{"id":9196,"date":"2019-08-08T16:20:05","date_gmt":"2019-08-08T15:20:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9196"},"modified":"2019-08-08T16:20:05","modified_gmt":"2019-08-08T15:20:05","slug":"cercas-javier-a-la-vitesse-de-la-lumiere-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9196","title":{"rendered":"Cercas, Javier \u00abA la vitesse de la lumi\u00e8re\u00bb (2006)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Javier Cercas est n\u00e9 en 1962 \u00e0 C\u00e1ceres et enseigne la litt\u00e9rature \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de G\u00e9rone. Il est l&rsquo;auteur de romans, de recueils de chroniques et de r\u00e9cits. Ses romans, traduits dans une trentaine de langues, ont tous connu un large succ\u00e8s international. Anatomie d&rsquo;un instant a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 Livre de l&rsquo;ann\u00e9e 2009 par El Pais.<br \/>Du m\u00eame auteur, Actes Sud a publi\u00e9 : Les Soldats de Salamine (2002), \u00c0 petites foul\u00e9es (2004), \u00c0 la vitesse de la lumi\u00e8re (2006), Anatomie d&rsquo;un instant (2010), Les Lois de la fronti\u00e8re (2014, prix M\u00e9diterran\u00e9e \u00e9tranger 2014), L&rsquo;Imposteur (2015), Le Mobile (2016) ,\u00a0 Le Point aveugle (2016) et Le Monarque des ombres \u2013 (RL2018)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Actes Sud &#8211; Septembre 2006 &#8211; 288 pages \/Babel \u2013F\u00e9vrier 2008\n&#8211; 288 pages<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Dans une universit\u00e9 am\u00e9ricaine, un \u00e9crivain d\u00e9butant, qui pourrait s&rsquo;appeler Cercas, se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec un v\u00e9t\u00e9ran du Vietnam an\u00e9anti par le poids de son pass\u00e9.<br \/>A son retour en Espagne, le succ\u00e8s de l&rsquo;un de ses romans le propulse soudain au firmament et, gorg\u00e9 de suffisance, il ne sait pas voir qu&rsquo;il a perdu son \u00e2me. Un drame se produit auquel, peut-\u00eatre, il faudrait survivre. Aux portes de l&rsquo;enfer, qui s&rsquo;ouvrent b\u00e9antes sur le m\u00e9pris de soi et le d\u00e9sir de mort, il unit son destin \u00e0 celui de l&rsquo;ami am\u00e9ricain. Dans une impunit\u00e9 souveraine, l&rsquo;un a ressenti la jouissance de tuer sans raison, l&rsquo;autre a connu le vertige d&rsquo;abuser de son pi\u00e8tre pouvoir. A la vitesse de la lumi\u00e8re, ils se sont pris pour des dieux pour se retrouver, bris\u00e9s, dans ce sentiment archa\u00efque et latent qu&rsquo;est la culpabilit\u00e9.<br \/>D\u00e8s lors, seul raconter l&rsquo;un peut sauver l&rsquo;autre.<br \/>Si Javier Cercas pointe notre capacit\u00e9 illimit\u00e9e \u00e0 faire le mal et l&rsquo;effroyable nature de la guerre et du succ\u00e8s, il \u00e9tablit surtout le pouvoir de la litt\u00e9rature pour affronter toutes les r\u00e9alit\u00e9s du monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Un livre qui \u00e9voque le Vietnam (les cons\u00e9quences de la guerre sur un soldat am\u00e9ricain) et le m\u00e9tier d\u2019\u00e9crivain, sur la violence et ses implications et non un livre sur la Guerre du Vietnam a proprement parler. \u00a0C\u2019est de fait la rencontre d\u2019un jeune espagnol qui d\u00e9barque en Am\u00e9rique pour enseigner l\u2019espagnol et dont le r\u00eave est de devenir \u00e9crivain et d\u2019un am\u00e9ricain qui a fait le \u00a0\u00a0qui en est revenu bris\u00e9\u00a0; il avait cru partir combattre pour son pays en est revenu submerg\u00e9 par la culpabilit\u00e9, buvant et fumant beaucoup trop, souffrant d\u2019une grave d\u00e9pression, honteux d\u2019avoir \u00ab\u00a0fait le Vietnam\u00a0\u00bb, dans un \u00e9tat de stress permanent, coup\u00e9 du monde et de ses proches. D\u00e8s le d\u00e9but la personnalit\u00e9 de Rodney Falk ne peut que susciter l\u2019int\u00e9r\u00eat au vu du myst\u00e8re qui entoure le personnage. Ce livre traite de la violence, des ombres du pass\u00e9, de la sensation de culpabilit\u00e9, de la difficult\u00e9 de vivre dans un monde normal apr\u00e8s avoir connu le cauchemar de la guerre.<br \/>Le livre est de fait un r\u00e9cit qui commence par nous pr\u00e9senter les deux personnages\u00a0; puis l\u2019un des deux se volatilise (le v\u00e9t\u00e9ran du Vietnam) et r\u00e9apparait brusquement des ann\u00e9es apr\u00e8s. Cette fois ci c\u2019est lui qui a travers\u00e9 le monde pour se retrouver en Espagne. Puis ce sera au tour de l\u2019Espagnol de retraverser les oc\u00e9ans, avant l\u2019\u00e9pilogue qui se d\u00e9roulera en Espagne. Un r\u00e9cit, un dialogue, une confession\u2026 L\u2019un se raconte, l\u2019autre voudrait \u00e9crire le roman du personnage. <br \/>La tension est palpable \u00e0 chaque instant. Vont se greffer d\u2019autres personnages, le p\u00e8re de l\u2019Americain, la femme et l\u2019enfant de l\u2019espagnol, puis la femme et le fils de l\u2019Americain. C\u2019est aussi un livre sur l\u2019amiti\u00e9\u00a0: celle entre le narrateur et Rodney, forte \u00e0 la fois dans la pr\u00e9sence et dans l\u2019absence. Il convient aussi de relever que les personnages f\u00e9minins sont forts<br \/>Peut-on se sortir de l\u2019enfer\u00a0? Peut-on raconter l\u2019enfer\u00a0? Tout comme lors de la lecture du dernier livre de <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8710\">Victor Del Arbol \u00ab\u00a0Antes de los a\u00f1os terribles<\/a>\u00a0\u00bb la pr\u00e9sence en toile de fond de Joseph Conrad et \u00ab\u00a0le c\u0153ur des t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb est palpable. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cCelui qui n\u2019est pas occup\u00e9 \u00e0 vivre est occup\u00e9 \u00e0 mourir.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En plus, a-t-il conclu sans sourire, avant que je ne me\nmette \u00e0 rougir, si tu regardes bien, il est tr\u00e8s utile comme d\u00e9tecteur\nd\u2019idiots&nbsp;: jamais les idiots n\u2019aiment Hemingway.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">il avait l\u2019air d\u2019un enfant perdu dans une r\u00e9union d\u2019adultes\nou d\u2019un adulte perdu dans une r\u00e9union d\u2019enfants ou d\u2019un animal perdu dans un\ntroupeau d\u2019animaux d\u2019une autre esp\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">il regardait la nuit comme s\u2019il \u00e9tait sur le bord d\u2019un\npr\u00e9cipice tr\u00e8s noir et que personne n\u2019avait autant le vertige ni autant peur\nque lui<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je veux dire que celui qui sait toujours o\u00f9 il va n\u2019arrive\njamais nulle part, et qu\u2019on sait seulement ce qu\u2019on veut dire une fois qu\u2019on\nl\u2019a dit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je veux dire que les silences sont plus \u00e9loquents que les\nmots, et que tout l\u2019art du narrateur consiste \u00e0 savoir se taire \u00e0 temps&nbsp;:\nc\u2019est pour \u00e7a que, dans le fond, la meilleure fa\u00e7on de raconter une histoire,\nc\u2019est de ne pas la raconter.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sauf que les id\u00e9es deviennent des clich\u00e9s non pas parce\nqu\u2019elles sont fausses, mais parce qu\u2019elles sont vraies ou, du moins, parce\nqu\u2019elles contiennent une part substantielle de v\u00e9rit\u00e9. Et quand on en a marre\nde la v\u00e9rit\u00e9 et qu\u2019on essaie de dire des choses originales pour faire\nl\u2019int\u00e9ressant, on finit par ne dire que des conneries. Dans le meilleur des\ncas, des conneries originales et m\u00eame int\u00e9ressantes, mais des conneries quand\nm\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Regarde Scott ou Hemingway&nbsp;: ils \u00e9taient tous les deux\namoureux du succ\u00e8s et il les a achev\u00e9s tous les deux, et bien avant qu\u2019on les\nenterre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tu sais ce que disait Oscar Wilde&nbsp;: \u201cIl y a deux\ntrag\u00e9dies dans la vie. L\u2019une, de ne pas atteindre ce qu\u2019on d\u00e9sire. L\u2019autre, de\nl\u2019avoir atteint.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout le monde regarde la r\u00e9alit\u00e9, mais rares sont ceux qui\nla voient. L\u2019artiste n\u2019est pas celui qui rend visible l\u2019invisible&nbsp;: \u00e7a,\nc\u2019est vraiment du romantisme, bien que pas de la pire esp\u00e8ce&nbsp;; l\u2019artiste\nest celui qui rend visible ce qui est d\u00e9j\u00e0 visible et que tout le monde regarde\net que personne ne peut ou ne sait ou ne veut voir. Que personne ne veut voir\nsurtout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je veux dire que les gens normaux ou subissent la r\u00e9alit\u00e9 ou\nen jouissent, mais ils ne peuvent rien en faire, alors que l\u2019\u00e9crivain si, parce\nque son m\u00e9tier consiste \u00e0 transformer la r\u00e9alit\u00e9 en sens, m\u00eame si ce sens est\nillusoire&nbsp;; c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il peut la transformer en beaut\u00e9, et son\nbouclier, c\u2019est cette beaut\u00e9 ou ce sens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, m\u00eame si Rodney s\u2019\u00e9tait enti\u00e8rement volatilis\u00e9, en\nr\u00e9alit\u00e9 il \u00e9tait plus pr\u00e9sent que jamais dans ma vie, exactement comme s\u2019il\n\u00e9tait devenu un fant\u00f4me ou un zombi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">on aper\u00e7oit \u00e0 travers elles une \u00e9volution qui refl\u00e8te sans\ndoute celle de Rodney lui-m\u00eame pendant ses ann\u00e9es pass\u00e9es au Vi\u00eatnam&nbsp;:\nsoign\u00e9es et nuanc\u00e9es au d\u00e9but, attentives \u00e0&nbsp;\nne laisser la r\u00e9alit\u00e9 pointer qu\u2019\u00e0 travers une rh\u00e9torique sophistiqu\u00e9e\nde la r\u00e9ticence, faite d\u2019allusions, de silences, de m\u00e9taphores et de\nsous-entendus&nbsp;; \u00e0 la fin, elles devenaient torrentielles et d\u00e9mesur\u00e9es,\nfr\u00f4lant souvent le d\u00e9lire, comme si le tourbillon irr\u00e9pressible de la guerre\navait bris\u00e9 une digue, ouvrant ainsi la voie \u00e0 un d\u00e9bordement effr\u00e9n\u00e9 de\nclairvoyance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n\u2019y eut pas de sang \u2013 du moins pas de sang physique,\nuniquement du sang m\u00e9taphorique \u2013, mais des accusations, des insultes et des\nclaquements de porte<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien s\u00fbr, nous nous effor\u00e7ons tous de faire semblant d\u2019y\ncomprendre quelque chose, de savoir pourquoi nous sommes ici et pourquoi nous\ntuons et risquons de mourir, mais nous ne le faisons que pour ne pas devenir\ncompl\u00e8tement fous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En apparence, Rodney \u00e9tait certes revenu du Vi\u00eatnam, mais\nc\u2019\u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 comme s\u2019il s\u2019y trouvait encore, ou comme s\u2019il avait ramen\u00e9\nle Vi\u00eatnam chez lui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est possible que tr\u00e8s vite il se f\u00eet \u00e0 l\u2019id\u00e9e que\npersonne ne revient du Vi\u00eatnam&nbsp;: qu\u2019une fois qu\u2019on s\u2019y est retrouv\u00e9 tout\nretour est impossible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais laissez-moi vous dire une chose&nbsp;: toutes les\nhistoires d\u2019amour sont insens\u00e9es, parce que l\u2019amour est une maladie&nbsp;; mais\navoir des enfants, c\u2019est s\u2019aventurer dans une histoire d\u2019amour tellement\ninsens\u00e9e que seule la mort est capable de l\u2019interrompre.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">tomber amoureux, c\u2019est se laisser vaincre \u00e0 la fois par le\nd\u00e9lire et par une maladie que seul le temps est capable de gu\u00e9rir<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne sais pas, en fin de compte, peut-\u00eatre bien qu\u2019il n\u2019y a\nque deux types de personnes&nbsp;: celles qui agissent mal et croient toujours\nbien agir, et celles qui agissent bien et croient toujours agir mal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce qui est \u00e9tonnant, c\u2019est que tu n\u2019aies pas encore appris\nque bien \u00e9crire, c\u2019est le contraire d\u2019\u00e9crire de belles phrases. Aucune belle\nphrase n\u2019est capable d\u2019attraper la v\u00e9rit\u00e9. Peut-\u00eatre m\u00eame qu\u2019aucune phrase n\u2019en\nest capable, mais\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les seules histoires qui valent la peine d\u2019\u00eatre racont\u00e9es\nsont les histoires vraies et si tu n\u2019as pas pu raconter la mienne, c\u2019est parce\nqu\u2019elle ne peut pas l\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la guerre, vois-tu, il y a ceux qui coulent et ceux qui\ns\u2019en sortent. C\u2019est tout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019\u00e9crivain qui cesse d\u2019\u00e9crire finit par chercher ou par\nattirer la destruction, car il a attrap\u00e9 le vice consistant \u00e0 regarder la\nr\u00e9alit\u00e9 et \u00e0 la voir parfois, mais il ne peut plus s\u2019en servir, il ne peut plus\nla transformer en sens ou en beaut\u00e9, il n\u2019a plus le bouclier de l\u2019\u00e9criture pour\nse prot\u00e9ger d\u2019elle. Alors, tout s\u2019arr\u00eate. C\u2019est la fin. Finito. Kaputt.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils \u00e9taient l\u00e0 tous les deux, sur ce bout de papier oubli\u00e9,\ncomme deux fant\u00f4mes qui r\u00e9sistent \u00e0 l\u2019effacement, diaphanes, souriants et\nintacts<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019\u00e9tait comme si quelqu\u2019un lui avait arrach\u00e9 une connexion\nminime, mais indispensable \u00e0 son fonctionnement et que tout son organisme avait\nsouffert d\u2019un collapsus qui le transformait en d\u00e9pouille de lui-m\u00eame. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Trouver des coupables, c\u2019est tr\u00e8s facile&nbsp;; ce qui est\ndifficile, c\u2019est d\u2019accepter qu\u2019il n\u2019y en ait pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut vraiment \u00eatre con pour croire qu\u2019on peut changer sa\nvie, comme si \u00e0 quarante ans on ne sait pas encore que ce n\u2019est pas nous qui\nchangeons de vie, mais que c\u2019est la vie qui nous change. Enfin\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Info\u00a0 pour ceux \/celles qui lisent l\u2019espagnol, je recommande <a href=\"https:\/\/lilianacosta.com\/la-velocidad-de-la-luz\/\">l\u2019article de Liliana Costa sur le livre\u00a0: \u00ab\u00a0La velocidad de la luz\u00a0\u00bb<\/a> \u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Javier Cercas est n\u00e9 en 1962 \u00e0 C\u00e1ceres et enseigne la litt\u00e9rature \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de G\u00e9rone. Il est l&rsquo;auteur de romans, de recueils de chroniques et de r\u00e9cits. Ses romans, traduits dans une trentaine de langues, ont tous connu un large succ\u00e8s international. Anatomie d&rsquo;un instant a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 Livre de l&rsquo;ann\u00e9e 2009 par &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9196\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":9197,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,23,8,105,78],"tags":[254,184,563,189,455,281,687,325,277,422,581,840,839],"class_list":["post-9196","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-espagne","category-espagnol","category-roman","category-xxeme","tag-amitie","tag-creation","tag-culpabilite","tag-depression","tag-ecriture","tag-guerre","tag-litterature","tag-mal-etre","tag-passe","tag-peur","tag-temoignage","tag-veteran","tag-vietnam"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9196"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9196\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9198,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9196\/revisions\/9198"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9197"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}