{"id":8227,"date":"2019-04-06T17:38:41","date_gmt":"2019-04-06T16:38:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8227"},"modified":"2019-04-06T17:38:41","modified_gmt":"2019-04-06T16:38:41","slug":"king-stephen-jessie-1993","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8227","title":{"rendered":"King, Stephen \u00abJessie\u00bb (1993)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>: Stephen King a \u00e9crit plus de 50 romans, autant de best-sellers, et plus de 200 nouvelles. Couronn\u00e9 de nombreux prix litt\u00e9raires, il est devenu un mythe vivant de la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine (m\u00e9daille de la National Book Foundation en 2003 pour sa contribution aux lettres am\u00e9ricaines, Grand Master Award en 2007 pour l\u2019ensemble de son oeuvre). En f\u00e9vrier 2018, il a re\u00e7u un PEN award d\u2019honneur pour service rendu \u00e0 la litt\u00e9rature et pour son engagement pour la libert\u00e9 d\u2019expression.<\/p>\n<p>Albin-Michel \u2013 02.04.1993 \u2013 389 pages \u2013 (<em>Gerald\u2019s game)<\/em> Traducteurs : Mimi et isabelle Perrin<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: II ne fallait pas jouer \u00e0 ce petit jeu, Jessie. Vous voil\u00e0 encha\u00een\u00e9e sur votre lit, le cadavre de Gerald \u00e0 vos pieds, condamn\u00e9e \u00e0 vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes&#8230; si elles appellent \u00e0 l&rsquo;aide, qui sait quelles cr\u00e9atures horribles leur r\u00e9pondront ? Aucun des pr\u00e9c\u00e9dents romans de King ne pr\u00e9pare au huis-clos terrifiant de Jessie, \u00e0 cette lente exploration de nos phobies et de nos cauchemars les plus sombres. L&rsquo;histoire de Jessie, sa derni\u00e8re victime, montre \u00e0 quel point il ne faut avoir peur que de soi-m\u00eame.<\/p>\n<p><strong>Avis<\/strong>\u00a0: Le livre fait partie de ce qu\u2019on appelle sa \u00abtrilogie f\u00e9ministe\u00bb ( Jessie, Dolores Claiborne et Rose Madder)<br \/>\nR\u00e9pertori\u00e9 dans la liste des thrillers psycho-psychiatriques de l\u2019incontournable S\u00e9verine\u2026 Il ne m&rsquo;en fallait pas davantage pour que j\u2019aille le chercher dans les non-lus de ma biblioth\u00e8que \u00ab\u00a0h\u00e9rit\u00e9e\u00a0\u00bb. J&rsquo;ai pas du tout accroch\u00e9.<br \/>\nJ\u2019en ai lu d&rsquo;autres de cet auteur que j&rsquo;ai bien aim\u00e9. Misery, Dolores Clairborne, la ligne verte, Carrie, Dead Zone, Christine, 22.11.63, La part des t\u00e9n\u00e8bres\u2026<br \/>\nMais celui-ci\u2026. Au d\u00e9part, (1\/4 du bouquin) c\u2019est mal barr\u00e9\u2026 Elle est attach\u00e9e sur son lit et elle m\u2019agace, elle m\u2019\u00e9nerve, elle m\u2019horripile\u2026 Je n\u2019ai aucune empathie pour elle. Elle entend une petite voix dans sa t\u00eate, une copine de fac Ruth, puis d&rsquo;autres voix se melent dasn son subconscient . Ok elle est prisonni\u00e8re sur le lit, elle est surtout prisonni\u00e8re dans sa t\u00eate et dans la vie dans laquelle elle s\u2019est emmur\u00e9e\u00a0! Pendant qu&rsquo;elle se d\u00e9bat dans sa t\u00eate avec ses voix, son mari mort \u00e0 ses pieds, elle re\u00e7oit une petite visite : le chien \u00ab\u00a0ex-Prince\u00a0\u00bb qui zone dans le coin et se rev\u00e8le aussi paum\u00e9 qu\u2019elle. En m\u00eame temps, il faut bien que le huis-clos s\u2019installe\u2026\u00a0Enfin, apr\u00e8s cela d\u00e9marre\u2026 Les multiples personnalit\u00e9s qui se c\u00f4toient en Jessie communiquent entre elles et se r\u00e9pondent.\u00a0 Il y a celle qui l&rsquo;enfonce et celle qui la booste, la plus jeune, la\u00a0 constructive, la n\u00e9gative&#8230;<br \/>\nDans ce livre, Jessie (et ses diverses personnalit\u00e9s) <span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">est confront\u00e9e ( en cauchemars et en r\u00eave ) &#8211; <\/span>pendant qu\u2019elle essaie de trouver un moyen d\u2019\u00e9chapper \u00e0 son triste sort &#8211;\u00a0 \u00e0 trois pr\u00e9sences masculines destructrices qui surgissent du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent: son p\u00e8re, son mari et un horrible personnage fait de laideur et de noirceur dont on ne sait pas vraiment si il est r\u00e9el ou pas. Comme dans la plupart des livres de cet auteur, on ne sait plus trop d\u00e9m\u00ealer le vrai du faux. C\u2019est un roman \u00e9pouvantable sur la violence que les femmes et les jeunes filles subissent.<br \/>\nJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 mal \u00e0 l\u2019aise du d\u00e9but \u00e0 la fin et je n\u2019ai malheureusement jamais ressenti d\u2019empathie pour Jessie qui m\u2019a tap\u00e9 sur le syst\u00e8me au lieu de m\u2019amener \u00e0 m\u2019apitoyer sur son sort\u2026 alors qu\u2019il y aurait de quoi la plaindre. Je lui reconnais l\u2019instinct de survie mais je dois dire que j\u2019ai fini par lire le livre en diagonale pour ne pas dire que je l\u2019avais abandonn\u00e9 en cours de route.<br \/>\n<span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">( <\/span><em>Il y a tr\u00e8s tr\u00e8s longtemps, j\u2019avais lu un roman de Flora Rheta Schreiber \u00ab Sybil \u00bb, paru en 1973, qui racontait l\u2019 \u00ab histoire vraie \u00bb de Sybil, aux 16 personnalit\u00e9s, le concept de personnalit\u00e9 multiple, aujourd\u2019hui appel\u00e9 trouble dissociatif de l\u2019identit\u00e9, caract\u00e9ris\u00e9 par la pr\u00e9sence de plusieurs identit\u00e9s ou \u00ab \u00e9tats de personnalit\u00e9 \u00bb distincts qui prennent tour \u00e0 tour le contr\u00f4le du comportement d\u2019une personne.<\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">.)<\/span><\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Les chiens remuent la queue quand ils sont contents, mais aussi, comme les chats, lorsqu\u2019ils h\u00e9sitent et appr\u00e9cient une situation.<\/p>\n<p>\u00c7a fait des ann\u00e9es que tu n\u2019es pas vraiment r\u00e9veill\u00e9e. Quand il t\u2019arrive une tuile, tu sais ce que tu fais, Jess\u00a0? Tu te dis\u00a0: \u00ab\u00a0Oh, c\u2019est pas grave, c\u2019est juste un mauvais r\u00eave. J\u2019en fais de temps en temps, mais rien de bien m\u00e9chant. Je n\u2019ai qu\u2019\u00e0 me retourner sur le dos, \u00e7a passera.\u00a0\u00bb Et c\u2019est ce que tu fais, pauvre gourde, exactement ce que tu fais.<\/p>\n<p>Ton esprit, lui, n\u2019est pas encha\u00een\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de lit, et on le sait toutes les deux. Tu peux toujours t\u2019enfuir si t\u2019en as envie, mais mon conseil c\u2019est que tu n\u2019en fasses rien, parce que je suis ton seul espoir. Si tu restes l\u00e0 \u00e0 te dire que c\u2019est juste un mauvais r\u00eave que tu fais parce que t\u2019es couch\u00e9e sur le c\u00f4t\u00e9 gauche, tu vas crever. C\u2019est \u00e7a que tu veux\u00a0? C\u2019est tout ce que \u00e7a te rapporte, d\u2019avoir pass\u00e9 ta vie dans des menottes depuis le jour o\u00f9\u2026<\/p>\n<p>Elle fit pivoter son poignet droit vers l\u2019ext\u00e9rieur aussi loin que possible, puis leva le bras. Dans cette position, elle ressemblait \u00e0 une femme \u00e9gyptienne sur un hi\u00e9roglyphe.<\/p>\n<p>tu avais l\u2019impression de ne pouvoir confier \u00e0 personne ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 ce jour-l\u00e0, pas m\u00eame \u00e0 toi.<\/p>\n<p>il y avait un ennemi en elle, une sale garce qui la trouvait tr\u00e8s bien comme elle \u00e9tait\u00a0\u2013 menott\u00e9e, courbatue, assoiff\u00e9e, effray\u00e9e et malheureuse\u00a0\u2013 et ne voulait pas voir cette situation s\u2019am\u00e9liorer le moins du monde.<\/p>\n<p>il y a une grosse diff\u00e9rence entre vivre avec quelque chose et en \u00eatre prisonnier. Vous ne comprenez donc pas que le culte du soi n\u2019est jamais qu\u2019un culte de plus, esp\u00e8ces de gourdes\u00a0?<\/p>\n<p>Sans perdre connaissance, elle basculait par moments dans ce curieux n\u00e9ant r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ceux dont la terreur est devenue si intense qu\u2019elle frise l\u2019extase.<\/p>\n<p>Contre vents et mar\u00e9es, Bobonne gardait le cap. Ce n\u2019est pas un film d\u2019horreur, ni un \u00e9pisode de La Quatri\u00e8me Dimension, Jessie. C\u2019est la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>les choses prennent un autre aspect quand il fait nuit, surtout si l\u2019on reste seul, insistait-elle. Alors, les serrures de la cage qui emprisonne l\u2019imagination sautent et des choses s\u2019en \u00e9chappent, toutes sortes de choses.<\/p>\n<p>OK, d\u2019accord. Penser \u00e0 la mort \u00e9tait une mauvaise id\u00e9e. Alors, qu\u2019est-ce qui restait\u00a0?<br \/>\nLa vie,<\/p>\n<p>Ces endorphines te lavent l\u2019esprit, et c\u2019est pour \u00e7a que les gens travaillent mieux apr\u00e8s avoir fait de l\u2019exercice.<br \/>\nEn effet, elle avait l\u2019esprit d\u00e9gag\u00e9. Le plus clair de sa panique s\u2019\u00e9tant dissip\u00e9 comme des fum\u00e9es au-dessus d\u2019une usine par vent fort, elle avait retrouv\u00e9 non seulement ses facult\u00e9s rationnelles, mais aussi sa sant\u00e9 mentale, ce qu\u2019elle n\u2019aurait jamais cru possible. Elle trouva l\u00e9g\u00e8rement angoissante cette preuve de l\u2019adaptabilit\u00e9 infinie de l\u2019esprit et de son ind\u00e9racinable d\u00e9termination \u00e0 survivre.<\/p>\n<p>Si tu veux survivre \u00e0 cette exp\u00e9rience, Jess, arr\u00eate de ressasser le pass\u00e9 et occupe-toi plut\u00f4t de chercher comment tu vas g\u00e9rer l\u2019avenir\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est surr\u00e9aliste\u00a0!<br \/>\nEn effet. Tout semblait surr\u00e9aliste, maintenant. Sauf que ce n\u2019\u00e9tait pas le mot juste. Le mot juste, c\u2019\u00e9tait\u2026<br \/>\n\u00ab\u00a0Hyperr\u00e9aliste\u00a0\u00bb, fit-elle pensivement d\u2019une voix basse.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: Stephen King a \u00e9crit plus de 50 romans, autant de best-sellers, et plus de 200 nouvelles. 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