{"id":8969,"date":"2019-06-27T17:12:46","date_gmt":"2019-06-27T16:12:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8969"},"modified":"2019-06-27T17:13:14","modified_gmt":"2019-06-27T16:13:14","slug":"colombani-laetitia-les-victorieuses-05-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8969","title":{"rendered":"Colombani, Laetitia \u00abLes victorieuses\u00bb (05.2019)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Laetitia Colombani est sc\u00e9nariste, r\u00e9alisatrice et com\u00e9dienne. Elle a \u00e9crit et r\u00e9alis\u00e9 deux longs- m\u00e9trages, \u00ab\u00a0\u00c0 la folie\u2026 pas du tout\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mes stars et moi\u00a0\u00bb. Elle \u00e9crit aussi pour le th\u00e9\u00e2tre. Son premier roman, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5157\">La Tresse\u00a0<\/a>\u00bb, paru en mai 2017 aux \u00c9ditions Grasset, conna\u00eet un incroyable succ\u00e8s. En cours de traduction dans le monde entier, il est \u00e9galement en phase d&rsquo;adaptation cin\u00e9matographique. Elle vient de publier \u00ab <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8969\">Les victorieuses<\/a> \u00bb (05.2019) <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Grasset, 15.05.2019 \u2013 224 pages<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>&nbsp;: &nbsp;\u00c0 40 ans, Sol\u00e8ne a\ntout sacrifi\u00e9 \u00e0 sa carri\u00e8re d\u2019avocate&nbsp;: ses r\u00eaves, ses amis, ses amours.\nUn jour, elle craque, s\u2019effondre. C\u2019est la d\u00e9pression, le burn-out.<br \/>\nPour l&rsquo;aider \u00e0 reprendre pied, son m\u00e9decin lui conseille de se tourner vers le\nb\u00e9n\u00e9volat. Peu convaincue, Sol\u00e8ne tombe sur une petite annonce qui \u00e9veille sa curiosit\u00e9&nbsp;:\n\u00ab&nbsp;cherche volontaire pour mission d\u2019\u00e9crivain public&nbsp;\u00bb. Elle d\u00e9cide\nd&rsquo;y r\u00e9pondre.<br \/>\nEnvoy\u00e9e dans un foyer pour femmes en difficult\u00e9, elle ne tarde pas \u00e0 d\u00e9chanter.\nDans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal \u00e0 trouver ses marques. Les r\u00e9sidentes\nse montrent distantes, m\u00e9fiantes, insaisissables. A la faveur d&rsquo;une tasse de\nth\u00e9, d&rsquo;une lettre \u00e0 la Reine Elizabeth ou d&rsquo;un cours de zumba, Sol\u00e8ne d\u00e9couvre\ndes personnalit\u00e9s singuli\u00e8res, venues du monde entier. Aupr\u00e8s de Binta, Sumeya,\nCynthia, Iris, Salma, Viviane, La Ren\u00e9e et les autres, elle va peu \u00e0 peu gagner\nsa place, et se r\u00e9v\u00e9ler \u00e9tonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens\nde sa vocation : l\u2019\u00e9criture.<br \/>\nPr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle plus t\u00f4t, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l&rsquo;Arm\u00e9e du Salut\nen France, elle r\u00eave d&rsquo;offrir un toit \u00e0 toutes les exclues de la soci\u00e9t\u00e9. Elle\nse lance dans un projet fou&nbsp;: leur construire un Palais.<br \/>\nLe Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite \u00e0 y entrer pour\nd\u00e9couvrir ses habitantes, leurs drames et leur mis\u00e8re, mais aussi leurs\npassions, leur puissance de vie, leur g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>&nbsp;: M\u00eame message que dans\nle pr\u00e9c\u00e9dent livre&nbsp;: \u00ab&nbsp;On y croit, on avance, tout est possible\u2026 \u00bb Apr\u00e8s\nla tresse traditionnelle \u00e0 trois m\u00e8ches, L\u2019autrice nous propose une tresse\ntorsad\u00e9e \u00e0 deux brins. L\u2019histoire de deux femmes bien diff\u00e9rentes&nbsp;:\nBlanche Peyron au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle et Sol\u00e8ne, un si\u00e8cle plus tard. Le\npoint commun&nbsp;: le Palais de la femme, inaugur\u00e9 le 23 juin 1926.\nMais les deux femmes sont \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 l\u2019une de l\u2019autre&nbsp;: Blanche est une\nbattante, une f\u00e9ministe, une conqu\u00e9rante qui se bat et ne l\u00e2che rien. Sol\u00e8ne\nest une femme en perdition, qui n\u2019a jamais fait autre chose qu\u2019ob\u00e9ir, refouler\nses envies et ses sentiments et a pi\u00e9tin\u00e9 ses r\u00eaves alors que Blanche les\ntransformait en r\u00e9alit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand elle se retrouve embrigad\u00e9e dans l\u2019aventure du Palais de\nla femme ou elle se voit proposer une activit\u00e9 b\u00e9n\u00e9vole de d\u2019\u00e9crivain public,\nune passeuse de mots, elle n\u2019y va pas pour les autres mais pour elle. Elle le\nfait non pas de sa propre initiative mais pouss\u00e9e par le docteur. Pour s\u2019occuper,\nsortir de sa spirale d\u00e9pressionnaire et sans grande conviction. Sa motivation\nsecr\u00e8te&nbsp;? quand elle \u00e9tait jeune elle aimait \u00e9crire et n\u2019a jamais pu\n\u00e9crire comme elle l\u2019aurait souhait\u00e9. Et comme elle maniait les mots joliment,\npourquoi pas s\u2019en servir maintenant. Rien ne la pr\u00e9pare \u00e0 ce qu\u2019elle va\nd\u00e9couvrir&nbsp;: Le drame de l\u2019excision, les femmes battues, la trahison, la\nperte d\u2019un emploi, l\u2019enfance bafou\u00e9e, les femmes que l\u2019on s\u00e9pare de leur enfant.\nEt pourtant, ces femmes qui vivent en foyer sont bien plus \u00ab&nbsp;debout&nbsp;\u00bb\nqu\u2019elle en fin de compte. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est une rencontre de deux mondes et une r\u00e9v\u00e9lation. Sol\u00e8ne va\nouvrir les yeux sur la mis\u00e8re quotidienne (qui n\u2019a pas chang\u00e9 depuis un si\u00e8cle)\net \u00e0 un si\u00e8cle de distance, elle va suivre modestement la voie trac\u00e9e par\nBlanche. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un livre agr\u00e9able, instructif, qui se laisse lire mais qui\nne me laissera pas un souvenir imp\u00e9rissable. &nbsp;Claudio Cap\u00e9o chante \u00ab&nbsp;Un homme debout&nbsp;\u00bb,\nLaetitia Colombani \u00e9crit la suite au f\u00e9minin\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle ignore \u00e0 quoi\nressemble une vie sans travail, sans horaires, sans r\u00e9unions, sans obligations. Sans\namarre, elle craint de d\u00e9river.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sont-ils comme\nelle, fragiles et vacillants&nbsp;? Ont-ils retrouv\u00e9 le go\u00fbt de la vie,\nl\u2019insouciance, la d\u00e9sinvolture&nbsp;? Ou ces sentiments ont-ils disparu \u00e0 jamais&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vivre ensemble est\nune belle id\u00e9e, mais sur le terrain, les choses sont parfois compliqu\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vraie mixit\u00e9,\nce n\u2019est pas de m\u00e9langer les cultures et les traditions, elles le sont\nnaturellement ici. C\u2019est de faire entrer la vie du dehors au Palais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cet endroit est la\ntour de Babel. S\u2019y m\u00ealent toutes les religions, toutes les langues, toutes les\ntraditions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le bicycle,\nelle est saisie d\u2019une sensation nouvelle, celle d\u2019une infinie libert\u00e9. Elle est\nseule responsable de son mouvement, de sa vitesse, de sa direction. C\u2019est ainsi\nqu\u2019elle entend diriger sa vie&nbsp;\u2013 sans entrave, du vent dans les cheveux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 deux, ils seront\nplus puissants. Seul, on ne va jamais si loin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour \u00eatre aim\u00e9e,\nelle est devenue ce que l\u2019on attendait qu\u2019elle f\u00fbt. Elle s\u2019est conform\u00e9e aux\nd\u00e9sirs des autres en reniant les siens. En chemin, elle s\u2019est perdue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle comprend\nmaintenant le chagrin dans ses yeux, cette tristesse mill\u00e9naire qu\u2019elle porte\nen elle, comme on porte une croix le long d\u2019un calvaire. Celle de ces millions\nde femmes mutil\u00e9es, ab\u00eem\u00e9es dans leur chair au cours des si\u00e8cles et des\nsi\u00e8cles, au nom de traditions ancestrales inhumaines qui continuent \u00e0 se\nperp\u00e9tuer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle ne s\u2019installe\npas \u00e0 son ordinateur&nbsp;; l\u2019outil ne lui semble pas appropri\u00e9. Il est des\nlettres qu\u2019on \u00e9crit \u00e0 la main. Et qu\u2019on dicte avec le c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ces quelques\ngrammes de papier, il y a le poids d\u2019une vie. C\u2019est lourd et l\u00e9ger \u00e0 la fois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On a cess\u00e9 de\nconsid\u00e9rer l\u2019Arm\u00e9e comme une ridicule secte anglaise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">un mot, qui est \u00e0\nlui seul un monde entier&nbsp;: <em>Maman.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si elle n\u2019a plus d\u2019ordinateur, elle prendra une feuille de papier et un crayon. Ils seront ses seules armes, ses seuls alli\u00e9s. Ils ne paient pas de mine mais ils sont puissants, elle le sait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la nature,\naucune autre esp\u00e8ce ne se livre \u00e0 ce jeu de massacre. La maltraitance des\nfemelles n\u2019existe pas. Pourquoi, chez les humains, ce besoin de d\u00e9truire, de\nbriser&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vieille France\na connu la famine de nourriture, elle conna\u00eet maintenant la famine de logis.\nDes gens meurent de ne savoir o\u00f9 dormir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On pourrait croire\nque les accidents de la vie ont rendu les femmes d\u2019ici plus tol\u00e9rantes,\nplus ouvertes \u00e0 la diff\u00e9rence. Il n\u2019en est rien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Se confronter \u00e0 la\nr\u00e9alit\u00e9 est une entreprise risqu\u00e9e. Il faut \u00eatre \u00e0 la hauteur de ses ambitions,\net celles-ci sont toujours \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Engager la\ndiscussion, c\u2019est reconna\u00eetre l\u2019autre dans son humanit\u00e9. Difficile ensuite de\nle contourner, de continuer \u00e0 l\u2019ignorer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si les traits de leurs visages se sont affaiss\u00e9s, si leur d\u00e9marche est un peu moins assur\u00e9e que par le pass\u00e9, l\u2019amour est toujours l\u00e0.<br \/>Et il va les conduire jusqu\u2019au sommet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On n\u2019existe plus.\nOn dispara\u00eet, on s\u2019efface de leur histoire comme une silhouette qui s\u2019\u00e9vanouit\nsur une photo ancienne, comme un visage dont on ne parvient pas \u00e0 retenir les\ntraits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle songe alors \u00e0\ncette phrase d\u2019Yvan Audouard, trac\u00e9e sur un mur, non loin d\u2019ici, <em>Heureux soient les f\u00eal\u00e9s car ils laisseront passer\nla lumi\u00e8re<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Image<\/strong>&nbsp;: le palais de la femme <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Laetitia Colombani est sc\u00e9nariste, r\u00e9alisatrice et com\u00e9dienne. 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