{"id":8301,"date":"2019-04-20T07:22:20","date_gmt":"2019-04-20T06:22:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8301"},"modified":"2019-05-04T15:57:40","modified_gmt":"2019-05-04T14:57:40","slug":"frappat-helene-le-dernier-fleuve-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8301","title":{"rendered":"Frappat, H\u00e9l\u00e8ne \u2013 Le dernier fleuve (2019)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure<\/strong>\u00a0: Dipl\u00f4m\u00e9e de philosophie et passionn\u00e9e de cin\u00e9ma, H\u00e9l\u00e8ne Frappat est romanci\u00e8re. Elle a \u00e9crit \u00ab\u00a0Sous r\u00e9serve\u00a0\u00bb (Allia, 2004) \u2013 \u00ab\u00a0L\u2019Agent de liaison\u00a0\u00bb (Allia, 2007) \u2013 \u00ab\u00a0Par effraction\u00a0\u00bb (Allia, 2009, mention sp\u00e9ciale du jury, prix Wepler 2009), \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=359\">Lady Hunt<\/a>\u00a0\u00bb (08\/2013) \u2013 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7963\">Inverno<\/a>\u00a0\u00bb (2011) \u2013 \u00ab <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4491\">N\u2019oublie pas de respirer<\/a> \u00bb (2014) \u2013 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8301\">Le dernier fleuve<\/a>\u00a0\u00bb (2019) \u2013<\/p>\n<p>Actes Sud \u2013 01.2019 \u2013 240 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : \u00a0Mo porte son fr\u00e8re Jo sur son dos. \u00c0 eux deux ils forment un dr\u00f4le de petit animal fatigu\u00e9, tout entier tendu vers sa propre survie mais qui ne d\u00e9daigne ni le jeu ni l\u2019\u00e9merveillement. Ils marchent, sans savoir depuis quand, sans savoir o\u00f9 les m\u00e8nent leurs pas et c\u2019est le cr\u00e9puscule, mais appara\u00eet l\u2019ombre d\u2019une ruine o\u00f9 passer la nuit. Et au matin, la d\u00e9couverte du fleuve comme une destination \u00e9vidente.<br \/>\nL\u2019aventure de Mo et Jo est a\ufb00aire de vie ou de mort. De vie et de mort. Elle est jalonn\u00e9e de rencontres extraordinaires et e\ufb00rayantes, salvatrices et mena\u00e7antes : enfant-poisson, femme-sorci\u00e8re, famille gorgone \u00e0 la langue myst\u00e9rieuse, \u00eatres terr\u00e9s dans des grottes, jeune m\u00e8re-madone, couple qui danse dans un lit\u2026<br \/>\nTravers\u00e9 de r\u00e9miniscences qui r\u00e9veillent l\u2019enfant-lecteur en chacun de nous, un rom an comme une histoire du soir, moins pour s\u2019endormir que pour r\u00e9apprendre \u00e0 r\u00eaver. Ample, limpide et mouvant, Le Dernier Fleuve accueille et m\u00e9tabolise tous les genres qui l\u2019irriguent pour mieux leur \u00e9chapper. H\u00e9l\u00e8ne Frap pat y fait de l\u2019enfance un territoire mythologique et des enfants, les soldats tranquilles d\u2019un espoir sombre et but\u00e9, dans un monde qui \ufb02irte avec sa propre \ufb01n.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: C\u2019est l\u2019histoire de deux fr\u00e8res qui marchent seuls et se dirigent\u2026 vers la fin du monde\u00a0? C\u2019est la nuit et les deux enfants s\u2019arr\u00eatent au bord d\u2019un fleuve. Un fleuve qui deviendra \u00ab le fleuve \u00bb, le Dernier fleuve, le Dieu fleuve. Le fleuve, qui avec la nature fait partie des personnages principaux de ce roman. L\u2019ambiance du fleuve, des rives, de la petite ile avec les animaux qui le hantent \u2013 tant sur terre que dans l\u2019eau \u2013 et la grande connaissance de la faune et de la faune. Entre fantastique et imaginaire. On est \u00e0 la fois dans le monde de l\u2019enfance et du merveilleux (sorci\u00e8re, gorgones\u2026) et dans le monde de la peur et de la mort. Il y a aussi la partie chamanique avec le choix des pr\u00e9noms des deux fr\u00e8res Mo-Jo et la fraternit\u00e9 qui r\u00e8gne dans le petit groupe d\u2019enfants qui vivent au bord de ce fleuve malgr\u00e9 leur diversit\u00e9.<br \/>\nMoi qui suis sensible aux couleurs, je dois dire que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 envout\u00e9e par ce livre. Les couleurs et les odeurs, et les odeurs qui ont des couleurs\u2026 Le r\u00e9cit est baign\u00e9 dans l\u2019odeur jaune du souffre qui rend la peau douce, avec les clins d\u2019\u0153il des iris jaunes, les tonalit\u00e9s de mauve\/violet avec les lilas et la glycine, les tons verts et bleu du fleuve, le rouge du sang et de la roche. Tout comme l\u2019eau, il y a une grande fluidit\u00e9 dans le r\u00e9cit, une transparence qui coule \u2026<br \/>\nLes personnages sont attachants et j\u2019ai ador\u00e9 la jeune \u00ab\u00a0Vive\u00a0\u00bb .<\/p>\n<p>Le hasard a voulu que je lise ce livre tr\u00e8s peu de temps apr\u00e8s avoir lu \u00ab La route \u00bb de Cormac McCarthy. Cette fois ce ne sont pas un p\u00e8re et un fils mais deux fr\u00e8res qui taillent la route dans une atmosph\u00e8re post apocalyptique\u00a0; une fois encore le r\u00e9cit se passe au pr\u00e9sent et on ne sait pas ce qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9 avant. Une fois encore c\u2019est de survie qu\u2019il s\u2019agit mais les conditions sont bien diff\u00e9rentes, mais au final, on vivra dans un monde qui perd ses animaux, il n\u2019y aura plus d\u2019oiseaux et tout sera gris. Et dans les deux cas, la destination finale envisag\u00e9e sera la mer.<\/p>\n<p>Une fois encore, j\u2019ai bien aim\u00e9 le monde dans lequel Hel\u00e8ne Frappat m\u2019a entrain\u00e9e. Mais quand m\u00eame nettement moins sous le charme que dans <span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00ab <\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4491\">N\u2019oublie pas de respirer<\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> \u00bb <\/span><\/p>\n<p><strong>L\u2019auteur en a parl\u00e9 lors de son passage \u00e0 l\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0La Grande Librairie\u00a0\u00bb<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>C\u2019est la fin du monde, on est dans un monde post apocalyptique, hant\u00e9 par le fleuve\u00a0; un fleuve qui coule dans les deux sens\u2026 La nature mute, les rep\u00e8res disparaissent. Un roman sur la survie dans lequel le fleuve les accueille et les nourrit, mais le fleuve a beau \u00eatre nourricier, il n\u2019en demeure pas moins dangereux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Se pouvait-il qu\u2019apr\u00e8s des semaines d\u2019errance, ils aient trouv\u00e9 un abri, certes ouvert aux vents et au ciel, mais un abri quand m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p>S\u2019approcher du fleuve, c\u2019\u00e9tait p\u00e9n\u00e9trer dans un espace transparent, une mati\u00e8re vibrante comme l\u2019air, un horizon au bord duquel le ciel pourtant glorieux p\u00e2lissait.<\/p>\n<p>Combien de monstres r\u00f4daient autour de leur refuge d\u00e9risoire, combien de cr\u00e9atures attendaient, tapies dans la vase et les algues, pour frapper l\u2019eau\u00a0?<\/p>\n<p>Comment, sans se briser, un corps si fr\u00eale abritait-il une douleur si violente\u00a0? Les larmes d\u00e9valaient les joues, le cou, le torse creux, comme si le fleuve leur ordonnait de rejoindre son lit, pour y dissoudre le sel de leur peine.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait l\u2019une de ces matin\u00e9es de printemps o\u00f9 le ciel s\u2019assombrit\u00a0; la lumi\u00e8re grise absorbe les ombres, brouille les heures.<\/p>\n<p>Le printemps \u00e9tait l\u00e0. L\u2019air ti\u00e8de, satur\u00e9 de fleurs qui masquaient l\u2019odeur jaune, donnait envie de paresser, de dormir, de r\u00eaver.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait venue leur apprendre \u00e0 p\u00eacher, elle, n\u00e9e du fleuve qui lui avait transmis les reflets verts et jaunes de ses yeux.<\/p>\n<p>La nuit de printemps \u00e9tait douce. Le fleuve du jour avait disparu. Changeait-il d\u2019aspect au cr\u00e9puscule, devenant ce monstre aquatique dont Mo n\u2019osait s\u2019approcher\u00a0? Des vagues luisantes enflaient sous la surface. Le mouvement convulsif se propageait loin, si loin, vers les \u00e9toiles floues derri\u00e8re un voile de brume.<\/p>\n<p>La trahison de son amie l\u2019avait renvoy\u00e9 en hiver. Les couleurs du printemps renaissaient, mais lui basculait dans la saison blanche.<\/p>\n<p>Sous l\u2019eau le temps humain n\u2019existait pas.<\/p>\n<p>La nuit vint vite. Le cr\u00e9puscule ravivait les couleurs et les chants. Des bataillons d\u2019\u00e9tourneaux se massaient \u00e0 la cime des arbres. Soudain ils s\u2019envolaient en nuages noirs. Leurs cris faisaient planer une menace. Le ciel se tordait en spasmes roses et jaunes. Le fleuve saignait. Lentement il s\u2019obscurcit, tandis qu\u2019un couvercle opaque dissimulait ses cr\u00e9atures nocturnes aux enfants.<\/p>\n<p>Quand les courants divergents se croisent, on dirait que le grand fleuve engloutit la petite rivi\u00e8re sous ses vagues.<\/p>\n<p>Se pouvait-il que le Grand Fleuve commande au temps et aux saisons\u00a0? Ferait-il venir la nuit avant midi\u00a0? L\u2019hiver avant l\u2019automne\u00a0?<\/p>\n<p>On e\u00fbt dit que le fleuve \u00e9crivait un message v\u00e9g\u00e9tal en lignes tremblantes.<\/p>\n<p>\u00c0 peine Vive eut-elle prononc\u00e9 ce nom, couleuvre, que le grand corps lisse du reptile se mat\u00e9rialisa devant eux. C\u2019\u00e9tait donc \u00e7a, le fleuve chang\u00e9 en serpent\u00a0: le commencement des m\u00e9andres qui \u00e9tiraient dans la p\u00e9nombre verte leurs anneaux.<\/p>\n<p>Les arbres croissaient par le haut et par le bas\u00a0; ils respiraient dans l\u2019eau et le ciel\u00a0; la frondaison couronnait leurs pieds et leurs t\u00eates\u00a0; ils enjambaient le fleuve turquoise sur des \u00e9chasses.<\/p>\n<p>Dans l\u2019air charg\u00e9 d\u2019une \u00e9nergie nouvelle, les enfants se sentirent pousser des racines qui les rattachaient aux m\u00e9andres par les mains, les cheveux, la peau, le sang. Formeraient-ils bient\u00f4t \u2013\u00a0fleuve, arbres, humains, animaux, reptiles\u00a0\u2013 un immense organisme respirant par un poumon unique\u00a0?<\/p>\n<p>Au contact du fleuve, la terre enti\u00e8re devenait liquide, et eux, son peuple, ses habitants, appartenaient d\u00e9sormais au fleuve qui n\u2019appartient \u00e0 personne.<\/p>\n<p>Le brouillard bougeait\u00a0; il prenait vie et couleurs. Une arm\u00e9e de fant\u00f4mes surgis du fleuve se pr\u00e9cipitait dans leur direction en hurlant.<\/p>\n<p>Le fleuve, gorg\u00e9 de pluie, sentait bon. Comme un chat qui s\u2019\u00e9tire, il prenait ses aises. Plus haut qu\u2019au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, il repoussait la r\u00e9sistance mesquine de ses rives avec une majest\u00e9 tranquille. C\u2019\u00e9tait le fleuve. Il n\u2019avait rien \u00e0 prouver.<\/p>\n<p>Vous voyez l\u2019eau qui passe, l\u2019eau qui file, et vous croyez qu\u2019elle change. (\u00c0 ce moment, Mo se souvint que son fr\u00e8re ne lui avait pas demand\u00e9 depuis longtemps, \u00e0 propos du fleuve variable\u00a0: C\u2019est le m\u00eame\u00a0?) Bien s\u00fbr, elle change\u00a0! (La toux la plia en deux.) C\u2019est sa couleur en surface\u00a0: vert, bleu, transparent, opaque, gris cendre, gris ardoise, jaune, rouge, violet\u00a0! (Rouge\u00a0: elle connaissait la Grande Porte\u00a0?) Mais au fond, le fleuve sait. Tout ce qu\u2019il accumule depuis sa source, depuis la nuit des temps (Jo fron\u00e7a les sourcils), depuis l\u2019\u00e9poque o\u00f9 t\u2019\u00e9tais pas n\u00e9 (elle fit un clin d\u2019\u0153il \u00e0 Jo, qui sourit), tous ses souvenirs, ses connaissances, tous ses morts \u2013\u00a0il les sait.<\/p>\n<p>Le fleuve se m\u00e9langeait-il d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la mer, comme la lumi\u00e8re et l\u2019ombre\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Elle est de quelle couleur\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0La mer\u00a0? \u00c7a d\u00e9pend. Du ciel, du vent, des mar\u00e9es.<\/p>\n<p>Non qu\u2019elle f\u00fbt incapable de choisir, mais parce que son territoire favori, celui o\u00f9 tout son \u00eatre se sentait accueilli, inspir\u00e9, adopt\u00e9\u00a0!, \u00e9tait le royaume des eaux troubles, des eaux saum\u00e2tres, l\u2019espace transitoire o\u00f9 le fleuve devient mer, et la mer fleuve. Elle ne se lassait pas de l\u2019instant \u2013\u00a0chaque fois un miracle\u00a0! \u2013\u00a0o\u00f9 le fleuve se lib\u00e8re des brumes et se m\u00e9lange. C\u2019\u00e9tait une renaissance et une disparition\u00a0; un sacrifice et une vision. Cette magie \u2013\u00a0le grand ruban vert et froid qui s\u2019unit \u00e0 la plaine bleue, ti\u00e8de, \u00e9tale\u00a0\u2013 lui procurait le sentiment de se perdre elle-m\u00eame et de rena\u00eetre, comme si elle participait dans sa chair au secret \u00e9ternel du grand fleuve, l\u2019alliage de vie et de mort.<\/p>\n<p>Dans ce monde sans autre couleur qu\u2019un gris universel, trouveraient-ils encore la mer au bout du voyage\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: Dipl\u00f4m\u00e9e de philosophie et passionn\u00e9e de cin\u00e9ma, H\u00e9l\u00e8ne Frappat est romanci\u00e8re. Elle a \u00e9crit \u00ab\u00a0Sous r\u00e9serve\u00a0\u00bb (Allia, 2004) \u2013 \u00ab\u00a0L\u2019Agent de liaison\u00a0\u00bb (Allia, 2007) \u2013 \u00ab\u00a0Par effraction\u00a0\u00bb (Allia, 2009, mention sp\u00e9ciale du jury, prix Wepler 2009), \u00ab\u00a0Lady Hunt\u00a0\u00bb (08\/2013) \u2013 \u00ab\u00a0Inverno\u00a0\u00bb (2011) \u2013 \u00ab N\u2019oublie pas de respirer \u00bb (2014) \u2013 \u00ab\u00a0Le dernier fleuve\u00a0\u00bb &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8301\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8302,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[632,2,401,74,35,12,453,105],"tags":[254,300,175,345,617,716,717,259,403,719,699,718,618,406],"class_list":["post-8301","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-632","category-lectures","category-sf","category-conte-initiatique","category-coup-de-coeur-lectures","category-litterature-france","category-nature-writing","category-roman","tag-amitie","tag-couleurs","tag-deuil","tag-enfance","tag-fantastique","tag-fleuve","tag-hante","tag-imagination","tag-nature","tag-post-apocalyptique","tag-roman-initiatique","tag-sorciere","tag-surnaturel","tag-survie"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8301","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8301"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8301\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8386,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8301\/revisions\/8386"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/8302"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8301"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8301"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8301"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}