{"id":744,"date":"2014-06-13T16:09:56","date_gmt":"2014-06-13T15:09:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=744"},"modified":"2021-01-15T18:29:29","modified_gmt":"2021-01-15T16:29:29","slug":"salem-carlos-je-reste-roi-despagne-09-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=744","title":{"rendered":"Salem, Carlos  \u00ab\u00a0je reste roi d\u2019Espagne\u00a0\u00bb (09.2011)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Carlos Salem, n\u00e9 en 1959 \u00e0 Buenos Aires, a multipli\u00e9 les petits boulots apr\u00e8s ses \u00e9tudes de journalisme. Install\u00e9 en Espagne depuis 1988, il vit aujourd\u2019hui \u00e0 Madrid. Son \u0153uvre est disponible en France chez Actes Sud.<br \/>\n<strong>Ses romans<\/strong>\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=749\">Aller simple<\/a>\u00a0\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=427\">Nager sans se mouiller\u00a0<\/a>\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=744\">Je reste roi d\u2019Espagne<\/a>\u00a0\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=246\">Un jambon calibre 45\u00a0<\/a>\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1775\">Japonais grill\u00e9s\u00a0<\/a>(Recueil de cinq nouvelles )\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10307\">Le Plus Jeune Fils de Dieu<\/a>\u00a0\u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4291\">Attends-moi au ciel<\/a>\u00a0\u2013<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0: <\/strong>Quelques semaines avant No\u00ebl, le roi d&rsquo;Espagne dispara\u00eet, laissant derri\u00e8re lui un mot dont personne ne comprend le sens\u00a0: \u00ab\u00a0Je vais chercher le petit gar\u00e7on. Je reviendrai quand je l&rsquo;aurai trouv\u00e9. Ou pas. Joyeux No\u00ebl. \u00ab\u00a0Tout effort pour retrouver sa trace s&rsquo;av\u00e8re vain et l&rsquo;on fait appel en dernier recours \u00e0 un ex-flic, le d\u00e9tective Arregui, qui lui a sauv\u00e9 la vie par le pass\u00e9 et qui, pour r\u00e9soudre les cas qui se pr\u00e9sentent \u00e0 lui, doit chercher l&rsquo;inspiration dans les cabines vid\u00e9o des sex-shops. Poursuivi par son propre spleen, par des policiers corrompus et par les hommes de main d&rsquo;un puissant personnage surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0le Chasseur\u00a0\u00bb, Arregui se perd dans une Espagne arri\u00e9r\u00e9e, travers\u00e9e par des personnages aussi \u00e9tranges qu&rsquo;un voyant r\u00e9troviseur qui ne peut deviner que le pass\u00e9, un chef d&rsquo;orchestre ayant perdu la symphonie cens\u00e9e gu\u00e9rir tous les chagrins ou un roi d\u00e9guis\u00e9 en hippie et persuad\u00e9 de vivre un film d&rsquo;aventures. Avec humour et m\u00e9lancolie, Carlos Salem construit un road-movie \u00e9bouriffant berc\u00e9 par le rythme doux et mortel d&rsquo;une ranchera mexicaine.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Un polar \u00e0 la fronti\u00e8re de l\u2019absurde, avec un jaillissement de fantaisie. Mais aussi un roman \u00e0 deux niveaux, sur la peur de vivre et d\u2019avancer dans la vie.Un policier d\u00e9tective part \u00e0 la recherche du roi d\u2019Espagne, poursuivi par des bandits qui veulent sa (leur) peau.. Puis ensemble, ils traverseront une partie de l\u2019Espagne pour rentrer \u00e0 Madrid. Arregui part \u00e0 la recherche du roi mais pas seulement.. Il est \u00e0 la poursuite de sa vie, de son pass\u00e9, de qui il est. Il poursuit cette qu\u00eate car vivre dans le pass\u00e9 ne lui permet pas de vivre le pr\u00e9sent et l\u2019avenir. Ce n\u2019est qu\u2019une fois qu\u2019il aura d\u00e9pass\u00e9 ses peurs qu\u2019il pourra vivre. D\u2019ailleurs il d\u00e9signe l\u2019un des personnages qui les poursuit par le nom de \u00ab\u00a0la Terreur\u00a0\u00bb et qui cristallise pour lui les peurs qui paralysent sa vie, qui l\u2019emp\u00eachent d\u2019avancer et qu\u2019il n\u2019arrive plus \u00e0 affronter. Il est tiraill\u00e9 entre un amour pass\u00e9 et un amour \u00e0 venir, rong\u00e9 par la culpabilit\u00e9 suite \u00e0 la mort de la femme qu\u2019il aimait et dont il se reproche la mort. Leur parcours dans cette Espagne de l\u2019ombre, leurs rencontres avec un devin qui lit le pass\u00e9, avec un compositeur qui a perdu sa m\u00e9lodie et la recherche au volant d\u2019une voiture en roulant les fen\u00eatres ouvertes pour retrouver ses notes, la qu\u00eate de la route de Madrid qu\u2019ils ne peuvent rejoindre qu\u2019en traversant une rivi\u00e8re que personne ne sait situer\u2026<\/p>\n<p>J\u2019ai aussi \u00e9t\u00e9 sensible aux r\u00e9f\u00e9rences discr\u00e8tes en hommage aux policiers cultes, \u00e0 l\u2019Argentine<\/p>\n<p>Je pense que les personnes qui aiment les livres de l\u2019\u00e9crivain Eduardo Mendoza, avec ses touches d\u2019humour absurde devraient totalement adh\u00e9rer. J\u2019ai aussi aim\u00e9 la mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire, des chapitres courts, le rythme donn\u00e9 au roman. Un m\u00e9lange d\u2019inventivit\u00e9, de surr\u00e9alisme, d\u2019ironie, de cynisme sur fond de polar noir, le tout m\u00e2tin\u00e9 de tendresse, de crainte, d\u2019amertume.<\/p>\n<p><strong>Extraits :<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u2026Pour qu\u2019ils croient que je suis celui de toujours. Mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, je me sens celui de jamais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il m\u2019est impossible encore de choisir entre un pass\u00e9 qui ne reviendra pas et un futur qui ne sera peut-\u00eatre jamais le mien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est comme s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 du soulagement que procurent les bruits et qu\u2019il n\u2019ait plus que la douleur des paroles muettes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Le\u00a0pass\u00e9, il faut aller \u00e0 sa recherche, sinon il nous \u00e9chappe.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ma m\u00e8re seule traversait chaque jour cette cuirasse avec sa tendresse discr\u00e8te, elle seule connaissait les passages secrets pour forcer cette forteresse, ouvrir les fen\u00eatres et laisser entrer l\u2019air qui rafra\u00eechirait tant de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00abD\u00e8s lors, il se tissa entre eux une complicit\u00e9 \u00e0 cot\u00e9 de laquelle je me sentais un trop petit poisson\u00a0: m\u00eame si j\u2019essayais de rester \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de ce filet de connivence, je passais \u00e0 travers les mailles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mais l\u2019avenir n\u2019existe pas, puisqu\u2019il n\u2019est pas encore arriv\u00e9\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le pass\u00e9 est la seule chose qui nous appartienne, le seul tr\u00e9sor d\u2019un homme, c\u2019est tout ce qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 et aussi la graine de ce qu\u2019il sera\u00a0! \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous cherchions le chemin du retour, mais je savais que pour moi, il n\u2019y avait pas de retour possible.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00abJe marchais lentement, mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de moi je courais de toutes mes forces\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019\u00e9tais plus un homme frein\u00e9 et je fus inond\u00e9 de compassion pour ce squelette qui avait pass\u00e9 sa vie \u00e0 regarder derri\u00e8re lui.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il \u00e9tait invincible, les yeux fix\u00e9s sur l\u2019aube, bien que l\u2019aube f\u00fbt une hallucination prolong\u00e9e et d\u00e9mentielle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Depuis que juan et moi avions commenc\u00e9 \u00e0 sillonner cette r\u00e9gion, nous n\u2019avions rencontr\u00e9 que des gens \u00e0 moiti\u00e9 faits, ind\u00e9cis entre un hier qui n\u2019en finissait pas de dispara\u00eetre et un avenir qui leur \u00e9tait \u00e9tranger.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce qui te tue, ce n&rsquo;est pas la trahison mais la m\u00e9fiance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Chacun d\u2019entre nous porte en lui la plus belle des symphonies, mais souvent, nous croyons que si nous baissons les vitres de la voiture elle nous \u00e9chappera. C\u2019est une erreur\u00a0; il faut rouler les vitres ouvertes pour entendre les symphonies des autres.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Carlos Salem, n\u00e9 en 1959 \u00e0 Buenos Aires, a multipli\u00e9 les petits boulots apr\u00e8s ses \u00e9tudes de journalisme. Install\u00e9 en Espagne depuis 1988, il vit aujourd\u2019hui \u00e0 Madrid. Son \u0153uvre est disponible en France chez Actes Sud. Ses romans\u00a0:\u00a0Aller simple\u00a0\u2013\u00a0Nager sans se mouiller\u00a0\u2013\u00a0Je reste roi d\u2019Espagne\u00a0\u2013\u00a0Un jambon calibre 45\u00a0\u2013\u00a0Japonais grill\u00e9s\u00a0(Recueil de cinq nouvelles )\u00a0Le &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=744\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":746,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,30],"tags":[],"class_list":["post-744","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-latino"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/744","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=744"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/744\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12628,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/744\/revisions\/12628"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/746"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=744"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=744"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=744"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}