{"id":7732,"date":"2019-01-19T17:25:43","date_gmt":"2019-01-19T16:25:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7732"},"modified":"2019-01-19T17:29:55","modified_gmt":"2019-01-19T16:29:55","slug":"eowyn-ivey-au-bord-de-la-terre-glacee-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7732","title":{"rendered":"Ivey, Eowyn  \u00abAu bord de la terre glac\u00e9e\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Eowyn Ivey a grandi en Alaska o\u00f9 elle vit toujours avec son mari et leurs deux filles. Eowyn Ivey est un auteur finaliste du prix Pulitzer. \u00c9duqu\u00e9e \u00e0 la Western Washington University, Ivey a \u00e9t\u00e9 finaliste du Pulitzer Prize for Fiction en 2013 pour son premier roman, \u00ab\u00a0La fille de l\u2019hiver\u00a0\u00bb. Cette ancienne journaliste, devenue libraire, aime \u00e0 se d\u00e9finir comme une entremetteuse, qui pr\u00e9sente des livres aux lecteurs. \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5570\">La fille de l&rsquo;hiver<\/a>\u00a0\u00bb est son premier roman, inspir\u00e9 d&rsquo;un conte russe, mais aussi de ses exp\u00e9riences personnelles et de son cadre de vie. En 2018 elle publie \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7732\">Au bord de la terre glac\u00e9e<\/a> \u00a0\u00bb<\/p>\n<p><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">10\/18 &#8211; 07.06. 2018 &#8211; 535 pages &#8211;\u00a0<\/span><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">Isabelle Chapman (Traductrice)<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:\u00a0\u00a0 Hiver 1885. Les terres de l&rsquo;Alaska demeurent inexplor\u00e9es. Le colonel Allen Forrester, h\u00e9ros de guerre d\u00e9cor\u00e9, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son exp\u00e9dition dans un journal \u00e0 l&rsquo;intention de sa femme Sophie, dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;elle puisse le lire s&rsquo;il ne revenait pas. Sophie est rest\u00e9e \u00e0 Vancouver apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert qu&rsquo;elle \u00e9tait enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 peu apte \u00e0 lui reconna\u00eetre la libert\u00e9 \u00e0 laquelle elle aspire.<br \/>\nC&rsquo;est l&rsquo;art naissant de la photographie qui lui permettra de s&rsquo;\u00e9manciper et de c\u00e9l\u00e9brer la beaut\u00e9 de la vie sauvage qui l&rsquo;entoure. Au cours de cette ann\u00e9e fatidique, Allen et Sophie seront, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, confront\u00e9s \u00e0 la nature grandiose et cruelle. Les \u00e9preuves qu&rsquo;ils surmonteront changeront leurs vies et ce qu&rsquo;ils sont \u00e0 jamais.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le roman d&rsquo;Eowyn Ivey est une \u00e9blouissante \u00e9vocation de l&rsquo;amour, de la pers\u00e9v\u00e9rance, du courage et de l&rsquo;\u00e9merveillement\u00a0\u00bb Ron Rash.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La po\u00e9sie des mots d&rsquo;Eowyn Ivey nous \u00e9voque ce que ces premiers explorateurs avaient d\u00e9couvert : la nature est quelque chose qui nous d\u00e9passe, quelque chose de sacr\u00e9, dont on ne saurait se revendiquer ma\u00eetre.\u00a0\u00bb The New York Times.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ivey parvient \u00e0 rendre le r\u00e9cit s\u00e9dentaire de Sophie Forrester tout aussi galvanisant que l&rsquo;exp\u00e9dition de son mari. Elle r\u00e9ussit \u00e0 fusionner les deux \u00e0 la fin de l&rsquo;histoire gr\u00e2ce \u00e0 un dispositif inattendu et original qui laissera le lecteur bouche b\u00e9e.\u00a0\u00bb The Guardian<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: C\u2019est comme la travers\u00e9e des terres glac\u00e9es de l\u2019Alaska\u2026 Faut s\u2019accrocher et pagayer pour avancer \u2026 Lentement et avec acharnement, patience et envie d\u2019arriver au bout. Ne rien l\u00e2cher, page apr\u00e8s page\u2026 avec des pauses\u2026 pour ensuite reprendre la longue route le long de la rivi\u00e8re, dans les d\u00e9fil\u00e9s, par-del\u00e0 les montagnes\u2026 Alors oui j\u2019ai \u00e9t\u00e9 au bout mais je dois dire que j\u2019ai nettement moins accroch\u00e9 que le pr\u00e9c\u00e9dent. Je dois dire que je m\u2019attendais tellement \u00e0 retrouver des ambiances de contes et l\u00e9gendes f\u00e9\u00e9riques comme dans le pr\u00e9c\u00e9dent\u2026<br \/>\nNous sommes en 1885. L&rsquo;histoire nous raconte une exp\u00e9dition financ\u00e9e par le gouvernement am\u00e9ricain dans la nature sauvage de l\u2019Alaska. L\u2019auteure nous la transmet en se fondant sur plusieurs vecteurs d&rsquo;\u00e9critures\u00a0: carnets de voyages, journaux, rapports militaires, lettres et documents. Allen et sa petite bande d&rsquo;explorateurs vont tenter de remonter la rivi\u00e8re, l&rsquo;une des plus grandes voies navigables inexplor\u00e9es de l&rsquo;Alaska. J\u2019ai tout particuli\u00e8rement aim\u00e9 ce qui se rattache aux carnets.<br \/>\n\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 les r\u00e9cits d\u2019Allen \u00e0 ceux de Sophie, bien que la condition f\u00e9minine dont elle parle soit int\u00e9ressante (soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019\u00e9poque, vie des femmes, \u00e9mancipation de la femme, lectures, int\u00e9r\u00eat pour la science, la technique, la photographie et le d\u00e9veloppement des clich\u00e9s, les oiseaux). De voir aussi l\u2019impact des croyances (les l\u00e9gendes qui s\u2019attachent aux oiseaux, au corbeau \u2013 animal mal\u00e9fique et de mauvaise augure \u2013 par exemple. C\u2019est un tour de force de rendre int\u00e9ressante la vie de cette femme rest\u00e9e \u00e0 quai alors que son mari part \u00e0 la d\u00e9couverte des grands espaces et des civilisations. Pour qui aime la photo, c\u2019est int\u00e9ressant de lire les d\u00e9buts de la photographie. Le lien entre Sophie et la nature, les oiseaux en particulier. Sa passion qui va s\u2019allier \u00e0 la photographie. Le lien ornithologique entre son mari et elle. La description des indiens install\u00e9s dans ses contr\u00e9es sauvages, encore \u00e0 l\u2019abri des blancs (de leur cupidit\u00e9, de leur mode de vie, de leurs maladies, de leur alcool), la rencontre avec des animaux sauvages, avec les \u00ab\u00a0esprits\u00a0\u00bb, avec les peurs ancestrales v\u00e9hicul\u00e9es par les contes qui se transmettent de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. J\u2019ai aussi bien aim\u00e9 le lien qui se cr\u00e9e entre les deux personnages qui s\u2019\u00e9changent \u00e0 notre \u00e9poque tout le mat\u00e9riel\u00a0; celui qui en \u00e9tait l\u2019h\u00e9ritier et celui qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour en faire b\u00e9n\u00e9ficier un petit mus\u00e9e et qui se passionne pour les notes, les relie au pr\u00e9sent, fait le pont entre maintenant et les lieux d\u00e9crits \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019exp\u00e9dition.<br \/>\nL&rsquo;Alaska nous est d\u00e9crit comme un monde mystique o\u00f9 la s\u00e9paration entre l\u2019homme et l&rsquo;animal est tr\u00e8s t\u00e9nue. L\u2019auteur nous d\u00e9peint une nature sauvage et encore inviol\u00e9e avec po\u00e9sie. La nature est sacr\u00e9e, plus grande que l\u2019homme. Et les difficult\u00e9s de d\u00e9placement dans les contr\u00e9es recul\u00e9es alors qu\u2019on ne connait pas les routes, que l\u2019on ne connait pas les langues, que l\u2019on doit se fier \u00e0 des guides que l\u2019on ne connait pas et dont on doute de la fiabilit\u00e9. SI on ajoute \u00e0 cela le froid, la faim, la maladie, la folie\u2026 J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 le personnage de l\u2019indienne et du chien, qui font partie int\u00e9grante de la petite troupe et sont \u00e0 la fois indissociables et ind\u00e9pendants.<br \/>\nJ\u2019ai tout de m\u00eame tendance \u00e0 classer davantage le livre dans les r\u00e9cits de voyages et les t\u00e9moignages que dans la cat\u00e9gorie Roman. Mais en \u00e9crivant ces mots, je me demande\u00a0: pourquoi vouloir le cataloguer\u00a0? Dans la justification du roman, il y a la partie complicit\u00e9, vie, entente, projets, amour et amiti\u00e9 qui relient les \u00eatres de cette aventure.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les Indiens estiment qu\u2019il n\u2019y a pas de ligne de d\u00e9marcation claire entre l\u2019homme et l\u2019animal, nous expliqua Samuelson. Ils tiennent pour certain qu\u2019il existe des individus ayant le pouvoir de se m\u00e9tamorphoser, tant\u00f4t homme, tant\u00f4t b\u00eate.<\/p>\n<p>De loin, la photographie ressemble \u00e0 un tour de magie \u00e0 la port\u00e9e de tous. Un voile noir. Une bo\u00eete d\u2019acajou. Des plaques de verre. L\u2019obscurit\u00e9, la lumi\u00e8re. De pr\u00e8s, c\u2019est \u00e0 la fois plus concret et plus complexe que je ne me l\u2019imaginais.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai aucune envie d\u2019y aller, ayant toujours estim\u00e9 contre toute logique que le m\u00e9decin ne fera que confirmer une maladie qui aurait pu ne pas exister si on avait continu\u00e9 \u00e0 l\u2019ignorer, mais j\u2019irai quand m\u00eame.<\/p>\n<p>Il semblerait que, dans toutes les langues indig\u00e8nes, il soit surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0Celui qui vole sur des ailes noires\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u2014\u00a0Faut-il comprendre que c\u2019est un dr\u00f4le d\u2019oiseau\u00a0? ai-je plaisant\u00e9.<\/p>\n<p>Une femme comme il faut ne cherche qu\u2019\u00e0 mener une vie toute trac\u00e9e. Elles voudraient que nous soyons rang\u00e9es, muettes, en un mot\u00a0: insipides.<\/p>\n<p>M\u00eame de la rive oppos\u00e9e, on subit la force d\u2019attraction des nuances de bleus des fissures les plus \u00e9normes. C\u2019est la couleur du froid. Rien qu\u2019\u00e0 la regarder, j\u2019en ai le sang qui se glace, et pourtant je ne peux en d\u00e9tacher les yeux.<\/p>\n<p>Pourtant serait-il pr\u00e9f\u00e9rable de vivre dans l\u2019ignorance, d\u2019\u00eatre dorlot\u00e9e comme une enfant simple d\u2019esprit\u00a0? La connaissance n\u2019est-elle pas toujours en soi une bonne chose\u00a0?<\/p>\n<p>j\u2019ai l\u2019impression que le temps a cess\u00e9 d\u2019exister et que le pass\u00e9 a vers\u00e9 dans le pr\u00e9sent. C\u2019est ce qui m\u2019a fait aimer l\u2019histoire.<\/p>\n<p>Il existe en Alaska des l\u00e9gendes extraordinaires \u00e0 propos des corbeaux.<\/p>\n<p>Il y a toujours quelque chose de mythique dans l\u2019enfance, quelque chose qui s\u2019incruste \u00e0 jamais en nous. Jeunes, nous croquons la vie \u00e0 pleines dents, et la vie nous consume\u00a0; tout est myst\u00e9rieux, anim\u00e9 et suscite en\u00a0nous d\u00e9sir et \u00e9merveillement, peur et culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Elle est stup\u00e9fiante cette capacit\u00e9 que nous avons d\u2019aller de l\u2019avant. En d\u00e9pit de tout ce que nous d\u00e9couvrons, de tout ce dont nous sommes les t\u00e9moins, de tout ce que nous avons \u00e0 endurer, notre c\u0153ur continue de battre, notre foi en la vie tient bon.<\/p>\n<p>Avance d\u2019un pas, puis d\u2019un deuxi\u00e8me et vois o\u00f9 cela te m\u00e8ne. Ne songe pas aux obstacles, seulement \u00e0 comment t\u2019y prendre pour les contourner.<\/p>\n<p>L\u2019art ne sert-il pas justement \u00e0 mettre au jour ce qui ne peut pas \u00eatre d\u00e9fini d\u2019une autre mani\u00e8re\u00a0? Une sculpture produit sur vous un effet que les mots \u00e9chouent \u00e0 formuler et, j\u2019ose l\u2019esp\u00e9rer, il doit en \u00eatre de m\u00eame pour une photographie.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors qu\u2019on nous obligera \u00e0 abandonner nos coutumes et notre vie sauvage, nous attraperons des maladies et mourrons sans tarder. Nous avons emm\u00e9nag\u00e9 dans des cabanes en rondins. Priv\u00e9s de leurs maisons souterraines, les Indiens tombent malades. Personne autrefois ne mourait de consomption et de tuberculose. Les gens d\u2019ici disent que c\u2019est le whisky qui rend les Indiens tuberculeux, mais ce n\u2019est pas vrai. C\u2019est parce que nous avons chang\u00e9 de fa\u00e7on de vivre, que nous essayons de vivre comme les Blancs. Je suis persuad\u00e9 que les Indiens ont droit \u00e0 leurs terres et ne devraient pas \u00eatre parqu\u00e9s dans des r\u00e9serves.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce sont des wolver\u00e8nes qui rev\u00eatent une forme humaine. Il n\u2019y a pas plus mauvaise association d\u2019homme et d\u2019animal.<\/p>\n<p>Cette lettre a fait un voyage incroyable, par cano\u00eb aux bons soins de marchands indiens, \u00e0 travers des terres inexplor\u00e9es, par vapeur \u00e0 travers l\u2019oc\u00e9an, pour finalement aboutir ici, entre mes mains, et pourtant cela ne me rassure aucunement.<\/p>\n<p>Ces wolver\u00e8nes, ils se nourrissent de la chair des morts. Nous nous approchons de cet autre monde dont parlent les Indiens. Ce n\u2019est pas raisonnable d\u2019errer dans la montagne la nuit. S\u2019il y a des revenants, ils vont hanter ces parages.<\/p>\n<p>Comment peut-on dire qu\u2019une personne a plus ou moins de valeur, est meilleure ou pire, simplement parce qu\u2019elle appartient \u00e0 telle ou telle culture, et pourquoi aurions-nous envie de l\u2019enfermer ainsi\u00a0?<\/p>\n<p>L\u2019histoire de l\u2019Alaska am\u00e8ne \u00e0 se poser des questions graves et douloureuses. Les enfants am\u00e9rindiens ont subi des s\u00e9vices pendant des ann\u00e9es de la part des missionnaires et des enseignants des \u00e9coles du gouvernement territorial. Comment les effets de ces mauvais traitements se r\u00e9percutent sur les g\u00e9n\u00e9rations qui suivent\u00a0? Comment pouvons-nous aider des familles \u00e0 sortir du cercle infernal de l\u2019alcoolisme, des addictions et de la violence domestique\u00a0? Ce sont ceux-l\u00e0 les v\u00e9ritables probl\u00e8mes. Mais quand on se sert de mots comme assujettissement, perte d\u2019identit\u00e9 et d\u00e9sir de \u00ab\u00a0pr\u00e9server sa culture\u00a0\u00bb, cela vous d\u00e9value et vous limite d\u2019une mani\u00e8re qui, \u00e0 mon avis, n\u2019est pas juste.<\/p>\n<p>J\u2019adore l\u2019id\u00e9e que des femmes puissent se m\u00e9tamorphoser en oies au bord d\u2019un marais, qu\u2019une jeune fille puisse \u00e9pouser une loutre m\u00e2le puis l\u2019\u00e9gorger pour lui prendre sa peau quand elle s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019il lui est infid\u00e8le.<\/p>\n<p>Quand on lit ces r\u00e9cits, on a l\u2019impression qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque la pr\u00e9sence des esprits vibrait dans chaque particule de l\u2019air que l\u2019on respirait.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le blog de Eowny Ivey\u00a0 <\/strong>: \u00ab\u00a0Letters from Alaska\u00a0\u00bb\u00a0: <a href=\"https:\/\/lettersfromalaska.wordpress.com\/\">https:\/\/lettersfromalaska.wordpress.com\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Eowyn Ivey a grandi en Alaska o\u00f9 elle vit toujours avec son mari et leurs deux filles. 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