<p>La vie d\u2019H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019est la relation entre elle et Franck\u00a0: la vie qu\u2019elle a ressenti et souhait\u00e9, qu\u2019elle n\u2019a jamais os\u00e9 verbaliser et le fait de ne pas avoir os\u00e9 parler pendant toute sa vie a caus\u00e9 bien des d\u00e9g\u00e2ts. Si elle lui avait parl\u00e9, Franck aurait certainement compris des choses qui ne l\u2019ont jamais effleur\u00e9, m\u00eame si je doute que cela ait chang\u00e9 grand-chose cela aurait eu le m\u00e9rite de leur permettre de communiquer sur les m\u00eames bases. La morale de cette histoire\u00a0: il faut parler\u00a0!<\/p>\n<p>D\u00e9cidemment cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire fait la place belle \u00e0 la peinture.. Apr\u00e8s les trompe l&rsquo;\u0153il de Maylis de Kerangal dans <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6926\">\u00ab\u00a0Un monde \u00e0 port\u00e9e de main\u00a0\u00bb<\/a><\/span> , voici la peinture ..<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>mais tu es aussi comme une ville natale dans laquelle en revenant on regrette qu\u2019un de nos immeubles pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9moli en notre absence et remplac\u00e9 par un Starbucks.<\/p>\n<p>Avec moi, il ne t\u2019arrivait pas d\u2019accident. Toujours ma prudence et toujours ton m\u00e9pris. Si je ne t\u2019avais pas accompagn\u00e9 plus de la moiti\u00e9 de ta vie, tu serais mort, voil\u00e0 la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>On m\u2019avait promis qu\u2019en vieillissant je perdrais la m\u00e9moire, mais c\u2019\u00e9tait faux, comme on m\u2019avait promis \u00e0 dix-sept ans qu\u2019un jour j\u2019apprendrais que la vie v\u00e9ritable \u00e9tait hors des livres, et c\u2019\u00e9tait \u00e9galement faux.<\/p>\n<p>Je crois que tu es une bonne personne \u2013 sans doute bien meilleure que moi, au fond \u2013 mais tu ne vois que ce qui t\u2019int\u00e9resse. Tu fais abstraction de tout le reste. Et sans doute est-ce la raison pour laquelle je suis sp\u00e9cialiste dans mon tout petit domaine, et que toi, tu es un artiste.<\/p>\n<p>Comme les tableaux que tu peignais, et dont l\u2019image apparaissait couche apr\u00e8s couche, jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre parfaitement visible d\u2019un coup, ce qui nous est arriv\u00e9 a mis des ann\u00e9es \u00e0 prendre forme.<\/p>\n<p>c\u2019est comme si la pellicule de ma m\u00e9moire avait \u00e9t\u00e9 surexpos\u00e9e les premi\u00e8res ann\u00e9es, et qu\u2019il m\u2019\u00e9tait impossible de me souvenir pr\u00e9cis\u00e9ment de l\u2019encha\u00eenement de phrases et de gestes, offrandes, oboles, adoubements, bras autour des \u00e9paules, reconnaissance mutuelle, langue commune, qui nous ont rapproch\u00e9s, toi et moi, et li\u00e9s pour toujours.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on int\u00e9ressante r\u00e9trospectivement, le dix-septi\u00e8me si\u00e8cle n\u00e9erlandais avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin d\u2019un bouleversement majeur dans deux domaines\u00a0: l\u2019imprimerie, qui, sous sa forme moderne, l\u2019\u00e9dition, allait devenir mon activit\u00e9 principale, et la peinture, qui serait la tienne.<\/p>\n<p>L\u2019art, c\u2019est une chose qu\u2019on fait toujours contre tout, c\u2019est un luxe qu\u2019on se paye, jamais un loisir que d\u2019autres nous offrent.<\/p>\n<p>l\u2019id\u00e9e avait fait son chemin dans ta t\u00eate comme le parfum serpentant dans tes narines.<\/p>\n<p>tu leur payais \u00e0 boire avec l\u2019argent de ton p\u00e8re, mais c\u2019\u00e9tait toi qui buvais \u00e0 la source de leur enseignement, c\u2019\u00e9tait toi qui \u00e9tais d\u00e9sirant, dans cette affaire.<\/p>\n<p>il viendrait dans le futur proche un temps o\u00f9 tu ne pourrais plus \u00e9teindre ta schizophr\u00e9nie comme un n\u00e9on<\/p>\n<p>J\u2019ai l\u2019impression parfois que toute mon \u00e9nergie passe dans la remembrance, je me souviens tellement bien, ma m\u00e9moire est satur\u00e9e d\u2019images et de voix.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais devenue ta servante, et comme toutes les servantes, j\u2019ai fini par consid\u00e9rer que mon ma\u00eetre m\u2019appartenait.<\/p>\n<p>Tout ce que tu avais souhait\u00e9 pour toi-m\u00eame se produisait dans la vie d\u2019un autre. Tu avais l\u2019impression honteuse qu\u2019un colis \u00e0 ton adresse avait \u00e9t\u00e9 remis par erreur \u00e0 ton voisin de palier, et d\u2019\u00e9chouer myst\u00e9rieusement \u00e0 recouvrer ton bien, tout en sachant pertinemment que cette vision des choses p\u00e9chait par jalousie.<\/p>\n<p>j\u2019ai br\u00fbl\u00e9 ce que j\u2019avais aim\u00e9, parce qu\u2019en quittant quelqu\u2019un nous cherchons souvent d\u2019abord \u00e0 dire adieu \u00e0 une version de nous qui en est venue \u00e0 nous sembler trop \u00e9troite, trop us\u00e9e, et nous nous d\u00e9battons violemment pour nous en extraire comme d\u2019une venimeuse tunique de Nessus.<\/p>\n<p>Trop\u00a0? Lorsque quelqu\u2019un nous manque, c\u2019est toujours trop \u2013 non\u00a0?<\/p>\n<p>La nostalgie a toujours \u00e9t\u00e9 comme une sorte de religion pour moi.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait comme si je t\u2019avais tir\u00e9 \u00e0 moi avec une corde, m\u00e8tre apr\u00e8s m\u00e8tre, \u00e2prement, constamment, pour te sauver de la noyade. J\u2019\u00e9tais fi\u00e8re de ce que j\u2019\u00e9tais en train d\u2019accomplir \u2013 ton retour au pays du Calme.<\/p>\n<p>Comme d\u2019autres font des voyages de sant\u00e9 dans leur village de naissance, il me semblait que toi, tu revenais irr\u00e9sistiblement dans mes parages, comme si c\u2019\u00e9tait moi, ta maison, moi ton essence, ton centre. C\u2019\u00e9tait moi qui te prot\u00e9geais, depuis toujours, et, avant tout, je te prot\u00e9geais de toi-m\u00eame.<\/p>\n<p>depuis le premier jour de notre rencontre, ton incomp\u00e9tence m\u2019appelait comme une sir\u00e8ne dans la brume.<\/p>\n<p>Tu n\u2019as rien dit. Tu n\u2019avais besoin de rien dire, au fond. Parce que m\u00eame dans cette immense tension, dans cette catastrophe, nous restions inextricablement li\u00e9s, et sans qu\u2019aucun mot ait \u00e9t\u00e9 \u00e9chang\u00e9, je crois que tu savais ce qui allait se passer \u2013 que je partirais au moment exact o\u00f9 cela deviendrait n\u00e9cessaire pour nous deux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong> : Malaparte (Kaputt) \u00a0\u2013 les chevaux du lac Ladoga &#8211;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: N\u00e9e en 1987 dans la r\u00e9gion nantaise, Julia Kerninon est th\u00e9sarde en litt\u00e9rature am\u00e9ricaine. Son premier roman, Buvard, a re\u00e7u de nombreux prix, dont le prix Fran\u00e7oise Sagan. Elle a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse Lagard\u00e8re du jeune \u00e9crivain en 2015. 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