{"id":8031,"date":"2019-02-27T18:06:12","date_gmt":"2019-02-27T17:06:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8031"},"modified":"2019-02-27T18:06:30","modified_gmt":"2019-02-27T17:06:30","slug":"messud-claire-la-fille-qui-brule-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8031","title":{"rendered":"Messud, Claire  \u00abLa fille qui br\u00fble\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong> : Claire Messud, n\u00e9e le 8 octobre 1966 \u00e0 Greenwich au Connecticut, est une femme de lettres am\u00e9ricaine. Elle a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Yale et \u00e0 Cambridge. Son premier roman, When the World Was Steady, a \u00e9t\u00e9 finaliste du prix PEN\/Faulkner en 1996. Les Editions Gallimard ont d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 La vie apr\u00e8s (2011), Une histoire simple(2004), Les enfants de l&#8217;empereur (2008) et La Femme d&rsquo;En Haut(2014) , <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8031\">La fille qui br\u00fble<\/a> (2018).<\/p>\n<p>Gallimard &#8211; Collection Du monde entier \u2013 19.04.2018 \u2013 256 pages &#8211; Trad. de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par France Camus-Pichon \u2013 titre original\u00a0: The Burning Girl<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Julia et Cassie se connaissent depuis toujours. Amies siamoises, copines jumelles, elles savent tout l&rsquo;une de l&rsquo;autre et se fraient ensemble leur chemin vers l&rsquo;adolescence. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dant leur entr\u00e9e en cinqui\u00e8me, elles fuient leur petite ville de Royston, dans le Massachusetts, par le biais de l&rsquo;imagination. Enfoui au milieu d&rsquo;une for\u00eat subsiste un ancien asile dans lequel elles s&rsquo;inventent des vies dangereuses.<br \/>\nEt puis le quotidien reprend son cours, elles ne sont plus dans la m\u00eame classe, se font de nouveaux amis et s&rsquo;\u00e9loignent peu \u00e0 peu. El\u00e8ve studieuse, Julia se pr\u00e9pare pour le concours d&rsquo;\u00e9loquence tandis que Cassie entame de mauvaises fr\u00e9quentations. Julia observe, impuissante, son amie de toujours lui \u00e9chapper et se fondre dans la peau, \u00e0 vif, de quelqu&rsquo;un qu&rsquo;elle ne reconnait pas. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que Cassie disparaisse.<br \/>\nClaire Messud brosse un tableau sombre et envo\u00fbtant de l&rsquo;adolescence \u00e0 l&rsquo;\u00e8re des r\u00e9seaux sociaux et dans lequel parents et enfants font l&rsquo;apprentissage de la s\u00e9paration, de l&rsquo;incompr\u00e9hension, avant de tenter d&rsquo;\u00e9crire leur propre version de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Cela commence d\u00e8s l\u2019enfance. Une amiti\u00e9 entre deux fillettes qui ne se quittent pas. Mais cette relation va-t-elle survivre \u00e0 l\u2019adolescence, \u00e0 la diff\u00e9rence de classe sociale\u2026 C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une amiti\u00e9 qui va explorer les deux filles et tenter de retrouver ce qui se cache derri\u00e8re les apparences. La parole est donn\u00e9e \u00e0 Julia, une jeune fille de bonne famille qui a rencontr\u00e9 celle qu\u2019elle consid\u00e8re comme sa jumelle, son ins\u00e9parable, son \u00e2me s\u0153ur, sa meilleure amie \u00e0 la maternelle. Et m\u00eame si les milieux sociaux dans lesquels elles \u00e9voluent sont tr\u00e8s diff\u00e9rents, les fillettes sont tr\u00e8s li\u00e9es. Pendant leurs jeunes ann\u00e9es elles vivent ensemble des aventures, elles explorent des endroits qui deviennent leur univers, des lieux connus d\u2019elles seules, elles ont des secrets.<\/p>\n<p>La passion de Julia est le th\u00e9\u00e2tre et un jour elle ira dans une grande Universit\u00e9. Pour Cassie, qui ne sait pas qui est son p\u00e8re et dont la m\u00e8re est infirmi\u00e8re \u00e0 domicile, l\u2019avenir est nettement moins trac\u00e9.<\/p>\n<p>A l\u2019adolescence, les fr\u00e9quentations de Cassie vont \u00e9loigner les deux amies, mais Julia refuse de croire que Cassie s\u2019\u00e9loigne. Et pourtant&#8230; Julia entre dans l\u2019\u00e2ge adulte, ne franchit pas les limites. Pendant ce temps, la vie de Cassie devient difficile. Sa m\u00e8re rencontre un homme assez louche, son univers se d\u00e9t\u00e9riore. Comment va-t-elle r\u00e9agir\u00a0? Leur amiti\u00e9 va-t-elle r\u00e9sister\u00a0? Julia va-t-elle aider son amie de toujours\u00a0? Cassie va-t-elle appeler \u00e0 l\u2019aide\u00a0?<\/p>\n<p>Un livre sur l&rsquo;adolescence, sur les relations entre les jeunes filles et leurs parents. Si vous aimez les livres de Laura Kasischke et les th\u00e8mes qu\u2019elle aborde, je pense que vous allez beaucoup aimer ce livre. C\u2019est une belle d\u00e9couverte et je pense que je vais suivre cette autrice.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Chaque nouvelle journ\u00e9e accro\u00eet un peu plus la distance entre alors et maintenant, donc je peux croire \u2013\u00a0il faut que j\u2019y croie\u00a0\u2013 qu\u2019un jour je regarderai en arri\u00e8re, et ce \u00ab\u2005alors\u2005\u00bb ne sera plus qu\u2019un point sur l\u2019horizon.<\/p>\n<p>C\u2019est entr\u00e9 dans la l\u00e9gende, sans que je puisse dire aujourd\u2019hui si je m\u2019en souviens, ou si on me l\u2019a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 tant de fois que j\u2019ai invent\u00e9 ce souvenir.<\/p>\n<p>Si je pouvais remonter le temps, je noterais tout\u00a0: les secrets qu\u2019on se confiait et les projets qu\u2019on faisait.<\/p>\n<p>\u00ab\u2005Tant qu\u2019\u00e0 faire, pourquoi imaginer le pire\u2005?\u2005\u00bb demandait-elle.<\/p>\n<p>\u2026 des souvenirs de la toute petite enfance, aux bords sombres comme ceux d\u2019une vieille photo, mais ind\u00e9l\u00e9biles.<\/p>\n<p>Parfois, m\u2019a-t-elle confi\u00e9 un jour, je suis absolument s\u00fbre qu\u2019il est vivant. Pas seulement dans ma t\u00eate, mais r\u00e9ellement l\u00e0. Parce que je le sens si pr\u00e8s de moi, tu comprends\u2005? Comme s\u2019il m\u2019accompagnait. Les anges, a-t-elle chuchot\u00e9 avec v\u00e9h\u00e9mence, existent vraiment.<\/p>\n<p>Nous avons \u00e9chang\u00e9 un regard, presque un sourire mais pas tout \u00e0 fait, un peu la m\u00eame expression que la Joconde.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re disait toujours que si on n\u2019a pas d\u2019antiseptique, il faut veiller \u00e0 faire saigner la plaie pour la d\u00e9barrasser des microbes.<\/p>\n<p>Elle croit que rien ne s\u2019est pass\u00e9, si elle n\u2019a pas de t\u00e9moins.<\/p>\n<p>Quand j\u2019\u00e9crivais mon journal, je n\u2019arrivais pas \u00e0 me convaincre que j\u2019en serais la seule lectrice\u2005; or tout l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un journal \u00e9tait de consigner les choses qu\u2019on voulait cacher \u00e0 autrui. Peut-\u00eatre, me disais-je parfois, qu\u2019un autre lecteur serait simplement moi plus \u00e2g\u00e9e, la m\u00eame, mais chang\u00e9e par le temps. Ce qui me troublait, car c\u2019\u00e9tait quoi, un moi, une personne, s\u2019il pouvait changer \u00e0 ce point \u2013\u00a0autant qu\u2019un b\u00e2timent abandonn\u00e9, par exemple\u2005? \u00c0 quoi se fier, alors, hormis aux rochers de la carri\u00e8re?<\/p>\n<p>on basculait soudain dans un monde d\u2019actes et de conjectures adultes<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions pass\u00e9es de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du miroir, dans un monde d\u2019amiti\u00e9 feinte o\u00f9 Cassie me faisait un grand sourire d\u00e8s qu\u2019elle m\u2019apercevait \u2013\u00a0mais pas trop grand quand m\u00eame, voyez-vous. Comme une parodie de son ancien sourire\u2005; moi aussi je souriais, m\u00eame si j\u2019avais l\u2019impression de faire la grimace et savais que personne autour de nous n\u2019\u00e9tait dupe, surtout pas Cassie.<\/p>\n<p>elle mettait toujours l\u2019autoradio en bruit de fond, il n\u2019y avait jamais de longs silences, et elle ne se rendait sans doute compte de rien.<\/p>\n<p>Notre \u00e9loignement n\u2019avait rien d\u2019agressif ni de cruel, pas pour elle. On aurait plut\u00f4t dit que j\u2019\u00e9tais une vieille paire de chaussures et qu\u2019elle en avait deux paires neuves plus \u00e9l\u00e9gantes\u2005; elle ne mettait plus les anciennes, sans vouloir les jeter pour autant.<\/p>\n<p>Mais tu ne vois donc pas que je suis contamin\u00e9e\u2005? Tu ne vois donc pas toute cette crasse adulte qui me recouvre\u2005?<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>Parfois, je me disais que grandir en \u00e9tant une fille, c\u2019\u00e9tait apprendre \u00e0 avoir peur. Pas exactement \u00e0 \u00eatre parano, mais \u00e0 toujours rester sur ses gardes et lucide, comme quand on v\u00e9rifie l\u2019emplacement de la sortie de secours au cin\u00e9ma ou \u00e0 l\u2019h\u00f4tel.<\/p>\n<p>Vous grandissez, et \u00e0 cause de toutes les histoires qu\u2019on vous raconte vous apprenez comment est le monde, et vous commencez \u00e0 perdre des libert\u00e9s.<\/p>\n<p>On ne peut aider personne si on ne s\u2019aide pas soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>Tu ne trouves pas \u00e7a tr\u00e8s triste\u2005? Presque path\u00e9tique, je veux dire. Car enfin, pourquoi elle ne s\u2019accepte pas telle qu\u2019elle est au lieu de mettre un d\u00e9guisement chaque matin, comme un costume de th\u00e9\u00e2tre\u2005?<\/p>\n<p>elle se tournait vers ce soleil noir tel un h\u00e9liotrope<\/p>\n<p>Je me suis alors souvenue d\u2019avoir imagin\u00e9 qu\u2019avec ses chansons de Springsteen \u00e0 fond, il revivait sa jeunesse insouciante<\/p>\n<p>on r\u00e9agit davantage au sort d\u2019un individu qu\u2019\u00e0 celui d\u2019une collectivit\u00e9 \u2013\u00a0on est davantage boulevers\u00e9 par la mort d\u2019un enfant particulier\u00a0que par l\u2019annonce de cinq cents ou mille d\u00e9c\u00e8s<\/p>\n<p>Amusant, l\u2019effet que peut avoir le passage du temps\u00a0: chaque jour une goutte d\u2019eau tombe, et sur la roche juste en dessous se forme \u00e0 notre insu une concr\u00e9tion calcaire.<\/p>\n<p>Avec quelqu\u2019un qu\u2019on a toujours connu et aim\u00e9 sans r\u00e9fl\u00e9chir, on a l\u2019\u00e9trange impression de tout savoir et de ne rien savoir \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps notre amiti\u00e9 ressemblait \u00e0 une ville que l\u2019on n\u2019aurait pas visit\u00e9e depuis une \u00e9ternit\u00e9, dont on conna\u00eetrait les rues par c\u0153ur, mais dont les commerces et les restaurants auraient chang\u00e9, si bien qu\u2019on pouvait aller sans probl\u00e8me de l\u2019\u00e9glise \u00e0 la grand-place, mais ne pas savoir o\u00f9 trouver une glace, ou un sandwich correct.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Elle a des probl\u00e8mes.<br \/>\n\u2014\u00a0Qu\u2019est-ce qui le prouve\u2005?\u2005\u00bb Je savais qu\u2019il avait raison, mais tant pis.<br \/>\n\u00ab\u2005Le simple fait qu\u2019elle ne veuille pas qu\u2019on sache. Tu ne te caches que si tu ne peux pas faire autrement. C\u2019est comme une plan\u00e8te\u00a0: tu sais u\u2019elle est forc\u00e9ment ronde, mais tu n\u2019en vois qu\u2019un croissant ou une face. Donc tu d\u00e9duis que l\u2019autre partie est dans l\u2019ombre. Ensuite tu dois te repr\u00e9senter ce qui est dans l\u2019ombre, et quelle en est la cause.<\/p>\n<p>L\u00e0, en cet instant pr\u00e9cis, je pouvais anticiper chacun de ses mouvements comme s\u2019il \u00e9tait entour\u00e9 d\u2019un champ magn\u00e9tique, attirant jusqu\u2019\u00e0 en \u00eatre presque repoussant.<\/p>\n<p>on ne peut jamais r\u00e9ellement savoir ce qui arrive aux autres, ni ce qu\u2019eux-m\u00eames croient qu\u2019il leur arrive, ce qui revient au m\u00eame.<\/p>\n<p>Moi aussi j\u2019avais r\u00e9cemment pris conscience de la solitude de chacun de nous, du peu de nous-m\u00eames et de notre existence que nous partageons, bien que nous partagions certaines pi\u00e8ces, certaines heures, certaines conversations.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, ce qui doit arriver arrivera, non pas que tout soit \u00e9crit, mais parce qu\u2019aucun de nous ne voit jamais la r\u00e9alit\u00e9 en face, seulement \u00e0 travers une vitre noircie\u00a0: c\u2019est le mieux que nous puissions faire.<\/p>\n<p>Comment aurais-je pu expliquer que, pour moi, tout est jeu, tout est th\u00e9\u00e2tre\u2005? Chacun de nous rev\u00eat son costume de sc\u00e8ne, son masque, et fait semblant. Nous prenons le vaste tourbillon insaisissable et infini d\u2019\u00e9v\u00e9nements et d\u2019\u00e9motions qui nous entoure, dans lequel nous sommes immerg\u00e9s, et nous en faisons un r\u00e9cit simplifi\u00e9, une histoire simple que nous pr\u00e9sentons comme une v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : Claire Messud, n\u00e9e le 8 octobre 1966 \u00e0 Greenwich au Connecticut, est une femme de lettres am\u00e9ricaine. Elle a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Yale et \u00e0 Cambridge. Son premier roman, When the World Was Steady, a \u00e9t\u00e9 finaliste du prix PEN\/Faulkner en 1996. Les Editions Gallimard ont d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 La vie apr\u00e8s (2011), &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8031\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8032,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[520,202,29,105,192],"tags":[677,522,254,218,433,325,410,212],"class_list":["post-8031","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-520","category-etats-unis","category-americaine","category-roman","category-xxieme-siecle","tag-abandon","tag-adolescence","tag-amitie","tag-drame","tag-fuite","tag-mal-etre","tag-relations-mere-fille","tag-separation"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8031","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8031"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8031\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8034,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8031\/revisions\/8034"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/8032"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8031"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8031"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8031"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}