{"id":7800,"date":"2019-01-31T13:31:55","date_gmt":"2019-01-31T12:31:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7800"},"modified":"2019-03-14T14:22:39","modified_gmt":"2019-03-14T13:22:39","slug":"postorino-rosella-la-gouteuse-dhitler-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7800","title":{"rendered":"Postorino, Rosella \u00abLa go\u00fbteuse d&rsquo;Hitler\u00bb (2019)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure<\/strong>\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Reggio de Calabre en 1978, Rosella Postorino est \u00e9ditrice et journaliste. Ses trois premiers romans, \u00ab\u00a0La stanza di sopra\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0L&rsquo;estate che perdemmo Dio\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Il corpo docile\u00a0\u00bb, ont \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9s de plusieurs prix. Elle \u00e9crit \u00e9galement des essais et des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, et contribue \u00e0 des anthologies. \u00ab\u00a0La go\u00fbteuse d&rsquo;Hitler\u00a0\u00bb est son premier roman traduit en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Albin Michel \u2013 2.01.2019 \u2013 400 pages &#8211; Dominique Vittoz (Traducteur) \u2013 Prix Campiello \u2013 Prix Vigevano Lucio Mastronardi \u2013 Prix Rapallo \u2013 Prix Pozzale Luigi Russo<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>1943. Reclus dans son quartier g\u00e9n\u00e9ral en Prusse orientale, terroris\u00e9 \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;on attente \u00e0 sa vie, Hitler a fait recruter des go\u00fbteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuiller\u00e9e \u00e0 sa bouche, Rosa s&rsquo;ex\u00e9cute, la peur au ventre : chaque bouch\u00e9e est peut-\u00eatre la derni\u00e8re. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce r\u00e9fectoire : consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9trang\u00e8re\u00a0\u00bb, Rosa, qui vient de Berlin, est en butte \u00e0 l&rsquo;hostilit\u00e9 de ses compagnes, dont Elfriede, personnalit\u00e9 aussi charismatique qu&rsquo;autoritaire.<br \/>\nPourtant, la r\u00e9alit\u00e9 est la m\u00eame pour toutes : consentir \u00e0 leur r\u00f4le, c&rsquo;est \u00e0 la fois vouloir survivre et accepter l&rsquo;id\u00e9e de mourir. Couronn\u00e9 en Italie par le prestigieux prix Campiello, ce roman saisissant est inspir\u00e9 de l&rsquo;histoire vraie de Margot W\u00f6lk. Rosella Postorino signe un texte envo\u00fbtant qui, en explorant l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 des relations, interroge ce que signifie \u00eatre et rester humain.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>Un \u00e9norme coup de c\u0153ur.<\/p>\n<p>Point de d\u00e9part\u00a0: Les confessions \u00e0 un journal allemand en 2014 de Margot W\u00f6lk\u00a0\u00a0 qui avait \u00e9t\u00e9 une gouteuse d\u2019Hitler mais ne l\u2019avait jamais r\u00e9v\u00e9l\u00e9 auparavant. Cela a permis de d\u00e9voiler une face de l\u2019histoire du nazisme qui \u00e9tait cach\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. D\u00e8s le d\u00e9but de la confession il y a une opposition entre l\u2019angoisse d\u2019\u00eatre empoisonn\u00e9e et le bonheur de gouter des plats excellents.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me de ce roman est entre autres choses la survie. En effet Rosa est pr\u00e9cipit\u00e9e dans ce travail par hasard. Elle n\u2019a aucune conscience politique et ne le fait donc pas par croyance en le Nazisme. Ce n\u2019est pas une h\u00e9ro\u00efne, elle n\u2019a rien choisi, ne peut pas faire autrement, est loin d\u2019\u00eatre nazi et elle va devoir faire avec. C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une citoyenne on ne peut plus normale qui se trouve bien malgr\u00e9 elle contrainte \u00e0 aider le r\u00e9gime d\u2019Hitler. Difficile de devoir accepter de travailler comme go\u00fbteuse d\u2019Hitler, de devoir risquer sa vie \u00e0 chaque repas pour sauver cet homme et ne pas avoir d\u2019autre choix pour pouvoir survivre\u2026 Le fait de devoir faire des choses pour survivre qu\u2019ils n\u2019auraient jamais imagin\u00e9 accepter faire en d\u2019autres circonstances. Le personnage principal du livre est en quelque sorte tomb\u00e9e dans un pi\u00e8ge\u00a0: elle avait fui Berlin bombard\u00e9 pour aller se r\u00e9fugier chez ses beaux-parents car elle \u00e9tait seule. Or il se trouve que le village ou habitaient ses beaux-parents dans la campagne allemande est proche de l\u2019endroit o\u00f9 se refugiait Hitler. Elle s\u2019est jet\u00e9e dasn la gueule du loup.<\/p>\n<p>La go\u00fbteuse est \u00e0 la fois victime et coupable. Victime car condamn\u00e9e \u00e0 risquer de mourir et coupable car elle mangeait en cette p\u00e9riode de vaches maigres, et de plus les repas \u00e9taient succulents. Le roman va se focaliser sur l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 des pulsions humaines, l\u2019importance du corps, sur la culpabilit\u00e9. En plus elle est tr\u00e8s bien pay\u00e9e pour ce travail. C\u2019est une survivante qui perd son innocence, qui a la facult\u00e9 de s\u2019adapter et c\u2019est ce qui l\u2019a sauv\u00e9e. Elle deviendra voleuse, elle trahira, elle couchera, elle aimera, elle se rebellera aussi. Un roman historique, qui parle de coercition, des choix et de l\u2019impossibilit\u00e9 de faire des choix. C\u2019est aussi un roman qui nous parle d\u2019amiti\u00e9, de relations entre des \u00eatres qui au d\u00e9part n\u2019ont rien en commun mais vont se retrouver \u00e0 vivre ensemble des choses qui vont les rapprocher. Elle va en effet vivre avec 9 autres femmes qui comme elles risquent leur vie \u00e0 chaque repas et des liens vont se tisser entre elles. Elles vont devenir amies par obligation. Ce sont des rapports amicaux ambigus et diff\u00e9rents des rapports habituels mais tr\u00e8s forts.<\/p>\n<p>Des liens vont se cr\u00e9er de mani\u00e8re intol\u00e9rable pour elle avec une nazi\u2026 mais m\u00eame si c\u2019est intol\u00e9rable pour elle, les liens sont l\u00e0. Au d\u00e9part elle va se r\u00e9fugier derri\u00e8re le \u00ab\u00a0je n\u2019ai pas pu faire autrement, je me devais d\u2019ob\u00e9ir\u00a0\u00bb mais au final cette relation dans laquelle elle se sent coupable pour de nombreuses raisons (elle trahit son mari, elle trahit ses compagnes\u2026) r\u00e9veille son corps et cela la perturbe \u00e9norm\u00e9ment\u00a0; elle d\u00e9couvre des choses sur elle-m\u00eame qu\u2019elle ne veut pas connaitre. Et son alibi est \u00ab\u00a0je n\u2019avais pas le choix\u00a0\u00bb. Elle a peur de savoir et ne veut pas savoir. Elle se sent d\u00e9j\u00e0 coupable d\u2019etre encore en vie, de s\u2019\u00eatre adapt\u00e9e \u00e0 un syst\u00e8me dictatorial mieux que les autres.<\/p>\n<p><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">Je voudrais aussi vous signaler le livre de <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8114\">Diane<\/a><\/span> Ducret\u00a0 \u00ab Les ind\u00e9sirables \u00bb (03. 2017)<span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> un autre pan m\u00e9connu de la Deuxi\u00e8me Guerre Mondiale.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mangez\u00a0\u00bb, ont-ils dit d\u2019un angle de la salle, c\u2019\u00e9tait \u00e0 peine plus qu\u2019une invitation et pas tout \u00e0 fait un ordre. Ils lisaient l\u2019app\u00e9tit dans nos yeux. Bouches entrouvertes, respirations pr\u00e9cipit\u00e9es.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re disait que manger, c\u2019est lutter contre la mort.<\/p>\n<p>Certains matins d\u2019\u00e9pais brouillard, il m\u2019arrivait de d\u00e9crocher le cintre avec une rage sourde, il n\u2019y avait aucune raison pour que je me fonde dans le lot, je n\u2019avais rien en commun avec les autres go\u00fbteuses, pourquoi tenais-je tant \u00e0 me faire accepter\u00a0?<\/p>\n<p>\u00c7a arrive \u00e0 l\u2019\u00e9cole ou au travail, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on passe par obligation de longues heures de son existence. On devient amies dans la contrainte.<\/p>\n<p>l\u2019URSS \u00e9tait incompr\u00e9hensible, obscure, inqui\u00e9tante comme le vaisseau fant\u00f4me de l\u2019op\u00e9ra de Wagner<\/p>\n<p>On s\u2019habitue aux sir\u00e8nes, \u00e0 dormir tout habill\u00e9 pour se pr\u00e9cipiter au refuge quand elles retentissent, on s\u2019habitue \u00e0 la faim, \u00e0 la soif. Je m\u2019\u00e9tais habitu\u00e9e \u00e0 \u00eatre pay\u00e9e pour manger. Ce qui pouvait sembler un privil\u00e8ge \u00e9tait un travail comme un autre.<\/p>\n<p>Mais au fond toute vie est une contrainte et le risque de se cogner aux murs, permanent.<\/p>\n<p>On peut cesser d\u2019exister alors qu\u2019on vit encore<\/p>\n<p>Que le veuvage, effectif ou potentiel, f\u00fbt un \u00e9tat courant ne me consolait pas\u00a0: je n\u2019avais jamais cru que \u00e7a pouvait m\u2019arriver<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions dix tubes digestifs et il ne se donnait s\u00fbrement pas la peine d\u2019adresser la parole \u00e0 des tubes digestifs.<\/p>\n<p>La faiblesse r\u00e9veille le sentiment de culpabilit\u00e9 chez celui qui la reconna\u00eet et je le savais.<\/p>\n<p>C\u2019est risqu\u00e9 de se m\u00ealer aux gens qui ne sont pas comme vous. Mais parfois, on n\u2019a pas le choix.<\/p>\n<p>chanter c\u2019est comme plonger dans l\u2019eau. Imagine que tu as un gros caillou sur la poitrine. Chanter, c\u2019est quelqu\u2019un qui arrive et enl\u00e8ve ce caillou. Depuis combien de temps n\u2019avais-je pas respir\u00e9 aussi largement\u00a0?<\/p>\n<p>Souvent un secret partag\u00e9 s\u00e9pare au lieu d\u2019unir. Quand elle est commune, la faute est une mission dans laquelle on se jette t\u00eate la premi\u00e8re, de toute fa\u00e7on elle s\u2019\u00e9vapore vite. La faute collective est informe, la honte est un sentiment individuel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les choses ne sont presque jamais comme elles semblent, d\u00e9clara-t-elle. \u00c7a vaut aussi pour les gens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>elle ne nous pardonnait pas de savoir ce qu\u2019elle aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 oublier.<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions deux \u00e9trangers qui se racontaient. L\u2019intimit\u00e9 physique peut-elle engendrer la bienveillance\u00a0?<\/p>\n<p><strong>La capacit\u00e9 d\u2019adaptation est la principale ressource des \u00eatres humains, mais plus je m\u2019adaptais et moins je me sentais humaine.<\/strong><\/p>\n<p>le sommeil peut se r\u00e9v\u00e9ler un pi\u00e8ge, combien de gens ont ferm\u00e9 les yeux convaincus de les rouvrir et ont \u00e9t\u00e9 aspir\u00e9s\u00a0?<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Le probl\u00e8me, la Berlinoise, c\u2019est que n\u2019importe qui peut justifier n\u2019importe quel geste. On trouve toujours une excuse.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Qu\u2019il soit possible d\u2019omettre des pans de sa vie, que ce soit aussi facile m\u2019a toujours stup\u00e9fi\u00e9e\u00a0; en r\u00e9alit\u00e9, il nous faut imp\u00e9rativement ignorer la vie des autres pendant qu\u2019elle se d\u00e9roule, il nous faut cette carence physiologique d\u2019informations pour ne pas devenir fous.<\/p>\n<p>Nous avons accept\u00e9 toutes sortes d\u2019abus de pouvoir. Ce n\u2019est pas toujours une question de choix.<\/p>\n<p>il n\u2019y a jamais de raison de s\u2019aimer. Il n\u2019existe aucune raison d\u2019embrasser un nazi, pas m\u00eame l\u2019avoir enfant\u00e9.<\/p>\n<p>Quand vous perdez une personne, la douleur est pour vous, qui ne la verrez plus, n\u2019entendrez plus sa voix, qui sans elle, pensez-vous, ne r\u00e9sisterez pas. La douleur est \u00e9go\u00efste\u00a0: c\u2019\u00e9tait ce qui me mettait en col\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Info<\/strong>\u00a0: <a href=\"https:\/\/militaryhistorynow.com\/2016\/11\/07\/i-was-hitlers-food-taster-german-woman-recalls-her-bizarre-and-terrifying-wartime-job\/\">https:\/\/militaryhistorynow.com\/2016\/11\/07\/i-was-hitlers-food-taster-german-woman-recalls-her-bizarre-and-terrifying-wartime-job\/<\/a><\/p>\n<p>Photo\u00a0: Margot W\u00f6lk<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Reggio de Calabre en 1978, Rosella Postorino est \u00e9ditrice et journaliste. Ses trois premiers romans, \u00ab\u00a0La stanza di sopra\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0L&rsquo;estate che perdemmo Dio\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Il corpo docile\u00a0\u00bb, ont \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9s de plusieurs prix. 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