{"id":8020,"date":"2019-02-24T18:22:52","date_gmt":"2019-02-24T16:22:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8020"},"modified":"2021-04-24T11:53:36","modified_gmt":"2021-04-24T09:53:36","slug":"vann-david-impurs-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8020","title":{"rendered":"Vann, David \u00abImpurs\u00bb (2013)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur\u00a0<\/strong>: David Vann est n\u00e9 en 1966 sur l&rsquo;\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s&rsquo;installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. Il a travaill\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture d&rsquo;un premier roman pendant dix ans avant de r\u00e9diger en dix-sept jours, lors d&rsquo;un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succ\u00e8s \u00e0 se faire publier aux \u00c9tats-Unis : aucun agent n&rsquo;accepte de soumettre le manuscrit, jug\u00e9 trop noir, \u00e0 un \u00e9diteur. Ses difficult\u00e9s \u00e0 faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs ann\u00e9es dans les Cara\u00efbes et en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les \u00c9tats-Unis en char \u00e0 voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les oc\u00e9ans, il \u00e9choue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu&rsquo;il a dessin\u00e9 et construit lui-m\u00eame. En 2005, il publie A mile down, r\u00e9cit de son propre naufrage dans les Cara\u00efbes lors de son voyage de noces quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succ\u00e8s lui permet de gagner partiellement sa vie gr\u00e2ce \u00e0 sa plume et il commence \u00e0 enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island \u00e0 un concours de nouvelles qu&rsquo;il remporte et, en guise de prix, voit son livre publi\u00e9 en 2008 aux Presses de l&rsquo;Universit\u00e9 du Massachusetts. L&rsquo;ouvrage est tir\u00e9 \u00e0 800 exemplaires puis r\u00e9imprim\u00e9 \u00e0 la suite de la parution d&rsquo;une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette \u00e9dition qui seront distribu\u00e9s sur le march\u00e9 am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Publi\u00e9 en France en janvier 2010, <em>Sukkwan Island<\/em> remporte imm\u00e9diatement un immense succ\u00e8s. Il remporte le prix M\u00e9dicis \u00e9tranger et s&rsquo;est vendu \u00e0 plus de 300 000 exemplaires. Port\u00e9 par son succ\u00e8s fran\u00e7ais, David Vann est aujourd&rsquo;hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cin\u00e9matographique par une soci\u00e9t\u00e9 de production fran\u00e7aise est en cours.<\/p>\n<p>David Vann est l\u2019auteur de<span style=\"color: #0000ff;\"> <em><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\">Sukkwan Island<\/a><\/em> <\/span>, D\u00e9solations<em>, <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8020\"><span style=\"color: #0000ff;\">Impurs<\/span><\/a><\/em>,<em> <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8241\">Goat Mountain<\/a><\/span><\/em>, <em><u><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3953\"><span style=\"color: #0000ff;\">Dernier jour sur terre<\/span><\/a><\/u><\/em>,\u00a0 <em><u><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3579\"><span style=\"color: #0000ff;\">Aquarium<\/span><\/a><\/u><\/em>, L\u2019Obscure clart\u00e9 de l\u2019air, Un poisson sur la lune (2019) \u00a0Le Bleu au-del\u00e0 (Nouvelles 2020),\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><em><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13389\">Komodo<\/a><\/em>\u00a0<\/span>(2021) . Il partage aujourd\u2019hui son temps entre la Nouvelle-Z\u00e9lande o\u00f9 il vit et l\u2019Angleterre o\u00f9 il enseigne, tous les automnes, la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p>Gallmeister \u2013 07.03.2013 \u2013 278 pages \/ Gallmeister Totem \u2013 17.01.2017 \u2013 247 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Et\u00e9 1985. Dans la vieille demeure familiale, en plein coeur de la Vall\u00e9e Centrale de Californie, Galen vit seul avec sa m\u00e8re. Tandis que celle-ci s&rsquo;attache \u00e0 faire revivre un pass\u00e9 id\u00e9alis\u00e9 et l&rsquo;\u00e9touffe d&rsquo;un amour oppressant, le jeune homme tente de trouver refuge dans la m\u00e9ditation. Son existence et celle de sa m\u00e8re sont rythm\u00e9es par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu&rsquo;ils rendent \u00e0 sa riche grand-m\u00e8re dont la m\u00e9moire d\u00e9faille.<br \/>\nMais l&rsquo;accumulation de ranc\u0153urs entre les deux s\u0153urs et l&rsquo;obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas \u00e0 les mener au bord de l&rsquo;explosion. Une fois que la noirceur de chacun se sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au grand jour, rien ne pourra plus les pr\u00e9server du pire. Apr\u00e8s D\u00e9solations et Sukkwan Island, prix M\u00e9dicis \u00e9tranger 2010, David Vann nous entra\u00eene dans la fournaise californienne. Il livre un roman haletant sur la folie et la lente descente aux enfers d&rsquo;un jeune homme \u00e0 l&rsquo;esprit tortur\u00e9.<br \/>\nLe nouveau tour de force d&rsquo;un romancier exceptionnel.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: David Vann a quitt\u00e9 l\u2019Alaska pour le d\u00e9sert californien. Tout comme dans Sukkwan Island, la cellule familiale est loin d\u2019etre idyllique dans ce troisi\u00e8me opus de l\u2019auteur. Toujours aussi oppressant\u00a0! Ce roman qui nous entra\u00eene une fois encore au c\u0153ur des t\u00e9n\u00e8bres de l\u2019\u00e2me humaine et comme dans Sukkwan Island, Le drame de l\u2019incommunicabilit\u00e9. Cette fois entre le fils et la m\u00e8re.<\/p>\n<p>Au centre du r\u00e9cit un jeune homme de 22 ans, Galen. Jeune homme perturb\u00e9, vivant avec sa m\u00e8re, dans un monde de femmes (sa grand-m\u00e8re plac\u00e9e dans un home pour personnes \u00e2g\u00e9es et qui est atteinte d\u2019Alzheimer, sa cousine et sa tante). Galen vit avec sa m\u00e8re une relation tr\u00e8s \u00e9prouvante et toxique. Il voudrait aller \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 mais il ne peut pas y aller pour des raisons financi\u00e8res\u00a0; sa m\u00e8re le fait vivre dasn une ambiance du pass\u00e9 avec des habitudes qui r\u00e8glent leur vie en se fondant sur des habitudes archa\u00efques et pass\u00e9iste. L\u2019objectif des visites de sa tante et de sa cousine est clairement de soutirer de l\u2019argent \u00e0 la grand-m\u00e8re via la m\u00e8re qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e tutrice. Les relations familiales sont glauques, malsaines, gorg\u00e9es de haine.<\/p>\n<p>Une excursion en famille dans une cabane en pleine nature va faire exploser la haine qui unit les membres de la famille. Le jeune homme, encore puceau va se retrouver sous la coupe de sa cousine, la m\u00e8re va voir des choses qu\u2019elle aurait d\u00fb ignorer, les r\u00e9flexions et les reproches vont vite rendre l\u2019atmosph\u00e8re irrespirable et amener les relations \u00e0 un point de non-retour.<\/p>\n<p>Et la descente en enfer va se poursuivre\u2026 Une sordide histoire d\u2019h\u00e9ritage \u00e0 tous les niveaux. Financier mais pas que\u2026 La violence des hommes de la famille se transmet du grand-p\u00e8re au petit-fils. La m\u00e8re et la grand-m\u00e8re servent de transmission. Enorm\u00e9ment de violence, tant mentale que physique et verbale, et de violence tout court. Ce qui se passe dans la t\u00eate de ce jeune homme d\u00e9stabilis\u00e9 est juste \u00e9pouvantable et on se sent tr\u00e8s mal en partageant ses pens\u00e9es. On avance pas \u00e0 pas dans la destruction et le soleil de Californie va tout br\u00fbler sur son passage\u2026 Galen est \u00e0 la fois d\u00e9pendant de sa m\u00e8re et emp\u00eatr\u00e9 dans une relation fusionnelle\u00a0; il veut s\u2019en d\u00e9faire mais ne con\u00e7oit pas de vivre en marge\u2026 Le suspense est pr\u00e9sent tout au long du r\u00e9cit. Dans la lign\u00e9e de Sukkwan Island, j\u2019en suis ressortie glac\u00e9e sous le soleil californien\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Il lisait <em>Siddhartha<\/em> pour la centi\u00e8me fois, le jeune bouddha contemplant la rivi\u00e8re.<\/p>\n<p>Ils n\u2019\u00e9taient pas en Angleterre. Ils \u00e9taient \u00e0 Carmichael, une banlieue de Sacramento en Californie, dans la Vall\u00e9e Centrale, un long gouffre br\u00fblant et sauvage, ils \u00e9taient aussi loin de l\u2019Angleterre qu\u2019on peut l\u2019\u00eatre, mais chaque apr\u00e8s-midi, ils prenaient le th\u00e9 et le go\u00fbter. Ils n\u2019\u00e9taient m\u00eame pas anglais. Sa grand-m\u00e8re venait d\u2019Islande et son grand-p\u00e8re, d\u2019Allemagne. Rien n\u2019aurait jamais de sens dans leur vie.<\/p>\n<p>On dirait que tes joues sont aspir\u00e9es de l\u2019int\u00e9rieur et que tu as des os \u00e0 l\u2019avant du cou.<\/p>\n<p>Elle avait chass\u00e9 sa propre m\u00e8re, sa s\u0153ur et sa ni\u00e8ce, et il ne restait plus qu\u2019eux deux, et chaque jour il avait le sentiment qu\u2019il ne pourrait supporter un jour de plus, mais chaque jour il restait.<\/p>\n<p>Le plaisir pareil au d\u00e9sespoir, un besoin profond et atroce, et son imagination, terrible. Samsara, monde de la souffrance.<\/p>\n<p>Le seul probl\u00e8me \u00e9tait de parvenir \u00e0 glisser au-del\u00e0 des lisi\u00e8res du r\u00eave.<\/p>\n<p>On ne fait que r\u00e9p\u00e9ter machinalement une routine, dit Galen.<br \/>\nComment \u00e7a\u00a0? demanda sa tante.<br \/>\nToute notre vie, dit Galen, rien qu\u2019une reconstitution d\u2019un pass\u00e9 qui n\u2019a jamais exist\u00e9.<br \/>\nLe pass\u00e9 a exist\u00e9, dit sa m\u00e8re. Tu n\u2019y \u00e9tais pas, c\u2019est tout. Tu penses que ce qui n\u2019a pas de rapport avec toi n\u2019est pas r\u00e9el.<\/p>\n<p>Quel int\u00e9r\u00eat d\u2019essayer d\u2019\u00eatre une famille\u00a0? demanda-t-il. Pourquoi est-ce qu\u2019on fait \u00e7a\u00a0?<\/p>\n<p>Il le comprenait d\u00e9sormais, sa famille \u00e9tait soud\u00e9e par la violence. Mais il \u00e9tait bloqu\u00e9 l\u00e0, clou\u00e9 sur place, incapable de bouger.<\/p>\n<p>Galen lisait <em>Le Proph\u00e8te<\/em> de Khalil Gibran, son livre le plus pr\u00e9cieux, celui qu\u2019il \u00e9tudiait lorsque son attachement au monde devenait insupportable.<\/p>\n<p>Il voulait \u00eatre en paix. Mais d\u00e8s qu\u2019il s\u2019approchait d\u2019elle, il avait envie de la tuer.<\/p>\n<p>La cl\u00e9, pour traverser le monde, \u00e9tait de trouver un moyen d\u2019en oublier l\u2019existence. Une ombre dans un pays d\u2019ombres, attendre le bon moment.<\/p>\n<p>Il vivait dans une \u00e9poque qui se pr\u00e9parait \u00e0 le reconna\u00eetre. C\u2019\u00e9tait un \u00e9l\u00e9ment important dans l\u2019existence d\u2019un proph\u00e8te. Il \u00e9tait inutile d\u2019avoir une vision s\u2019il n\u2019y avait personne pour la comprendre.<\/p>\n<p>Il l\u2019\u00e9coutait chaque fois qu\u2019il lisait <em>Jonathan Livingstone le go\u00e9land<\/em> et, dans le bruit du ressac, il percevait la fugacit\u00e9 des choses. La formation et l\u2019\u00e9clatement, la reconstruction et la dissolution du monde. Le soi, assembl\u00e9 avec tant de fragilit\u00e9. La cl\u00e9 \u00e9tait de sentir le flux et l\u2019attraction tandis que tout s\u2019\u00e9loignait avant de se reformer \u00e0 nouveau et d\u2019avancer pesamment. Car dans ce flux, dans son instant ultime, \u00e0 la fin de l\u2019attraction, se trouvait le vide qu\u2019\u00e9tait la v\u00e9rit\u00e9. Samsara, la souffrance, \u00e9tait l\u2019incapacit\u00e9 de demeurer dans cet instant. Samsara \u00e9tait la formation de la vague suivante.<\/p>\n<p>Il enfon\u00e7a son visage dans l\u2019oreiller et sanglota aussi discr\u00e8tement que possible, et il avait conscience de l\u2019injustice du monde envers ceux qui \u00e9prouvent un amour v\u00e9ritable.<\/p>\n<p>Je ne me souviens de rien. Parfois, j\u2019aimerais mourir, tout simplement. Je d\u00e9teste le fait de ne jamais me souvenir de rien.<\/p>\n<p>Tu penses \u00eatre quelqu\u2019un en ce moment, mais c\u2019est seulement parce que tu es capable de rassembler tes souvenirs. Tu les rassembles et tu crois qu\u2019ils constituent quelque chose. Mais si on te retire tes souvenirs, ou qu\u2019on se contente juste d\u2019en modifier l\u2019ordre chronologique, il ne te reste plus rien.<\/p>\n<p>Sa famille s\u2019\u00e9tait chang\u00e9e en pierre, tout le monde avait perdu l\u2019usage de la parole.<\/p>\n<p>J\u2019ai vu chacune de tes expressions se d\u00e9velopper. J\u2019ai vu comme tu riais, comme tu as oubli\u00e9 comment rire, j\u2019ai vu comme tu souriais, et comment ton sourire s\u2019est tordu, s\u2019est mis \u00e0 changer, comment tes mauvaises humeurs et tes pleurs se sont mu\u00e9s en col\u00e8re m\u00eame si, je dois bien l\u2019admettre, je ne comprends pas ta col\u00e8re. Ta col\u00e8re m\u2019est \u00e9trang\u00e8re, quelque chose que je n\u2019arrive pas \u00e0 anticiper. Ta col\u00e8re, c\u2019est en partie la raison pour laquelle tu n\u2019es plus vraiment \u00e0 moi.<\/p>\n<p>Rassemblant autour de lui ses vies pass\u00e9es, il comprit quelles repr\u00e9sentaient le temps lui-m\u00eame. Il convoquait le temps et l\u2019\u00eatre dans cette derni\u00e8re pouss\u00e9e du devenir.<\/p>\n<p>Pourquoi le but \u00e9tait-il soudain le devenir\u00a0? Le d\u00e9tachement \u00e9tait cens\u00e9 \u00eatre le but, et le d\u00e9tachement n\u2019\u00e9tait pas la m\u00eame chose que le devenir.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me, avec un chemin, c\u2019\u00e9tait qu\u2019il menait invariablement quelque part, et on ne pouvait jamais faire de pause, sur aucun chemin. Il fallait toujours avancer.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me, avec la m\u00e9moire, c\u2019\u00e9tait qu\u2019elle nous disait simplement ce que nous voulions entendre. Elle n\u2019avait aucune forme ind\u00e9pendante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: David Vann est n\u00e9 en 1966 sur l&rsquo;\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s&rsquo;installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. 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