{"id":8146,"date":"2019-03-21T19:20:05","date_gmt":"2019-03-21T18:20:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8146"},"modified":"2019-03-21T19:20:22","modified_gmt":"2019-03-21T18:20:22","slug":"bussi-michel-jai-du-rever-trop-fort-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8146","title":{"rendered":"Bussi, Michel \u00ab J\u2019ai d\u00fb r\u00eaver trop fort \u00bb (2019)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Michel Bussi a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire dans les ann\u00e9es 1990. Alors jeune professeur de g\u00e9ographie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Rouen, il \u00e9crit un premier roman, situ\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque du D\u00e9barquement de Normandie. Ce dernier est refus\u00e9 par l\u2019ensemble des maisons d\u2019\u00e9dition. Il \u00e9crit quelques nouvelles, s\u2019attelle \u00e0 l\u2019exercice de l\u2019\u00e9criture de sc\u00e9narios mais sans parvenir \u00e0 les faire publier. Il attendra dix ans pour que l\u2019id\u00e9e d\u2019un roman, inspir\u00e9 d\u2019un voyage \u00e0 Rome au moment du pic de popularit\u00e9 du Da Vinci Code de Dan Brown, s\u2019impose. Ce succ\u00e8s d\u2019\u00e9dition international, ainsi que la lecture d\u2019une r\u00e9\u00e9dition de Maurice Leblanc pour le centenaire d\u2019Ars\u00e8ne Lupin, le poussent \u00e0 se lancer dans un travail d\u2019enqu\u00eateur. De retour \u00e0 Rouen, \u00e9quip\u00e9 de ses cartes de l\u2019IGN, il noircit des carnets jusqu\u2019\u00e0 pouvoir proposer, en 2006, un manuscrit intitul\u00e9 Code Lupin \u00e0 un \u00e9diteur r\u00e9gional et universitaire, les \u00e9ditions des Falaises. Ce premier roman sera r\u00e9\u00e9dit\u00e9 neuf fois.<br \/>\nPlusieurs ann\u00e9es seront n\u00e9cessaires pour que les ouvrages de Michel Bussi, qui paraissent au rythme d\u2019un par an, tel Mourir sur Seine en 2008, ou Nymph\u00e9as Noirs en 2011, voient leurs ventes s\u2019envoler. Apr\u00e8s une s\u00e9rie de r\u00e9compenses locales, gr\u00e2ce \u00e0 ses premi\u00e8res \u00e9ditions en livre de poche, mais surtout gr\u00e2ce \u00e0 la sortie en rayon polar de son ouvrage ma\u00eetre Un avion sans elle, l\u2019auteur g\u00e9ographe est propuls\u00e9 sur le devant de la sc\u00e8ne. Deuxi\u00e8me auteur le plus lu en France en 2016.<br \/>\nUne des particularit\u00e9s de son travail est de situer la majorit\u00e9 de ses romans en Normandie. Son roman N\u2019oublier jamais, sorti en mai 2014, met \u00ab\u00a0plus que jamais\u00a0\u00bb la Normandie au c\u0153ur de son intrigue, tout comme Maman a tort (qui se d\u00e9roule au Havre), sorti en mai 2015. Le suivant \u00ab\u00a0Le temps est assassin\u00a0\u00bb sorti en mai 2016, se d\u00e9roule en Corse. On la trouvait plut\u00f4t jolie (2017) a pour cadre Marseille.<\/p>\n<p><strong>Ses romans<\/strong>\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1810\">Code Lupin <\/a>(2006) \u2013 Omaha crimes \/Grav\u00e9 dans le sable (20067\/2014) \u2013 Mourir sur Seine (2008) \u2013 Sang famille (2009 \u2013 r\u00e9\u00e9dit\u00e9 2018) <em>\u2013 <\/em><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=77\">Nymph\u00e9as noirs <\/a>(2011) \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1797\">Un avion sans ailes<\/a> (2012) \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1857\">Ne l\u00e2che pas ma main <\/a>(2013) \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1768\">N\u2019oublier jamais <\/a>(2014) \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6126\">Maman a tort<\/a> (2015) \u2013 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5204\">Le temps est assassin<\/a> (2016) \u2013\u00a0 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6139\">On la trouvait plut\u00f4t jolie<\/a> (2017) \u2013 Les contes du r\u00e9veil matin (2018) \u2013 <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8146\">J\u2019ai d\u00fb r\u00eaver trop fort<\/a>\u00a0 (2019)<\/p>\n<p>Presses de la Cit\u00e9 \u2013 28.02.2019 \u2013 480 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Les plus belles histoires d&rsquo;amour ne meurent jamais. Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les co\u00efncidences cruelles que notre esprit invente. Mais quand, pour Nathy, ces co\u00efncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ? Qui joue \u00e0 lui faire revivre cette parenth\u00e8se passionnelle qui a failli balayer sa vie ? Quand pass\u00e9 et pr\u00e9sent se r\u00e9p\u00e8tent au point de d\u00e9fier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu&rsquo;on peut remonter le temps ? En quatre escales, Montr\u00e9al, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, l&rsquo;ai d\u00fb r\u00eaver trop fort d\u00e9ploie une partition virtuose, m\u00ealant passion et suspense, au plus pr\u00e8s des c\u0153urs qui battent trop fort.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Alors c\u2019est presque une grosse d\u00e9ception. C\u2019est lent, je n\u2019ai pas compris ce qu\u2019il cherchait \u00e0 faire\u2026 Je suis all\u00e9e au bout pour essayer de voir o\u00f9 il voulait nous emmener\u2026 un titre emprunt\u00e9 \u00e0 la chanson \u00ab\u00a0Vertige de l&rsquo;amour\u00a0\u00bb d&rsquo;Alain Bashung. Et miracle, apr\u00e8s plus des \u00be du livre j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 crocher\u2026 Alors oui, la fin rattrape\u00a0; du coup on se dit que c\u2019est bien amen\u00e9, bien construit\u2026 mais j\u2019ai mis trop de temps pour rentrer dans l\u2019histoire\u2026 Dommage\u2026 En m\u00eame temps, c\u2019est pas prise de t\u00eate et cela se lit vite\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Il y a les femmes qui comblent et les femmes combl\u00e9es.<br \/>\n<em>Let It Be.<\/em><\/p>\n<p>L\u2019alliance de l\u2019\u00e9nergie et de l\u2019\u00e9l\u00e9gance. Ce mariage qui, avec un peu de maquillage, r\u00e9siste \u00e0 l\u2019\u00e2ge\u00a0?<\/p>\n<p>il poss\u00e8de ce m\u00eame regard clair, un regard de pleine lune, une lucarne allum\u00e9e dans la nuit, rassurante et inaccessible.<\/p>\n<p>J\u2019essaye de repousser ces souvenirs qui tambourinent dans mon cr\u00e2ne, les uns apr\u00e8s les autres, comme s\u2019ils voulaient \u00e0 nouveau d\u00e9filer, exister, revivre pour de vrai.<\/p>\n<p>Le pass\u00e9 ne revient jamais, m\u00eame si la vie est truff\u00e9e de souvenirs qui viennent vous chatouiller. On ne se baigne jamais deux fois dans la m\u00eame eau, comme disent les Grecs, les Japonais ou je ne sais quel peuple soi-disant empreint de sagesse.<\/p>\n<p>La vie est un long fleuve tranquille, avec une cascade de temps de temps, histoire de provoquer quelques petits clapotis, et surtout de ne pas pouvoir la remonter \u00e0 contre-courant\u2026<\/p>\n<p>Quand on n\u2019a pas un sou en poche, on tient \u00e0 payer les choses\u00a0!<\/p>\n<p>Je voudrais clouer mes pens\u00e9es pour qu\u2019elles ne tournent plus en rond autour de ces co\u00efncidences \u00e9tranges, sans leur trouver aucune explication.<\/p>\n<p>L\u2019amour ne dure pas, l\u2019amour est aussi fragile qu\u2019un collier. Mais la pierre de temps permet d\u2019en conserver les plus belles perles. A jamais.<\/p>\n<p>Je sais que mes yeux parlent une autre langue. Une langue que je n\u2019ai pas apprise, ils improvisent.<\/p>\n<p>Une citation me revient, une citation d\u2019Eluard, <em>il n\u2019y a pas de hasard, il n\u2019y a que des rendez-vous<\/em>. Qui m\u2019a coll\u00e9 cette phrase qui trotte dans ma t\u00eate comme le refrain d\u2019une chanson passant en boucle \u00e0 la radio\u00a0?<\/p>\n<p>il devient enfin \u00e9go\u00efste et ne se pr\u00e9occupe que de son art.<\/p>\n<p>Nous marchons depuis pr\u00e8s d\u2019une heure avec l\u2019impression merveilleuse de tourner en rond dans une ville o\u00f9 les rues prennent un malin plaisir \u00e0 se d\u00e9guiser pour \u00e9changer leurs places.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Vous ressemblez \u00e0 un petit chat.<br \/>\nJe r\u00e9ponds en ronronnant.<br \/>\n\u2014\u00a0Je sais\u2026 c\u00e2line et f\u00e9line\u2026 Vous m\u2019auriez connue avant que je rase mes moustaches\u2026<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de figurants dans la vraie vie. Seulement des vraies gens \u00e0 qui l\u2019on ne veut pas faire de peine.<\/p>\n<p>Tout ce que je vis est tellement surr\u00e9aliste. Je cueille le jour comme une fleur exotique. Une fleur qui ne pousse pas dans mon jardin.<\/p>\n<p>Barcelone est la capitale mondiale des statues vivantes, les Ramblas leur plus grand stade.<\/p>\n<p>je\u00a0veux\u00a0me souvenir de tout ce que ma t\u00eate imagine, je veux vivre cet instant et me regarder le vivre, <em>carpe diem<\/em>, cueillir le jour et vite le coller dans un herbier pour le conserver \u00e0 jamais.<\/p>\n<p>Le foulard est joli, comme j\u2019aime, mi-pastel, mi-rebelle, \u00e0 la fois excentrique et romantique.<\/p>\n<p>Il a toujours eu l\u2019impression de lui parler aussi librement qu\u2019il exprime ses id\u00e9es dans sa t\u00eate, sans v\u00e9ritable diff\u00e9rence entre ses r\u00e9flexions int\u00e9rieures et celles qu\u2019il partage avec sa femme. C\u2019est ce qui justifie selon lui qu\u2019on vive au quotidien avec quelqu\u2019un\u00a0: que le cerveau ne soit plus une prison dans laquelle les pens\u00e9es tournent en rond, mais que son cr\u00e2ne soit transparent, ouvert \u00e0 celle qu\u2019il aime, c\u2019est sa conception de la libert\u00e9.<\/p>\n<p>Un type qui finira frustr\u00e9 et aigri, avec son balluchon de r\u00eaves jamais r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 tra\u00eener.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai fini par comprendre pourquoi il m\u2019aime encore, apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es, apr\u00e8s tout ce que je lui ai fait subir. Pour le d\u00e9sordre. Pour l\u2019inattendu. Pour la part d\u2019inconnu. On tombe toujours amoureux de ce qui vous manque le plus.<\/p>\n<p>Le t\u00e9l\u00e9phone est la pire des inventions\u00a0! Il vous promet que chacun est joignable tout le temps, partout, chaque \u00eatre humain n\u2019importe o\u00f9 sur la plan\u00e8te, alors que le jeu est fauss\u00e9. Les gens n\u2019appellent pas quand ils ont une mauvaise nouvelle \u00e0 annoncer, ne d\u00e9crochent pas quand ils ont quelque chose \u00e0 cacher.<\/p>\n<p>Ce qui est impossible ne rend pas malheureux. On ne souffre que de ce qui est possible mais qui n\u2019arrive jamais.<\/p>\n<p>Te quitter c\u2019est mourir. C\u2019est ne plus vivre, \u00e0 peine survivre. Te quitter, c\u2019est accepter que tout soit vide.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait son choix\u2026 On se trompe, tu sais, choisir, ce n\u2019est pas renoncer. Bien au contraire. Choisir, c\u2019est \u00eatre libre. Y compris de ne pas \u00eatre celui que les autres veulent que vous soyez.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Michel Bussi a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire dans les ann\u00e9es 1990. 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