{"id":8114,"date":"2019-03-14T14:15:39","date_gmt":"2019-03-14T13:15:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8114"},"modified":"2019-03-14T15:02:25","modified_gmt":"2019-03-14T14:02:25","slug":"ducret-diane-les-indesirables-03-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8114","title":{"rendered":"Ducret, Diane \u00ab Les ind\u00e9sirables \u00bb (03. 2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>: Diane Ducret n\u00e9e \u00e0 Anderlecht (Belgique) le 17 novembre 19822, est une philosophe, historienne, romanci\u00e8re et essayiste franco-belge. Apr\u00e8s une enfance au pays basque, elle s&rsquo;inscrit en hypokh\u00e2gne au lyc\u00e9e Moli\u00e8re \u00e0 Paris avant de partir \u00e9tudier \u00e0 Rome. Elle passe ensuite une ma\u00eetrise d&rsquo;histoire de la philosophie \u00e0 la Sorbonne Paris IV, et soutient un m\u00e9moire portant sur \u00ab\u00a0La modernit\u00e9 scientifique et la pens\u00e9e du transcendantal chez Husserl\u00a0\u00bb, puis un DEA dans la m\u00eame sp\u00e9cialit\u00e9 traitant de \u00ab\u00a0La mort comme critique de la totalit\u00e9\u00a0: lecture de L\u2019\u00c9toile de la R\u00e9demption de Franz Rosenzweig\u00a0\u00bb. Puis elle entreprendra un magist\u00e8re de philosophie contemporaine \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure. Diane Ducret collabore ensuite \u00e0 la r\u00e9daction de documentaires historiques sur France 3 pour l&rsquo;\u00e9mission Des racines et des ailes et a anim\u00e9, en 2009 Le Forum de l&rsquo;Histoire sur la cha\u00eene Histoire.<\/p>\n<p>Elle est l\u2019auteure des best-sellers Femmes de dictateur (Perrin, 2011), traduit en vingt-cinq langues, La Chair interdite (Albin Michel, 2014), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8114\">Les Ind\u00e9sirables<\/a> (Flammarion, 2017), La meilleure fa\u00e7on de marcher est celle du flamant rose (Flammarion, 2018)<\/p>\n<p>Flammarion \u2013 01.03.2017 &#8211; 320 pages \/J\u2019ai lu \u2013 28.02.2018 \u2013 349 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00ab Nous avons ri, nous avons chant\u00e9, nous avons aim\u00e9. Nous avons lutt\u00e9, mon amie, c\u2019\u00e9tait une belle lutte. Je me suis sentie plus vivante \u00e0 tes c\u00f4t\u00e9s que je ne le fus jamais. \u00bb<\/p>\n<p>Un cabaret dans un camp au milieu des Pyr\u00e9n\u00e9es, au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale. Deux amies, l\u2019une aryenne, l\u2019autre juive, qui chantent l\u2019amour et la libert\u00e9 en allemand, en yiddish, en fran\u00e7ais&#8230; cela semble invent\u00e9 ! C\u2019est pourtant bien r\u00e9el. Eva et Lise font partie des milliers de femmes \u00ab ind\u00e9sirables \u00bb intern\u00e9es par l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais. Leur pacte secret les lie \u00e0 Suzanne \u00ab la goulue \u00bb, Ernesto l\u2019Espagnol ou encore au commandant Davergne. \u00c0 Gurs, l\u2019ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compt\u00e9. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.<\/p>\n<p>\u00c0 la fa\u00e7on d\u2019une com\u00e9die dramatique, Diane Ducret met en sc\u00e8ne le miracle de l\u2019amour, la r\u00e9sistance de l\u2019espoir dans une fable terrible et gaie, inspir\u00e9e d\u2019histoires vraies.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Le camp de Gurs dans les Pyr\u00e9n\u00e9es-Atlantiques, apr\u00e8s avoir accueilli les combattants r\u00e9publicains de la guerre civile espagnole, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour emprisonner des \u00e9trangers, des juifs\u2026 et des femmes dont l&rsquo;auteur nous raconte le quotidien et la force de caract\u00e8re. Lydie Salvayre avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 ces camps de la honte dans son magnifique \u00ab\u00a0Pas pleurer\u00a0\u00bb (Goncourt 2014), Diane Ducret les remet en lumi\u00e8re. Pour ne jamais oublier\u00a0!<\/p>\n<p>L\u2019auteur a pris pour point de d\u00e9part de ce livre un appel placard\u00e9 sur les murs de Paris le 15 mai 1940, \u00ab\u00a0la rafle des femmes ind\u00e9sirables\u00a0\u00bb\u00a0; invitation \u00e0 toutes les femmes sans enfants en provenance d\u2019Allemagne (juives ou non) \u2013 5000 femmes qui seront conduites au Vel HIV, puis dans un camp dans les Pyr\u00e9n\u00e9es. Ce roman est \u00e0 la fois historique (r\u00e9fugi\u00e9s, contexte fascisant, mont\u00e9e des extr\u00eames) et humain. La beaut\u00e9 et l\u2019\u00e9lan de vie en guise de symbole de R\u00e9sistance. Chaque \u00e9poque \u00e0 ses ind\u00e9sirables\u2026 qui sont responsables de tous les maux\u2026 Femme, sans enfant, ind\u00e9sirable\u2026 histoire d\u2019\u00e9migration caus\u00e9e par la guerre\u2026 L\u2019Histoire se r\u00e9p\u00e8te\u2026 France, terre d\u2019accueil\u00a0!? pas en 1930 et visiblement pas au d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle On parle des camps allemands mais on passe sous silence les camps fran\u00e7ais. Il y a de hommes qui vont se r\u00e9v\u00e9ler humains, comme le Commandant Davergne (vrai nom) qui fera ce qu\u2019il peut pour les sauver.<\/p>\n<p>Deux ind\u00e9sirables vont devenir ins\u00e9parables au lieu de se d\u00e9tester et qui vont survivre l\u2019une pour l\u2019autre. La force de l\u2019amiti\u00e9, du rire, des mots et du regard, de l\u2019espoir, de la confiance, de la coh\u00e9sion. Quand l\u2019id\u00e9e que le point commun entre les Allemands et les Fran\u00e7ais est \u00ab\u00a0le cabaret\u00a0\u00bb, une raison de vivre se fait jour et va f\u00e9d\u00e9rer les femmes autour d\u2019un projet. Et cela va les motiver, leur donner un but. Ce livre est un message d\u2019espoir, d\u2019\u00e9vasion par l\u2019amiti\u00e9, l\u2019amour, la musique, la culture\u2026<\/p>\n<p>Hannah Arendt (philosophe juive allemande, rafl\u00e9e au Vel d\u2019Hiv, puis intern\u00e9e au camp de Gurs) sert en quelque sorte de fil rouge au roman.\u00a0\u00a0 A Gurs, on croisera \u00e9galement Dita Parlo (actrice allemande) et des femmes qui ont travaill\u00e9 dans le monde artistique ( cr\u00e9atrice de costumes dans les ballets russes, chanteuse, danseuses)<\/p>\n<p>C\u2019est un livre fort, \u00e9mouvant, sensible mais jamais larmoyant. A lire\u00a0!<\/p>\n<p>Je voudrais aussi vous signaler le livre de l\u2019italienne <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7800\">Rosella Postorino \u00abLa go\u00fbteuse d\u2019Hitler\u00bb<\/a> (2019) : un autre pan m\u00e9connu de la Deuxi\u00e8me Guerre Mondiale y est r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Et vous recommander le livre de <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=213\">Valentine Goby\u00a0 \u00ab\u00a0Kinderzimmer\u00a0\u00bb<\/a> (2013), au cas o\u00f9 vous ne l&rsquo;auriez pas encore lu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si tu as faim, chante\u00a0; et si tu as mal, ris. Profite du temps, tant qu&rsquo;il est pr\u00e9sent\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>elle lui semble toute petite, elle qui avait toujours \u00e9t\u00e9 sans \u00e2ge, puisque c&rsquo;\u00e9tait maman.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;y a-t-il pourtant de plus humain que cinq mille paires d&rsquo;yeux pleins de questions et d&rsquo;inqui\u00e9tudes, et qui regardent dans la m\u00eame direction\u00a0?<\/p>\n<p>On ose \u00e0 peine respirer, on attend. Quoi\u00a0? Que l&rsquo;absurde se dilue, qu&rsquo;on rep\u00e8re les vraies nazies et qu&rsquo;on laisse partir les autres, la France n&rsquo;est pas un pays o\u00f9 l&rsquo;on emprisonne les femmes.<\/p>\n<p>Il lui faut une amie qui aura dans le regard ce qu&rsquo;on peut lire chez les m\u00e8res, une force vive faite d&rsquo;espoir et d&rsquo;attention. Lise n&rsquo;est pas une fille de mots, elle parle avec les yeux.<\/p>\n<p>La plaisanterie a quelque chose de sinistre \u00e9tant donn\u00e9 leur situation, mais elles rient de bon c\u0153ur, s&rsquo;entra\u00eenent l&rsquo;une l&rsquo;autre comme pour se laver de ces heures de peur et de su\u00e9es.<\/p>\n<p>Le savon est au corps ce que le rire est \u00e0 l&rsquo;\u00e2me, comme on dit chez nous<\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais disent qu&rsquo;il faut \u00ab\u00a0tuer le temps\u00a0\u00bb. Mais quand tout le monde meurt autour de vous et que c&rsquo;est la guerre, moi je pr\u00e9f\u00e9rerais plut\u00f4t le vivre.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00eatre humain est une bien curieuse cr\u00e9ature, capable de nostalgie pour ce qu&rsquo;elle a d\u00e9test\u00e9.<\/p>\n<p>On entasse ses doutes et ses bagages dans les trains sombres au toit bomb\u00e9.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a rien de plus long qu&rsquo;un voyage sans destination.<\/p>\n<p>Au nord, les juifs et les opposants fuient l&rsquo;Allemagne en franchissant le Rhin\u00a0; au sud, les r\u00e9publicains espagnols fuient le nouveau r\u00e9gime en escaladant les Pyr\u00e9n\u00e9es.<\/p>\n<p>Quand soudain face \u00e0 nous l&rsquo;avenir dispara\u00eet, on se tourne vers notre pass\u00e9.<\/p>\n<p>Ce premier soir, \u00e0 Gurs, trois mille femmes ont les paupi\u00e8res ouvertes sur les jeunes filles qu&rsquo;elles ont \u00e9t\u00e9, esp\u00e9rant retrouver l&rsquo;innocence qui les sauvera jusqu&rsquo;au lendemain.<\/p>\n<p>Six heures du matin, le ciel est \u00e0 pied d&rsquo;\u0153uvre pour hisser le jour nouveau, il laisse tomber \u00e0 ses pieds, glissant lentement le long des cimes, son v\u00eatement sombre et opaque, pour passer les couleurs de l&rsquo;aurore.<\/p>\n<p>Est-ce la langue qu&rsquo;on parle dans ta famille\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0C&rsquo;est celle dans laquelle nous r\u00eavons. Ferme les yeux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On fait, la nuit, des promesses dict\u00e9es par un intr\u00e9pide espoir, que le jour a t\u00f4t fait de nous enlever.<\/p>\n<p>Rien de plus pr\u00e9cieux en ce monde que le sentiment d&rsquo;exister pour quelqu&rsquo;un. Lui, elle, que l&rsquo;on emm\u00e8ne partout en soi-m\u00eame quand il n&rsquo;est plus nulle part.<\/p>\n<p>Hitler veut instaurer un monde o\u00f9 les femmes seraient \u00e0 la maison \u00e0 accoucher de nombreux enfants. Nous leur serions enti\u00e8rement d\u00e9vou\u00e9es. Nous passerions notre temps aux fourneaux et c&rsquo;est tout. Les enfants, la cuisine, le d\u00e9vouement, voil\u00e0 la vie d&rsquo;une femme \u00e0 leurs yeux.<\/p>\n<p>\u00c0 ce moment-l\u00e0, comme \u00e0 dessein, l&rsquo;aurore d\u00e9clenche son feu de couleurs. Si la nature peut s&rsquo;unir ainsi \u00e0 l&rsquo;homme, il y a de l&rsquo;espoir.<\/p>\n<p>L&rsquo;impression que le temps s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9, et d&rsquo;\u00eatre l\u00e0 depuis mille ans pourtant<\/p>\n<p>Il y a dans son caract\u00e8re quelque chose d&rsquo;\u00e9minemment russe, une urgence de grandeur en m\u00eame temps que la nostalgie de celui qui se sait condamn\u00e9.<\/p>\n<p>Vous vous plaignez d&rsquo;avoir le vertige quand on veut vous \u00e9lever un peu parmi les belles id\u00e9es\u00a0!<\/p>\n<p>\u00c0 Gurs, il n&rsquo;y a pas \u00e0 manger, mais il y a des crayons et du papier. \u00c9crire une lettre, c&rsquo;est faire na\u00eetre sur une page blanche le d\u00e9sir de son destinataire, laisser venir le souvenir des instants partag\u00e9s, la pr\u00e9monition des instants esp\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Le serment d&rsquo;Hippocrate qu&rsquo;il a prononc\u00e9 \u00e0 la fin de ses \u00e9tudes est \u00e0 ses yeux plus grand que les guerres, les origines ou la vanit\u00e9.<\/p>\n<p>Moi je crains qu&rsquo;il n&rsquo;y ait un seuil de tol\u00e9rance, pass\u00e9 lequel, si l&rsquo;on a s\u00e9journ\u00e9 trop longtemps sur les mers de la puanteur, on ne regagne plus jamais vraiment la rive des vivants, celle sur laquelle les choses sentent bon.<\/p>\n<p>La joie, la consolatrice qui tout efface de nos souffrances, soulage, r\u00e9conforte, donne du courage, fleurit m\u00eame ici, dans les c\u0153urs les plus meurtris\u00a0!<\/p>\n<p>L&rsquo;angoisse de la mort le dispute en leur c\u0153ur \u00e0 celle plus terrible encore d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9e.<\/p>\n<p>Le destin a une mani\u00e8re terrible de nous faire marcher le long de nos failles, comme des fils tendus entre ce que nous sommes et ce \u00e0 quoi nous aspirons. Et nous allons, tels des funambules aux bras tendus pour garder l&rsquo;\u00e9quilibre. Vainqueurs sont ceux qui ne regardent pas en bas mais dirigent leurs pas vers la ligne d&rsquo;horizon.<\/p>\n<p>Peu importe l&rsquo;organe par lequel elle frappe les sens, ce peut \u00eatre l&rsquo;ou\u00efe, l&rsquo;odorat ou la vue, la beaut\u00e9 peut gu\u00e9rir les hommes de tous les maux\u00a0! Aussi faut-il, ici plus qu&rsquo;ailleurs, les baigner dans tout ce que l&rsquo;art a produit de meilleur.<\/p>\n<p>Je crois que donner la vie, c&rsquo;est consoler, nourrir, aimer, \u00e9duquer. Cela n&rsquo;est pas simplement mettre au monde. Peut-\u00eatre que ce sont l\u00e0 deux actes s\u00e9par\u00e9s que les conditions emp\u00eachent parfois de r\u00e9aliser ensemble. Mais on peut d\u00e9cider de donner l&rsquo;un ou l&rsquo;autre sans \u00eatre une mauvaise femme.<\/p>\n<p>C&rsquo;est terrible de se rendre compte que ceux que l&rsquo;on imaginait morts sont parmi les vivants, et que ces vivants ne nous aiment plus.<\/p>\n<p><strong>Infos\u00a0: les camps fran\u00e7ais<\/strong>\u00a0: \u00ab Dans le pays qu\u2019ils voyaient comme la patrie des droits de l\u2019homme, ceux qui ont combattu les premiers le fascisme sont quelque 275 000 \u00e0 \u00eatre intern\u00e9s en f\u00e9vrier\u00a01939 dans des camps s\u00e9v\u00e8rement gard\u00e9s : Argel\u00e8s-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le\u00a0Barcar\u00e8s, Bram, Agde, Septfonds, Gurs, Le\u00a0Vernet, Rieucros, Collioure, en France m\u00e9tropolitaine, Boghari, Djelfa, en Alg\u00e9rie. Autant de noms qui r\u00e9sonnent de fa\u00e7on sinistre dans la m\u00e9moire de ces exil\u00e9s et de leurs descendants. Car, au-del\u00e0 des conditions mat\u00e9rielles tr\u00e8s pr\u00e9caires, l\u2019humiliation v\u00e9cue dans ces camps du m\u00e9pris est encore ressentie douloureusement soixante-quinze\u00a0ans apr\u00e8s.\u00a0\u00bb ( <a href=\"https:\/\/www.liberation.fr\/france\/2015\/09\/09\/refugies-espagnols-quand-la-france-choisissait-l-infamie_1379072\">article de Genevi\u00e8ve Dreyfus-Armand paru dans le journal Lib\u00e9ration<\/a> )<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Diane Ducret n\u00e9e \u00e0 Anderlecht (Belgique) le 17 novembre 19822, est une philosophe, historienne, romanci\u00e8re et essayiste franco-belge. Apr\u00e8s une enfance au pays basque, elle s&rsquo;inscrit en hypokh\u00e2gne au lyc\u00e9e Moli\u00e8re \u00e0 Paris avant de partir \u00e9tudier \u00e0 Rome. 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