{"id":8012,"date":"2019-02-20T19:14:39","date_gmt":"2019-02-20T18:14:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8012"},"modified":"2019-02-20T19:17:12","modified_gmt":"2019-02-20T18:17:12","slug":"dionne-karen-la-fille-du-roi-des-marais-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8012","title":{"rendered":"Dionne,  Karen \u00abLa fille du roi des marais\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure<\/strong>\u00a0: Karen Dionne a v\u00e9cu plusieurs ann\u00e9es avec son mari et sa fille de six semaines pr\u00e8s des grands lacs au nord du Michigan, dans une cabane isol\u00e9e qu&rsquo;ils ont construite eux-m\u00eames. Elle s&rsquo;inspire de cette exp\u00e9rience proche de la nature dans son roman, qui est devenu le grand succ\u00e8s de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2017.<\/p>\n<p>JC Latt\u00e8s &#8211; 07.03.2018 Dominique Defert (Traducteur) 298 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0:<\/strong> En devenant une \u00e9pouse et une m\u00e8re combl\u00e9e, Helena pense avoir acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la vie \u00e0 laquelle elle aspirait. Mais quand un d\u00e9tenu s&rsquo;\u00e9vade d&rsquo;une prison de sa r\u00e9gion, elle mesure son erreur : comment a-t-elle cru qu&rsquo;elle pourrait tirer un trait sur son douloureux pass\u00e9? Car Helena a un secret : elle est l&rsquo;enfant du viol. Sa m\u00e8re, kidnapp\u00e9e adolescente, a \u00e9t\u00e9 retenue prisonni\u00e8re dans une cabane cach\u00e9e au fond des marais du Michigan, sans \u00e9lectricit\u00e9, sans chauffage, sans eau courante.<br \/>\nN\u00e9e deux ans plus tard, Helena a ador\u00e9 cette enfance de sauvageonne. M\u00eame si son p\u00e8re \u00e9tait parfois brutal, elle l&rsquo;aimait&#8230; jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle d\u00e9couvre toute sa cruaut\u00e9. Et malgr\u00e9 la chasse \u00e0 l&rsquo;homme lanc\u00e9e par les autorit\u00e9s, Helena sait que la police n&rsquo;a aucune chance de l&rsquo;arr\u00eater. La seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnomm\u00e9 le Roi des Marais, c&rsquo;est sa fille.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 happ\u00e9e et fascin\u00e9e par ce livre. Un m\u00e9lange de conte et de thriller, une \u00e9tude sur les Indiens Ojibw\u00e9s qui \u00e9taient les premiers habitants de cette r\u00e9gion, un volet psychologique sur les pathologies du pervers narcissique et du Syndrome de l\u2019apprentissage de l\u2019impuissance, une fillette qui tourne le dos \u00e0 son pass\u00e9 pour construire une vie nouvelle. Un rapport fusionnel entre une petite fille qui a d\u00e9velopp\u00e9 un amour profond pour l\u2019homme qui est son p\u00e8re, qui lui a tout appris et qui est un homme extr\u00eamement dangereux. La confrontation p\u00e8re-fille qui s\u2019affrontent sur le terrain de la chasse \u00e0 l\u2019homme \u2026 Mais en fin de compte\u00a0? quelle est la proie\u00a0? le p\u00e8re\u00a0? la fille\u00a0? Une forte emprise psychologique peut-elle \u00eatre contourn\u00e9e\u00a0? La Fille du roi de la vase de Hans Christian Andersen sert de fil rouge et il y a un effet miroir entre le conte d\u2019Andersen et l\u2019histoire que nous conte Karen Dionne.<\/p>\n<p>Un tr\u00e8s beau livre sur le rapport entre l\u2019homme et la nature (pour moi il y a certaines sc\u00e8nes de chasse qui auraient pu \u00eatre oubli\u00e9es\u00a0; mais elles ne sont pas gratuites et font effectivement partie de la vie). L\u2019homme transmet \u00e0 sa fille le savoir des anciennes tribus indiennes. Elle tire ses connaissances d\u2019une collection de \u00ab National Geographic \u00bb ville de 50 ans. Elle vit avec pour toute compagnie sa m\u00e8re et deux amis imaginaires Cousteau et Calypso.<\/p>\n<p>Une lutte magnifique et haletante, un personnage de femme qui marque. Je ne sais pas \u00e0 quoi je m\u2019attendais mais ce qui est certain c\u2019est que c\u2019est un vrai coup de c\u0153ur\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Elle \u00e9vitait les regards, comme les feuilles de sagittaire se recroquevillent aux premi\u00e8res gel\u00e9es.<\/p>\n<p>Peu importe que le temps me convienne ou non ; c\u2019est pas \u00e7a qui va le changer. \u00c0 quoi bon en parler?<\/p>\n<p>Les plotts hounds sont sans peur, \u00e0 tel point que les amateurs de cette race les surnomment les ninjas du monde canin.<\/p>\n<p>Les agents de la police du Michigan s\u2019assoient sur notre canap\u00e9, un \u00e0 chaque bout, comme deux serre-livres bleus : m\u00eame uniforme, m\u00eame taille, m\u00eames cheveux, leurs casquettes pos\u00e9es sur le coussin du milieu, les genoux relev\u00e9s tr\u00e8s hauts parce que l\u2019assise est basse.<\/p>\n<p>Toutes ces ann\u00e9es \u00e0 tenter d\u2019effacer qui je suis, \u00e0 couper tous les liens avec mon pass\u00e9.<\/p>\n<p>Je ne savais pas que quelque chose clochait dans la famille o\u00f9 j\u2019ai grandi. Les enfants ne se posent jamais ces questions. Quels que soient les dysfonctionnements, tout leur para\u00eet normal.<\/p>\n<p>L\u2019ours, c\u2019\u00e9tait mon <em>mukwa<\/em>, mon animal totem.<\/p>\n<p>J\u2019avais vu des images de foule dans les <em>National Geographic<\/em> et tent\u00e9 d\u2019imaginer l\u2019effet que \u00e7a faisait d\u2019\u00eatre entour\u00e9e par des gens. Maintenant, je savais. C\u2019\u00e9tait bruyant, chaud et plein d\u2019odeurs. J\u2019adorais \u00e7a.<\/p>\n<p>\u2014 Vas-y pioche !<br \/>\nJe ne voyais pas o\u00f9 \u00e9tait la pioche. En plus, je ne voyais pas quoi creuser. Mais j\u2019avais quitt\u00e9 le marais; quand je ne connaissais pas les mani\u00e8res, je copiais les autres.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9t\u00e9 indien qu\u2019on a eu hier, le vieux dicton dans le Michigan reprend ses droits : si tu n\u2019aimes pas le temps qu\u2019il fait maintenant, attends de voir dans dix minutes !<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais adulte et je voulais voir si ma m\u00e9moire m\u2019avait jou\u00e9 des tours, si la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait conforme \u00e0 mes souvenirs.<\/p>\n<p>Ningaabi-anang, Waaban-anang, et Odjiig-anang \u2013 l\u2019\u00e9toile du soir, du matin et la polaire, les trois grands astres des Ojibw\u00e9s.<\/p>\n<p>Mais je cachais depuis si longtemps qui j\u2019\u00e9tais, cela me demandait tant d\u2019efforts de m\u2019adapter, que j\u2019avais besoin de me retrouver seule avec moi-m\u00eame.<\/p>\n<p>On ne mesure son malheur que si on a connu mieux.<\/p>\n<p>Les psychopathes comme mon p\u00e8re peuvent \u00eatre tr\u00e8s charismatiques.<\/p>\n<p>Il a laiss\u00e9 \u00e7\u00e0 et l\u00e0 une foug\u00e8re \u00e9cras\u00e9e, une branche cass\u00e9e, un bout d\u2019empreinte, juste de quoi leur donner l\u2019illusion qu\u2019ils \u00e9taient plus fut\u00e9s que lui et qu\u2019ils allaient le rattraper avant la nuit. Puis au moment propice, il a disparu dans le marais, comme la brume du matin, sans laisser de traces.<\/p>\n<p>\u00c0 la longue, j\u2019ai compris l\u2019art du pistage. C\u2019est comme apprendre \u00e0 lire. Chaque signe est un mot. Il s\u2019agit de les relier pour en faire des phrases, pour r\u00e9v\u00e9ler une histoire, un chapitre de la vie de l\u2019animal qui est pass\u00e9 par l\u00e0.<\/p>\n<p>Il y avait l\u00e0 deux natures qui, au dehors comme en dedans, alternaient selon le cours du soleil. Le jour, l\u2019enfant avait la figure, la beaut\u00e9 de sa m\u00e8re, mais sans doute le caract\u00e8re de son p\u00e8re. La nuit, son corps rappelait qui \u00e9tait son p\u00e8re, le fangeux monarque, mais elle avait l\u2019\u00e2me et le c\u0153ur de sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas le syndrome de Stockholm. Les psychologues appellent \u00e7a l\u2019apprentissage de l\u2019impuissance. Si une personne kidnapp\u00e9e pense que son ravisseur ne va pas la punir, voire la r\u00e9compenser par le pr\u00eat d\u2019une couverture ou un peu de nourriture si elle fait ce qu\u2019on lui dit, elle va ob\u00e9ir, malgr\u00e9 l\u2019humiliation, malgr\u00e9 le d\u00e9sespoir. Si le ravisseur est pr\u00eat \u00e0 infliger une bonne mesure de souffrance, le processus de r\u00e9signation est d\u2019autant plus rapide. Au bout d\u2019un moment, la victime, malgr\u00e9 la raison, ne cherchera m\u00eame plus \u00e0 s\u2019enfuir.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, il \u00e9tait courant d\u2019engager des Indiens venant du Canada pour nettoyer les sites de coupes.<\/p>\n<p>Un narcissique n\u2019est satisfait que lorsque le monde tourne comme il le veut.<\/p>\n<p>Les Blancs donnent des noms g\u00e9ographiques \u00e0 tout leur environnement, mais chez nous, les Premi\u00e8res Nations, on nomme les lieux selon l\u2019usage qu\u2019on en fait, ou leur proximit\u00e9. L\u2019autre \u00eelot. Les c\u00e8dres o\u00f9 les cerfs se retrouvent. Le marais o\u00f9 poussent les sagittaires. L\u2019endroit o\u00f9 Jacob a tu\u00e9 l\u2019aigle. Le rocher o\u00f9 Helena s\u2019est bless\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait l\u2019un des avantages d\u2019\u00eatre isol\u00e9s. Un bienfait que les gens n\u2019imaginent pas : aucun germe.<\/p>\n<p>Ses histoires m\u2019int\u00e9ressaient toujours. Ce n\u2019\u00e9tait pas \u00e7a. Mon p\u00e8re \u00e9tait un conteur hors pair. Mais je voulais d\u00e9couvrir les miennes \u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>La tension entre mes parents \u00e9tait omnipr\u00e9sente, comme un brouillard qui planait constamment dans la pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>Je ne devais jamais m\u2019aventurer sur une rivi\u00e8re gel\u00e9e en hiver, m\u00eame si \u00e7a paraissait solide. La glace d\u2019eau vive n\u2019avait rien \u00e0 voir avec celle d\u2019un lac \u00e0 cause du courant et des turbulences. La couche pouvait \u00eatre \u00e9paisse par endroits et toute fine \u00e0 d\u2019autres.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais terroris\u00e9e, mais ma peur ne m\u2019avait pas emp\u00each\u00e9e de faire ce que j\u2019avais d\u00e9cid\u00e9.<\/p>\n<p>Mais c\u2019\u00e9tait ma main ; m\u00eame si la pioche \u00e9tait mauvaise, je devais l\u2019accepter et \u00ab jouer mon jeu \u00bb, comme disait ma psy \u2013 comme si cette m\u00e9taphore des cartes \u00e9tait parlante \u00e0 une enfant de douze ans !<\/p>\n<p>Les d\u00e9g\u00e2ts sont terribles quand un enfant grandit en captivit\u00e9. Le confinement bloque son d\u00e9veloppement psychique et \u00e9motionnel.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps, je n\u2019aurais pu agir autrement. Je n\u2019aimais pas m\u2019opposer \u00e0 mon p\u00e8re ; je savais \u00e0 quel point il voulait cette fourrure. Mais le loup y tenait aussi.<\/p>\n<p>Le lendemain, mon p\u00e8re m\u2019a demand\u00e9 si j\u2019avais retenu la le\u00e7on. Je lui ai dit oui. Mais je ne crois pas que la le\u00e7on que j\u2019ai apprise soit celle qu\u2019il escomptait.<\/p>\n<p>Quand le dernier arbre sera mort, la derni\u00e8re rivi\u00e8re empoisonn\u00e9e, le dernier poisson p\u00each\u00e9, l\u2019homme blanc enfin s\u2019apercevra qu\u2019il ne peut pas manger son argent.<\/p>\n<p>Nous n\u2019h\u00e9ritons pas de la terre de nos anc\u00eatres, nous l\u2019empruntons \u00e0 nos enfants.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re gardait le fil des jours et des mois sur un calendrier qu\u2019elle avait dessin\u00e9 au charbon de bois sur le mur de la cuisine, mais j\u2019avais toujours \u00e9t\u00e9 plus int\u00e9ress\u00e9e par le vrai temps, celui qu\u2019il faisait dehors, et par les saisons.<\/p>\n<p>Quand on fuit quelqu\u2019un dans la for\u00eat, la meilleure chose \u00e0 faire est de s\u2019allonger et de ne plus bouger.<\/p>\n<p>Certes, il \u00e9tait important de toujours dire la v\u00e9rit\u00e9, mais quand il s\u2019agissait de raconter une histoire, on pouvait enjoliver les faits.<\/p>\n<p>Je ne voulais pas te faire mal, d\u00e9clare-t-il. Tu m\u2019y as contraint.<br \/>\nDiscours typique du pervers narcissique. Quoi qu\u2019il se passe, c\u2019est toujours la faute des autres.<\/p>\n<p>Et je ne voyais pas trop en quoi le kidnapping \u00e9tait mal. Comment \u00e9tait-on cens\u00e9 trouver une \u00e9pouse?<\/p>\n<p>Si j\u2019avais su tout cela, aurais-je agi autrement ? Bien s\u00fbr. Mais il faut assumer ses d\u00e9cisions, m\u00eame si l\u2019issue n\u2019est pas celle pr\u00e9vue.<\/p>\n<p>Mais les souvenirs, ce ne sont pas des faits, ce sont des \u00e9motions.<\/p>\n<p><strong>Informations<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les <strong>Ojibw\u00e9s<\/strong>, <strong>Ojibou\u00e9s<\/strong> ou <strong>Anishinaabes \u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ojibw\u00e9s\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ojibw\u00e9s<\/a> <\/strong><\/p>\n<p><em>Nanabozho<\/em>, l\u2019esprit farceur\u00a0: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nanabozo\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nanabozo<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: Karen Dionne a v\u00e9cu plusieurs ann\u00e9es avec son mari et sa fille de six semaines pr\u00e8s des grands lacs au nord du Michigan, dans une cabane isol\u00e9e qu&rsquo;ils ont construite eux-m\u00eames. 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