{"id":8262,"date":"2019-04-13T20:37:59","date_gmt":"2019-04-13T19:37:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8262"},"modified":"2022-10-23T17:04:13","modified_gmt":"2022-10-23T15:04:13","slug":"mccarthy-cormac-la-route-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8262","title":{"rendered":"McCarthy, Cormac \u00abLa route\u00bb (2008)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Cormac McCarthy est n\u00e9 le 20 juillet 1933 \u00e0 Providence.\u00a0D\u00e8s ses premiers livres (<i>L&rsquo;Obscurit\u00e9 du dehors<\/i>, Actes Sud, 1991,\u00a0<i>Un enfant de Dieu<\/i>, Actes Sud, 1992,\u00a0<i>M\u00e9ridien de sang<\/i>, 1998), il est compar\u00e9 \u00e0 Herman Melville, James Joyce et William Faulkner, alternant entre western m\u00e9taphysique et thriller rural. On d\u00e9couvre en 1993\u00a0<i>De si jolis chevaux<\/i>, premier volume de\u00a0<i>La Trilogie des confins<\/i>\u00a0(Actes Sud). Le livre remporte le National Book Award en 1992. Les deux autres volumes,\u00a0<i>Le Grand Passage<\/i>\u00a0et\u00a0<i>Des villes dans la plaine<\/i>, ont parus aux \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier en 1997 et en 1999.\u00a0Cormac McCarthy a \u00e9galement publi\u00e9\u00a0<i>Suttree<\/i>\u00a0(Actes Sud, 1994) ou encore\u00a0<i>Le Gardien du verger<\/i>\u00a0(1996).\u00a0<i>De si jolis chevaux<\/i>\u00a0a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Billy Bob Thornton avec Matt Damon et Penelope Cruz.\u00a0<i>Non, ce pays n&rsquo;est pas pour le vieil homme<\/i>, paru en 2007 aux \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier, a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par les fr\u00e8res Coen.\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8262\"><i>La Route<\/i><\/a>,<\/span> son dernier roman, a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 par le prix Pulitzer<\/p>\n<p>Editions de l&rsquo;Olivier 03.01.2008 \u2013 244 pages \/ Points &#8211; 07.05.2009 \u2013 251 pages &#8211; \u00ab\u00a0The road\u00a0\u00bb 2006 \u00a0(Traducteur\u00a0: Fran\u00e7ois Hirsch) &#8211; Prix James Tait Black Memorial &#8211; Prix Pulitzer de la fiction en 2007\u2009- Prix des libraires du Qu\u00e9bec en 2009<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: L&rsquo;apocalypse a eu lieu. Le monde est d\u00e9vast\u00e9, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un p\u00e8re et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d&rsquo;objets h\u00e9t\u00e9roclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les c\u00f4tes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l&rsquo;humanit\u00e9. Survivront-ils \u00e0 leur voyage ?<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Une merveille en gris et noir\u2026 une qu\u00eate, une vision d\u2019horreur, une r\u00e9flexion sur la survie, sur la destruction de notre monde, tant d\u2019un point de vue environnemental qu\u2019au niveau de l\u2019\u00eatre humain.<\/p>\n<p>D\u00e8s la premi\u00e8re page, on se retrouve sur la route, confront\u00e9s \u00e0 la faim, la soif, le froid, la peur, sans trop savoir quel a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9v\u00e9nement d\u00e9clencheur, qui n\u2019a pas une grande importance. On plonge dans l\u2019horreur, on tente de survivre avec l\u2019homme et l\u2019enfant (qui n\u2019ont pas de nom), on vibre avec eux. On marche, on marche, on fuit le Nord, on va vers le Sud, vers la chaleur, vers la mer, mais de fait, o\u00f9 va-t-on\u00a0? Et on se cache, car on risque la mort si quelqu\u2019un nous voit. Dans ce monde d\u00e9vast\u00e9 et o\u00f9 on ne croise que de rares survivants, o\u00f9 la faim r\u00e8gne en ma\u00eetre, le simple fait d\u2019exister est un danger de se voir d\u00e9sign\u00e9 comme proie\u00a0: soit pour se faire voler, soit pire mais envisageable, pour devenir nourriture. En effet la survie passe par la nourriture et la recherche de nourriture ui fait avancer toutes les ombres que l\u2019on croise dans le roman\u00a0; et comme il n\u2019y a plus d\u2019animaux, que la nature est d\u00e9truite, il ne reste plus que des vagues restes d\u2019avant la catastrophe ou les humains survivants. L\u2019homme essaie bien de cacher certaines visions d\u2019horreur au petit, mais la r\u00e9alit\u00e9 ne peut \u00eatre toujours occult\u00e9e et le petit verra.<\/p>\n<p>Ce roman est aussi un cri d\u2019alerte \u00e0 nous, les humains qui d\u00e9truisons la nature, \u00e9liminons les esp\u00e8ces, polluons l\u2019atmosph\u00e8re \u00e0 rendre le ciel gris a cause de la pollution. Il y a les bons et les m\u00e9chants, le bien et le mal, la noirceur de la nature humaine et les t\u00e9n\u00e8bres qui recouvrent toute la vie sur terre.<\/p>\n<p>Un style magnifique, un magnifique moment de lecture avec toutefois un l\u00e9ger b\u00e9mol\u00a0: il m\u2019a manqu\u00e9 un petit quelque chose\u00a0; je me suis sentie un peu abandonn\u00e9e en cours de route\u2026 suis rest\u00e9e sur le bas-c\u00f4t\u00e9 et je n\u2019ai pas fini mon voyage. Un livre qui frappe au c\u0153ur et que je ne risque pas d\u2019oublier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les nuits obscures au-del\u00e0 de l\u2019obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d\u2019avant.<\/p>\n<p>Puis ils repartirent le long du macadam dans la lumi\u00e8re couleur m\u00e9tal de fusil, pataugeant dans la cendre, chacun tout l\u2019univers de l\u2019autre.<\/p>\n<p>De la roche nue, par ici. Le froid et le silence. Les cendres du monde d\u00e9funt emport\u00e9es \u00e7\u00e0 et l\u00e0 dans le vide sur les vents froids et profanes. Emport\u00e9es au loin et dispers\u00e9es et emport\u00e9es encore plus loin. Toute chose coup\u00e9e de son fondement. Sans support dans l\u2019air charg\u00e9 de cendre. Soutenue par un souffle, tremblante et br\u00e8ve. Si seulement mon c\u0153ur \u00e9tait de pierre.<\/p>\n<p>Rappelle-toi que les choses que tu te mets dans la t\u00eate y sont pour toujours, dit-il. Il faudra peut-\u00eatre que t\u2019y penses.<br \/>\nIl y a des choses qu\u2019on oublie, non\u00a0?<br \/>\nOui. On oublie ce qu\u2019on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu\u2019il faut oublier.<\/p>\n<p>Quelle diff\u00e9rence y a-t-il entre ne sera jamais et n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>Demain peut-\u00eatre. Demain arrivait et repartait.<\/p>\n<p>D\u2019une longue suite de pareilles nuits ce fut une des plus longues de toutes celles dont il pouvait se souvenir.<\/p>\n<p>Si je ne suis plus ici tu pourras encore me parler.<br \/>\nTu pourras me parler et je te parlerai. Tu verras.<br \/>\nEt je t\u2019entendrai\u00a0?<br \/>\nOui. Tu m\u2019entendras. Il faut que tu fasses comme si c\u2019\u00e9tait une conversation que tu imagines. Et tu m\u2019entendras.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Cormac McCarthy est n\u00e9 le 20 juillet 1933 \u00e0 Providence.\u00a0D\u00e8s ses premiers livres (L&rsquo;Obscurit\u00e9 du dehors, Actes Sud, 1991,\u00a0Un enfant de Dieu, Actes Sud, 1992,\u00a0M\u00e9ridien de sang, 1998), il est compar\u00e9 \u00e0 Herman Melville, James Joyce et William Faulkner, alternant entre western m\u00e9taphysique et thriller rural. 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