{"id":772,"date":"2014-06-16T13:36:55","date_gmt":"2014-06-16T12:36:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=772"},"modified":"2022-06-01T15:53:19","modified_gmt":"2022-06-01T13:53:19","slug":"auteur-coup-de-coeur-ruiz-zafon-carlos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=772","title":{"rendered":"Auteur coup de coeur : Zaf\u00f3n, Carlos Ruiz"},"content":{"rendered":"<p>Carlos Ruiz Zaf\u00f3n, n\u00e9 le 25 septembre 1964 \u00e0 Barcelone et mort le 19 juin 2020 \u00e0 los Angeles \u00e9tait est un auteur espagnol; Il habitait depuis 1993 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort \u00e0 Los Angeles.<br \/>\n<em><strong>ROMANS<\/strong><\/em>:<br \/>\n<em><strong>Trilogie de la brume\u00a0<\/strong>: 1. Le Prince de la brume, 2011 (El principe de la niebla, 1993) &#8211; 2. Le Palais de minuit, 2012 (El Palacio de la medianoche, 1994) &#8211; 3. Les Lumi\u00e8res de septembre, 2012 (Las Luces de septiembre, 1995)<br \/>\n<\/em><strong>Marina<\/strong>, Robert Laffont, 2011 (Marina, 1999)<br \/>\n<strong>S\u00e9rie (t\u00e9tralogie): Le Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s<\/strong>\u00a0: 1.\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019Ombre du vent\u00a0\u00bb, 2004 (<em>La sombra del viento, 2001<\/em>) \u2013 2.\u00a0 \u00ab\u00a0Le Jeu de l\u2019ange\u00a0\u00bb, 2009 (<em>El juego del \u00e1ngel, 2008<\/em>) \u2013 3. \u00ab\u00a0Le Prisonnier du ciel\u00a0\u00bb, 11.2012 (<em>El prisionero del cielo, 2011<\/em>),\u00a0\u00a0\u2013 4.<em>\u00ab\u00a0<\/em>Le Labyrinthe des esprits<em>\u00bb,\u00a0<\/em>mai\u00a0<em>2018<\/em>\u00a0<em>(\u00a0<\/em><em>El laberinto de los esp\u00edritus 2016<\/em><em>)\u00a0<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #999999;\"><strong>T\u00e9tralogie de la brume<\/strong><\/span>\u00a0:<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\">1. <strong>Le Prince de la brume<\/strong>, 2011 (El principe de la niebla, 1993)<\/span><\/p>\n<p>Publi\u00e9 en Espagne en 1993, ce premier roman de Carlos Ruiz Zaf\u00f3n inaugure une saga, \u00ab\u00a0Trilogie de la brume\u00a0\u00bb, qui s&rsquo;inscrit du c\u00f4t\u00e9 de la litt\u00e9rature jeunesse. Mais Le Prince de la Brume annonce aussi, d\u00e9j\u00e0, la veine gothique et myst\u00e9rieuse qui deviendra la marque de fabrique du plus populaire romancier espagnol.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00ab Le Prince de la Brume n&rsquo;avait jamais compl\u00e8tement disparu. Il \u00e9tait demeur\u00e9 dans l&rsquo;ombre en attendant, sans h\u00e2te, que quelque force occulte le ram\u00e8ne dans le monde des vivants. \u00bb<\/p>\n<p>1943, Angleterre. Fuyant la guerre, la famille Carver \u2013 les parents et leurs trois enfants, Max, Alicia et Irene \u2013 se r\u00e9fugie dans un village de bord de mer. Leur nouvelle maison appartenait pr\u00e9c\u00e9demment \u00e0 un riche couple qui a quitt\u00e9 le pays apr\u00e8s la mort de leur petit gar\u00e7on, Jacob. Peu apr\u00e8s son emm\u00e9nagement, la famille Carver est confront\u00e9e \u00e0 de troublants \u00e9v\u00e9nements. La maison de la plage para\u00eet hant\u00e9e. Quelque chose ou quelqu&rsquo;un r\u00f4de entre les murs. Max et Alicia commencent \u00e0 enqu\u00eater sur les circonstances obscures de la mort de Jacob. Roland, un adolescent du village, les aide.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: D\u00e9vor\u00e9 ce premier tome. un regret&#8230; seulement 200 pages&#8230;<\/p>\n<p>Tous les amateurs de contes devraient adorer&#8230; Pour une fois l&rsquo;histoire ne se situe pas \u00e0 Barcelone. L&rsquo;auteur excelle une nouvelle fois \u00e0 cr\u00e9er une ambiance. Un naufrage, un bateau coul\u00e9, un mage qui exauce les souhaits contre&#8230; une vie &#8230; mais celle de qui ? La trilogie fut au d\u00e9part re\u00e7ue comme une trilogie pour ados. Mais les adultes qui aiment les myst\u00e8res sont envo\u00fbt\u00e9s..<\/p>\n<p>Toujours cliente de ce monde. et toujours une pr\u00e9f\u00e9rence pour \u00ab\u00a0Marina\u00a0\u00bb&#8230;..<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le temps n&rsquo;existe pas, il n&rsquo;y a donc aucune raison de le perdre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l&rsquo;on ai besoin de les emporter avec soi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Certaines images de l&rsquo;enfance restent grav\u00e9es dans l&rsquo;album de l&rsquo;esprit comme des photographies, comme des sc\u00e8nes auxquelles, quel que soit le temps \u00e9coul\u00e9, on revient toujours et que l&rsquo;on n&rsquo;oublie jamais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour la premi\u00e8re fois de sa vie, il sentait que le temps coulait plus vite qu&rsquo;il ne le voulait et qu&rsquo;il ne pourrait plus se r\u00e9fugier dans les r\u00eaves des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\">&#8211; 2. <strong>Le Palais de minuit, 2012 (El Palacio de la medianoche, 1994)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Calcutta, 1916. Un soldat anglais fuit dans les ombres nocturnes de la Cit\u00e9 des palais. Au creux de ses bras, il abrite des jumeaux de quelques jours qu&rsquo;il vient d&rsquo;arracher \u00e0 un myst\u00e9rieux criminel. Confi\u00e9s \u00e0 leur grand-m\u00e8re, les jumeaux, un gar\u00e7on et une fille, sont s\u00e9par\u00e9s. Sheere reste avec sa grand-m\u00e8re, Ben est confi\u00e9 \u00e0 un orphelinat. Le jour de leur seize ans, Sheere retrouve Ben \u00e0 l&rsquo;orphelinat. Il s&rsquo;y est fait six fid\u00e8les amis avec lesquels il a form\u00e9 la Chowdar Society. La nuit, les sept enfants se r\u00e9unissent dans une grande b\u00e2tisse d\u00e9sol\u00e9e qu&rsquo;ils ont baptis\u00e9e le \u00ab\u00a0Palais de Minuit\u00a0\u00bb. \u00c0 son tour, Sheere est admise \u00e0 la Chowdar Society. Mais d\u00e8s que les jumeaux sont r\u00e9unis, une force mal\u00e9fique semble se r\u00e9veiller. Un train de feu tout droit sorti de l&rsquo;enfer les terrorise. Une ombre liquide s&rsquo;acharne contre eux. Qui est l&rsquo;\u00eatre, ou le d\u00e9mon, \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre derri\u00e8re les attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es contre Sheere et Ben ? Pourquoi leur manifeste-t-il une haine aussi implacable ? Interrogeant la grand-m\u00e8re des jumeaux, fouillant les archives de la ville, les membres de la Chowdar Society d\u00e9couvrent alors la v\u00e9ritable personnalit\u00e9 de Jawahal, le p\u00e8re disparu de Ben et de Sheere. Architecte de g\u00e9nie poss\u00e9d\u00e9 par une folie homicide, il a b\u00e2ti l&rsquo;extraordinaire garde de Jheeter&rsquo;s Gate. Cath\u00e9drale \u00e9lev\u00e9e \u00e0 la gloire de la technologie ferroviaire, ce b\u00e2timent sans \u00e9gal dans le monde a \u00e9t\u00e9 la proie d&rsquo;un terrible incendie le jour m\u00eame de son inauguration. Depuis, sa carcasse noire, dress\u00e9e au centre de Calcutta, est hant\u00e9e par l&rsquo;\u00e2me en col\u00e8re de Jawahal. C&rsquo;est au c\u0153ur de ce lieu maudit que Ben et Sheere doivent affronter les v\u00e9rit\u00e9s douloureuses de leur pass\u00e9. Ensemble, les huit membres de la Chowdar Society s&rsquo;enfoncent dans les t\u00e9n\u00e8bres de la gare maudite. Au bout des tunnels les attend le plus cruel et le plus attachant des criminels. Il veut l&rsquo;\u00e2me de Sheere et la mort de Ben. Pour cela, il doit d\u00e9truire l&rsquo;amiti\u00e9 qui unit les adolescents. Mais l&rsquo;amour est toujours plus fort que la mort : arm\u00e9s de leur courage, de leur attachement et de leur sinc\u00e9rit\u00e9, Sheere, Ben et leurs six amis vont tout risquer pour apaiser l&rsquo;esprit malade de Jawahal.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Dans la lign\u00e9e de \u00ab\u00a0Marina\u00a0\u00bb &#8230; un conte fantastique &#8230;<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me volet de la trilogie mais il peut tr\u00e8s bien se lire sans avoir lu le pr\u00e9c\u00e9dent. Un groupe d&rsquo;amis se retrouve entrain\u00e9 dans une aventure surnaturelle. Cette fois ci ce n&rsquo;est pas Barcelone qui est le personnage mais une gare et un train fou. Toujours ces ambiances fantastiques, ces rapports forts entre les \u00eatres&#8230; J&rsquo;aime toutes les facettes de cet \u00e9crivain, qu&rsquo;il \u00e9crive pour la jeunesse ou pour les adultes.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans l&rsquo;existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir, Ben. La premi\u00e8re, ce sont tes ennemis. La seconde, c&rsquo;est ta famille. Parfois la diff\u00e9rence entre les uns et l&rsquo;autre est difficile \u00e0 mesurer, mais le temps finit par nous enseigner que nos cartes auraient pu \u00eatre pires. La vie, mon fils, est comme la premi\u00e8re partie d&rsquo;\u00e9checs. Au moment o\u00f9 tu commences \u00e0 comprendre comment on d\u00e9place les pi\u00e8ces, tu as d\u00e9j\u00e0 perdu.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous devions encore apprendre que le Diable a cr\u00e9\u00e9 la jeunesse pour que nous commettions des erreurs et que Dieu a instaur\u00e9 l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr et la vieillesse pour que nous puissions payer pour celles-ci.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Dans ma na\u00efvet\u00e9, j&rsquo;avais fini par penser que l&rsquo;\u00e9loignement dans l&rsquo;espace et le temps effacerait la trace du pass\u00e9. Mais rien ne peut modifier nos pas perdus. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ca n&rsquo;a rien d&rsquo;adorable d&rsquo;\u00eatre seule, dans son enfance ou dans sa vieillesse. Des ann\u00e9es durant, je me suis demand\u00e9 comment \u00e9taient les autres enfants, s&rsquo;ils faisaient les m\u00eames cauchemars que moi, s&rsquo;ils se sentaient aussi malheureux que moi. Celui qui pr\u00e9tend que l&rsquo;enfance est le temps le plus heureux de la vie est un menteur ou un imb\u00e9cile.\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Une majestueuse vo\u00fbte lumineuse tendue par des arcs invisibles qui paraissaient suspendus au ciel et recouvraient des rang\u00e9es et des rang\u00e9es de quais align\u00e9s en formant des courbes, comme les ondes que produit la chute d&rsquo;une pi\u00e8ce de monnaie dans un bassin.\u00bb<\/p>\n<p>Elle remarqua que les aiguilles s\u2019\u00e9taient pli\u00e9es comme de la g\u00e9latine vers le sol pour former des langues de chocolat fondu indiquant pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 l\u2019heure de l\u2019horreur qui avait d\u00e9vor\u00e9 la gare.<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\">&#8211; 3. <strong>Les Lumi\u00e8res de septembre<\/strong>, 2012 (Las Luces de septiembre, 1995)<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: 1937. La mort de son mari l\u2019ayant laiss\u00e9e sans revenus, Simone Sauvelle accepte de quitter Paris pour occuper un emploi de secr\u00e9taire particuli\u00e8re en Normandie. Lazare Jann, son employeur, est un g\u00e9nial inventeur de jouets. Il vit dans une immense propri\u00e9t\u00e9 en compagnie de sa femme, tr\u00e8s malade, qui n\u2019a pas quitt\u00e9 son lit depuis vingt ans. Passionn\u00e9ment amoureux d\u2019elle, il la soigne personnellement. Simone Sauvelle, sa fille Ir\u00e8ne, quinze ans, et Dorian, son jeune fils, sont imm\u00e9diatement s\u00e9duits par la grande gentillesse de Lazarus. Ils tombent aussi sous le charme de Cravenmoore, son extraordinaire demeure. Compos\u00e9e d\u2019innombrables pi\u00e8ces et corridors qui se perdent dans l\u2019obscurit\u00e9, elle est peupl\u00e9e de marionnettes qui semblent mener une existence ind\u00e9pendante. Hannah, la jeune domestique de Lazarus, devient vite l\u2019amie d\u2019Ir\u00e8ne, \u00e0 laquelle elle pr\u00e9sente Isma\u00ebl, son beau cousin. Et tr\u00e8s naturellement les deux adolescents tombent amoureux l\u2019un de l\u2019autre, tandis qu\u2019une douce amiti\u00e9 rapproche Lazarus et Simone. C\u2019est alors qu\u2019une force criminelle prend possession de Cravenmoore, comme si l\u2019amour et l\u2019affection lui \u00e9taient insupportables. Ombre plus noire que les recoins les plus obscurs, elle tue Hannah, cherche \u00e0 assassiner Ir\u00e8ne et Isma\u00ebl, attaque Simone, Dorian et Lazarus. Pourquoi manifeste-t-elle tant de jalousie et de haine ? Et quelles sont ses motivations ? En trouvant dans un phare abandonn\u00e9 le journal intime d\u2019une jeune femme disparue des ann\u00e9es auparavant, Ir\u00e8ne et Isma\u00ebl percent peu \u00e0 peu le myst\u00e8re de cette force d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. Et c\u2019est dans une chambre isol\u00e9e, au bout d\u2019un long couloir gard\u00e9 par des marionnettes poss\u00e9d\u00e9es par une folie homicide, pr\u00e8s d\u2019une femme oubli\u00e9e du monde depuis vingt ans, que les deux adolescents doivent aller traquer la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: De ce livre, qui fait partie des livres pour adolescents \u00e9crits par l&rsquo;auteur, se d\u00e9gage une fois encore une po\u00e9sie et une imagination qui me permettent de m&rsquo;\u00e9vader. Le myst\u00e8re et la magie des mondes de cet auteur me prennent \u00e0 chaque fois par la main pour m&rsquo;entrainer dans des atmosph\u00e8res sombres et captivantes, toujours pleines de solitude et de manque mais aussi d&rsquo;amour, d&rsquo;aventures, d&rsquo;amiti\u00e9. Enchantement, angoisse, mais sur fond de romantisme et d&rsquo;amour fou. Et de plus j&rsquo;aime toujours les personnages de Ruiz Zaf\u00f3n. Je les trouve toujours attachants, m\u00eame les m\u00e9chants. Et le suspense est l\u00e0.. Jusqu\u2019au bout. Alors roman pour jeunes, mais aussi pour moins jeunes. Et toujours les th\u00e8mes de la m\u00e9canique, de la cr\u00e9ation, de la montre, du temps&#8230;<\/p>\n<p>Mon amour pour les \u00e9crivains espagnols ( catalans ) ne faiblit pas&#8230; au contraire&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb La lune souriait maintenant entre les branches et teintait la brume de bleu. Le vent excitait les vois sifflantes des milliers de feuilles alentour. Les arbres attendaient son passage comme des spectres p\u00e9trifi\u00e9s. Leurs bras lui tendaient un manteau aux griffes mena\u00e7antes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La seule morale que l&rsquo;on peut tirer de cette histoire, ou de n&rsquo;importe quelle autre, est que, dans la vie r\u00e9elle, et \u00e0 la diff\u00e9rence de la fiction, rien n&rsquo;est ce qu&rsquo;il para\u00eet \u00eatre&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb Tous les enfants gardent dans leur c\u0153ur une place r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 la femme qui les a mis au monde. C&rsquo;est comme un point lumineux qui ne s&rsquo;\u00e9teint jamais. Une \u00e9toile au firmament.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les masques r\u00e9v\u00e8lent le v\u00e9ritable visage des personnes&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><span style=\"color: #999999;\"><strong>Marina<\/strong><\/span>, Robert Laffont, 2011 (Marina, 1999)<\/p>\n<p>Barcelone, Espagne, 1980. Carlos Ruiz Zafon, comme \u00e0 son habitude situe son roman \u00e0 Barcelone; ce roman pr\u00e9c\u00e8de les deux premiers publi\u00e9s en fran\u00e7ais \u00ab\u00a0L\u2019ombre du vent\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Le jeu de l\u2019ange\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Oscar Drai, quinze ans, a disparu pendant une semaine du pensionnat o\u00f9 il est interne. O\u00f9 est-il all\u00e9 et que lui est-il arriv\u00e9 ? Quand l&rsquo;histoire commence, Oscar vagabonde \u00e0 travers Barcelone. Attir\u00e9 par une myst\u00e9rieuse maison apparemment abandonn\u00e9e, il p\u00e9n\u00e8tre \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Se croyant seul, il commence ses investigations. Alors qu&rsquo;il est en train d&rsquo;examiner une curieuse montre \u00e0 gousset laiss\u00e9e sur une table, il se rend compte que quelqu&rsquo;un l&rsquo;observe. Terroris\u00e9, il s&rsquo;enfuit. En rentrant au pensionnat, il s&rsquo;aper\u00e7oit qu&rsquo;il a gard\u00e9 la montre. Tenaill\u00e9 par les remords, il retourne quelques jours plus tard dans la grande maison. Il y fait alors la connaissance de Marina, fille du propri\u00e9taire. Elle a son \u00e2ge, de l&rsquo;audace et une intelligence tr\u00e8s vive. Elle entra\u00eene son nouveau compagnon dans l&rsquo;\u00e9lucidation d&rsquo;un myst\u00e8re qui la tourmente : au c\u0153ur du plus vieux cimeti\u00e8re de Barcelone, une vieille femme voil\u00e9e visite une tombe anonyme sur laquelle figure le dessin d&rsquo;un papillon noir. Qui est-elle, et qui dort sous la pierre tombale ? En menant leur enqu\u00eate, les deux adolescents franchissent les limites d&rsquo;une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e d\u00e9laiss\u00e9e. Dans la serre qui la jouxte, des pantins en partie amput\u00e9s de leurs membres pendent dans les airs. Soudain, ils descendent lentement et semblent s&rsquo;animer. Une odeur pestilentielle envahit la serre&#8230; Sur le fronton, un papillon noir identique \u00e0 celui de la tombe para\u00eet contempler l&rsquo;\u00e9pouvantable sc\u00e8ne.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: J&rsquo;ai fini ce livre que j&rsquo;ai donc lu en v.o.<\/p>\n<p>De nouveau Barcelone, des ambiances troubles et myst\u00e9rieuses.\u00a0\u00a0Une maison, des personnages d&rsquo;un autre \u00e2ge, des ruelles, des b\u00e2timents en ruine, un cimeti\u00e8re, des personnages entre r\u00e9el et irr\u00e9el, des disparus\u2026 Une Barcelone qui vit dans des souvenirs ou par des souvenirs&#8230; un monde de paum\u00e9s, de fant\u00f4mes&#8230; Encore un livre d&rsquo;ambiance plut\u00f4t que d&rsquo;action mais un voyage dans le pass\u00e9 en compagnie de Marina et Oscar et de leur qu\u00eate du pass\u00e9. Moi j&rsquo;ai aim\u00e9 et cela reste mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pour le moment.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La vie accorde \u00e0 chacun de nous quelques rares moments de bonheur total. Ce sont parfois des jours, parfois des semaines. Parfois m\u00eame des ann\u00e9es. Tout d\u00e9pend de la chance. Leur souvenir nous accompagne \u00e0 jamais et se transforme en une contr\u00e9e de la m\u00e9moire o\u00f9 nous tentons de retourner le reste de notre existence sans jamais y parvenir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;avais toujours pens\u00e9 que les vieilles gares de chemin de fer \u00e9taient l&rsquo;un des rares lieux magiques qui restaient encore dans le monde. L\u00e0, les fant\u00f4mes de souvenirs et d&rsquo;adieux se m\u00ealaient aux d\u00e9parts de centaines de voyages pour des destinations lointaines et sans retour.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On ne peut rien comprendre \u00e0 la vie tant qu&rsquo;on n&rsquo;a rien compris \u00e0 la mort.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En temps normal, tu es dans les nuages, mais aujourd&rsquo;hui tu es carr\u00e9ment sorti de la couche atmosph\u00e9rique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un bon ami m\u2019a dit un jour que les probl\u00e8mes sont comme les cafards : d\u00e8s qu\u2019on les fait sortir \u00e0 la lumi\u00e8re, ils prennent peur et s\u2019en vont.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le temps fait du corps ce que fait la b\u00eatise fait de l&rsquo;\u00e2me. Il le pourrit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Peindre c&rsquo;est \u00e9crire avec la lumi\u00e8re. Tu dois d&rsquo;abord apprendre son alphabet; puis sa grammaire. Alors seulement tu pourras ma\u00eetriser le style et la magie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pendant des ann\u00e9es j\u2019ai fui, sans savoir ce que je fuyais. J\u2019ai cru que si je courais plus loin que l\u2019horizon, les ombres du pass\u00e9 s\u2019\u00e9carteraient de ma route. J\u2019ai cru que si je mettais assez de distance, les voix dans ma t\u00eate se tairaient pour toujours.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><span style=\"color: #999999;\"><strong>S\u00e9rie\u00a0: Le Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s<\/strong>\u00a0 (t\u00e9tralogie) <\/span>:<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>1.\u00a0\u00ab\u00a0L&rsquo;Ombre du vent\u00a0\u00bb, 2004 (La sombra del viento, 2001) <\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>: Le r\u00e9cit d\u00e9bute \u00e0 Barcelone, apr\u00e8s la guerre civile marqu\u00e9e par la d\u00e9faite, la vie difficile, les haines qui r\u00f4dent toujours. Un matin de 1945, un homme emm\u00e8ne son petit gar\u00e7on &#8211; Daniel Sempere, le narrateur &#8211; dans un lieu myst\u00e9rieux du quartier gothique : le Cimeti\u00e8re des Livres Oubli\u00e9s. L&rsquo;enfant, qui r\u00eave toujours de sa m\u00e8re morte, est convi\u00e9 par son p\u00e8re, modeste boutiquier de livres, \u00e0 un \u00e9trange rituel qui se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration : il doit y &lsquo;adopter&rsquo; un volume parmi des centaines de milliers. Il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer \u00e0 jamais et l&rsquo;entra\u00eener dans de nombreux secrets : &lsquo;L&rsquo; Ombre du vent&rsquo;. Pourquoi les romans de cet auteur myst\u00e9rieux sont-ils br\u00fbl\u00e9s les uns apr\u00e8s les autres ? Pourquoi tant de myst\u00e8re ?<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : magnifique, fabuleux. Incontournable, du r\u00eave, de la po\u00e9sie, de la sensibilit\u00e9, de l&rsquo;\u00e9motion&#8230; La grosse d\u00e9couverte, le gros coup de c\u0153ur, un bijou&#8230; Surtout ne pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une \u00e2me. L&rsquo;\u00e2me de celui qui l&rsquo;a \u00e9crit, et l&rsquo;\u00e2me de ceux qui l&rsquo;ont lu, ont v\u00e9cu et r\u00eav\u00e9 avec lui. Chaque fois qu&rsquo;un livre change de mains, que quelqu&rsquo;un prom\u00e8ne son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient plus fort.\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0un livre est un miroir o\u00f9 nous trouvons seulement ce que nous portons d\u00e9j\u00e0 en nous\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous croyons parfois que les gens sont des billets de loterie: qu&rsquo;ils sont l\u00e0 pour transformer en r\u00e9alit\u00e9 nos absurdes illusions.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00abRien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s&rsquo;ouvre vraiment un chemin jusqu&rsquo;\u00e0 notre coeur. Ces premi\u00e8res images, l&rsquo;\u00e9cho de ces premiers mots que nous croyons avoir laiss\u00e9s derri\u00e8re nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre m\u00e9moire un palais ou t\u00f4t ou tard &#8211; et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d&rsquo;univers nous d\u00e9couvrons-, nous reviendrons un jour.\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il faut toujours que les gens qui n&rsquo;ont pas de vie se m\u00ealent de celle des autres\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;attente est la rouille de l&rsquo;\u00e2me.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Plus le temps est vide, plus il d\u00e9file vite. Les vies priv\u00e9es de sens sont comme des trains qui ne s&rsquo;arr\u00eatent pas dans votre gare.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avec le temps, vous verrez que parfois, ce qui compte, ce n\u2019est pas ce qu\u2019on a, mais ce \u00e0 quoi on renonce\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\">&#8211; <\/span><strong><span style=\"color: #808080;\">2.\u00a0 \u00ab\u00a0Le Jeu de l&rsquo;ange\u00a0\u00bb, 2009 (El juego del \u00e1ngel, 2008)<\/span> <\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9: <\/strong>Barcelone, ann\u00e9es 1920. David Martin, 17 ans, travaille au journal La Voie de l&rsquo;industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un rempla\u00e7ant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur \u00e0 ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succ\u00e8s et, pour la premi\u00e8re fois, David est pay\u00e9 pour ce qu&rsquo;il aime le plus au monde : \u00e9crire. En plein succ\u00e8s, David accepte l&rsquo;offre de deux \u00e9diteurs peu scrupuleux : produire \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9 des feuilletons sous pseudonyme. Mais apr\u00e8s quelques ann\u00e9es, \u00e0 bout de force, David va renoncer. Ses \u00e9diteurs lui accordent alors neuf mois pour \u00e9crire son propre roman. Celui-ci, boud\u00e9 par la critique et sabord\u00e9 par les \u00e9diteurs, est un \u00e9chec. David est d&rsquo;autant plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours \u2013 et \u00e0 laquelle le livre est secr\u00e8tement d\u00e9di\u00e9 \u2013 va \u00e9pouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l&#8217;emmener au Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s, o\u00f9 David d\u00e9pose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un \u00e9diteur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de cr\u00e9er un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible. Du jour o\u00f9 il accepte ce contrat, une \u00e9trange m\u00e9canique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa libert\u00e9 d&rsquo;\u00e9crivain, aurait-il vendu son \u00e2me au diable ?<\/p>\n<p><strong>Mon avis : <\/strong>Plus noir que le pr\u00e9c\u00e9dent, ce livre est un m\u00e9lange de fantastique, de mal\u00e9fique&#8230; J&rsquo;ai de nouveau beaucoup aim\u00e9 l&rsquo;\u00e9criture de Zafon, l&rsquo;intrigue, l&rsquo;ambiance.. J&rsquo;avais un peu peur d&rsquo;\u00eatre d\u00e9\u00e7ue apr\u00e8s le premier. Je dois dire que non.. Je recommande<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A l&rsquo;int\u00e9rieur, je respirai cette odeur magique du papier que, inexplicablement, personne n&rsquo;a encore r\u00e9ussi \u00e0 mettre en flacon.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mes seuls amis d&rsquo;alors \u00e9taient d&rsquo;encre et de papier. A l&rsquo;\u00e9cole, j&rsquo;avais appris \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire bien avant les autres gamins du quartier. L\u00e0 o\u00f9 les camarades voyaient de l&rsquo;encre sem\u00e9e en chiures de mouche sur des pages incompr\u00e9hensibles, je voyais de la lumi\u00e8re, des rues et des \u00eatres humains.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La peur est la poudre et la haine est la m\u00e8che. Le dogme, en derni\u00e8re instance, n&rsquo;est que l&rsquo;allumette qui y met le feu. \u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur Sempere croyait que nous faisions tous partie de quelque chose, et qu&rsquo;en quittant ce monde, nos souvenirs et nos d\u00e9sirs ne se perdaient pas mais devenaient les souvenirs et les d\u00e9sirs de ceux qui venaient occuper notre place.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&#8211;<span style=\"color: #808080;\"> 3. <strong>\u00ab\u00a0Le Prisonnier du ciel\u00a0\u00bb, 11.2012 (El prisionero del cielo, 2011),<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Barcelone, No\u00ebl 1957. \u00c0 la librairie Sempere, un inqui\u00e9tant personnage ach\u00e8te un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l&rsquo;offre \u00e0 Ferm\u00edn, accompagn\u00e9 d&rsquo;une mena\u00e7ante d\u00e9dicace. La vie de Ferm\u00edn vole alors en \u00e9clats. Qui est cet inconnu ? De quels ab\u00eemes du pass\u00e9 surgit-il ? Interrog\u00e9 par Daniel, Ferm\u00edn r\u00e9v\u00e8le ce qu&rsquo;il a toujours cach\u00e9.<\/p>\n<p>La terrible prison de Montju\u00efc en 1939. Une poign\u00e9e d&rsquo;hommes condamn\u00e9s \u00e0 mourir lentement dans cette antichambre de l&rsquo;enfer. Parmi eux Ferm\u00edn et David Mart\u00edn, l&rsquo;auteur de La Ville des maudits. Une \u00e9vasion prodigieuse et un objet vol\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>Dix-huit ans plus tard, quelqu&rsquo;un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubli\u00e9es se mettent en mouvement, la peur et la haine r\u00f4dent.<\/p>\n<p>Foisonnant de suspense et d&rsquo;\u00e9motion, Le Prisonnier du ciel nous rapproche pas \u00e0 pas de l&rsquo;\u00e9nigme cach\u00e9e au c\u0153ur du Cimeti\u00e8re des Livres oubli\u00e9s.<\/p>\n<p>O\u00f9 l&rsquo;on retrouve les personnages de \u00ab\u00a0L&rsquo;ombre du vent\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<p><strong>mon avis et les extraits :<span style=\"color: #999999;\">\u00a0<a style=\"color: #999999;\" title=\"Ruiz Zaf\u00f3n, Carlos \u00ab Le prisonnier du ciel\u00bb (11\/2012)\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1125\">voir article sur le livre<\/a> \u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #999999;\">\u00a0&#8211; 4.<strong><em>\u00ab\u00a0<\/em>Le Labyrinthe des esprits<em>\u00bb, <\/em>mai <em>2018<\/em><\/strong><\/span> <em>(\u00a0848 pages )\u00a0<\/em><\/p>\n<p>R\u00e9sum\u00e9 :\u00a0Dans la Barcelone franquiste des ann\u00e9es de plomb, la disparition d&rsquo;un ministre d\u00e9cha\u00eene une cascade d&rsquo;assassinats, de repr\u00e9sailles et de myst\u00e8res. Mais pour contre la censure, la propagande et la terreur, la jeune Alicia Gris, tout droit sortie des entrailles de ce r\u00e9gime naus\u00e9abond, est habile \u00e0 se jouer des miroirs et des masques.<br \/>\nSon enqu\u00eate l&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 croiser la route du libraire Daniel Sempere. Il n&rsquo;est plus ce petit gar\u00e7on qui trouva un jour dans les trav\u00e9es du Cimeti\u00e8re des Livres oubli\u00e9s l&rsquo;ouvrage qui allait changer sa vie, mais un adulte au c\u0153ur empli de tristesse et de col\u00e8re. Le silence qui entoure la mort de sa m\u00e8re a ouvert dans son \u00e2me un ab\u00eeme dont ni son \u00e9pouse Bea, ni son jeune fils Juli\u00e1n, ne son fid\u00e8le compagnon Ferm\u00edn ne parviennent \u00e0 le tirer.<br \/>\nEn compagnie d&rsquo;Alicia, tous les membres du clan Sempere affrontent la v\u00e9rit\u00e9 sur l&rsquo;histoire secr\u00e8te de leur famille et, quel qu&rsquo;en soit le prix \u00e0 payer, voguent vers l&rsquo;accomplissement de leur destin.<br \/>\n\u00c9rudition, ma\u00eetrise et profondeur sont la marque de ce roman qui gronde de passions, d&rsquo;intrigues et d&rsquo;aventures. Un formidable hommage \u00e0 la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><b>mon avis et les extraits :<\/b> <strong><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12240\"><span style=\"color: #999999;\">voir article sur le livre<\/span><\/a>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16269\">Zaf\u00f3n, Carlos Ruiz \u00ab La Ville de vapeur \/ La Ciudad de Vapor \u00bb<\/a> (2020)\u00a0222 pages (\u00a0<em>lu en espagnol<\/em>)<br \/>\n<\/strong><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<br \/>\nUn architecte qui fuit Constantinople avec les plans d&rsquo;une biblioth\u00e8que inexpugnable, un \u00e9trange cavalier qui arrive \u00e0 convaincre un tout jeune \u00e9crivain (accessoirement nomm\u00e9 Miguel de Cervantes) d&rsquo;\u00e9crire un roman in\u00e9galable&#8230; on retrouve dans ce recueil une atmosph\u00e8re et des th\u00e9matiques famili\u00e8res aux lecteurs de Zaf\u00f3n : des \u00e9crivains maudits, des b\u00e2tisseurs visionnaires, des identit\u00e9s usurp\u00e9es, une Barcelone gothique et certains des personnages phares de la t\u00e9tralogie du \u00ab\u00a0Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s\u00a0\u00bb, tels Semper\u00e9, Andreas Corelli ou David Martin.<br \/>\nIl se d\u00e9gage de l&rsquo;ensemble une unit\u00e9 parfaite et un charme profond et envo\u00fbtant, dans un halo de myst\u00e8re (et de vapeur).Autant de r\u00e9cits qui constituent d&rsquo;\u00e9mouvantes miniatures d&rsquo;un talent narratif incomparable et d\u00e9gagent un charme profond et envo\u00fbtant, dans un halo de myst\u00e8re et de vapeur. Le dernier hommage \u00e0 un monstre sacr\u00e9 de la litt\u00e9rature.<br \/>\n<strong>mon avis et extraits<\/strong> : <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16269\">voir article sur la page<\/a><\/span><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Petite info\u00a0: <\/strong>Comme j\u2019ai lu la majorit\u00e9 de ces livres en espagnol, je suis all\u00e9e sur le site de Bab\u00e9lio ( et sur le web) pour prendre quand m\u00eame quelques petites citations en fran\u00e7ais)<\/p>\n<p>(J&rsquo;ai emprunt\u00e9 la photo\u00a0au\u00a0blog de Manu Caba\u00f1as)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Carlos Ruiz Zaf\u00f3n, n\u00e9 le 25 septembre 1964 \u00e0 Barcelone et mort le 19 juin 2020 \u00e0 los Angeles \u00e9tait est un auteur espagnol; Il habitait depuis 1993 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort \u00e0 Los Angeles. ROMANS: Trilogie de la brume\u00a0: 1. Le Prince de la brume, 2011 (El principe de la niebla, 1993) &#8211; 2. Le &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=772\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":773,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,36,35,4,8],"tags":[],"class_list":["post-772","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-barcelone","category-coup-de-coeur-lectures","category-liste-annee","category-espagnol"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/772","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=772"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/772\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16274,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/772\/revisions\/16274"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=772"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=772"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=772"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}